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Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.
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Lisa Hampton
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MessageSujet: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 28 Avr - 3:35


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


Elle avait rencontré, brièvement, Elisabeth Rosenthal au cours d'une visite au tribunal, le 31 Mars dernier, soit au lendemain du crash d'avion Milan-Hambourg que la jeune femme devait initialement emprunter. Mais les deux femmes n'avaient pas eut énormément de temps pour discuter, découvrant seulement, l'une et l'autre, le nom de la personne lui faisant face et découvrant donc, par la même occasion, le trait d'union entre elles : Benett. Le professeur de Lisa avait cependant rapidement interrompu cette entrevue et Lisa savait seulement le nom de cette personne, son lien avec Benett et le fait que ce dernier avait parlé d'elle à sa sœur à peine quelques jours plus tôt justement, en proie au manque comme elle était en Italie.

Une seconde rencontre s'imposait donc entre les deux belles-soeurs, dont l'une ignorait totalement qu'elle n'était pas la seule belle-soeur d'Elisabeth. Quoi qu'il en soit, Lisa avait fait le premier pas, un jour après ses cours, en passant au tribunal. Elle avait attendu à la cafétéria un long moment, l'endroit même où elle avait aperçut Elisabeth pour la première fois, afin de voir cette dernière et proposer qu'elles se voient, alors, pour faire plus amples connaissances. Puisque Benett avait avoué à Lisa avoir parlé d'elle à sa sœur, et sachant combien il était proche de cette dernière, la jeune femme en concluait qu'il n'avait rien contre l'idée que les deux femmes se fréquentent.

Elle avait mis un temps fou à se préparer pour ce déjeuner, dans un établissement chic, le Parliament. Dire qu'elle voulait faire bonne impression était peut dire. Quand Benett lui avait apprit qu'il avait parlé d'elle à Lizzie, la jeune femme était passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, craignant que la femme la plus importante de la vie de Benett, c'était ainsi qu'elle la voyait, sans la jalouser, comprenant que les liens de la famille, les liens du sang, primaient sur les amours, ne l'apprécie pas. Pour Lisa, ce serait terrible, de peur que Benett prenne trop en compte l'avis d'Elisabeth. De fait, elle était stressée en arrivant au Parliament, annonçant avoir réservé au nom d'Hampton. Et d'un coup, cette entrevue ne lui paraissait plus être l'idée de l'année. Mais elle ne pouvait pas se défiler. Donc, patiemment, elle prit le parti d'attendre Mademoiselle Rosenthal.  
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@Elisabeth Rosenthal


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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

Benett Rosenthal
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Dernière édition par Lisa Hampton le Sam 28 Avr - 17:51, édité 1 fois
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Elisabeth Rosenthal
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Métier : Juge du siège au tribunal régional supérieur d'Hambourg, elle voit passer quotidiennement dans sa salle d'audience le meilleur, parfois et le pire, souvent.
A Hamburg depuis : Cela fait déjà neuf mois que Lizzie a débarqué sur le quai de la gare d'Hambourg, trois valises à la main et son khôl dégoulinant sur ses paupières cernées.
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 28 Avr - 17:25




THE TIME HAS COME TO PICK A SIDE
LE DÉJEUNER LE PLUS IMPORTANT D'UNE VIE ? MAYBE. ft LISA & LIZZIE








La circulation était infernale ce jour-là à Hambourg. Lizzie trépignait sur la banquette arrière de son taxi, elle ne parvenait pas à tempérer le mouvement de ses yeux qui faisaient des aller-retours intempestifs entre le cadran de sa montre, la route et le rétroviseur à travers lequel le chauffeur lui lançait des regards agacés. Elle détestait être en retard à un rendez-vous surtout lorsqu’elle tenait particulièrement à faire bonne impression. Alors que la voiture venait à nouveau de passer au point mort, elle glissa quelques billets sur le siège en cuir puis s’extirpa du véhicule. Tandis qu’elle filait les cheveux au vent dans les rues, traversant un à un les ponts qui surplombaient les innombrables canaux du centre-ville, elle se fit la réflexion qu’elle aimait vraiment Hambourg.  Peut-être était-ce l’architecture alliant tradition et modernité, peut-être était-ce la proximité du littoral, peut-être était-ce le climat océanique. Quoi qu’il en soit, cette ville lui inspirait un mélange de liberté et d’attaches, c’était le théâtre parfait pour sa renaissance.

Elisabeth arriva à l’heure pile devant les portes du Parlament. Elle arrangea sa chevelure et lissa sa robe d’un geste assuré avant de franchir le seuil de l’établissement. Elle fut rapidement dirigée vers la table où l’attendait Lisa Hampton, la maîtresse de son aîné dont elle avait récemment découvert l’existence et sur qui elle n’avait pu poser un visage que quelques jours plus tôt. La juge avait été surprise par l’audace de la jeune femme lorsque celle-ci l’avait abordée au tribunal pour l’inviter à déjeuner. Cette marque de tempérament était loin de lui déplaire d’autant plus que ce petit tête-à-tête arrangeait grandement ses affaires et qu’il aurait été fort malvenu que ce soit elle qui en prenne l’initiative. Depuis que Benett lui avait avoué son infidélité, Lizzie savait que son avis jouerait un rôle décisif dans l’avenir de ses relations. Leur première rencontre avait été si brève qu’elle n’avait gardé en mémoire que l’abord avenant de la demoiselle et l’embarras de son frère. La cadette Rosenthal ne portait guère sa belle-soeur Louise dans son coeur mais il lui faudrait bien plus qu’une première impression agréable pour conseiller à Benett d’envoyer valser quinze ans de mariage pour les yeux de biche d’une étudiante. En bonne magistrate qu’elle était, elle ne pouvait laisser ses propres affinités biaiser son jugement. Elle avait besoin de recueillir le maximum d’éléments pour aider son aîné à se dépêtrer de son inconfortable situation conjugale. Lorsqu’elle se serait faite une opinion solide, elle userait de tous les talents dont l’impitoyable société mondaine dont elle était issue l’avait dotée pour le guider vers la bonne direction. Lizzie méprisait habituellement ceux qui ne pouvaient s'empêcher de tirer les ficelles de la vie des autres mais lorsqu’il s’agissait du bonheur de son frère, elle était prête à toutes les manigances.

Lizzie laissa un large sourire se dessiner sur ses lèvres lorsqu’elle atteint enfin leur table.  « Lisa ! » Elle s’approcha de la jeune femme pour la saluer puis s’assit gracieusement sur sa chaise. Elle ôta ensuite sa veste qu’elle déposa sur son dossier.  « J’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre. » Une fois correctement installée, Elisabeth prit une profonde inspiration. Les deux femmes étaient tout à fait conscientes que l’apparente conversation de courtoisie qu’elles s’apprêtaient à avoir dissimulait d’importants enjeux mais l’étudiante était loin de s’imaginer à quel point c’était le cas. Fort heureusement pour elle, Liz était une excellente juge de caractère et Lisa partait avec l’avantage.





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Dernière édition par Elisabeth Rosenthal le Dim 29 Avr - 16:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 28 Avr - 18:08


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


A la table qu'occupait Lisa, la tension était palpable. La demoiselle savait qu'elle avait reçut une très bonne éducation de par sa mère et son père, tant que ce dernier avait bien voulu s'encombrer d'elle, c'est à dire jusqu'à l'âge de six ans. Mais une bonne éducation ne fait pas tout et fréquenter Benett lui avait tout de même bien montré que malgré tout, elle était plus simple que lui, plus simple que les personnes natives du milieux social qui avait vu Benett vivre. Et si Lisa était avec lui depuis trois années maintenant, elle n'avait pas abandonné pour lui ses principes et ses valeurs, ni n'avait cherché à se fondre dans le moule de la haute société Allemande. Elle était restée elle-même, Lisa, avec son humour et sa joie de vivre, son énergie positive, cet éclat qui avait attiré Benett chez elle, l'emprisonnant à l'éclat de ses yeux, à la douceur de ses lèvres. Et si rester elle-même suffisait à continuer de séduire Benett, à lui donner l'impression de vivre une seconde jeunesse, elle n'était pas certaine d'avoir du succès auprès de sa sœur.

Fermant les yeux, Lisa essaie de penser positivement, en se disant qu'elle ne joue pas sa vie sur ce déjeuner et pourtant, c'est l'impression qu'elle a. La jeune femme essaie alors de se focaliser sur le fait qu'elle est une excellente élève, une très bonne aspirante avocate, ce qui avait probablement contribué à ce que Benett s'intéresse à elle, aussi, contrairement à tout les stagiaires qui étaient passés par son cabinet. Elle s'était démarquée des autres. Et elle était une compétitrice. Une sportive. Bientôt elle se rendrait à Fribourg pour le championnat d'Allemagne. Elle devait voir ce déjeuner comme un challenge à relever, cela l'aiderait peut-être à être un peu plus sereine, en ramenant cette entrevue sur un terrain plus familier, qu'elle aurait l'impression de maîtriser d'avantage.

Elisabeth paraît, attirant vers elle quelques regards de par la prestance naturelle qu'elle dégage. Lisa se lève pour la saluer, alors, avant de se rasseoir en même temps que son interlocutrice qui dit espérer ne pas l'avoir fait trop attendre. Non, la demoiselle n'a même pas jeté un coup d’œil impatient à la montre que Benett lui a offert pour noël. Elle était beaucoup trop stressée pour cela.

«- Pas le moins du monde !» répond Lisa poliment, avant de laisser Elisabeth arranger sa veste.

Un serveur se présente avec les cartes qu'il leur donne élégamment et Lisa le remercie, poliment, en délaissant toutefois la carte car elle a l'estomac noué et se doit d'adresser quelques mots à Elisabeth pour commencer. Elle ne tient pas à passer pour une morfale devant sa belle-sœur, consciente que cette dernière risque de juger ses moindres faits, gestes et dires.

«- Je suis heureuse de te rencontrer enfin Elisabeth ! Je veux dire, la dernière fois était très rapide et Benett m'a pourtant si souvent parlé de toi !»

Et elle ne le disait pas pour flatter Elisabeth. Benett entretenait une relation fusionnelle avec sa sœur, dont Lisa avait conscience. Coincée à Milan pour les mondiaux et apprenant qu'il devait voir sa sœur, elle n'avait pas jalousé Lizzie comme le faisait Louise. Au contraire, elle avait demandé, plus tard, comment s'était passé la soirée. Lisa aurait tant aimé avoir un frère ou une sœur. Mais à son poignet gauche, comme marqué au fer, était inscrit l'absence d'Andrew dont la vie avait décidé de la priver sans qu'elle n'ait put le connaître d'avantage que sept mois à partager le même écrin. Quoi qu'il en soit, Lisa cherche comment entretenir une discussion un peu plus intéressante que les usages.

«- Benett me disait que tu es juge ?»

Mais elle a l'impression de piétiner dans la semoule.
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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Dim 29 Avr - 18:26




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Elisa s’empara du menu tout en remerciant le serveur puis elle commença à le feuilleter. Elle releva promptement la tête alors que son interlocutrice lui exprimait sa joie de la rencontrer enfin. La cadette Rosenthal ne put réprimer une pointe d’amertume. Trois ans. Benett avait attendu trois ans avant de partager avec sa soeur ce pan si important de sa vie. Elle ne pouvait nier qu’une partie d’elle-même lui en voulait. Néanmoins, elle se reprochait surtout de ne pas avoir su lui montrer un visage digne de recevoir ses confessions pendant toute cette période. Obnubilée par son projet de grossesse puis empêtrée dans ses problèmes conjugaux, elle s’était complètement recentrée sur elle-même. Elle s’était montrée terriblement égoïste. Lizzie élargit son sourire. Comme à l’accoutumée, elle était parvenue à masquer les égarements de son esprit derrière son masque d’élégance et de bonnes manières.  « Le plaisir est partagé, Lisa. J’espère qu’il ne t’a pas tout raconté ! » La magistrate laissa échapper un éclat de rire. Benett avait en mémoire suffisamment d’histoires compromettantes à son sujet pour lui faire honte pendant de longues et multiples soirées.

Lisa poursuivit la conversation en l’interrogeant sur sa profession, Elisabeth lui répondit tout en arrangeant sa serviette qui n’était pas parfaitement pliée.  « Oui, je travaille à la cour d’appel. Les Rosenthal ont toujours eu un faible pour les tribunaux. » Elle ne tarda pas à soulever le sarcasme involontaire de son trait d’esprit et laissa une brève vague de mélancolie la traverser. Elle plongea le regard dans son menu, octroyant au visage d’Henry le temps nécessaire pour se dissiper de ses pensées. La magistrate ne tarda pas à relever les yeux et observa quelques instants les traits son interlocutrice. Elle la sentait quelque peu tendue et ce n’était pas en sa faveur. Si elle souhaitait tirer quelque information exploitable de cette entrevue, il fallait qu’elle instaure un climat de confiance et de complicité. Elisabeth écarquilla les yeux tout en refermant le menu.  « Je meurs de faim.  »  Elle interpella le premier serveur venu.  « Je vais prendre une salade Caesar et un demi de bière. Blonde. »  Il n’y avait rien de mieux que la bière pour gommer les différences sociales.

Elisabeth laissa à la jeune femme le temps de passer commande tout en se concentrant sur ses propres objectifs. Il fallait qu’elle parvienne à cerner les intentions profondes de l’étudiante, des intentions dont cette dernière était peut-être elle-même inconsciente, éblouie par les sentiments qu'elle vouait à son frère. Lorsqu’elle était plus jeune, Lizzie avait également un attrait pour les hommes matures. Elle s'était même profondément éprise d’un écrivain de quinze ans son aîné avec qui elle avait entretenu une relation décousue lorsqu’elle était à l’université. Il lui avait fait vivre des moments de passion, de douloureuse extase, de délicieuse torture. Elle l’avait adoré, idolâtré, vénéré. Néanmoins, elle ne s’était jamais projetée dans un futur à long terme avec lui. Elle avait énormément grandi à ses côtés mais il n’avait rien d’un partenaire de vie et ce n’était pas qu’une question de différence d’âge. Elle n’avait jamais eu un sourire aux lèvres ni senti une douce chaleur naître dans son coeur en s’imaginant à ses côtés dans une maison de retraite avec vue sur la mer du Nord lorsqu’ils seraient édentés, ridés et incontinents. La donne aurait peut-être été différente s’il était réellement parvenu à ravir son coeur. Peut-être. Peut-être, parce qu’en effet, il ne s’agissait pas d’amour mais d’émoi teinté d’adoration, relevé par le piment de l’asymétrie.  La magistrate prit une profonde inspiration puis élargit son sourire en haussant les sourcils.  « Et donc, tu es étudiante en droit c’est ça ? A quoi tu te destines ? ». Le ballet des mondanités pouvait reprendre.





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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Dim 29 Avr - 19:49


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


Lisa a un petit rire comme Elisabeth affirme que le plaisir est partagé et qu'elle espère que Benett n'a pas tout dit à sa jeune partenaire. La demoiselle ne sait pas si Lizzie est vraiment ravie de la rencontrer mais cette dernière semble en tout cas maîtriser parfaitement l'image qu'elle donne d'elle et les propos qu'elle tient. Lisa est impressionnée, elle ne peut le nier, en songeant qu'elle n'est pas capable d'autant de prestance et plusieurs fois elle avait pensé, au bras de Benett, qu'elle détonnait un peu dans son milieux. Elle était plus spontanée, moins implantée dans certaines conventions qui, elle l'espérait, ne joueraient pas en sa défaveur au cours de ce dîner.

«- Oh non il ne racontait jamais grand-chose de personnel en soit. Seulement parfois quelques comparaisons. Il m'arrive de dire certaines choses auxquelles il dit que c'est drôle, il lui semble que tu aurais dis la même chose, ou des propos semblables. Sinon il me dit quand il te voit ou il me vante tes mérites.» elle continue de sourire. «J’eus aimé un frère pour parler de moi comme le tiens le fais.» confesse la demoiselle.

Mais la vie avait décidé de le priver de celui qu'elle aurait dût avoir, la priver de son jumeau, petit ange disparu trop tôt. Disparu pour qu'elle-même puisse vivre, disparu tandis qu'on la sauvait elle, sans pouvoir rien faire pour lui. Alors elle décide de plutôt interroger Elisabeth sur sa profession, sur le fait qu'elle travaille à la cours d'appel. Et comme Lizzie confirme en disant que les Rosenthal ont toujours eu un faible pour les tribunaux, Lisa rit, encore une fois.

«- C'est vrai, j'ai quelques fois entendus ce nom pendant mes cours, c'est... perturbant, quelque part. Mais je n'imagine même pas pour vous pendant vos propres études. C'est particulièrement amusant lorsque justement Benett envoie un message à ce moment.»

Alors qu'elles se plongent dans le menu, Lisa observe attentivement la carte en faisant une petite moue devant les fruits de mers qui ont pourtant, d'ordinaire, sa préférence. Et son regard dévie davantage sur les viandes, qui la tentent d'avantage, pour une fois. Comme Elisabeth hèle un serveur, Lisa laisse cette dernière passer sa commande avant de passer la sienne.

«- Le prendrais les cailles à la moutarde et miel, s'il vous plaît, accompagnées d'un Langedoc rouge.»

Du vin. Pas n'importe lequel en soit. Lisa affine sa demande par un domaine particulier, qui n'a rien d'anodin pour elle. C'est le vin que Benett avait servit ce premier soir, dans son bureau. Le soir qui avait marqué le début des conneries, de quelques rendez-vous peu catholiques. Le soir qui avait abouti à ce qu'un an plus tard, il commence à l'inviter au restaurant, en voyage, au cinéma, à la fréquenter plus souvent, sans qu'il n'y ai forcément toujours une arrière-pensée crapuleuse. Et comme le serveur repart avec leurs commandes, Lisa est rapidement soumise à son tour à quelques interrogations de la part d'Elisabeth.

«- Oui je suis étudiante en droit, je me destine aux affaires familiales. Mon idée étant que malheureusement les enfants pâtissent encore trop des divorces des parents.»

Naturellement Lisa avait un parti prit dans cette question au vu de ce qu'elle avait vécut elle-même quand elle était enfant. Et bien que l'université leur ait demandé de faire des stages dans diverses branches du droit, elle ne s'était pas détourné de ses objectifs. Benett lui avait dit de ne pas laisser les gens la détourner de ce qu'elle souhaitait faire, alors qu'ils seraient nombreux à tenter de la dissuader : elle était restée fixée sur ses positions.

«- Pendant mon stage au cabinet Rosenthal, il est vrai que les affaires étaient prenantes et palpitantes mais je suis tout de même restée sur l'idée que j'avais étant adolescente.»

Elle avait déjà demandé à Benett pourquoi il avait choisit les affaires d'état, qui l'amenaient à défendre des ministres et des personnages politiques véreux. Elle n'avait jamais obtenu de lui la vérité. Elle ne le jugeait pas sur son choix, mais ne comprenait pas ce qui avait put décider cet homme à choisir une branche pareille. Mais elle l'acceptait tout de même, malgré ses travers.

«- Et tu n'as jamais voulu faire autre chose que du droit ?»

Pour Lisa la réponse était simple, elle se serait donné corps et âme au patinage. Elle était déjà patineuse avec sa petite notoriété et ses articles de journaux. Mais si son père n'avait pas, en partant, donné cette direction à sa vie, alors Lisa se serait certainement plongé d'avantage dans ce sport, pour en faire son métier.
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 30 Avr - 13:33




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Il lui sembla déceler une forme d’émotion dans la voix de la jeune femme lorsqu’elle lui confessa qu’elle aurait aimé avoir un frère pour qu’il puisse parler d’elle de la manière dont Benett parlait de sa cadette. Elisa laissa ses mots résonner quelques instants dans son esprit afin d’en sonder la profondeur. La construction même de sa phrase trahissait la présence de la faille qu’elle recouvrait. Ce déjeuner où les apparences jouaient un rôle crucial ne constituait toutefois pas le moment idéal pour la mettre à jour. Elisabeth plongea quelques instants un regard empathique et bienveillant dans le sien.  « Je suis une soeur chanceuse. » L’idée que son aîné ait l’habitude de parler régulièrement d’elle à ses êtres chers et en termes élogieux qui plus est restait suspendu en arrière-plan de ses pensées et lui réchauffait l’âme.  

Lisa évoqua le caractère cocasse du fait de voir sa vie privée mêlée au contenu de ses études. C’était l’histoire de la vie d’Elisabeth. Les récits épiques des jurisprudences les plus fameuses impliquant les Rosenthal faisaient partie de la légende familiale et avaient souvent remplacé les contes et histoires du soir que l’on se raconte au coin du feu. Elle avait eu un sentiment très particulier lorsqu’elle avait étudié ces affaires mythiques en cours d’autant plus qu’elle connaissait quelques uns des secrets des coulisses. La magistrate se contenta d’opiner du chef en souriant mais ne rebondit pas, elle n’avait pas envie de mettre en exergue son statut de privilégiée. C’était bien pour cela qu’elle avait opté pour une simple salade et une bière alors que la commande de Lisa lui faisait bien plus envie.

Lorsque celle qui était bien malgré elle au coeur d’un triangle amoureux menaçant de causer l’explosion d’un foyer lui fit part de son souhait de travailler dans le domaine des affaires familiales car la cause des enfants de divorcés lui tenait à coeur, Lizzie ne put s’empêcher de s’amuser de l’ironie de la situation. Elle était également rafraîchie par l’idéalisme juvénile de l’étudiante qui semblait encore croire qu’elle pouvait sauver le monde alors que ses propres homologues aux affaires familiales s’arrachaient quotidiennement les cheveux, aigris par la méchanceté et la perversion communes dont peuvent faire preuve les humains lorsque leur orgueil est blessé et qu’il y a de l’argent en jeu, bien souvent dépités de ne pouvoir que limiter les dégâts. La présence d’enfants n’était d’ailleurs pas nécessaire pour qu’un divorce finisse en carnage, Elisabeth en savait quelques chose.  « Tu as raison, le droit est un domaine tellement exigeant qu’il vaut mieux aller travailler avec plaisir et conviction. » La magistrate n’aurait pas pu suivre le chemin de son père, il fallait une certaine force de caractère pour défendre des ordures dont on est intimement persuadé de la culpabilité.

La conversation dévia sur les passions. Liz hocha la tête en souriant.  « Quand j’étais gamine je voulais être écrivain mais ça n’a jamais été bien plus qu’un violon d’Ingres. Ce n’est pas une si mauvaise idée de garder ses passions pour la sphère privée, ça leur évite d’être corrompues par la pression de la performance, le jugement des autres ou l’appât du gain. Et toi ? Tu as autre chose que le droit dans ta vie ? » La serveuse ne tarda pas à se présenter avec leurs boissons. Elisabeth haussa les sourcils, arborant un air faussement désappointé. « Je dois t’avouer que je suis un peu déçue, je m’attendais à ce que tu aies au moins un troisième oeil pour que mon frère ait tenu à te cacher aussi longtemps. » Son sourire s’élargit. Elle n’avait pas lancé cette perche au hasard. Benett savait qu’il pouvait avoir confiance en sa soeur et qu’elle ne dévoilerait jamais le secret de son infidélité. La raison pour laquelle il lui avait caché pendant aussi longtemps l’existence de sa maîtresse se trouvait ailleurs. La honte, la culpabilité, le sentiment que leur histoire n’était pas sérieuse et sans avenir, les hypothèses demeuraient nombreuses.  « Ma vengeance sera terrible, il ne sait pas ce qui l’attend. » Lizzie laissa échapper un éclat de rire puis se saisit de sa chope de bière. Elle espérait que si Lisa était partiellement à l’origine du maintien prolongé du secret de leur relation, la potentielle perspective de voir Benett subir les foudres de sa soeur provoquerait l'apparition d'un élément de langage ou d'un trait de visage qui viendrait la trahir.





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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 30 Avr - 15:54


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Lizzie, une sœur chanceuse ? Très certainement, au vu de ce que son cher et tendre était capable de dire sur elle. Lisa aurait aimé que son frère vive suffisamment pour pouvoir parler d'elle. Mais il n'avait pas vécut du tout. Elle songe qu'il veille sur elle, de là-haut et que leur relation aurait été semblable à celle qu'elle entretient avec Arthur, son frère de cœur, de fait. Sept ans plus vieux. A croire que Lisa s’épanouit dans les relations avec des personnes plus âgées, des personnes mûres. Des personnes avec qui elle puisse discuter, converser, sur des sujets plus ou moins pointus parfois et plus ou moins humoristiques, à d'autres moments. Elle avait beau être proche de personnes plus âgées, elle n'avait pourtant pas grandit trop vite et sa fraîcheur contribuait à l'intérêt de Benett pour elle.  

«- Cela ne fait aucun doute !» confirme la jeune femme comme son interlocutrice, donc, dit être une sœur chanceuse.

Contrairement à son frère, le soir où Lisa lui avait dit ce qu'elle souhaitait faire de sa vie, Elisabeth ne fait pas le moindre commentaire et ne lui fait pas remarquer que le cabinet Rosenthal ne correspondait absolument pas à ce qu'elle souhaitait faire. En effet, Benett n'avait pas manqué de soulever ce détail, lui, avant que Lisa n'explique avoir été contrainte par l'université de diversifier ses stages dans plusieurs branches du droit. Elisabeth admet juste qu'il est important que la demoiselle trouve une voie qui lui permette de s'épanouir et d'aller travailler avec plaisir.

«- Plaisir je ne sais pas. Je dois avouer que l'idée de voir d'anciens compagnons de vie se tirer dans les pattes en oubliant les enfants, en oubliant qu'ils se sont aimés, cela ne m'enchante pas des masses. Je n'incrimine pas le divorce, mais la manière qu'ont les gens de le mener, assez souvent. Après je ne prétends pas, malheureusement, changer le monde. Mais ça n'empêche pas d'essayer de le rendre un peu plus juste.» répond simplement la rouquine.

Lisa n'est pas utopiste et elle sait que trop de facteurs entrent en compte. Malheureusement les affaires familiales sont tout aussi compliquées que les autres, finalement. Alors qu'elles sont parfois dépréciés, ne sont pas toujours bien vu, sont parfois qualifiés de sous-catégorie du droit, face aux affaires plus prestigieuses et criminelles. Peu importe, pour Lisa, elles ne sont pas que deux juristes et elle interroge donc Elisabeth sur ce qu'elle peut avoir voulut faire avant de devenir juriste. Et elle découvre donc une passion pour l'écriture. De l'art, donc. Comme Lisa, même si ce n'est pas le même art.

«- Oui probablement que garder ses passions pour soi est une bonne chose... Je fais du patinage artistique mais je fais des compétitions, de temps en temps. Je me préparer pour la coupe d'Allemagne, en Mai. Sans trop d'espoir face à des professionnels mais j'y vais surtout pour m'amuser, en soit. Bien sûr si je l'emporte ce serait merveilleux mais je cherche surtout le côté sport, fair-play et la beauté des compétitions de patinage artistique.» explique la demoiselle. «Du coup, je ne l'ai pas vraiment gardé pour moi. Même si paradoxalement, Benett ne m'as vu patiner qu'une fois. Et publier anonymement, pour fuir la pression et ce que les autres en penseront ?»

Quand Elisabeth se dit déçue, le cœur de la jeune femme rate un battement, avant d'être soulagée d'un coup par ce qu'ajoute Elisabeth. Lisa a manqué mourir, au moins. Mourir de peur. Ce n'est que ça, alors. Le fait que Benett n'ait pas parlé de Lisa plus tôt. Comme elle annonce que sa vengeance sera terrible et que Benett ne sait pas ce qui l'attend, Lisa a un sourire. Mais elle défend son cher et tendre, par sa réponse.

«- Peut-être qu'il a attendu d'être sûr de ses sentiments ? Il ne me les a avoué qu'à la fin de mois de Mars, finalement, ce n'est qu'un peu après t'avoir parlé de moi. Peut-être qu'il a préféré n'en parler que quand il était sûr de lui ?» propose Lisa, avant de baisser la tête légèrement. «A moins qu'il ne m'ait pas pensé suffisamment bien pour parler de moi. Pas... du même monde, plus jeune, je ne sais pas trop.»

Après tout Lisa n'avait pas la réponse à la question de sa belle-soeur. Elle n'avait jamais demandé à Benett pourquoi il n'avait pas parlé d'elle plus tôt à sa sœur. Mais dans un même temps, elle même avait peu parlé de Benett à sa mère. Elle en avait beaucoup parlé à Arthur cependant.

«- Ne me le traumatise pas trop tout de même mon pauvre chaton !» fait-elle observer en souriant comme Elisabeth a promit d'être terrible dans sa vengeance. «Mais si tu veux me raconter, en guise de vengeance, quelques souvenirs d'enfances plus ou moins drôle, je suis toute ouïe !»
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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 30 Avr - 23:05




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LE DÉJEUNER LE PLUS IMPORTANT D'UNE VIE ? MAYBE. ft LISA & LIZZIE








Lizzie écoutait avec intérêt son interlocutrice développer sa vision de son futur métier, une vision pétrie de bonnes intentions et finalement teintée d’une certaine maturité, ce qui n’était pas antinomique à ses yeux. Le fait d’être animé par un idéal de justice ou, plus largement, la volonté d’avoir un impact positif sur le monde n’était ni une preuve de naïveté ni une évidence. Certains franchissaient la porte des études de droit avec en tête de tout autres motifs. D’autres se laissaient éroder par les vicissitudes de la vie, la paperasse, les absurdités du système. Si Liz espérait faire partie de ceux qui étaient parvenus à garder vivante la flamme des débuts, il lui avait toujours été difficile de déterminer si son idéalisme était pur ou profondément infiltré par sa soif de vengeance. La vérité se trouvait probablement entre les deux extrêmes, elle avait après tout opté pour la magistrature alors qu’elle aurait pu rejoindre les forces de l’ordre ou, à l’instar de son frère, choisir d’aller nager avec les requins. La vision que Lisa avait du divorce la laissait plus dubitative mais sa réaction était tout à fait biaisée par son vécu personnel. Elle remerciait son utérus d’avoir été si hostile au développement de la vie, l’existence d’un enfant aurait rendu la situation encore plus atroce. Lizzie esquissa un sourire.  « Avoir envie de rendre le monde un peu plus juste, c’est déjà un très bon début. »

La magistrate haussa les sourcils lorsque Lisa lui apprit qu’elle pratiquait le patinage artistique.  « Du patinage artistique ! Wow, j’ai toujours trouvé cette discipline très impressionnante. » Sa surprise était feinte, elle s’était bien évidemment empressée de faire une recherche sur internet dès qu’elle avait eu connaissance du nom de la jeune femme. Le contenu de ses propos était néanmoins sincère. Une dose d’adrénaline vint se déverser sur son enthousiasme lorsqu’elle se rappela que sa nièce pratiquait également ce sport. Elle songea quelques instants à la difficulté d’entretenir une double-vie surtout lorsque le destin s’en mêle. Peut-être que Benett ne tenait pas particulièrement à aller la voir patiner par crainte de croiser sa propre fille dans les gradins. Elisabeth fut ravie que Lisa lui offre l’opportunité de changer de sujet.  « Quant à publier sous un pseudonyme… ce serait mentir de prétendre que l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. » Elle esquissa un sourire nimbé de mystère puis trempa ses lèvres dans sa bière, tentant de ne pas s'attarder sur le souvenir de sa fameuse série de nouvelles qui avait tant nourri sa culpabilité.

Le petit manège d’Elisabeth semblait avoir déstabilisé la jeune étudiante, suffisamment du moins pour lui arracher quelques confidences. Les confessions de son frère étaient donc préalables au moment où il avait avoué ses sentiments à sa maîtresse et cette dernière semblait d'ailleurs encore en proie au doute. De toute évidence, ce n'était pas le pied de la jeune femme qui appuyait sur la pédale de frein. Il lui fallait maintenant éteindre l’incendie qu’elle avait elle-même allumé, elle n’avait aucunement l’intention de semer le trouble dans le coeur de Lisa.  « Benett a toujours eu sa part de mystère, ça n’a rien à voir avec toi. » Elle aurait aimé la rassurer davantage, lui dresser la liste exhaustive des signes qui trahissaient les sentiments manifestes de son frère envers elle. Elle aurait même aimé lui mentir pour apaiser ses craintes car elle avait le malheur de commencer à l’apprécier. Lizzie considérait toutefois qu’il serait cruel d’entretenir avec trop de vigueur un espoir qui risquait fort de voler en éclats dans un avenir proche. L’échange se poursuivit fort heureusement sur le ton de l’humour.  « Il y a bien cette fois où il a décidé de peindre les poules de la maison de campagne en rouge, je me rappelle de mon grand-père qui s’agitait dans le jardin en hurlant à tue-tête que des volailles bolcheviks n’avaient rien à faire sous son toit. » La cadette Rosenthal laissa s’envoler quelques éclats de rire empreints de nostalgie, songeant à ce qu’elle serait prête à sacrifier pour qu’on l’autorise à regagner rien qu’une seconde le sanctuaire sacré de son enfance.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mar 1 Mai - 1:03


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Tout le monde a ses propres blessures, ses propres fêlures, ses failles plus ou moins bien caché derrière la carapace de chair. Lisa avait sa propre vision du divorce, impactée directement par son vécut avec ses parents et pourtant, elle ne savait pas tout au sujet de celui-ci, parce qu'elle était jeune. Elle savait que ses parents s'étaient affrontés, sans jamais la tenir au courant de rien, que sa mère avait obtenu la garde exclusive, sans que Lisa ne sache jamais comment, faisant ainsi sortir Sloan Hampton de l'existence de son enfant. Et quoique Lisa idolâtrait sa mère et lui était reconnaissant de tout ce que cette dernière avait put faire pour elle, il y avait fort à parier qu'elle n'apprécierait pas de savoir à quel point sa mère avait oublié, devant le tribunal, que cet homme qu'elle mettait à terre, elle l'avait aimé un jour. Elle l'avait oublié en découvrant son aventure avec une autre femme, une erreur de passage. Une erreur qui avait marqué Lisa à jamais, comme au fer rouge. Elle s'était promis de ne jamais être infidèle, alors, mais de ne jamais, non plus, être la maîtresse de quiconque. L'ironie avait voulu qu'inconsciemment, tout ses projets soient fichus en l'air. Elle s'était toujours promis d'entretenir la flamme pour ne pas être trompée. Elle n'avait jamais supposé qu'elle pourrait l'être en arrivant seconde dans l'existence d'un homme, lié par le mariage à une femme, lui cachant ce détail. Et aucune alliance n'aurait put le trahir comme il ne la portait pas.

"- Certes. Y arriver est encore mieux, même si ce n'est que de peu."

Quand Lisa parle du patinage artistique, elle est loin de se douter qu'alors, Elisabeth pense à Gabi, qui pratique le même sport et que Lisa connaît, étant le modèle de la jeune Rosenthal, dont elle ignorait le nom de famille. Le hasard avait voulu qu'elle connaisse Louise aussi la croisant à la patinoire comme étant "la maman de Gabi". Lisa n'était jamais allée chez les Rosenthal, n'y étant jamais invité. Elle ne savait pas le lien qui unissait son amie et sa mère à Benett, que Gabi appelait "ton vieux" quand elle le désignait, ignorant qu'elle parlait en ces termes de son propre père, comme une belle ironie de vie.

"- Mais tu crains tout de même d'avoir la pression ? Je peux le comprendre, j'imagine que c'est un peu comme le trac avant de se lancer sur la glace." répond la demoiselle. "La peur que le succès ne soit pas forcément au rendez-vous et donc la pression des chiffres, des ventes." elle hoche la tête, en suivant son raisonnement.

Comme Lizzie dit être déçue que Lisa n'ait pas un troisième œil pour justifier que Benett n'ait pas parlé de la jeune étudiante à sa sœur plus tôt, Lisa défend ce dernier, évoquant plusieurs hypothèses, dont l'une ne joue pas en sa faveur en considérant qu'il ai put songer que Lisa n'était pas assez bien, pour être présentée à Elisabeth. Cette dernière cherche à la rassurer en nuançant ses propos, précisant que Benett a toujours eut ses mystères. Soit. Lisa lui adresse un sourire comme pour la remercier, inconsciente du désir de Lizzie de la ménager, au vu de ce qu'elle sait, que Lisa ignore. Mais malgré cela, il est trop tard pour éviter les souffrances de la jeune demoiselle quand tout éclaterait. Elle était déjà trop attachée, trop amoureuse. Trois ans d'histoire, dont deux sérieuses, pour la romantique Lisa, c'était déjà trop et Benett avait volé son coeur en même temps qu'il était devenu l'homme donnant un sens à sa vie. Lisa avait sombré avec lui quand il était devenu plus sérieux avec elle, s'éprenant rapidement de lui, de son esprit, de sa capacité à ne plus avoir quarante ans face à elle. Il la faisait se sentir spéciale.

"- Oh... ce devait être tellement drôle ! Surtout... l'imaginer peindre des poules !" Lisa ne se prive pas pour rire. "Et monsieur ose me dire qu'il est trop délicat et aime trop son confort pour faire du camping, mais je note qu'il a au moins déjà eut à affronter quelques animaux de fermes ! Et là, ne me demande pas pourquoi, je me demande qui des poules, ou de lui, était le plus couvert de peinture ?!"

Elle aurait adoré voir cette scène et rit à l'imaginer, autant qu'elle rit d'essayer d'imaginer Benett adolescent alors qu'il ne lui avait jamais montré la moindre photographie de cette époque.

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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mar 1 Mai - 17:36




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Lizzie ne releva pas le fait qu’elle n’aurait probablement jamais porté d’importance ni au retombées économiques ni à l’envergure du succès d’une éventuelle publication, il lui aurait suffi de quelques compliments émanant d’auteurs qu’elle admire, de critiques littéraires influents et de membres de sa famille pour être comblée. A travers le regard des autres, elle ne recherchait pas la gloire mais une forme de validation. Elle se permit de préciser sa pensée.  « J’aurais plutôt peur d’être incendiée par la critique, tant que personne ne me lit je peux rester dans l’illusion que je ne m’en sors pas trop mal. » Il y avait une bonne part de vérité dans cette interprétation. C’était un moment de révolte adolescente transitoire contre le milieu dont elle était issue et dont elle avait envie d’exposer les travers qui l’avait poussée à déposer ses nouvelles à la rédaction de ce fameux journal. Elle s’en était aussitôt mordu les doigts, rongée par la peur d’être jugée et de voir ses textes rejetés. Elle s’était en outre bénie d’avoir utilisé un pseudonyme susceptible de la protéger de l’opprobre. Lorsque son travail avait finalement été encensé, la satisfaction qu’elle avait pu ressentir s’était davantage apparentée à une forme de soulagement qu’à une véritable allégresse.  

L’anecdote partagée par Elisabeth plongea la table dans l’hilarité. La cadette Rosenthal haussa les sourcils, apportant à son interlocutrice le détail qu’elle réclamait.  « Je crois que c’était moi, il n’y a pas besoin de beaucoup de peinture pour recouvrir entièrement une gamine de cinq ans. La gouvernante a été obligée de me couper les cheveux. » Elisabeth dissimulait derrière la bonne humeur ambiante une forme de malaise qui commençait à naître en elle. Elle aurait eu envie dire à Lisa que le jour où elle parviendrait à faire dormir Benett Rosenthal dans une tente, elles pourraient commencer à arpenter les boutiques de robes de mariée. Des dizaines de traits d’esprit stupides de la sorte lui venaient en tête mais il aurait été malvenu de les partager, ils n’auraient fait que nourrir une cruelle illusion. Ce déjeuner, aussi agréable soit-il, n’avait rien d’une simple entrevue entre une jeune amoureuse et sa potentielle belle-soeur. Ce déjeuner marquait le début du nouvel acte d’une gigantesque fraude.

A travers leurs éclats de rire, Lizzie se laissa capter par le regard qui illuminait le visage de l’étudiante à l’évocation du passé de Benett, un regard sans équivoque. Elle l’aimait. Cette jeune femme de vingt-deux ans aimait son frère, homme marié et père de deux charmants enfants. Ses sentiments semblaient si intimement incrustés en elle qu’on pouvait les lire sur ses pupilles, sur les traits de sa figure, sur sa tenue toute entière. C’est alors qu’elle réalisa la profondeur du bourbier dans lequel il s’était empêtré. Dans lequel ils s’étaient empêtrés, tous les deux. Lizzie oublia la stratégie et les mondanités. Elle prit un air sérieux et fixa la jeune femme.  « Tu tiens vraiment à lui, n’est-ce pas ?  » Malgré le sourire qu'elle parvenait à maintenir sur son visage et qui ne laissait rien percevoir de ses conflits intérieurs, une partie d’elle-même aurait aimé qu’elle lui prouve le contraire. Tout aurait été bien plus facile. Elle se doutait néanmoins que le seul effet de sa question serait de rendre le regard de Lisa plus transparent. Elisabeth avait le vertige. Elle était prête à mentir pour son frère, elle était prête à jouer, duper, tromper jusqu’à en vomir d’abjection. Cela ne voulait pas dire qu’elle ne ne plaiderait pas pour le diriger vers la voie de l’honnêteté.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mar 1 Mai - 18:59


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La demoiselle hoche la tête comme Elisabeth dit qu'elle aurait surtout eut peur de la critique. La jeune femme peut comprendre. Et dans un même temps le fait de publier anonymement permet de se soustraire à cela. Enfin, tout du moins, les gens ne savent pas qui est la personne qui a écrit, ne peuvent pas vous en parler. Toutefois cela ne change pas le poids de la critique, que l'on peut lire tout de même. Ce n'est qu'une demi fuite en sommes et cela ne préserve pas tant que cela en fin de compte. Lisa admet qu'elle comprend les réticences de Lizzie.

«- Oui j'imagine. Certes le fait de publier anonymement permet aux gens de ne pas savoir qui est l'auteur véritable mais cela ne préserve pas de la critique. Je peux comprendre que ce soit intimidant et que cela puisse ne pas être des plus agréable de se voir critiquer dans sa passion, en effet.»

La demoiselle demande quelques informations sur d'éventuelles bêtises d'enfant de Benett. Et comme Lizzie lui parle d'une fois où il a voulu peindre des poules, Lisa ne manque pas de rire. Et de se demander qui des poules ou de Benett était le plus couvert de peinture, mais la réponse est loin de celle que la patineuse suppose. Et elle est loin d'imaginer les pensées de son interlocutrice sur les robes de mariées qu'elles pourraient regarder si Benett acceptait de dormir dans une tente.

«- Oui vu sous cet angle... Je suis navrée pour ta chevelure. Je me souviendrais de me tenir loin de ses pinceaux si un jour on devait repeindre les murs d'une appartement !» répond la jeune femme amusée.

Parce que naturellement Lisa espère qu'ils vont un jour habiter ensemble, elle n'a pas dans son esprit les mêmes tourments ni les mêmes connaissances que sa belle-sœur. Alors quand la brune qui lui fait face demande si Lisa aime vraiment Benett, si elle tient vraiment à ce dernier, la réponse de la demoiselle ne peut guère surprendre et son regard pétille toujours sans qu'elle n'en ai conscience. La demoiselle acquiesce naturellement. La réponse est évidente et pourtant elle croit bon de la prononcer.

«- Oui.»

Et Lisa ne saurait être plus sincère en posant son regard sur Elisabeth. Elle ne dit pas cela simplement parce qu'elle est devant la sœur du concerné, pas du tout. Son amour pour Benett, Lisa l'a évoqué plusieurs fois, à plusieurs personnes d'ailleurs. Dont à lui-même. Elle ne dira pas qu'il donne un sens à sa vie, n'ayant pas envie que la magistrate imagine qu'elle en fait trop.

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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 5 Mai - 1:03




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Elisabeth avait un talent qu’elle cultivait depuis sa plus tendre enfance, celui d’une imagination particulièrement fertile. Les mots, les idées, les concepts les plus simples évoquaient en elle une foule de productions mentales. Lorsque Lisa se projeta à voix haute dans un éventuel futur où Benett et elle s’occuperaient de la décoration intérieure de leur nid d’amour, elle ne put s’empêcher  de les imaginer en train de repeindre dans une de ces couleurs à la mode aux noms fantaisistes une cloison derrière laquelle serait emmurée sa belle-soeur, la véritable, l’officielle. Elle voyait Louise transpercer brusquement le plâtre et venir étranger son frère, la rage dans les yeux. Soudain, c’était elle qui suffoquait. Soudain, c’était dans sa main que se trouvait le rouleau. Et des gouttes de peinture noire perlaient une à une des fibres jusqu’au parquet. Lizzie resta silencieuse et souriante. Il fallait savoir quelque chose à propos du sourire d’Elisabeth, ce derniers composait la forme la plus neutre de son visage, il faisait partie de son masque quotidien. Elle n’avait même plus d’effort à fournir pour qu’il s’imprime sur ses traits, du réveil au coucher. Ceux qui la connaissaient savaient que bien des tempêtes intérieures pouvaient passer sans parvenir à le faire faiblir. Nul n’aurait d’ailleurs pu s’imaginer qu’à cet instant, Lizzie ne pouvait ôter l’image de Louise de son esprit et qu’elle en souffrait. Effet collatéral inattendu, il lui semblait que sa belle-soeur ne lui avait jamais inspiré autant de sympathie.

Comme attendu, Lisa lui confirma qu’elle tenait à son frère. Avec la bouche et avec les yeux. Lizzie opina doucement du chef, élargissant son sourire mythique. Elle pensait à l’amour, à la manière dont les sentiments peuvent prendre le contrôle de la vie des hommes, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Et elle n’arrêtait pas de remarquer à quel point Lisa était belle, vive, pétillante. Son frère avait toujours dû porter d’innombrables fardeaux. Il avait les épaules larges mais il restait humain. Peut-être qu’il avait cruellement besoin de légèreté et d’oxygène, peut-être que c’était une question de survie. Lorsqu’on parle de survie, le reste perd subitement de son importance. Qu’est-ce que mentir face à la mort, et la mort propre est-elle moins enviable que la mort figurée ? Lizzie ne voulait pas voir son frère s’éteindre.  « Je veux juste qu’il soit heureux, c’est tout ce qui compte. » Et il lui semblait qu’il l’était davantage ces derniers temps. Peut-être que c’était à son tour d’encaisser, de le protéger, lui et son bonheur. Son esprit semblait toutefois versatile concernant la manière d’atteindre ce noble objectif. L’arrivée des plats vint mettre un terme aux quelques secondes de silence qui avaient ponctué ce moment de profondeur. Elisabeth déclara la chasse aux indices fermée. Elle disposait des informations qu’elle était venue chercher. Son interlocutrice lui semblait sincère et si tant est que la passion vienne subitement à retomber, ce serait probablement bien malgré elle.

Lizzie se redressa sur sa chaise et entama sa salade.  « Tu as grandi à Hambourg, donc ? Il faudra que tu me montres les secrets cachés de la ville, j’ai encore l’impression d’être une touriste ! » C’est sans brutalité que la magistrate avait redirigé la conversation sur le terrain des banalités. Elisabeth se répétait qu’elle aurait tout le loisir de se débattre avec ses conflits internes une fois seule et tentait de se persuader qu’il ne s’agissait désormais plus que d’un simple déjeuner entre deux femmes de bonne compagnie.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 5 Mai - 3:00


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Lisa était loin d'avoir les mêmes pensées tristes et alarmistes que la femme lui faisant face à cette table, dans ce restaurant chic et qu'elle voyait comme sa belle-sœur. Elle était loin d'imaginer que Lizzie pensait pour sa part à une autre femme, sa vraie belle-sœur, celle qu'elle avait vu à l'église, échanger des vœux et un anneau avec Benett, que Lisa rêvait aussi d'échanger, avec le même homme, inconsciente de tout ce qui se jouait contre elle, de l'ampleur du mensonge que Benett avait fabriqué, construit, tout autour d'elle. Si Louise était vue prisonnière d'une cloison dont elle se libérait, par Lizzie, Lisa était toute aussi prisonnière que cette autre femme. Prisonnière des sourires, des regards, des belles paroles, du parfum de Benett Rosenthal. Prisonnière de ses éclats de rire, de ces moments qu'ils avaient vécut à deux, qui composaient leur histoire. Prisonnière de ces moments de légèreté qu'ils semblaient vivre ensemble, de ce réconfort qu'elle avait à être entre ses bras, à se sentir en sécurité contre lui. Prisonnière des mensonges, des omissions qu'il lui avait réservé. Il avait dressé pour elle un tableau de maître dont elle était le sujet central. Sur cette peinture, la seule noirceur était, sur l'un des côtés, une absence de luminosité, de soleil, qui représentait le boulot. Ce boulot qui l'arrachait à la jeune femme, du moins le croyait-elle. Une ombre qui prenait de l'ampleur pourtant, comme le grondement sourd de l'orage qui arrive, alors que Lisa voulait avancer avec lui, sans y parvenir, sans que ce «boulot» ne les laisse jamais y penser sérieusement. Il n'y avait pas que cela, bien sûr, il y avait aussi la difficulté apparente de Benett à s'attacher, qui avait mis un moment à comprendre et avouer être amoureux d'elle. Mais maintenant qu'il en avait prit conscience... Lisa songeait que plus rien, hormis ses préoccupations de travail ne les empêchait de réfléchir à cet avenir à deux qu'elle désirait, sans oser lui en parler la première. De peur, peut-être, de le brusquer.

«- Ce n'est pas à moi de dire s'il l'est... Je l'espère.» répond simplement la jeune femme.

Elle jette un regard furtif à son téléphone alors que l'écran vient de s'allumer sur un message de leur sujet de conversation, justement, laissant apparaître, en plus de la petite enveloppe, un portrait de l'homme en fond d'écran, souriant. Une photo qu'elle avait prise au cours d'un de leurs voyages loin de tout, loin d'Hambourg surtout. Elle se perd une seconde sur ce visage. Benett Rosenthal était-il heureux ? Lisa espérait que oui et un tas de souvenirs, de sourires, d'éclats de rire, le lui soufflaient. Des souvenirs de Paris, de Milan, de ce sourire béas face au réveil qu'elle lui avait réservé en Italie, de ces rires qu'il avait quand elle faisait le pitre pour le dérider, de ce moment où l'âge n'avait plus compté et qu'il s'était précipité sur elle pour la chatouiller, en oubliant le poids des années. Lisa avait cette impression de lui donner, parfois, un peu d'apesanteur, de quoi fuir la vie, les tourments du «travail» et le temps qui passe. Il l'avait écrit un jour, «je ne suis pas sérieux avec toi». Elle le savait. Elle le savait quand il la rejoignait à l'université au lieu de se rendre à une réunion, seulement pour la surprendre, seulement pour lui montrer, sans l'avoir jamais dis avant la fin du mois de mars, qu'il l'aimait. Comme deux ados sans tout le poids des responsabilités sur les épaules, le feraient. Elle s'en voulait un peu d'avoir douté, d'avoir eut besoin de ces mots, quand les actes le lui prouvaient largement. Tout ces souvenirs, comme des myriades d'étoiles dans un ciel d'été, étaient autant de preuves qu'elle rendait peut-être Benett heureux bien qu'elle n'en ait pas l'assurance. Qu'elle le sauvait, comme il l'avait dit, surgissant dans sa vie comme un rayon de soleil au travers des nuages. Qu'elle lui donnait cette jeunesse qu'il n'avait pas prit le temps d'avoir.

«- Oui j'ai grandis à Hambourg ! Je te ferais faire la visite des lieux sans problèmes, il est vrai que compter sur Benett pour une telle entreprise sera difficile, je le soupçonne de ne pas connaître la plupart des coins de cette ville ! Hormis son bureau, le tribunal, les hotels et restaurants de luxe. Et les boutiques.» elle sourit.

Elle ne fait aucun commentaire sur les boutiques, c'est privé. Mais souligne le fait qu'ils ont déjà promené tout deux dans Hambourg. Lisa ne sait pas que l'homme connaît d'avantage Hambourg qu'elle ne se l'imagine, alors qu'elle pense encore qu'il habite à Berlin. Elle lui vouait une confiance aveugle et si elle avait déjà eut à s'informer sur les Rosenthal pour les cours, elle avait souvent demandé les informations directement à la source et n'avait jamais cherché à googeliser Benett. L'amour était pour elle synonyme de confiance mutuelle. Malheureusement pour elle.

«- Donc tu t'es établie à Hambourg toi ? Benett va peut-être finir par être plus enclin à venir y vivre, lui aussi !» lance innocemment Lisa, non sans une certaine excitation transparaissant dans sa voix.

Lisa pensait encore que ce qui retenait Benett à Berlin,  c'était la présence de sa famille là-bas. Lizzie ici, bien qu'elle n'oubliait pas Henry dans son calcul qui lui était probablement toujours à Berlin, Benett voudrait peut-être rejoindre sa soeur, du fait de leur proximité, de leur lien... et Lisa pourrait alors espérer aller de l'avant avec une installation. Si seulement.

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J'avais dis demain.... puis à 2:30 c'est parti en cacahuètes XD


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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Jeu 10 Mai - 1:38




THE TIME HAS COME TO PICK A SIDE
LE DÉJEUNER LE PLUS IMPORTANT D'UNE VIE ? MAYBE. ft LISA & LIZZIE








Le regard de Lizzie vint par automatisme se poser sur le téléphone portable de son interlocutrice lorsque celui-ci s’éclaira à la réception d’un message. Elle n’eut aucune difficulté à reconnaître le visage de son frère en fond d’écran. Elle détourna aussitôt les yeux en haussant les sourcils. Benett était vraisemblablement parvenu à infiltrer toutes les strates de son être. Plus trivialement, cette gamine était tellement atteinte que cela en devenait effrayant. Effrayant d’intensité, effrayant comme un vertige qui saisit le coeur devant un précipice, effrayant d’étrangeté aux yeux d’Elisabeth qui n’avait, aussi loin qu’elle puisse s’en souvenir, jamais ressenti un tel émoi nimbé d’extase pour un homme. Julian était parvenu à frôler son essence mais tout cela s’était déroulé de manière bien moins explosive, bien plus insidieuse, bien plus douloureuse. Il y avait eu la passion des débuts, certes, les emportements du coeur, les frissons au creux du ventre et le sang dans les joues mais le bonheur qu’elle avait pu ressentir au lendemain de ses fiançailles n’avait rien à voir avec l’amour, il était davantage la conséquence d’une intense satisfaction, celle de suivre à la lettre son plan de vie, celle de répondre parfaitement aux attentes de son milieu, de sa famille, de son conjoint. Elle en était à l’époque tout à fait consciente, cela l’attristait parfois sans réellement lui poser problème, elle avait appris très jeune à apprécier le goût des couleuvres. Le fait que l’amour puisse rendre heureux avait toujours été à ses yeux un concept romanesque. Cela n’enlevait rien à la puissance des sentiments qu’elle avait pu éprouver à l’égard de son ex-mari, des sentiments si aveuglants qu’elle avait sans s’en apercevoir fait siens les désirs et aspirations de cet homme jusqu’à s’éteindre, complètement. L’amour ne l’avait jamais rendue heureuse. L’amour l’avait torturée, réactivant sa dépendance affective infantile qui la consommait derrière le masque lisse de son apparente tempérance. Elle n’avait jamais perçu dans son propre regard ce qu’elle trouvait flagrant dans celui de Lisa, cet éclat rayonnant, puissant, sublime. Peut-être qu’elle n’aurait pas supporté de voir le visage de Julian plusieurs centaines de fois par jour sur l’écran de son portable car leur relation était intrinsèquement nocive. Peut-être que c’était elle l’étrange, l’anormale, l’aberrante.

Elles parlèrent d’Hambourg. Elisa se souvint alors que son interlocutrice ignorait tout du récent déménagement de son frère. Elle pensa à nouveau à l’ironie du sort, au terrible destin de Louise qui en persuadant Benett de quitter Berlin l’avait littéralement jeté dans les bras de sa jeune maîtresse. Quoi qu’il en soit, son frère connaissait bien mieux Hambourg qu’elle semblait le penser. Lizzie avala une bouchée de salade en se demandant quelles contorsions elle allait  encore devoir s’imposer pour sortir indemne de ce déjeuner.  « Il est clair que je suis bien plus contemplative que lui. La première fois que j’ai pu me promener seule dans Hambourg, je devais avoir quatorze ou quinze ans, j’ai passé ma journée à regarder les reflets changeants sur l’Elbe et les canaux. J’ai raté mon couvre-feu parce que je tenais à rester dehors jusqu’au bout du coucher du soleil. J'ai fait la même erreur le lendemain. Ils ont tous cru que je m'étais trouvée un petit copain hambourgeois, je crois que Benett en est encore persuadé. » Lizzie esquissa un sourire. Ses rêveries avaient souvent fait l’objet de railleries au sein de la famille, notamment de la part de son père. Il n’y avait rien de plus sérieux, pourtant. Sans ses ballades solitaires, qu'elles aient été effectuées à pieds ou en pensées, elle n’aurait jamais pu supporter le carcan familial avec autant de dignité. Elisabeth reprit une gorgée de bière puis opina du chef lorsque Lisa lui demanda si elle s’était installée pour de bon sur Hambourg.  « Oui, j’ai acheté un appartement dans le centre il y a trois mois. Le plan était de m’éloigner le plus possible de Munich et de mon ex. Malheureusement, à l’époque merveilleuse à laquelle nous vivons, la distance géographique est loin d'être une garantie de tranquillité. » Liz laissa un rictus sarcastique se dessiner sur son visage. Elle préférait aborder le sujet de son divorce plutôt que de se lancer dans un mensonge éhonté concernant son frère, c'était dire le caractère critique de la situation. C’était une chance que sa rhétorique soit habile car elle allait devoir s’habituer aux pirouettes.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Jeu 10 Mai - 12:27


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


La jeune femme sourit en apercevant son téléphone qui s'allume comme elle reçoit un message de Benett. La demoiselle s'abstient d'y répondre comme elle est avec Lizzie même si elle en a fortement envie. Lisa laisse son écran devenir noir avant de finalement le prendre pour adresser une courte réponse à son cher et tendre qu'elle ponctue d'un je t'aime. Depuis le crash la demoiselle ne s'interdit plus de le lui dire, ainsi qu'elle le lui a promit. Il l'avait autorisé à le dire, dans un même temps. Lui-même probablement effrayé par la crainte de la perdre lui avait rendu ces mots. Depuis elle les avait rarement entendu de nouveau. Relu parfois, simplement.

La demoiselle adresse un sourire à Elisabeth en reposant son téléphone sur le côté. L'étudiante se désintéresse alors de ce dernier pour focaliser son attention sur sa belle soeur comme toutes deux parlent de visiter Hambourg. Lisa note que ce n'est pas Benett qui montrera vraiment la ville à sa cadette comme elle le soupçonne de ne pas la connaître. Pour la jeune femme, Benett habite toujours à Berlin. Et elle pensait qu'il y restait pour Elisabeth et Henry.

“- Oh je vois que Benett était déjà du type à s'inquiéter à propos des hommes… j'ai eut le droit dernièrement à une scène de jalousie terrible faisant valoir que notre relation avait tout de même atteint un certain stade. Certes et savoir qu'il partageait cet avis fait plaisir… mais tout ça parce qu'il s'était mis en tête que mon entraîneur me drague…. Et même si c'était le cas… peu importe tant que moi je n'y fais pas attention. Il me semble. Enfin bref.

Elle fronce un sourcil lorsque la brune évoque le fait qu'elle habitait Munich. Lisa a sûrement mal compris les propos de Benett. Elle avait toujours supposé que Lizzie habitait Berlin mais après tout elle ne tenait pas cette information de Benett. Soit elle a sûrement mal interprété les propos de son cher et tendre.

“- Oh cela se comprend. Ce n'est pas facile j'imagine. C'est une pointure du barreau.”

Lisa sait assez peu de choses sur le divorce d’Elisabeth mais elle est au courant tout de même que son futur ex-mari est un magistrat lui aussi. Mais Benett avait très peu parlé du divorce de sa soeur avec Lisa.

“- Il ne te fait pas trop la misère tout de même ?”

Lisa ne capte pas que Lizzie veut juste changer de sujet pour ne pas parler de Benett et des espoirs de la demoiselle de le voir venir sur Hambourg pour finalement s'établir ensemble. Et lisa se raccroche à cet espoir alors que pour elle le fait qu'il ai parlé d'elle à sa soeur marque un tournant important dans leur relation. Et par ailleurs elle se détend en commençant à apprécier Lizzie.
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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Dim 13 Mai - 22:44




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Lizzie manqua de s’étouffer avec son crouton lorsque son interlocutrice évoqua une rocambolesque crise de jalousie dont son frère aurait été l’auteur. Elle n’avait aucun mal à imaginer Benett s’enflammer de la sorte mais elle ne pouvait s’empêcher de considérer que le caractère totalement outrancier, injuste et inadapté de sa colère compte tenu du contexte aurait tout de même dû le retenir. Elisa préféra ne pas s’attarder sur l’argument qu’il avait d’après les dires de la jeune femme utilisé pour justifier son comportement, le gardant tout de même dans un coin de son esprit car il s’agissait d’un élément précieux pour évaluer le caractère sérieux de leur relation. Elle roula des yeux d’un air exaspéré. Son frère ne se contentait pas de se laisser enliser par le piège de son infidélité, il creusait lui même dans les sables mouvants. Elisabeth avait subitement envie de vider d’une traite le verre de vin de l’étudiante, cette boisson était bien plus adaptée à l’espèce de tourment qui remuait son esprit. Elle se consola avec une gorgée de bière puis dessina sur ses lèvres un sourire qu’elle teinta ostensiblement d’affection.  « Il a toujours eu un côté sanguin, une bonne partie de mes ex peut en témoigner. Il s’emporte vite mais il a de bonnes intentions. » Et de cela, Lizzie en était persuadée. Il s’était de toute évidence plus d’une fois laissé dompter par ses émotions et son impulsivité mais il n’avait dans l’absolu jamais voulu blesser personne, probablement pas même le pauvre entraîneur qui avait certainement dû en prendre pour son grade ce jour-là. La cadette Rosenthal laissa échapper un imperceptible soupir, elle savait pertinemment qu’elle se rangerait toujours de son côté même s’il commettait le plus atroce des crimes. Elle se projeta l’espace d’un instant en train de dissoudre à l’acide dans la baignoire de son appartement un cadavre fraîchement sorti du coffre de la précieuse BMW de son aîné. Son imagination la perdrait.

La conversation tournait désormais autour du tumultueux divorce de la magistrate. Elisabeth avait appris à aborder publiquement le sujet en feignant si bien l’indifférence qu’on la voyait à peine serrer les dents. A chaque événement mondain, elle avait systématiquement droit de la part de ses congénères de l’élite sociale aux mêmes démonstrations de compassion et de sollicitude imbibées d’une hypocrisie à peine voilée. Elle savait que ces vautours n’avaient qu’un seul et unique but, humer la délicieuse odeur du scandale et se délecter de la moindre manifestation de vulnérabilité. Devant les projecteurs, Lizzie avait toujours été l’incarnation de la perfection. La dignité et la discrétion avec laquelle elle avait affronté les épreuves de sa jeunesse avaient même sublimé son image et renforcé son statut. Comme toutes les étapes majeures de son existence, sa récente séparation était rapidement devenue une affaire publique et les accusations de diffamation auxquelles elle faisait face menaçaient pour la première fois d’ébrécher sérieusement sa réputation. Beaucoup de mondaines se réjouissaient à l’idée de la voir dégringoler en bas de l’échelle sociale. Elisa avait donc pris l’habitude de commenter son divorce tout en contrôlant son image et ses émotions. Le fait que son interlocutrice du jour ne soit pas une sale vipère rendait  de surcroit l’exercice bien moins désagréable. Elle haussa les sourcils en esquissant un sourire en coin.  « Il fait de chaque jour de ma vie un enfer mais je n’en attends pas moins de lui. » Elle préférait ne pas se replonger pour la millième fois dans l’analyse des raisons et facteurs qui poussaient son ex à lui pourrir autant l’existence. Il ne fallait pas qu’elle perdre de vue l’objectif de ce déjeuner.

S’aventurer au delà des banalités avait un avantage, une forme de confiance semblait s’être installée entre les deux femmes. Quant à Lisa, elle était de toute évidence bien plus à l’aise qu’au début de l’entrevue. Lizzie se permit donc de balancer un pavé dans la mare d’un air tout aussi naturel que si elle avait demandé à ce qu’on lui passe le sel.  « Dis-moi Lisa, est-ce que tu veux des enfants ? » La magistrate savait que dans quelques instants, il lui faudrait probablement désamorcer la bombe qu’elle venait de déclencher. Elle n’avait aucune envie de se retrouver en situation de dévoiler quelque indice incommodant que ce soit concernant la situation familiale de son frère. Elle ne pouvait néanmoins se contenter de rentrer chez elle avec comme simple butin le portrait flatteur d’une étudiante charmante, sincère, de bon goût, bien éduquée, ambitieuse et doublée d’une sportive de haut niveau. Lizzie faisait confiance à son frère, il savait s’éprendre de femmes de qualité et il était suffisamment perspicace pour repérer les sangsues cupides qui n’en avaient qu’après son argent. Les obstacles à leur relation se situaient ailleurs, ils n’avaient rien à voir avec la pureté de l’amour qu’ils pouvaient se porter et ils allaient bien au delà de l’infidélité de Benett. Avec sa question, elle cherchait à savoir si Lisa avait déjà concrètement songé au futur. Si Elisabeth était persuadée qu'elle se berçait d’illusions, il lui fallait encore découvrir à quel point.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 14 Mai - 0:06


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


La demoiselle hoche la tête en écoutant la réponse de Lizzie. Elles partagent toutes deux un point commun, à vrai dire, vis-à-vis de Benett, résidant dans l'idée que l'une et l'autre lui cherchent des excuses et de bonnes raisons d'agir à chaque fois que ce dernier fait quelque chose. De fait quand Lizzie dit qu'il est sanguinaire et que ses anciens petits copains peuvent en témoigner, mais souligne que son frère n'est pas pourvu de mauvaises intentions, Lisa n'a aucun mal à la croire, naturellement. Elle sait très bien en soit, est intimement convaincue, que Benett n'est pas mauvais, qu'il ne cherche pas à être méchant, qu'il n'a aucune mauvaise intention quand il agit.

"- Certainement... mais j'espère tout de même qu'il n'a pas traumatisé ces pauvres exs ?" questionne la demoiselle avec un demi sourire.

Malheureusement pour elle dans leur affaire, elle avait été plus traumatisée que ne l'avait été Alexander, en soit. Parce que c'est elle qui avait alors avoué aimer Benett, se confrontant à un mur ce jour-là, incapable de lui répondre par ces mêmes mots, ce qu'il n'avait fait que trois semaines plus tard dans un quai de gare après avoir cru qu'il l'avait perdu. Sur le coup, Lisa avait pleuré et les deux s'étaient disputés, avant de se réconcilier dans la patinoire elle-même. Ou plutôt dans les vestiaires de celles-ci. Mais Lisa avait tout de même eut peur après cela et cette peur était restée finalement ancrée en elle, tapie, jusqu'à ce que l'homme avoue enfin l'aimer.

Mais Lizzie n'a pas envie de trop s'éterniser sur son frère et sur les crises de jalousie de ce dernier de toute évidence, car elle évoque assez rapidement, finalement, un autre homme qui continu malheureusement de marquer sa vie et ce dans le mauvais sens du terme, malgré leur séparation qui aurait dût libérer la jeune femme de l'emprise de ce dernier. Mais ce n'était pas le cas. Car ce n'était pas un divorce à) l'amiable et que les choses s'annonçaient donc compliquées. Lisa demande plus d'informations, comme Benett ne lui en donne guère. Peut-être que Lizzie l'acceptera, elle. Après tout il est normal que le frère ne veuille pour sa part pas parler des affaires de sa sœur à la place de cette dernière.

"- Oh je vois, j'espère que tu en seras bientôt débarrassé... C'est tout le mal que je te souhaite. Je comprends que Benett soit un peu tendu quand il me dit qu'il est préoccupé par cela." répond simplement la demoiselle.

Au vu du caractère de Benett il était probable qu'il soit capable de casser la gueule de Julian, tout magistrat soit-il, si ce dernier commençait à trop faire chier Elisabeth. Ce qui était peut-être déjà le cas, Lisa n'en savait rien. Benett ne parlait pas énormément du divorce de sa sœur. Souvent il parlait d'elle uniquement pour la complimenter ou évoquer une future visite, ou sortie ensemble.

Lisa porte délicatement son verre de vin à ses lèvres, comme Lizzie demande si elle veut des enfants. La réponse de Lisa à cette question ne tarde pas, car la jeune femme a déjà réfléchit à la question, elle sait plus ou moins ce qu'elle veut à ce sujet. Répondre à Elisabeth n'est alors pas bien compliqué.

"- Oui, j'en veux un jour mais pas tout de suite. Je préférerais être installée d'abord pour avoir une situation de vie stable. Ce qui passe aussi par le fait d'avoir un emploi, de ne plus être étudiante et de pouvoir ainsi subvenir aux besoins de mon ou de mes enfants." répond sagement la demoiselle, avant de reprendre la parole, tout aussi raisonnablement. "En soit j'ai le temps, pour résumer."

Lisa ne lui retourne pas la question, sachant fort bien que Lizzie est stérile et elle préfère ne pas remuer le couteau dans la plaie, alors qu'elle observe la brune lui faisant face. Lisa est plus détendue, offre des sourires moins crispés à son interlocutrice, même si elle n'oublie pas pour autant l'importance de ce déjeuner dans sa relation avec Benett, consciente tout de même que si tout semble bien se passer avec Lizzie, cette dernière analyse certainement tout ses propos et peut avoir un impact considérable sur son frère.

"- Je crois par ailleurs que Benett n'est pas pressé non plus. J'aime autant ne pas précipiter les choses et profiter du temps que nous avons à deux avant que les responsabilités ne nous écrasent. Avoir un enfant change la vie et impacte un couple, sa dynamique. Alors même si j'en veut un jour, pour le moment je veux surtout pouvoir être avec lui, nous installer, tout ça. Mais il ne semble pas décidé à quitter Berlin..." fait-elle remarquer, un sourire légèrement nimbé de tristesse aux lèvres.
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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mer 16 Mai - 0:16




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Les lèvres plongées dans ce qui lui restait de breuvage houblonné, Liz prit un instant pour analyser la question de son interlocutrice concernant l’état psychologique dans lequel son aîné avait laissé ses anciens compagnons. Elle se demandait s’il s’agissait d’une simple manière de relancer la conversation ou si l’étudiante était également investie dans une démarche active de chasse à l’information. Il serait hasardeux de se convaincre qu’elle était la seule manipulatrice de la tablée, mieux valait considérer qu’elle ne jouait pas aux échecs toute seule. Elisabeth se contenta de bouger son pion favori, celui de l’humour.  « Je leur aurais volontiers posé la question s’ils avaient donné signe de vie après avoir croisé son passage ! » La brune laissa échapper un éclat de rire. Il s’agissait bien évidemment d’une exagération, exagération qui comportait toutefois un fond de vérité. Aucun membre de la gent masculine ayant eu l’audace de s’afficher à son bras n’avait jamais su trouver grâce aux yeux de Benett. S’il lui était parfois arrivé de s’en offusquer avec sincérité, Liz en avait surtout énormément joué. Lorsqu’elle était adolescente, elle savait qu’il suffisait d’une rumeur à peine sulfureuse couplée à la moindre pointe d’impertinence, de rébellion ou de détresse dans sa voix à travers le combiné du téléphone pour faire sauter son frère dans le premier vol pour Berlin. Elle le savait mais elle n’en était pas persuadée, constamment anxieuse à l’idée qu’il puisse ne plus réagir, qu’il puisse l’oublier, l’abandonner. Le doute persistait car la seule personne dont elle cherchait véritablement à attirer l’attention demeurait désespérément indifférente, silencieuse et absente. Alors elle persistait aussi. Lizzie acceptait de le reconnaître aujourd’hui, son mal-être et sa solitude d’alors l’avaient à plusieurs reprises poussée à se mettre en danger en fréquentant des types peu recommandables aux intentions clairement suspectes. Sans Benett pour compenser l’absence paternelle et, parfois, éloigner ces indésirables, elle aurait sans doute une montagne d’autres regrets à déplorer.

A force de revisiter le passé, Lizzie en avait presque terminé sa bière. Elle ne réagit pas lorsque Lisa lui apprit que son frère lui avait confié être préoccupé par sa situation mais cela lui faisait un quelque chose, comme une pointe à l’orgueil. Elle se rappellerait toujours de l’expression sur son visage lorsqu’elle lui avait confié les violences dont elle avait été victime. Elle n’avait pas envie qu’il s’inquiète pour elle, encore moins publiquement. Elle avait néanmoins cruellement besoin qu’il le fasse, son indifférence l’aurait dévastée. C’était le paradoxe inextricable qui avait dominé son existence toute entière. C’était également un thème dans les méandres duquel son esprit pouvait aisément s’égarer. Le retour à la stratégie était donc le bienvenu à ce stade de la conversation. Lizzie écouta avec attention la réponse de l’étudiante concernant son désir d’enfant et ce qu’elle en retira fut une nouvelle fois mitigé. Elle ne pouvait qu’approuver son souhait d’acquérir une réelle indépendance avant d’envisager une grossesse d’autant plus que son discours contrastait avec la trajectoire de vie de sa belle-soeur. Elle ne pouvait néanmoins s’empêcher de voir de nouveaux obstacles se dresser au loin.

Si Lizzie semblait à chaque minute qui s’écoulait se prendre davantage d’affection pour la jeune femme, la liste des réserves concernant l’avenir du couple qu’elle formait avec son frère s’allongeait à la même allure. Il y avait de toute évidence dans cette relation beaucoup d’affects et pas assez de raison. « En voilà, des discussions sérieuses en perspective. » L’ouverture évasive enrobée de bienveillance. Elisabeth ne pouvait se contenter que de cela. Lorsque l’on veut marcher sur des oeufs sans perdre la face ni le sourire, mieux vaut ne pas essayer d’imiter les acrobates du Cirque du Soleil. Lizzie s’émut néanmoins de la tristesse qui vint s’inscrire sur le visage de Lisa lorsqu’elle évoqua le fait que Benett n’avait pas l’intention de quitter Berlin, ce qui la retint de changer immédiatement de sujet. La pauvre étudiante était à des années lumières de se douter qu’elle se tourmentait pour les mauvaises raisons. Elisabeth ressentit le besoin de continuer à parler pour ne rien dire, probablement parce qu’elle appréhendait le silence qui menaçait de s’installer.  « Je ne peux pas répondre à sa place. Tu sais, ce qui se trame dans la tête de Benett est souvent bien obscur, même pour sa propre soeur. » Il s’agissait toujours de garder une forme de neutralité, de ne pas prêter à son frère quelque intention que ce soit, de ne pas orienter les ruminations de la jeune femme dans une direction particulière et surtout, de ne pas trahir l’existence d'un secret. Elle s’en doutait toutefois, Lisa devait savoir qu’elle en savait davantage que ce qu’elle prétendait. Lizzie décida de rompre la lourdeur qui s’était abattue sur la conversation. Elle lança son interlocutrice un sourire en coin. « Mais tu es maligne, avec un peu de ténacité tu réussiras bien à le coincer pour l’obliger à parler de tout ça. »  Il en fallait, de la ténacité et de la ruse pour parvenir à coincer un expert de la manipulation comme Benett. Elisa y songea quelques instants en mâchant une feuille de salade verte.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mer 16 Mai - 1:35


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


La question de Lisa est innocente, à cette table, une seule est douée aux échecs, c'est certainement de famille. Et Lizzie comme Benett jouent sur le même plateau, où Lisa n'est qu'un pion, la Reine, que tout deux, pourtant, préservent de la Reine adverse. Pour le moment. Echec et Mat ? Pas tout de suite de toute évidence. Lisa est encore loin de se douter de tout ce qui est contre elle, de tout ces pions qui gigotent en même temps qu'elle. De ces mensonges que Benett lui fait en permanence quand, amoureuse, elle n'ose pas douter de ses dires, lui faisant confiance. Pour elle c'est primordial dans un couple : faire confiance à l'autre. Et pourtant l'histoire de ses parents aurait dût la rendre méfiante sur ce point. Mais elle avait vu trop d'amie ruiner leurs histoires par jalousies, parce qu'elles avaient manqués de confiance en leurs petits amis, que certaines accusations n'étaient pas passées.

«- Je comprends. Il peut être très intimidant quand il veut.» répond la demoiselle avant d'esquisser un sourire léger. «Je me suis demandé si après m'avoir crisé dessus il n'allait pas casser la gueule d'Alexander. Heureusement il ne l'a pas fait. Je me suis retrouvée à le suivre, patins aux pieds, à quelques semaines seulement d'une compétition...»

Et elle était tombée en soit, avait manqué de se blesser. Le quadragénaire était alors revenu vers elle, la prenant dans ses bras, la portant comme une princesse en observant sa blessure. Et comme elle avait remarqué qu'il ne réagissait pas à son aveux, à son «je t'aime», celui qu'elle avait gardé pour elle si longtemps, qu'elle n'avait pas osé lui avouer plus tôt, il lui avait brisé le cœur en ne pouvant répondre à ses sentiments, pour le faire finalement un peu plus tard à cause du crash.

Lisa ignorait l'ironie de son propos et la différence qu'elle montrait là avec Louise, dont elle ignorait que cette dernière était une Rosenthal, face à Elisabeth. Elle ignorait que Benett avait chez lui une femme qui avait eut un enfant, trop jeune, et avait tout abandonné pour lui et pour son mari. Au contraire Lisa entendait accomplir son envie, celle de devenir avocate, avant de penser aux enfants. Elle avait clairement le temps pour cela, préférait d'abord avoir une situation stable. La sagesse de son propos contrastait avec son jeune âge et les discours de ces filles qui ne se rendent pas toujours compte de la portée de leurs actes. Elle montrait une certaine maturité, en montrant qu'elle n'avait pas l'intention de faire un bébé sur un coup de tête, que la décision serait réfléchie. D'autant plus qu'elle ne voulait pas brusquer Benett et que leur situation avec un enfant ne serait plus la même. Elle voulait d'abord profiter de la vie à deux, avant de penser à faire un bébé. Elle ignorait qu'en affirmant vouloir un diplôme avant le bébé et sous-entendant alors qu'elle ne comptait pas dédier sa vie à tenir une maison et éduquer des enfants, elle montrait aussi son désir de vivre différemment de l'officielle belle-sœur d'Elisabeth.

«- Effectivement, mais comme je le disais, nous avons le temps. J'ai encore une année et demi de stage avant de prendre mon barreau, pour commencer. Ensuite il me faudra commencer à travailler, creuser un peu mon trou. Après on pourra peut-être discuter de bébé. Je ne dis pas qu'accidentellement il n'est pas possible d'en avoir plus tôt... mais ce n'est pas ce que je souhaiterais. Je sais qu'il serait difficile de finir mes études en étant enceinte ou mère hors je ne veux pas laisser ces dernières en plan. De plus je ne veux pas brusquer Benett et nous avons le temps pour tout ça. Et un tas de choses à faire avant de penser à ça.»

Lisa veut des enfants évidemment, mais pas tout de suite. Elle n'est pas prête à sacrifier son boulot, ses études et sa relation avec Benett pour essayer de consolider leur amour par la naissance d'un enfant béton qui rate les trois quarts du temps alors que le bébé pour sa part n'a rien demandé. Non, ils ont le temps, selon Lisa. Dans la configuration actuelle en tout cas. Elle hoche la tête comme son interlocutrice dit ne pas pouvoir répondre à la place de Benett comme elles abordent la question de la ville d'habitation de ce dernier. Et finalement, Lisa pose son regard sur Elisabeth, en cherchant ses mots. Et elle se mord la lèvre inférieure, cherchant par où commencer.

«- Je sais que tu dois te dire que je suis un peu trop jeune. Un peu naïve. Un peu... que peut-être pour moi, tout ça ce n'est qu'un jeu, que ça va me passer, que je veux juste être... avec un homme mûr.» elle marque une pause. «Je ne suis pas stupide, tout du moins je ne crois pas l'être. Ce n'est pas passager. Je... je ne sais pas trop ce que tu pense de tout ça, mais je puis t'assurer que je ne suis pas là pour le grand frisson, les interdits, le fantasme de se "taper" un mûr. Et j'ai peut-être l'air... je ne sais pas trop, en fait, de quoi j'ai l'air. Mais j'ai la tête sur les épaules. Enfin je veux dire... C'est pas parce que je l'aime que je vais m'emballer ou précipiter les choses. C'est à dire... Je ne dis pas que je n'ai aucun élan de spontanéité, mais pour les grosses décisions, tout ça, je n'agis pas sur un coup de tête. J'ai réfléchis à tout ça. Je... ne voudrais pas que tu t'imagine que je suis une écervelée à la princesse Disney dingue de son prince charmant, ou que je suis là pour l'argent, que je ne réfléchie pas, que je me laisse vivre tout ça... ce n'est pas le cas...» se jette-t-elle à l'eau, anxieuse de ce qu'Elisabeth peut penser d'elle, ouvrant alors son cœur à cette dernière. Mais s'il disait qu'elle l'avait sauvé, Lisa essayait de se réconforter et de se donner du courage en se disant qu'elle était peut-être ce dont il avait besoin, toute en demie-mesure. Elle n'en savait trop rien.
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 21 Mai - 0:56




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Lizzie manqua de perdre son flegme devant le flot interminable de paroles saturées d’anxiété qui s’écoulait du seuil des lèvres de Lisa sans autre interruption que quelques pauses hésitantes. Elle avait senti une forme d’impalpable malaise s’insinuer dans la conversation dès que son interlocutrice avait commencé à s’appesantir sur le sujet des enfants et cette impression désagréable n’avait cessé de croître jusqu’à trouver son apogée pendant cette étrange et maladroite plaidoirie visant à défendre leur couple. L’écouter lui était presque douloureux, elle avait envie de mettre un terme à cette explosion de confessions et de la sauver de son initiative qui n’avait rien de nécessaire mais elle n’en fit rien. Ses manières lui dictaient de se taire, de rester stoïque et d’essayer d’ôter de son esprit l’image mentale de cette jeune étudiante en train d’assouvir quelque fantasme tordu avec son frère qu’elle n’avait jamais affublé de caractéristiques sexuelles, encore moins de l’étiquette d’homme mûr.

Elisabeth avait lâché sa fourchette, déstabilisée. Elle se sentait prise au dépourvu par cette jeune femme dont le comportement déjouait tous les codes de son milieu. Elle n’avait jamais appris à réagir à un tel condensé de violente honnêteté, à peine enrobé d’euphémismes et de métaphores. Lizzie ne concevait pas que l’on puisse étaler ainsi sa vulnérabilité hors d’un contexte d’extrême nécessité. Elle fixa Lisa un instant encore. Son visage restait de marbre tandis que la porcelaine dont semblait être fait celui de la jeune femme continuait à se craqueler, dévoilant une intense insécurité trahie par son besoin de plaire et de se justifier. D’où venaient ces jugements hâtifs et caricaturaux qu’elle attribuait avec tant d’émotions à une femme à qui elle avait à peine adressé quelques mots ? De Benett ? De ses proches mis dans la confidence ? De quelques injonctions morales ? De la société ? Probablement d’elle-même. Lizzie prit une profonde respiration.  « Oh, Lisa… je n’ai jamais rien insinué de la sorte. Crois-moi, si je t’avais suspectée ne serait-ce qu’un seul instant de te servir de mon frère pour son argent, ta carrière ou pour assouvir je ne sais quel fantasme, je n’aurais pas attendu que tu m’invites à déjeuner pour te payer une petite visite. Je peux être très intimidante moi aussi. » Elle se mit à sourire en haussant les sourcils pour ne pas que son trait d’esprit soit confondu avec une menace. L’opération de déminage s’avérait plus délicate que prévue.

Lisa ne l’avait pas invitée à déjeuner pour faire connaissance et échanger quelques banalités. Elle était venue chercher son assentiment, sa bénédiction. Les affirmations qu’elle lui assenait étaient fissurées par le doute, elles appelaient une réaction, une réponse, une validation. Elle avait besoin d’être rassurée, sur la légitimité et la qualité de son couple, sur la légitimité et la qualité de sa propre personne. Lizzie reconnaissait cette urgence, elle l’avait si souvent ressentie dans sa propre chair. Elle n’avait toutefois jamais réclamé à ce qu’elle soit satisfaite de manière aussi directe. Lisa la mettait dans une position inconfortable. En se mettant ainsi en danger, elle l’obligeait à s’impliquer, à émettre un jugement alors qu’elle s’était promis de rester neutre tant qu’elle n’avait pas décidé quel parti prendre. La cadette Rosenthal choisit de répondre avec bienveillance, refusant néanmoins de parler en son nom.  « J’ai confiance en Benett. S’il te fréquente depuis trois ans, s’il éprouve des sentiments pour toi, c’est que tu n’as rien d’une écervelée. » C’était également la direction que prenait son intuition mais elle était trop  maligne pour se contenter d’une première impression, même les écervelées peuvent être bonnes actrices.

Il lui fallait dévier la conversation afin de reprendre le contrôle de la situation sans que Lisa ne la soupçonne de vouloir absolument éviter le sujet, quitte à payer de sa personne. Elle était prête à s’exposer à son tour, de manière toutefois bien plus calculée. Il fallait rétablir une forme d’équilibre. Lizzie se mit à toucher nerveusement son pendentif.  « Je suis désolée de t’avoir mis la pression avec mes histoires d’enfants… ça n’a pas grand chose à voir avec Benett et toi à vrai dire. C’est une question que je me pose constamment ces derniers temps, ça devient un peu obsessionnel. » Toujours assaisonner ses mensonges avec un soupçon de sincérité. Un rictus nerveux se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle laissait ses tourments l’envahir, rien qu’un peu. C’était constamment au moment où elle avait l’impression de maîtriser son existence que l’inattendu frappait. Lors de son trente-quatrième anniversaire, elle n’aurait jamais imaginé se réveiller célibataire un an plus tard. La vie parfaite qu’elle s’était construite en suivant scrupuleusement le cahier des charges livré avec son héritage s’était effondrée en quelques mois. Elle savait qu’en raison de ses troubles de la fertilité, il lui fallait agir vite si elle comptait suivre son plan initial, bâtir une famille et faire prospérer l’empire Rosenthal.  « J’ai toujours prévu d’avoir des enfants mais, jusqu’à peu, je ne m’étais jamais demandée si j’en voulais vraiment. » Plus elle y pensait et moins la perspective d’être mère lui semblait en accord avec elle-même. L’idée de renoncer à quelque chose dont elle n’avait pas viscéralement envie n’était malgré tout pas indolore. Lizzie chassa ces songes de son esprit et se concentra sur la conversation.  « Bref, ça ne me donne pas le droit de poser une question aussi intrusive à toutes les femmes que je croise. » Elle laissa quelques secondes s’égrener. Peut-être qu’elle aurait dû se montrer froide et infecte avec la jeune femme plutôt que de jouer l’équilibriste. Elle aurait même laissé son frère l’utiliser comme motif de rupture. Le fait qu’elles commencent à s’apprécier rendait la situation encore plus complexe. Lizzie replaça une mèche de cheveux derrière son oreille.  « Ne te prends pas trop la tête. C’est une mauvaise habitude, je parle d’expérience. » Elle sourit à nouveau puis planta sa fourchette dans un morceau de poulet, espérant que la suite du déjeuner se déroule sous l’égide des banalités.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Lun 21 Mai - 2:05


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Face à Lizzie, habituée aux masques et aux faux-semblants, Lisa était d'une honnêteté déstabilisante, peut-être. Elles ne jouaient pas avec les mêmes codes, n'avaient pas grandit dans le même monde. Lisa ne jouait pas, à vrai dire, elle était égale à elle-même, pleine et entière, intègre. Elle était peut-être trop honnête pour survivre dans le monde de requin dont Benett était issu. Peut-être trop droite et sentimentale, également. Trop fragile, certainement. Mais comment ne pas l'être, quand on a toujours manqué de confiance en soi, que celle que l'on a gagné aujourd'hui, on la doit à une personne que l'on a l'impression de pouvoir perdre à tout moment ? Lisa ne redoutait rien plus que cela. Ce n'était probablement ni raisonnable ni raisonné, mais elle avait peur, continuellement, de le voir la quitter, de réaliser un matin qu'elle était trop jeune. Dans cette histoire, Lisa n'était pas rassurée, parce que Benett n'avait prit conscience de ses sentiments que très récemment et que dans le fond, elle ne se sentait toujours pas très sûre de grand chose. Hormis de son amour pour lui. Cela la rendait vulnérable, tant elle donnait plus qu'elle ne recevait. Au milieu des faux-semblants et des masques que Lizzie avait l'habitude de fréquenter, Lisa se démarquait par cette honnêteté, cette fragilité, cette sincérité. Peut-être autant de facettes d'elle-même qui avaient contribuées à séduire Benett, tout aussi peu habitué que sa sœur à fréquenter des personnes si franches et intègres.

De fait,  elle redoutait que Lizzie puisse avoir quelques réserves sur l'amour qu'elle nourrissait pour Benett ou concernant leur avenir ensemble. Parce qu'elle savait l'importance qu'aurait l'avis d'Elisabeth sur leur couple. Elle savait très bien que Benett ne manquerait pas de discuter avec sa sœur et que les propos de cette dernière pourraient être décisif dans leur relation. Elle voulait ainsi autant connaître et découvrir Elisabeth, que rencontrer cette femme et voir par elle-même ce que cette femme, capable de la briser, de la réduire à néant en quelques mots, pouvait bien penser d'elle. Cependant ce déjeuner n'était pas concluant pour Lisa, qui n'avait finalement pas plus de réponses maintenant qu'en arrivant, au sujet de ce que Lizzie pouvait penser d'elle et du couple qu'elle formait avec Benett. C'était une situation d'autant plus angoissante que Lisa savait fort bien que l'écart d'âge jouait contre eux, aux yeux de beaucoup de monde. Ses amies lui avaient déjà dit qu'un quadragénaire n'attendait pas la même chose de la vie qu'elle-même, que leur différence d'âge pouvait entraîner un déséquilibre, un manque d'harmonie et finalement, provoquer ce qu'elle redoutait plus que tout.

"- Il me semblait... important... de le dire malgré tout. Beaucoup... sont prompt à juger et émettre des réserves. A dire qu'une telle relation privilégie l'affect à la raison, que ce n'est pas sérieux, que  nous ne pouvons pas être sur la même longueur d'onde... tout ça." répond la demoiselle.

Lisa se sent mal à l'aise, elle ne sait pas, elle ne sait plus. D'un coup ce déjeuner lui semble être un vrai cauchemar tant elle se met la pression et elle voudrait que Benett soit là, qu'il puisse lui donner son avis, la rassurer, la prendre dans ses bras et lui dire que ça irait. Elle jette un regard à son téléphone dont l'écran reste désespérément sombre depuis quelques minutes et elle tente de calmer les battements de son cœur. Lisa doutait, elle doutait plus souvent que ses sourires ne le laissaient penser. Elle était encore cette enfant de 6 ans, quelque part, que son père avait abandonné sans se retourner. Comment ne pas être amoché, ne pas avoir besoin d'être rassuré, quand votre propre père s'est tiré ? Elle voulait autant connaître Lizzie que savoir ce que cette dernière pensait de tout ça, évidemment et la pensée de son interlocutrice était depuis des jours une source d'inquiétude pour elle. Benett lui avait dit que tout se passerait bien, mais Lisa n'en était pas aussi sûre, tant elle avait peur de merder, de donner des raisons de douter à Lizzie.

Lisa hoche la tête comme Lizzie dit faire confiance à Benett. Effectivement, Benett n'était pas le genre d'homme qui s'encombrerait d'une potiche, aussi jolie serait-elle. Il l'avait peut-être fait pendant cette première année qu'ils avaient passés "ensemble" mais ces filles n'étaient pas entrées dans sa vie. Il n'avait gardé que Lisa. Ils avaient ensemble des conversations plus ou moins intellectuelles et si la demoiselle avait décroché un stage dans le cabinet Rosenthal, c'était déjà la preuve d'une certaine vivacité d'esprit et de capacités spirituelles. Ils avaient travaillés ensemble sur certains dossier et elle avait conscience que tout ses stagiaires ne pouvaient s'en vanter alors que Benett avait déjà assuré qu'il ne se souvenait généralement pas même de leurs prénoms. Benett était un homme de goût, elle le lui avait parfois reproché quand il l'emmenait dans de luxueux hôtels, jugeant bon de lui rappeler qu'elle n'avait pas besoin de tout ça, qu'elle n'était pas là pour ça. Mais d'un autre point de vu cette facette de lui témoignait probablement de la propre qualité de la rouquine, qui devrait y penser plus souvent et songer que Benett Rosenthal n'aurait jamais été séduit par elle, si elle avait été n'importe qui avec l'esprit d'un bulot. Elle avait eut des stages de qualité dans les cabinets Hambourgeois, dont tous ne pouvaient se vanter, et qu'elle n'aurait probablement pas obtenus si elle avait donné à ces maîtres de stages des raisons de douter de son potentiel dans leur cabinet.

"- Je... je comprends. La question est... légitime, je pense. Beaucoup de jeunes filles... rêvent du mariage, des enfants, sont parfois prêtes à arrêter leurs études pour cela. J'imagine qu'il est normal que tu te sois demandé si je voulais des enfants et si c'était un besoin... plus ou moins pressant. Mais non, ce n'est pas le cas. Je ne pense pas que faire des enfants aussi rapidement serait une bonne idée. Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, mais ce ne serait pas volontaire. Mes études sont pour le moment ma priorité, et je préfère avoir une situation stable, professionnellement comme personnellement. Avec Benett nous n'habitons même pas ensemble, ni même dans la même ville et mes études ne sont pas tout à fait finit, les conditions ne sont pas idéales en soit. Donc... j'en veux oui, mais je ne me met pas la pression quand à savoir quand je les aurais." répond la rousse.

Elle reporte son attention sur son verre de vin, prenant quelques gorgées de celui-ci alors que le calme revient à leur table et que le silence s'installe, chacune consciente, assurément, de l'impact de ce repas sur leurs vies et sur la relation amoureuse au centre de cet échange et de cette rencontre. Pourtant, Lisa finit par décider de le rompre, mal à l'aise.

"- Du coup, tu as déjà patiné ?" demande-t-elle en espérant revenir sur un sujet plus léger, quitte à parler un peu moins de sa relation avec Benett et parler plutôt de ses passions, échanger avec Elisabeth à ce sujet, s'intéresser à cette dernière. Après tout, sa relation avec Benett ne composait pas toute son essence, ne faisait pas d'elle l'intégralité de la femme qu'elle était;

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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mar 22 Mai - 0:03




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Son stratagème avait-il pris ? Lizzie n’en était pas persuadée. Peut-être que Lisa avait simplement compris qu’il valait parfois mieux cacher ses angoisses derrière un masque. Elisabeth pensa non sans se choquer elle-même que l’étudiante avait de la chance d’avoir croisé la trajectoire de Benett après la mort de leurs parents. Ces derniers auraient probablement opposé une résistance farouche à leur relation s’ils en avaient eu connaissance de leur vivant, même si celle-ci avait germé hors du terreau de l’adultère. Lizzie avait tellement souffert des barrières sociales dressées autour d’elle par sa famille qu’elle se refusait d’appliquer les mêmes principes dans ses propres jugements, bien que ces derniers soient malgré tout profondément ancrés en elle. Elle aurait aimé s’en défaire mais ils jonchaient le sol de sa réflexion et elle devait non sans efforts les enjamber comme des obstacles pour rester fidèle à la morale qu’elle s’était construite. On avait fait comprendre aux enfants Rosenthal qu’ils faisaient partie de l’élite et qu’il était dégradant de se laisser tirer vers le bas par des êtres estimés inférieurs. Une aventure honteuse pouvait encore être tolérée mais on ne l’aurait jamais pardonnée d’être prise sur le fait dans la lumière en compagnie d’un prolétaire. Lizzie avait ainsi appris à appréhender chaque individu qui croisait son chemin en le classant selon son statut social. L’expérience de la vie, quelques rencontres et sa propre raison l’avaient poussée à remettre en cause ce modèle et même à le trouver révoltant. Il ferait toutefois intrinsèquement partie de son identité jusqu’à son dernier souffle.

Elisabeth portait un regard à la fois gêné et attendri sur son interlocutrice et la charge émotionnelle qui semblait la submerger. Elle avait envie de lui prendre la main, de fixer ses yeux de biche et de l’assurer que tout irait bien, qu’elle n’avait rien à craindre, qu’elle était parfaite et qu’elle veillerait à ce que le clan Rosenthal l’accueille dignement mais elle n’avait guère le choix, il lui fallait rester sur la réserve et continuer à la regarder souffrir de l’expectative qu’elle se devait de lui imposer jusqu’à ce que son frère trouve le courage de prendre une décision. La décision. Elle ne répondit pas aux derniers mots de Lisa, se contentant d’opiner doucement du chef pour l’assurer qu’elle était parfaitement consciente des on-dits et qu’elle avait, en dépit de ces derniers, bien pris connaissance de ses intentions. A ce stade de la conversation, il faudrait être le pire des sceptiques pour douter de la pureté d’âme de la jeune femme.

Après quelques éternelles secondes d’un silence pesant qu’Elisabeth tenta de meubler en dégustant avec délicatesse son morceau de poulet, la conversation vrilla enfin vers un thème plus léger. Lizzie se réjouit que ce soit l’étudiante qui prenne l’initiative de lancer un nouveau sujet. Un sourire s’afficha sur son visage lorsqu’elle lui demanda si elle avait déjà patiné.  « J’adore patiner. Enfin, j’adorais. Je n’ai pas eu l’occasion de m’y remettre depuis une éternité mais ça m’évoque de bons souvenirs. Lorsque j’étais ado, mes parents m’envoyaient passer les vacances d’hiver en colonie, en Autriche. Imagine le Weissensee complètement gelé, au coucher du soleil, avec les Alpes de Gailtal comme décor. Je passais des heures et des heures toute seule sur la glace. » Lorsque Benett était parti étudier en Angleterre, un vide abyssal s’était creusé dans son existence. Si, en période scolaire, elle parvenait à tromper l’absence et l’ennui en s’investissant dans ses études et autres obligations sociales, l’oisiveté des vacances avait toujours eu tendance à la rendre mélancolique et plus impertinente qu’à l’accoutumée. Ses parents avaient donc pris l’habitude de l’inscrire à divers voyages organisés pour jeunes riches en quête d’aventure et de découvertes. L’hiver, c’était l’Autriche et ses splendides paysages montagneux. Elle y avait développé son goût pour la contemplation. Elle se rappelait des vives émotions qui la submergeaient lorsqu’elle filait à vive allure sur la glace du Weissensee, peinant à décoller ses yeux des nuances flamboyantes et changeantes du crépuscule recouvrant doucement les sommets enneigés, et que l'euphorie de l’adrénaline se mêlait à l’euphorie du beau. C’était l’image qui venait à son esprit lorsqu’elle pensait au patinage. Cette image et celle d’un baiser candide lorsque, rattrapée de justesse dans son énième chute par le garçon le plus séduisant du camp, leur étreinte s’était maquillée d’un échange de regards qui aurait difficilement pu mener à un autre dénouement. Son premier baiser.  « Enfin… pas toujours toute seule. » Ce souvenir laissa suspendu à son visage un sourire nostalgique, elle sentait presque encore le givre fondre sur le rose de ses lèvres.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Mar 22 Mai - 2:16


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


Lisa scrute son téléphone alors que le silence est retombé entre les deux femmes. Inconsciente des tourments d'Elisabeth qui voudrait pouvoir la rassurer, sans être en mesure de le faire toutefois car elle ne voulait pas prendre part à la mascarade dont Lisa était la victime, bien qu'il soit déjà probablement trop tard sur ce point, la demoiselle était perdue et ne savait guère ce que cette belle-sœur pensait d'elle. Intérieurement, Lisa ressassait les mots rassurants de Benett, ces fois où il avait dit d'elle qu'elle était un rayon de soleil dans sa journée, dans sa vie. Elle avait changé quelque chose en lui, dans son existence. Elle ne serait pas restée si ce n'était pas le cas après tout. La rouquine savait pertinemment que Benett pouvait séduire n'importe qu'elle femme, qu'il aurait put trouver quelqu'un d'autre, sans mal. Mais il laissait parfois entendre qu'elle était spéciale et qu'elle avait changé quelque chose dans son existence. Ici, face à Lizzie, elle devait se raccrocher à cela, elle avait vraiment envie d'y croire, car la conversation la déstabilisait quelque peu. Son inquiétude était probablement palpable, Lisa étant comme Louise : elle n'avait pas grandit dans le même monde que Benett et Lizzie. Si sa rivale avait finit par adopter les codes de ce monde, piquer leur comportement, oubliant parfois même d'où elle venait, ce n'était pas le cas de Lisa. L'argent de Benett ne lui était pas monté à la tête et elle était restée égale à elle-même, comme sa mère l'avait éduquée. Elle espérait ne pas changer seulement en fréquentant, de par son métier et de par Benett, des personnes issus de ce monde bourgeois. La jeune femme espérait rester toujours entière et sincère, conserver ses valeurs. Dans ce monde de conventions, de faux-semblants, son énergie positive surprenait probablement, mais peu importait. Benett l'avait accepté telle qu'elle était, ce n'était pas pour que la jeune femme change subitement, maintenant.

"- Oh j'imagine fort bien que le spectacle doit être fascinant ! J'ai déjà patiné en Autriche mais jamais dans de telles conditions, dans un tel cadre, ce devait être vraiment magnifique je ne peux que te comprendre sur ce point et te jalouser !"

Parler du patinage soudainement était le moyen de Lisa de faire retomber la pression tout en s'intéressant à Lizzie par la même occasion. Si Lisa maîtrisait beaucoup moins que Lizzie l'art du discours et de manipuler les conversations, elle n'en avait pas moins conscience d'être jugée au cours de ce déjeuner. Hors, moins parler de sa relation avec Benett et davantage de ses passions lui semblait être une judicieuse idée tant elle serait certainement moins stressée par des questions sur le patinage que des interrogations sur ses désirs d'avenir vis à vis de Benett.

"- Je vois, si tu me dis que Benett a déjà mis le pied sur la glace, je ne m'en remettrais pas, je te l'assure !" annonce la demoiselle non sans arborer un léger sourire. "Mais à en croire le sourire sur tes joues, je demanderais plutôt si celui-ci aussi Benett a finit par le traumatiser ou si les choses se sont bien passées pour ce dernier ?"

Lisa comprend bien évidemment que sa belle-sœur était en train de parler d'un garçon et la jeune femme trouve l'idée de patiner à deux en amoureux follement romantique, mais elle doute que Benett ait déjà réellement patiné dans sa vie. Et elle pourrait lui apprendre c'est vrai, mais il manquait probablement de temps pour s'adonner à une telle activité.

"- Tu n'auras qu'à venir à la patinoire si l'envie de rechausser les lames te prends ! On pourra se faire une petite séance à deux !" annonce la jeune femme avec un sourire.

Elles pourraient ainsi partager un chouette moment entre belles-sœurs en pratiquant ce qui à priori ressemblait fort à une passion commune. Il n'y avait rien de plus fédérateur que de partager de telles expériences et de tels moments de complicité. De fait Lisa commençait à se dire que la situation n'était peut-être pas catastrophique et qu'elles pouvaient s'entendre. Toutes deux avaient bien quelques points communs, puisque Benett l'avait déjà fait remarqué à la demoiselle. A commencer par le patinage visiblement, mais également le fait qu'elles aient toutes deux à cœur le bonheur du même homme. Il y aurait sûrement d'autres similitudes à lister, quand elles se connaîtraient mieux.


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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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Elisabeth Rosenthal
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 26 Mai - 2:16




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LE DÉJEUNER LE PLUS IMPORTANT D'UNE VIE ? MAYBE. ft LISA & LIZZIE









Qu’il était agréable de pouvoir à nouveau converser sans retenir son souffle et peser le moindre mot. Elisa regardait avec plaisir les traits du visage de l’étudiante se détendre alors qu’elles échangeaient autour du patinage. Sans qu’elles se soient concertées, leurs volontés conjointes étaient parvenues à renverser l’ambiance qui avait regagné un relatif équilibre. Le retour à la légèreté semblait arranger leurs affaires respectives. Lizzie n’avait pas l’intention de poursuivre sa plongée en eaux troubles, elle avait suffisamment joué avec le feu pour une première rencontre. Elle avait obtenu ce qu’elle désirait, elle avait jeté un oeil sous la surface. Il fallait savoir s’arrêter et rester subtile pour ne pas se compromettre. La cadette Rosenthal en avait la triste conviction, elles auraient bien d’autres occasions de se retrouver au coeur d’échanges débordant de drame et d’intensité. Il s’agissait désormais de mener pendant quelques minutes encore une conversation commune et simple entre deux femmes de qualité. C’était du moins l’espoir que nourrissait Elisabeth avant que son interlocutrice n’invite à nouveau la figure de son frère à prendre place au centre de la discussion. Il n’était pas impossible que Benett ait prétendu ne jamais avoir chaussé de lames pour éviter que sa maîtresse ne le traîne dans le piège de la patinoire. Lizzie savait bien mieux mentir que broder. Il lui manquait trop d’éléments pour se sentir à l’aise dans son rôle et ne pas s’en remettre partiellement à la chance. Le moindre mot de travers à propos de la moindre des banalités pouvait éveiller les soupçons.

Elisa fit donc l’idiote et élargit son sourire, feignant de masquer le pourpre qui aurait très bien pu lui monter aux joues en posant ses mains sur son visage lorsque Lisa releva l’indice qu’elle avait semé concernant son amour de vacances, s’en servant tout de même pour continuer à parler de son cher et tendre.  « Mon frère n’en a pas eu l’occasion. On s’est quittés à l’aéroport de Salzburg. Il est rentré en Angleterre et je ne l’ai plus jamais revu. Nous avons correspondu par courrier, il utilisait les enveloppes de l’association de sauvegarde des oies égyptiennes de Hyde Park dont sa mère était secrétaire pour passer la censure. Au printemps, il a arrêté de donner signe de vie. » Lizzie soupira doucement.  « J’ai gardé ses lettres, je les relis parfois. Il écrivait divinement bien pour un gamin de dix-sept ans. » Elle se rappelait de la manière dont son coeur s’emportait lorsqu’elle reconnaissait son écriture sur l’enveloppe blanc cassé. Elle s’appliquait consciencieusement à la décacheter mais ses doigts ne faisaient que trembler et son impatience était telle que le papier finissait souvent maladroitement déchiré. Elle se délectait ensuite de chacun de ses mots, les relisant mille fois jusqu’à ce qu’ils changent de goût, jusqu’à ce qu’ils dévoilent tous leurs sous-entendus, jusqu’à ce qu’ils en perdent jusqu’à leur propre sens. Ils résonnaient la nuit en boucle dans son esprit bien trop agité pour céder au sommeil. Lizzie s’émouvait au souvenir de ses premiers émois et ce ressenti emprunt de nostalgie venait glisser sur la vision de l’étudiante face à elle. La ferveur entière qu’elle avait pu lire dans les yeux de Lisa lui rappelait celle dont elle avait été capable, autrefois, avant que son coeur ne soit gelé par l’horreur. Elisabeth repensa à la question de la jeune femme. Elle avait un temps soupçonné Benett d’avoir joué un rôle dans l’évaporation de son amour de vacances. A l'époque, ils vivaient après tout dans le même pays. Sa récente passion pour les oies égyptiennes ne pouvait pas tromper sa mère éternellement, cette dernière avait très bien pu lire sa correspondance et conspirer avec son fils. Lizzie ne les avait toutefois jamais confrontés, ni l’un, ni l’autre, de peur de se compromettre. « Maintenant que tu me le dis je devrais peut-être lui poser la question ! » Ou peut-être que non. Elle continuait encore à rougir à l’idée que sa prose adolescente parfois un peu osée ou bien celle du jeune homme qui l’était encore plus ait pu finir sous les yeux d’un membre de sa famille.

Lisa lui proposa de partager avec elle une séance de patinage. Elisabeth n’eut guère d’autre choix que d’arborer un air enthousiaste.  « Je trouve que c’est une excellente idée… bien que mes fesses ne soient pas tout à fait de cet avis. » C’était une idée terriblement mauvaise. Elle s’imaginait déjà fuir les lieux en panique, courant patins aux pieds tel un canard boiteux pour éviter de se retrouver entre sa nièce, sa belle-soeur officielle et Lisa. La patinoire prenait progressivement les atours du théâtre où risquait de se jouer la suite de cette mascarade. Peut-être même que ses murs verraient tomber les masques, s’élever les cris et résonner les pleurs. Pour le moment toutefois, la comédie continuait. Lizzie rit de bon coeur puis termina sa bière.  « Si tu veux rencontrer l’une de mes homologues aux affaires familiales, je serais ravie de te la présenter. On a fait nos études ensemble à Berlin. » La magistrate repartit à l’assaut de sa salade. Elle avait beau être troublée par sa propre malhonnêteté, il lui en fallait davantage pour perdre l’appétit.





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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.   Sam 26 Mai - 14:24


⚜️ Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe. ⚜️


Lisa opine de la tête comme Elisabeth répond à ses interrogations quand au fait que Benett aurait put, à l'époque, traumatiser le jeune homme qui avait l'intérêt et l'attention de la demoiselle. Au vu du caractère de Benett, visiblement très protecteur envers sa cadette, ce n'était pas négligeable qu'il ait eut à cœur de la défendre contre un mauvais parti, d'autant plus que vraisemblablement il ne s'était pas gêné par la suite avec d'autres, comme l'avait raconté la demoiselle. Lisa était songeuse et dans un même temps elle savait pertinemment que Benett était capable de cela, elle le savait d'autant plus qu'il n'avait pas manqué d'être réactif face à Alexander, quelques semaines auparavant, jaloux à l'idée que sa compagne, elle l'avait prit ainsi, puisse se jouer de lui.

"- C'est follement romantique !" répond la demoiselle avec un sourire aux lèvres.

Lisa sourit, imaginant sans mal le bonheur que l'on ressent à entretenir une correspondance manuscrite, plus intime que les textos actuels. Guetter le passage du facteur, se précipiter vers sa boîte aux lettres pour y trouver cette enveloppe que l'on attendait depuis des jours, l'ouvrir fébrilement, la lire, la relire, y répondre. Jamais Lisa n'avait eut de telle correspondance avec un prétendant mais elle trouvait cette idée absolument fabuleuse et au summum du romantisme.

"- Certaines personnes ont une telle facilité avec les mots qu'ils en sont effectivement fascinant !" répond la demoiselle.

Et en disant cela, la jeune femme pense à quelques auteurs qu'elle affectionne et qui étaient déjà doués dans leur enfance ou adolescence, à entendre leurs proches. Mais elle pense également à Benett pendant ses plaidoiries, dont elle essayait de prendre de la graine. Il avait cette capacité de mener l'audience, de pousser les jurés à le suivre. Les mots, qu'ils soient écrit ou dit, pouvaient être redoutables. Vraiment.

Mais les lettres quittent bientôt leurs esprits pour revenir sur le sujet du patinage alors que Lisa propose à Elisabeth de patiner ensemble un jour, sans se douter du trouble qui gagne alors sa belle-sœur à cette mention comme cette dernière redoute, sans pouvoir le dire à Lisa sans faire exploser le secret de son frère, d'y croiser Louise sa belle-sœur en titre, celle qui a signé avec lui les registres il y a quelques années et Gabi, sa nièce. Elle ne sait pas à quel point accepter serait délicat pour Elisabeth. Lisa lui adresse un large sourire, satisfaite de sa réponse, persuadée que tout va presque bien dans le meilleur des mondes.

Comme elles reprennent toutes deux le cours de leur repas, Lisa allait proposer une date pour cette séance à la patinoire, mais Elisabeth la devance pour briser le silence et revient sur le sujet du droit, un autre point commun qu'elles partagent toutes deux. Pour Lisa, rencontrer ce genre de personne serait une bonne expérience. Adressant un sourire à Elisabeth, comme elle termine son assiette, elle ne manque pas de répondre.

"- J'en serais ravie, il est toujours très enrichissant de rencontrer des gens du métier. J'ai hâte d'être de nouveau en stage, je dois en faire un encore cet été au cabinet, avant d'attaquer l'école et mes dix-huit derniers mois d'études... les stages sont si différents de l'école, si concrets... même si ce n'est pas dans la même branche du droit que la mienne, ça reste très intéressant, enrichissant et... enfin c'est beaucoup moins théorique quoi."

Lisa gratifie son interlocutrice d'un sourire. Elle avait d'autant plus hâte de ce stage qu'un stage au cabinet Rosenthal sous-entendait de voir Benett et de passer du temps avec ce dernier. Après le boulot notamment. Et quoique ce stage avait quelque chose de triste pour Louise, de dramatique pour Lisa et l'épouse officielle, la jeune femme pour sa part ne pouvait que s'en ravir, ignorant tout des travers et des mensonges de Benett. Innocente, elle appréhendait positivement ces semaines à venir. Et elle n'imaginait pas à quel point tout pouvait virer au drame si, pendant ce stage, Louise décidait de surprendre son époux au boulot. Elle ne l'avait jamais fait pendant les précédents jours que Lisa avait passé au cabinet Rosenthal, mais on ne devait jamais dire jamais.


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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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Lizzie * Le déjeuner le plus important d'une vie ? Maybe.
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