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Lysander ♠ You're a Godfather !

Sarah Strauss
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MessageSujet: Lysander ♠ You're a Godfather !   Mer 19 Sep - 4:00

Si la journée avait été éprouvante, elle n'était pas encore tout à fait terminée. L'enfant enfin revenue dans sa chambre, Sarah avait beau être soulagée, elle n'était tout de même que douleur et ne parvenait pas même à se lever pour prendre sa fille dans ses bras, dépendant totalement de ses visiteurs pour pouvoir la prendre. La jeune femme sentait d'ici que la nuit serait difficile pour elle. Tout son corps était bouffi, douloureux, faisant peine à voir. Elle avait une sonde pour ses besoins et ce n'était pas vraiment la seule chose peu glamour qui la caractérisait sur le moment. Les bas de contention, sensés empêcher tout risques de phlébites, étaient finalement le moins désagréable de toute sa panoplie. Elle se sentait fatiguée et dans un même temps elle n'avait pas eut le temps d'avoir une montée de lait pour nourrit sa fille, si bien qu'elle se retrouvait à faire des essaies infructueux en espérant déclencher une lactation, qui contraignait toutefois, pour l'heure, à ce que l'enfant soit nourrit au biberon.  

Alors que ses parents viennent tout juste de partir, la porte de la chambre s'ouvre encore, sur la silhouette de Lysander. Sarah lui adresse un demi sourire, avachi sur ses coussins, tenant sa fille contre elle. Voir son meilleur ami lui colle instantanément le sourire. Un sourire inhabituel, douloureux, marqué par la fatigue, qui disparaît rapidement. Pourtant Sarah a envie de profiter de cette visite, de faire un peu d'humour. De le taquiner. Mais son esprit est embué, elle ne sait pas quoi dire sur l'instant et reporte son regard sur son enfant, qu'elle cajole doucement, avant de regarder de nouveau son meilleur ami.

«- J'espère que tu n'es pas trop déçu que ce ne soit pas un filleul, pour lui apprendre des trucs de mecs...» commence la brune, annonçant ainsi que l'enfant est une fille. Elle ne sait pas qui lui a apprit la nouvelle, ni comment. Elle était trop stone après la naissance pour prévenir elle-même ses proches. «Tu va bien ?»



Until the end
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Lysander Kahlmann
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MessageSujet: Re: Lysander ♠ You're a Godfather !   Mer 2 Jan - 3:08


Alina, douceur et joie.

Thème Musical

Avec @Sarah Strauss


Assis derrière son bureau, faisant voler les papiers sous ses doigts, Lysander Kahlmann échappe un soupir des plus las. La dernière correctrice ayant passé la porte de son bureau a omis de la refermer après elle, et c’est lors d’un moment où son esprit vagabonde entre Aiden, Astrid et ces histoires de trouple que l’info atteint son ouïe : mesquine et vile.

- Il paraît qu’elle a accouché, et en plus, il semblerait qu’il n’y ait pas de papa pour ce bébé !
- Oh la la, la pauvre ! Je n’aimerais vraiment pas être à sa place.

Généralement d’un calme à toute épreuve, Lysander n’en demeure pas moins posséder le dard du scorpion dans un coin de son cœur ; à la hâte, il se relève, la chaise sur roulettes partant en arrière sans aucune retenue, puis il se précipite jusqu’au chambranle de la porte où il ancre ses topazes azurs sur ses subordonnées, crachant des mots d’une rare autorité :

- Remettez-vous au travail au lieu de diffuser des bruits de couloir, vous n’êtes pas payés pour pinailler.

Puis il claque la porte de son bureau, en faisant trembler les cadres accrochés aux murs. Il sait parfaitement de qui il est question, parce qu’ils adorent tous regarder qui entre dans son bureau ; bande de fouineurs. Ce qu’il n’a jamais compris à l’inverse, c’est ce besoin quasi-viscéral chez l’être humain de faire courir des rumeurs, vraies ou fausses, sur ses pairs, sans jamais se soucier que la portée des paroles puisse blesser l’autre. Pire, ça l’horripile ; ça, et le sarcasme, la méchanceté gratuite, les esprits étriqués, les cons finis à la pisse…
Respire Lys.
Le simple pouvoir de sa pensée a communiqué avec le reste de son système nerveux, alors qu’il rabaisse son attention sur le papier qu’il tient en boule entre ses doigts. De gestes calmes et méticuleux, il le déplie et écarquille ses jolis yeux bleus : la convocation pour la réunion de lundi.

- Fait chier putain…

Egarant ses mains le long des poignées de tiroirs, il finit par en ouvrir un et en sort un livre conséquent. Pas de titre sur sa couverture, ni sur sa tranche, il est habillé d’un manteau de cuir marron, vieilli par les années. Ce qu’il contient ? Nulle autre que Lysander ne le sait, parce qu’un très joli cadenas scelle l’ouvrage et, quoi que ce soit, le dandy moderne ne semble pas disposé à partager.
Après avoir disposé son papier froissé sous l’ouvrage, il éteint son ordinateur, ramasse sa veste, ses clés, et prend la tangente, s’accordant une dernière petite réflexion…

- Je veux vos corrections demain matin sur mon bureau ; si vous avez le temps de bavasser, c’est bien parce que votre travail est supposément terminé, non ?

Vache, tu es, Lysander.
Il sait qu’il a tapé là où il fallait, parce que l’une des correctrices fait les gros yeux à sa consœur, alors que leur supérieur disparaît dans la cage d’ascenseur, un sourire sucré au coin des lippes à l’idée de semer troubles et anxiété.

Le cul posé dans sa berline, ses doigts s’agitent sur le similicuir du volant, alors qu’il scrute l’horizon qui s’étend au-delà du pare-brise. Au dernier moment, il dérape à une intersection, prenant la direction de l’hôpital sur un coup de tête. Il ne sait pas dans quel état est Sarah, il n’a pas eu de ses nouvelles, et il n’a même pas osé en prendre à dire vrai : ce qu’il peut se sentir con. L’idée succincte de faire une halte dans une pâtisserie osera se frayer un chemin dans son esprit, mais il n’en fera rien. Déjà, parce qu’il ne sait pas comment est une femme après avoir accouchée : s’il faut elle va vomir juste à l’odeur ; mais aussi parce qu’il n’a pas vraiment envie de prendre le temps d’effectuer cet arrêt. Les paroles qu’il a entendues au bureau tournent encore dans un coin de sa tête, saloperie ; plus vite il sera là-bas, plus tôt il saura comment elle se porte.

Une quinzaine de minutes plus tard, et quelques coups de klaxon à ces connards de chauffards, Lysander trépigne dans la queue de la boutique de fleurs de l’hôpital. Là encore, il n’est pas sûr que l’idée soit luxuriante, mais au feu les préjugés : si elle veut lui vomir dessus, il lui ouvrira même sa veste pour qu’elle s’en donne à cœur joie.

- Des tulipes et des roses, restez d’ailleurs dans les tons rouges roses, je vous prie.

Poli jusqu’à l’os, il fait grâce de la monnaie au vendeur, et gravit les marches quatre à quatre pour rejoindre la maternité. L’odeur de l’hôpital ne lui plaît pas vraiment, et il aurait du mal à dire pourquoi avec grande assurance ; elle fait penser au début, mais à la fin aussi ; aux rires comme aux larmes. Nichant le bout de son nez au milieu des fleurs, il ne remarque même pas les parents de Sarah partir à l’autre bout du couloir : il scrute le nom des portes comme un gosse, à l’affût de celui qu’il recherche, Sarah Strauss. Lorsqu’enfin, il tombe nez à nez avec la bonne entrée, il prend une grande inspiration, cachant son présent dans son dos, puis se décide à ouvrir l’antre de la vie.
Elle n’est pas au mieux de sa forme, mais il la trouve rayonnante. Il s’approche d’un pas lent, prudent ; le petit être qu’elle tient contre elle l’impressionne peut-être un peu, au fond, là où l’on ne voit pas. Peut-être n’est-ce là que les réminiscences des demandes d’Aiden, qui taraude Lysander par période avec ses désirs d’adoption, qui lui sursautent à la gueule en palpant la réalité d’aussi près : les bébés sont bien des êtres réels, bordel.

- C’est très bien si c’est une petite fille, répond-il, arrivant à la hauteur des deux demoiselles. Ça signifie que je pourrais faire peur aux garçons qui l’embêteront, et que je lui apprendrais à discerner les connards.

Un large sourire soulignant sa balafre se glisse sur ses lippes, alors qu’il dévoile le bouquet dans son dos, observant autour d’eux s’il reste un vase libre… Raté mon vieux. Pas découragé pour autant, il improvise de déposer soigneusement le bouquet sur la surface d’une table, puis saisit une chaise qu’il ramène auprès de la belle.

- On s’en fout de comment je vais, moi, tu sais que je vais toujours bien, et ne fais aucune réflexion sur ses diffuseurs de pollen, on s’en cogne. Toi, désigne-t-il d’un coup de menton en avant, tout en prenant place sur son siège ; comment tu vas ? Puis ses prunelles s’abaissent sur la petite vie qui pulse contre sa poitrine, et un sourire que l’on pourrait qualifier de gêné naît à la commissure de ses babines : et elle du coup, comment va-t-elle et quel joli petit prénom porte-t-elle ?

Ne vous y trompez pas cependant, le Lysander que vous voyez en cet instant n’apparaît qu’en de rares occasions : lorsqu’il se risque à laisser son cœur traîner sous ses pieds.
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Sarah Strauss
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MessageSujet: Re: Lysander ♠ You're a Godfather !   Mer 2 Jan - 4:03

Elle est fatiguée, au bout du rouleau après ces épreuves et profondément épuisée par les émotions qui l'avaient successivement animées au cours des dernières heures. Ce stress d'avoir une naissance prématurée, de savoir que son bébé va sortir, alors que ce n'est pas encore le bon moment pour cela. Elle a eut peur, si peur, au cours des dernières heures, de voir son enfant lui être enlevé  pour être mis en réanimation, après les complications qu'elle avait eut dans cet accouchement. Non, les choses n'avaient pas été faciles pour Sarah et pour Alina, loin de là. Mais elle était aussi incroyablement heureuse et comme l'avait promis Isalyne sa meilleure amie, la douleur est vite oubliée, les tourments aussi, quand on tient contre soit la chair de sa chair, si bien que Sarah ne pense plus à tout ce qu'elle a traversé, elle ne voit que le visage poupon de son enfant, qu'elle adore, qu'elle dévore des yeux, qu'elle idolâtre. Sa princesse, son bébé, son trésor. Un enfant sans père et qui pourtant sera on ne peut plus entouré par sa mère, son parrain, sa marraine, le compagnon de son parrain... ça en fait du monde, pour prendre soin d'un aussi petit bout. Mais Sarah sait qu'elle pourra compter sur eux chaque fois qu'elle en aura besoin.

Elle esquisse un sourire en voyant son ami qui entre dans la chambre, elle mentirait si elle disait qu'elle n'attendait pas sa visite. Elle a beau être dans un piteux état, avoir des cernes de panda, les traits tirés, être avachis sur ses coussins sans la moindre grâce et se sentir au bout du rouleau, cette visite la requinque et elle se doute que Lys ne l'abandonnera pas tant qu'il ne sera pas sûr et certain que tout va bien pour elle, qu'il a absorbé un peu des tourments, des faiblesses, de sa meilleure amie, pour permettre à cette dernière de tenir le coup après l'épuisement qu'un accouchement et que tant d'émotions violentes provoquent immanquablement. Elle essaie de faire un peu d'humour, mais elle a du mal, son esprit encore un peu vaseux de tout ce qui lui est arrivé, du manque de sommeil, aussi. Mais son meilleur ami ne manque pas de rebondir là-dessus, assurant être content que ce soit une petite fille, que s'il ne lui apprend pas à faire des trucs de mecs, il pourra toujours veiller sur elle, inquiéter les types qui lui tourneront autour et lui enseigner l'art de se méfier des connards qui n'attendent qu'une chose de vous. Des propos sincères et Sarah le sait, elle sait qu'il sera protecteur avec sa fille, elle sait qu'il sera aux petits soins pour elles, pour qu'elles ne manquent de rien toutes les deux, et que la petite puisse s'épanouir, évoluer, en toute sécurité dans une vie choyée.  

«- Oh je ne doute pas une seconde que tu le fera en effet.» reconnaît la jeune femme en esquissant un sourire. «Tu risque bien de te soucier d'avantage de tout ça que son propre père ne le fera.» souligne-t-elle. «Enfin, il était au moins là pour la naissance, je ne devrais point trop médire de lui. Je doit lui reconnaître au moins ça, il ne m'a pas abandonné dans cette situation.»

Sarah souffle, comme son ami l'observe, la questionnant sur elle, sur sa santé, son état. Comment elle se sent. Elle ne saurait trop le dire, c'est difficile à raconter, difficile à exprimer. Parce qu'elle ressent un flot d'émotions distinctes, pour être tout à fait honnête

«- Je t'avouerai que c'est difficile à dire. Je suis à la fois heureuse et aussi lessivée que si on m'avait passé à la machine à laver... A moins que je ne sois passé sous un rouleau compresseur ! En clair, physiquement j'ai connu mieux... Mais elle va bien, c'est tout ce qui m'importe. Et elle est magnifique.» souffle une maman fière de sa progéniture. «Elle s'appelle Alina.»

Un prénom fort joli, sur lequel le père et la mère s'étaient entendus. Un prénom qui, Sarah l'ignore, ressemble fort à Aline, le prénom de la sœur cadette d'une jolie française faisant tourner la tête de son meilleur ami et le plongeant dans quelques troubles dont il est difficile de s'extraire.

«- Les fleurs sont très belles.»



Until the end
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MessageSujet: Re: Lysander ♠ You're a Godfather !   Mer 9 Jan - 9:01


Alina, douceur et joie.

Thème Musical

Avec @Sarah Strauss


Attentif au moindre mot que Sarah prononce, il n’est pourtant pas foutu de retenir l’un de ses sourcils qui s’arque lorsqu’elle énonce la présence de Gaspar pour l’accouchement. Il est obligé de se mordre le bout de la langue pour ne pas éclater dans un rire ô combien cynique. Il n’a aucun aprioris sur Sarah, ni sur la relation qu’elle entretient avec Obermayer ; mais il pense très sérieusement que ce type est dépourvu d’une paire de testicules et ça creuse d’autant plus le doute quant au miracle de ce bébé. Mais ça n’est certainement pas le moment pour faire de l’humour à ce propos, alors tiens ta langue Lysander David.
Quelque instant, il balade son regard sur le restant de la pièce : ce que les chambres d’hôpitaux peuvent le foutre mal à l’aise, même en maternité. Les dessins et la couleur joviale des murs n’y changeront rien et il serait bien incapable de vous expliquer pourquoi. Peut-être l’odeur ? Non, pas l’odeur. Le bruit général des machines ? Les infirmières, les docteurs, la blouse blanche ? Pourrait-il être quelque peu phobique de la blouse blanche ? Question fort intéressante…
Lorsqu’elle en revient à son état, il ramène ses agates sur sa personne et la couve d’un regard débonnaire. Pour rien au monde il ne voudrait posséder un utérus et avoir ainsi la mission de donner la vie : merci mère nature pour le service trois pièces. Qu’elle soit lessivé n’a rien d’étonnant, elle le porte sur les traits usés de son faciès ; mais cette petite réflexion sur le passage en machine aura eu le bon mérite d’arracher un sourire bref mais sincère à Kahlmann. Il est rassurant de voir que la douce Strauss est toujours en mesure de s’armer d’un peu d’humour, même avec un col de l’utérus certainement semblable à l’élastique d’une chaussette ayant trop vécu ; d’ailleurs, cette question lui brûle les lèvres… Plus tard, plus tard.

- Mais elle va bien, c’est tout ce qui m’importe. Et elle est magnifique, murmure la nouvelle maman du bout des lèvres.

Bien entendu qu’elle est magnifique, et malgré les plis disgracieux qui arpentent son petit corps, Lysander ne se permettra pas de formuler le fond de sa pensée : on dirait un vieux gnome tout ridé. Vous dites ? Monsieur ne serait pas apte à apprécier la beauté d’un bébé ? Mais si mais si, en creusant bien à l’intérieur, il va la trouver, cette foutue bonté.

- Elle s’appelle Alina, complète Sarah, le regard pétillant d’un bonheur immuable.

Cette enfant n’a pas tout perdue, elle a au moins un joli prénom. Par contre, il va falloir surveiller qu’un troisième œil ne lui pousse pas en travers du front, comme la mégère Obermayer…
Là Lysander, c’est loupé, le sourire qui traverse ton visage est on ne peut plus voyant ; laisser tes neurones former autant de sottises ne te permettra pas de garder la face aujourd’hui, alors que finalement Sarah conclue en parlant de ces foutues fleurs. Il lui avait pourtant explicitement demandé de ne pas y faire attention… Ces fleurs ne sont que la manifestation exaspérante de ses bonnes manières, les convenances et toutes ces conneries. Il paraît que c’est le lot quand on sort d’une famille à moitié aristo. Alors c’est pour ça aussi qu’il vérifie bien souvent à trois voire quatre reprises que le col de sa chemise n’affiche aucun faux pli ? Vous en voulez des futilités et du beurre au cul…

- C’est joli Alina, souffle Lysander, hésitant à approcher sa main de cette petite chose qui remue parfois un peu. Ça mange beaucoup ? Elle a déjà commencé à ronger tes tétons ? Elle a déjà des dents ?

Voilà un flot de questions, digne d’un véritable débutant dans la matière : bébé est là. D’ailleurs, le regard de Kahlmann reste à présent ensorcelé sur cette petite Alina. D’ici, il ne voit pas ses pieds et une idée on ne peut plus délurée veut qu’elle puisse être dotée de pieds palmés. La seconde suivante, elle aurait peut-être quelques origines martiennes et il ne serait pas étonnant de voir des antennes lui pousser de chaque côté de la tête d’ici quelques semaines.

- Il se passe de drôles de choses dans mon esprit… Marmonne-t-il, les yeux comme deux ronds de flan, inaptes à décrocher de ce qui ressemble à une prestidigitation… C’est certainement pour ça d’ailleurs qu’à chaque fois qu’Aiden prononce les mots bébé, enfant, adoption, on peut constater un Lysander complètement déconnecté, qui se met à déblatérer à propos de la reproduction des bonobos et de la congélation des spermatozoïdes… Puis, suivant le fil conducteur de son esprit, il ajoute le plus naturellement du monde : Pour la survie de l’humanité, hein ?

Ô Lysander…
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Sarah Strauss
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MessageSujet: Re: Lysander ♠ You're a Godfather !   Mer 9 Jan - 10:54

Devenir mère est un moment magnifique, magique, fabuleux. Elle frissonne, en posant le regard sur son bébé, la fierté se lisant sur son visage. Pour donner naissance à cet enfant, la jolie métisse a bien faillit y laisser la vie. Alors son cœur se gonfle de fierté, de reconnaissance également, quand elle peut poser le regard sur sa fille, quand elle réalise que l'accouchement aurait put avoir une issue bien plus dramatique que quelques heures de séparations mère-fille pour emmener Alina en observation dans le service néonatal. Elle remercie le ciel d'être encore envie, de pouvoir voir sa fille, de pouvoir s'en occuper prochainement et la voir grandir, évoluer. Devenir une jeune fille au fil des années. Comme Isalyne le lui a dit, les enfants grandissent trop vite aux yeux des parents, il faut ainsi profiter de chaque instants avec eux, profiter de chaque moments donnés par la vie, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'ils ne volent de leurs propres ailes.

L'homme demande le prénom de l'enfant, avoue que c'est joli quand il l'entend, non sans s'être perdu auparavant dans ses réflexions, qui provoquent quelques rires auxquels elle ne fait pas vraiment attention. Les enfants ont ce pouvoir sur vous de vous faire un peu oublier le monde alentour, pour vous concentrer sur eux, uniquement sur eux. Alors elle n'entend pas vraiment que son ami rit. Elle l'entend, mais de loin, en soit, comme un vieux songe qui se dissipe.

«- Bien sûr que c'est joli, je n'allais pas l'appeler Gertrude, Pâquerette ou, je ne sais pas moi, Eugénie !» fait remarquer Sarah non sans rire un peu.

Elle n'a pas perdu le sens de l'humour dans l'accouchement, ça non. Pas avec Lysander en tout cas. Son pédiatre a eut plus de mal dans les heures qui ont suivit, pour converser avec elle. Mais Lysander a pour sa part ce pouvoir de chasser ses nuages, de créer du bonheur et des arc-en-ciels dans son cœur. Pour lui, elle a encore l'énergie de sourire, de plaisanter, quand elle aurait volontiers tué Draxler dans les heures suivants la naissance d'Alina, parce qu'il avait été obligé de la priver de son enfant.

«- Non elle n'a pas de dents. Pour le reste on essaye mais... Je n'ai pas eut de montée de lait, comme mademoiselle est en avance.» confie la brune déconfite. «Ils m'ont dit que ça allait venir, à force de sollicitations. Que la nature est bien faîte. Alors j'attends.»

Elle n'attend même que ça, le bonheur de sentir son enfant contre elle et de se sentir tout à fait mère. Elle n'a rien contre les femmes qui allaitent au biberon, elles ne sont pas moins mères pour autant. Mais la demoiselle espère pour sa part avoir le privilège de connaître ce lien unique qui se crée avec son bébé au cours de l'allaitement. Quitte à voir comme le dit son meilleur ami, ses tétons ravagés par les gencives du bébé. Pour ce qu'ils servent en ce moment, de toute façon.

«- De drôles de choses, comme quoi ?» demande-t-elle finalement en ne connaissant que trop bien les égarements d'esprit dont Lys est capable parfois. Parce que des bébés, ils en ont déjà parlé souvent, en raison des désirs d'Aiden et qu'elle a déjà vu les bugs dont son ami est capable. Elle se fait un rien soupçonneuse. «T'es encore en train de penser à des histoires de bonobos, ou d'invasion de la terre par les bébés ?» elle rit.



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