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Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."

Lisa Hampton
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MessageSujet: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Mar 17 Avr - 21:40


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️



Malgré les révisions ce soir, la jeune femme avait envie de sortir. C'était même un besoin, pour ne pas dire un besoin vital, que de faire un break pour elle. La rouquine avait enchaîné les cours, les révisions, les séances à la patinoire. Elle sortait d'ailleurs de l'une d'elle épuisée, échevelée et la raison aurait probablement voulu qu'elle rentre chez elle pour se mettre au lit. Mais elle n'avait pas envie d'être raisonnable. Pas envie de gâcher son temps. Elle avait besoin de souffler, de se changer les idées et même si une bonne nuit de sommeil fait généralement du bien, elle avait un besoin urgent de prendre l'air, comme cette routine commençait à l'étouffer. Le passage à la maison fut ainsi très bref pour Lisa. A peine le temps de prendre une douche, enfiler une jolie robe, se coiffer et maquiller légèrement et elle repartait déjà, son sac sur l'épaule, en saluant sa mère qui serait certainement couchée quand elle reviendrait.

C'est en bus que Lisa rejoint le théâtre Thalia à quelques minutes de chez elle. Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait voir, ce qu'elle avait envie de voir. En fait, elle s'en fichait un peu, du moment qu'elle en prenait plein les yeux. Le regard rivé sur les affiches, la demoiselle choisit finalement la comédie et demande une place au guichet avant de rejoindre la salle qui lui est indiquée. La rouquine prend place, installe ses affaires. Jusqu'à ce qu'une silhouette arrive près d'elle, munie d'un ticket. Visiblement, elle aura un voisin pour cette séance. Lisa passe une main derrière son oreille. Elle n'est pas tout à fait sereine à l'idée d'être coincée dans une salle entre un mur et un inconnu, depuis le revirement de situation de son excursion en bateau le 3 Avril dernier, où un homme s'est montré on ne peut plus curieux, étrange, inquiétant à son égard. Pourtant, elle enlève son sac et sa veste – bien obligée – et sourit à l'intéressé en le saluant poliment, avant de se perdre, gênée, dans son téléphone en attendant le début de la séance.
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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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Friedrich Schaden
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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Sam 28 Avr - 3:13

Je possédais depuis une petite dizaine d’année des billets de spectacle de saison pour le théâtre Thalia. Les représentations y étaient toujours de bons niveaux bien que je préférais largement l’opéra ou aller assisté aux divers spectacles de danse qui pouvait se donner en ville au fil des diverses saisons. Mais le fait été que j’avais été légèrement dépassé par le temps au courant des dernières semaines et malgré la fin du semestre qui s’annonçait, j’avais besoin de décompresser. La dure et pénible période des correction allait s’ajouter avec la ligne de tombée pour la correction de cet article qui devait paraitre dans deux mois, les demandes d’éditions de texte et l’avalanche de rencontre avec mes étudiants du master et du doctorat. Bref, même si la comédie Léonce et Léna venait de prendre l’affiche et que je l’avais déjà vu… Disons une bonne demi-douzaine de fois, je mis en pause pour une soirée mon planning surchargé (par ma faute) pour m’occuper d’aller la voir.

Sur le trajet entre mon appartement et le théâtre, je reçus un appel de la chorégraphe de la troupe de ballet-jazz amateur qui éprouvait un problème colossal par rapport aux costumes pour notre récital de fin d’année : il manquait de paire de chaussures dans le costumier. Et elle se demandait si à titre de membre du conseil d’administration de la troupe, je pouvais avoir des idées d’où trouver une bonne quantité de chaussures comme celle que nous recherchions. Néanmoins, en arrivant dans le hall du théâtre, je lui dis que je réfléchirais et que je lui reviendrais avec une solution dans les prochains jours. Si la majorité des gens avaient commencé à retirer leurs écharpes et manteaux, ce n’était pas mon cas. Malgré la température qui commençait à devenir plus qu’agréable, j’avais encore mon écharpe parce que j’étais encore frigorifié… Peut-être un signe que j’avais perdu encore du poids même si je ne le réalisais pas malgré tout.

Avec toutes mes habitudes, je me déplaçais dans la salle de spectacle pour y trouver mon siège. J’avais de la compagnie à ma droite visiblement et à ma gauche. Je détaillais la jeune femme en détachant mon manteau pour observer les chaussures de la demoiselle avec un air intéressée. Tiens tiens. Voilà qui était intéressant. Avec un sourire, je me penchais vers elle, après avoir détacher mon manteau mais sans le retirer en entier pour autant. « Je m’excuse mademoiselle, je voulais juste vous mentionner que je trouve vos souliers ravissants. » Je remontais mes lunettes sur mon nez avant de continuer. « Serait-ce indiscret de demander ou vous les avez trouvé? » rajoutais-je doucement.


    Don't try to hold me in your hand
    'Cause living things move, and I surely will. You've got your friends and I've got mine and wouldn't you know, they were right. I won't tell you that you're beautiful, because you'll think I want sex, and don't mean it. I won't tell you that I want to spend the rest of my life with you...
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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Sam 28 Avr - 3:22


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


Dire que Lisa n'avait pas peur, en voyant cet homme approcher, était un mensonge. Parce que le fait d'être coincée entre le mur et ce type lui rappelait cette fois sur le bateau, aux excursions sur la rivière, où un homme avait été plus que douteux à son égard, détournant le bateau, se montrant grossier, se montrant très persuasif grâce à de l'argent, la forçant à manger une crêpe... Bref, voir un type qui la coinçait contre un mur, ce n'était pas vraiment ce que Lisa appelait une situation rassurante. De fait, elle ne savait pas comment tout ça allait se goupiller et cela la stressait vraiment, énormément. Elle n'aurait jamais pensé que Sovjan laisserait une telle peur en elle.

Une peur qui disparaît néanmoins, quand l'homme lui adresse la parole en la complimentant sur ses chaussures, avant de demander où elle les a acheté. Lisa marque un temps d'arrêt comme elle croit avoir mal entendu. Mais non, c'est bien cela. Cet inconnu s'intéresse à ses souliers. Un homme la complimente sur un sujet comme celui-ci, qui est normalement l'apanage des demoiselles. Dire qu'elle n'est pas surprise serait mentir, elle est même plus que cela, plus que surprise, encore.

«- Euh... merci... elles viennent d'une petite boutique d'Alstadt...» répond la demoiselle étonnée, ne masquant pas même celui-ci. Elle a même un léger rire gêné, mais s'en excusant rapidement. «Pardon, je n'ai pas l'habitude que les hommes s'intéressent à ce genre de... détails. J'espère ne pas vous avoir froissé.» demande la demoiselle.

Mais quel curieux personnage, vraiment. Quel curieux bonhomme il est donc, pour regarder les souliers d'une demoiselle et la complimenter quand à ces derniers. En entrant dans le théâtre, la demoiselle ne s'était absolument pas attendu à croiser la route d'un aussi curieux personnage. C'est une rencontre pour le moins... curieuse.
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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Lun 30 Avr - 17:45

Soyons ici particulièrement honnête! Je n’ai pas tendance à aborder directement les gens pour leur demander où diable achetaient-ils des parties de leurs habits. Ça m’était parfois arrivé à quelques reprises après quelques verres dans un bar ou auprès d’un ami dont j’aimais particulièrement les vêtements sans être d’humeur à leur voler les morceaux de vêtements qui étaient le fruit de ma convoitise. C’était particulièrement rare que je procédais à une telle réplique à l’égard d’une femme.

Néanmoins, en voyant la réponse de la jeune brunette, je réalisais que mon propos pouvait sembler particulièrement curieux. Il y avait sans doute d’autres moyen après tout de lui demander qui aurait eu l’air un peu moins… un peu plus… viril. Elle le souligna elle-même après tout. Ce n’était pas le genre de détails typiques auxquels les hommes s’entichaient. Il y avait surement mieux à faire. Je laissais échappé un petit éclat de rire nerveux à mon tour : « J’en prend bien plus pour être froissé à mon tour. J’ai conscience que ma question était… étrange. »

C’était sorti de manière un peu trop naturelle pour moi, un homme. Certes, si dans le studio, je me permettais quelques commentaires sur les vêtements de mes partenaires, je ne le faisais pas de manière aussi spontané normalement. « Je dois avouer que je ne commente pas les chaussures de toutes les demoiselles que je croise si ça peut en quelques sorte vous rassurer. Je noterais bien la boutique si vous la connaissez. Je suis dans une troupe de danse amateur et nous cherchions quelque chose de similaire à ce que vous portez voyez-vous. » rajoutais-je nerveusement en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, d’un geste habituel. Je lui tendis une main chaleureuse avant de continuer : « Friedrich, enchanté mademoiselle ».


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Lun 30 Avr - 23:56


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


Lisa ne s'était pas attendue à cette question pour le moins étrange, posée par cet inconnu. Mais cela a le don de la détendre, elle qui avait l'impression de se sentir un peu prise au piège entre ce personnage et le mur du théâtre, ce qui compte tenu de sa récente rencontre avec un taré ne l'avait pas franchement rassurée, bien qu'il ne fasse pas figure d'un fou furieux. En attendant le fait qu'il demande où la jeune femme avait trouvé ses chaussures détend cette dernière et attire un rire, chez elle, qu'elle sertie ensuite d'un sourire.

"- Ce n'est pas qu'elle est étrange mais disons qu'elle est quelque peu déconcertante rien de plus, ce n'est pas le genre de questions auxquelles on s'attend à être soumise de la part d'un homme, dans un théâtre."
répond simplement l'étudiante.

Il est vrai que croiser la route d'un homme qui demande d'où viennent une paire de chaussures féminines n'a rien de naturel. D'habituel. Quoi qu'il en soit la demoiselle est soulagée de ne pas avoir vexé son interlocuteur alors que ce dernier assure qu'il en faut bien plus pour y parvenir. Fort bien, car elle aurait été ennuyée de cela.

"- Oh je vois, je vais vous chercher cela, le nom m'échappe !" répond poliment la demoiselle en attrapant son téléphone pour faire une rapide recherche avant que la pièce ne commence.

L'homme lui tend la main, sans qu'elle n'ait finit ses recherches et se présente en donnant son nom. Attrapant cette main tendue, l'étudiante en droit sourit, la presse et se présente alors à son tour, de sorte à rendre la politesse à son interlocuteur.

"- Lisa Hampton, enchanté. Une troupe de danse !? C'est très intéressant ! Je suis patineuse, c'est un peu la même chose, je ne peux que comprendre votre intérêt pour la grâce des mouvements et le discours de ces derniers !"

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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Jeu 10 Mai - 3:26

La culture se trouvait au centre de ce que j’avais choisi de faire comme carrière. On pouvait bien prétendre que l’on séparait les deux unités de manière hermétique : langue et culture pouvaient être décrit comme des éléments aux antipodes. Personnellement, je les considérais comme profondément interreliés : pour accéder à une culture étrangère, il était nécessaire à un point ou à un autre d’avoir accès à la langue étrangère. Certes, je ne m’inscrivais pas dans des théories beaucoup plus radicales qui disaient que la manière dont on percevait le monde était directement reliée à notre langue maternelle – une hypothèse qui avait été largement exploitée au début du vingtième siècle. Dans le monde globalisant où nous évoluions depuis le tournant des années quarante, les cultures tendaient à s’homogénéiser. C’était aisé à voir quand l’on étudiait les diverses langues du monde qui tombaient comme des mouches.

Tout cela pour dire que j’adorais les théâtres depuis que j’étais jeune. J’adorais la scène de manière général et que c’était en quelque sort ce que j’avais choisi de faire comme carrière. Être un enseignant, c’était plus ou moins la même chose que d’être un professionnel des arts de la scène. Et il permettait d’entretenir un rapport de grande proximité avec les publique qui assiste à nos scènes, nos étudiants qui y assistent sont en sorte des spectateurs. J’étais quand même un homme social… relativement, je l’étais quand je n’étais pas en train de m’enfoncer dans un enfer que j’avais moi-même crée.

Sagement, j’attendis qu’elle me donne le nom de la boutique. « Ce n’est pas nécessaire de faire des recherches. Mais si jamais vous la retrouvez avant la fin du spectacle, je le prendrais bien. » dis-je malgré tout parce que j’avais l’impression que je dérangeais malgré tout. Cette rencontre s’annonçait quand même assez prometteuse comme elle était relativement faite au hasard des différents détour du monde dans lequel nous évoluions. « Enchanté. Depuis beaucoup trop d’années pour que ce soit juste un passe-temps. » Avouais-je avec un petit rire. J’arrêterais quand ma forme physique ne me le permettrait strictement plus du moins de me produire sur scène dans des choses aussi intéressantes. Mais j’étais quand même heureux de voir qu’elle partageait en un sens ma passion pour la danse bien qu’elle soit sur des patins. « C’est quand même extraordinaire n’est-ce pas de pouvoir créer des histoires sans rien dire bien que les mots sont également une merveilleuse histoire. Est-ce professionnellement ou vous êtes encore aux études? » demandais-je voyant que nous étions encore légèrement d’avance.


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Jeu 10 Mai - 15:57


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


La jeune femme est encore un peu surprise alors que cet homme lui a fait un compliment sur ses chaussures. La demoiselle n'est pas du tout habituée à ce que le sexe masculin s'intéresse à ses chaussures. Elle n'est pas certaine que beaucoup y fassent attention à vrai dire. Et comme il lui demande où elle a acheté celles-ci, la rouquine est quelque peu surprise par cette question. Avant d'apprendre que c'est pour de la danse. La jolie demoiselle ne manque pas de montrer un vif intérêt à ce sujet du fait que danse et patinage sont tout de même très proches. Comme des arts qui seraient frères. Comme elle propose de faire une recherche l'homme semble ne pas vouloir déranger. Pourtant la demoiselle ne l'entend pas de cette oreille et tapote sur son téléphone pour trouver cette information qu'elle partage finalement avec son interlocuteur.

“- Oh je vois donc vous êtes un professionnel !” répond la jeune femme en lui adressant un large sourire.

La demoiselle est rapidement questionnée sur le fait de savoir si elle pratique si art par passion ou si elle en a fait son métier. Ce qui n'est pas le cas et ce peut-être par la faute de Sloan, le père de la demoiselle. Parce que c'est le fait qu'il sorte de la vie de sa fille pendant des années après le divorce qui avait poussé cette dernière à s'intéresser aux métiers du droit. Et notamment celui d'avocate.

“- Non je suis amatrice seulement. Sinon dans̀ la vie je suis étudiante en droit. Et vous avez raison c'est absolument magnifique de discourir par le geste ! J'espère sensibiliser les gens à ce que je raconte quand je patine !” répond donc la demoiselle. “Il y a tellement de manières différentes de raconter une histoire ! Je trouve cela magnifique et… c'est tellement quelque chose d'intense que de raconter quelque chose sans avoir le don de parole ! Et j'aime en particulier les interprétations differentes que le public aura face à l'art.”


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Je corrige en rentrant de week-end ♡


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Mar 22 Mai - 2:54

J’aimais mon art même si je n’en avais pas fait ma profession. Dans l’absolu, j’étais capable de comprendre que plus de mal que de bien aurait été issus d’une carrière dans la danse. Je savais que les gens étaient cruel par rapport au jugement que l’on portait sur le corps des artistes dans ce domaine. Je savais également que je n’avais pas besoin que personne ne commente mon poids pour le mieux de ma santé mentale. Sortant mon téléphone, je note également le nom de la boutique dans mon téléphone. Je passe mentalement en vitesse mon horaire afin de déterminer pour savoir quand je pourrais y passer.

Ceci n’empêche pas que je me sente flatter lorsqu’elle me dit que je devais être un professionnel simplement parce que j’avais dit quelque chose qui après coup portait à confusion. Ce n’était pas parce que ma vie tournait autour d’un studio de danse dans lequel je dansais comme un simple amateur que j’étais un professionnel. Ce n’était pas simplement un passe-temps, c’était une des pierre angulaire, une base et un pilier qui constituait une base importante de l’homme que j’étais. J’eus un petit éclat de rire tendu. « J’aimerais être un professionnel, mais j’ai été refusé deux fois au conservatoire il y a de cela bien des années… Donc un simple amateur. » Je ne voulais pas me faire passer pour mieux que ce que j’étais. Car j’étais beaucoup de chose, mais imbu de ma propre personne ne se rajoutait pas sur le lot des trop nombreux défauts qui me caractérisait.

Avec un sourire, je l’observais. Le droit, un domaine noble songeais-je. « La musique y est pour beaucoup si vous voulez mon humble avis. Elle se trouve d’ailleurs dans les mots que l’on échange avec les autres. Pensez-s’y quand vous plaiderez en cours, vos mots forment une chaîne avec un rythme, votre voix possède sa propre musicalité… C’est cet élément particulier que l’on appelle prosodie. » Et voilà que je venais de m’emballer. Le sourire illuminait mon visage tout entier. Je me râclais la gorge réalisant que j’étais en train de me rendre coupable de… « Déformation professionnelle… Pardonnez-moi, j’enseigne en fait. Linguistique. » déclarais-je. Les lumières clignèrent à quelques reprises indiquant l’éminence de la pièce.


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Mar 22 Mai - 18:48


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


La demoiselle a visiblement mal compris ce que l'homme voulait dire quand il avait exprimé le fait qu'il pratiquait cet art depuis trop longtemps pour que ce ne soit rien de plus qu'un passe temps. La jeune femme n'avait pas compris qu'il ne voulait pas dire par là qu'il n'était pas professionnel, qu'il l'aurait voulu, que c'était une sorte d'entre-deux. Elle est désolé de l'avoir mal compris et peut-être d'avoir par son affirmation remué le couteau dans la plaie mais ça ne semble pas être le cas comme l'homme ne donne pas l'impression de particulièrement lui en vouloir pour ses mots malheureux. Pourtant cela n'empêche pas Lisa d'être désolée par sa bévue. Elle aurait mieux aimé se taire sur ce coup-là, mais soit.

«- Je vois, j'ai cru comprendre... enfin j'ai hâtivement interprété vos propos j'en suis désolé. Pourquoi vous ont-il refusé ? Il est vrai que tout le monde dit toujours que c'est difficile d'entrer au conservatoire, ou de devenir petit rat à l'opéra, tout ça. Ce sont des métiers magnifiques mais qui, malheureusement, ne sont pas donnés à tous.»

Lisa écarquille légèrement les yeux comme l'homme se lance dans quelques indications sur la musicalité de la voix. Benett lui avait surtout parlé du fait qu'elle devait sembler sûre d'elle dans ses propos, que sa voix devait montrer qu'elle croyait totalement à ce qu'elle disait, se montrer ferme. Elle savait qu'elle devait parler distinctement devant les jurés mais cette nouvelle information, ce conseil, ne manquait pas de l'intéresser car elle y voyait une certaine utilité pour son métier futur et quoi que l'homme s'excuse de cette déformation professionnelle, se présentant comme linguiste alors qu'elle n'a pas tout à fait assimilé ni compris le mot prosodie, la demoiselle n'est pas aussi dérangée que lui par cet étalage de ces savoir. Mais les lumières clignotent en indiquant que la pièce va commencer et la jeune femme comprend qu'elle n e peut poursuivre cette conversation, si elle veut suivre la pièce et ne pas déranger ses voisins.

«-Ne vous excusez pas, je trouve cela fort intéressant et je serais curieuse d'en apprendre un peu plus si vous le permettez, après la pièce afin de ne pas perdre le fil, ce serait dommage et ne pas perturber notre voisinage.» propose la jeune femme en lui adressant un sourire comme les lumières cependant s'éteignent définitivement, pour éclairer la scène.


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Sam 26 Mai - 3:59

Avec les années qui passent, certaines plaies se referment. J’avais depuis longtemps fait mon deuil du fait de danser de manière professionnelle. J’étais davantage flatté que quelqu’un puisse penser que j’ai fait de ma passion ma profession. Je l’avais fait mais c’était davantage d’une passion que j’avais découvert au passage d’un détour, de ces lectures intellectuelles que j’avais faite quand je m’étais douté que la chimie ne me conviendrait jamais comme métier. Sourire au visage, j’arrivais aisément à hausser les épaules « Ils ne l’expliquent pas vraiment… Mais je suis heureux de ce que je fais aujourd’hui. » Ça m’allait très bien comme métier. Il me suffisait de me retrouver sur le dessus d’une simple pour pouvoir m’exprimer, partager mes idées… Et la plupart de mes étudiants étaient stimulant par leur curiosité naturelle. Je ne me lassais pas de lire que ce soit sur mon domaine ou dans un autre. J’avais soif de savoir et besoin de partager les connaissances que j’avais si durement acquises, celle que j’avais participé à construire me semblaient également à souligner dans un effort. C’était peut-être pour cette raison que j’avais glissé naturellement en territoire connu – la musicalité de la voix. L’allemand, bien qu’une langue magnifique, n’avait pas pour moi la même musicalité qu’une langue tonale – le mandarin, par exemple.

Mais voyant que la pièce débutait et ayant un respect immense pour les acteurs sur scène qui nous offraient le fruit de leur dur labeur, je savais que je n’aurais pas parler. C’était une adéquation naturelle entre le silence et l’écoute. J’hochais la tête en me concentrant sur la pièce. Venir au théâtre me faisait toujours un bien fou. Les arts, de manière générale, avaient pour moi cette vertu apaisante, calmante. C’était aisé de mettre de côté les petits tracas que je pouvais bien ressentir pour me laisser emporter par l’histoire qui se déroulait devant moi. Si à l’exception de mes mauvais jours – parfois nombreux, je m’efforçais de voir le positif, une comédie comme celle qui se déroulait devant nos yeux ce soit faisait toujours du bien. La tragédie avec son côté plus sérieux amenait à une interprétation plus adulte du monde. Après les applaudissements finals, je me retournais vers la jeune dame avec un sourire lumineux. « Une brillante pièce. J’aime personnellement beaucoup le travail de ce metteur en scène et la distribution était parfaite. ». Il ne faisait pas parti des amitiés que j’avais tissés au cour des années bien qu’il y eut dans mon cercle d’amitié plusieurs hommes (et quelques femmes) issues du domaines des arts. « Je m’excuse, emporter par l’histoire, j’ai oublié exactement où j’en étais dans mon explication. » C’était bien malheureux. « Je pourrais blâmer l’âge, mais je préfère en accuser le travail formidable de ces artistes de talent. »


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Lisa Hampton
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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Sam 26 Mai - 11:58


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


La jeune femme était désolé pour son interlocuteur et dans un même temps, elle ne comprenait pas, se sentait quelque peu perdue par le fait que le conservatoire ne se montrait pas plus explicite dans ses choix de refus. Lisa considérait qu'ils auraient put les exposer, pour la transparence, pour ne pas leur donner cette espèce de toute puissance qui leur permettait de refuser n'importe qui, pour n'importe qu'elle raison, peut-être même personnelle. Mais c'était probablement sa soif de justice qui s'exprimait, ici, qui la poussait à raisonner de la sorte et peut-être que le reste de l'humanité, ou presque, n'était pas plus dérangé par cette manière assez sélective d'accorder des entrées dans cette noble et renommée institution.

«- Je comprends, cela n e me semble pas normal et assez hasardeux mais c'est certainement l'usage... Je trouve cela tout de même assez obscur mais c'est certainement à cause de mon métier.» répond la jeune femme, posée, en observant son interlocuteur. «Mais pour moi parfois, le manque de transparence est assez... surprenant et inquiétant, je ne le comprend pas... cela permet de faire trop d'arrangements plus ou moins justes en soit. Mais c'est la vie.» admet-elle.

La pièce commence, Lisa et l'homme ne parlent plus, l'un et l'autre sont concentrés sur la pièce, même si une ou deux fois, des onomatopées discrètes sortent de la bouche de la jeune femme, prise aux tripes par cet art qui s'expose, qui s'étale devant elle, qui accroche son regard. A la fin de la pièce ils semblent tout deux sur la même longueur d'onde alors que son interlocuteur est le premier à prendre la parole, trouant la pièce absolument brillante.

«- Les comédiens sont très méritants, chacun était très bon dans son rôle, effectivement cela soulignait le message véhiculé par cette pièce.» admet la jeune femme avant de rafraîchir la mémoire de son interlocuteur. «Nous parlions de linguistique et du rythme des mots pour les procès.» indique-t-elle alors.


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"Lisa apparaissait telle un rayon de soleil dans la vie de Benett. Elle lui redonnait le sourire qu’il perdait de jour en jour en compagnie de sa femme, elle le faisait sortir des sentiers battus, lui redonnait espoir à une vie meilleure, une vie pourtant oubliée, perdue dans les rouages du temps."

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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Sam 26 Mai - 23:48

Il y a parfois des choses qui ne semble pas juste. Une incapacité à contrôler notre environnement. Il peut être intéressant de se laisser porter par la vague cosmique. La vie, en elle-même, est une belle grande aventure extraordinaire. Nous prenons la route sans chemin. Avoir été accepté au conservatoire aurait définitivement changé ma vie. L’hubris qui m’aurais envahi aurait très bien pu détruire la relation que j’entretenais avec mes frères et sœurs qui était somme toute positive. J’avais su rebondir en suivant la voie qui avait plu à mes parents mais qui n’avait pas su me captivé en entier. Aujourd’hui, le métier que je faisais savait exactement comment me procurer un bonheur immense. Des nombreux monologues aussi didactiques qu’enflammés à la pénible rédaction de demande de subvention en passant par la recherche qui me permettait d’approfondir les connaissances que nous avions sur le monde qui nous entoure, j’aimais tout ce qui constituait ma vie. La passion voilà la véritable raison de vivre. Celle qui nous poussait à aimer, à s’enticher d’une autre personne, d’une situation. Elle laissait le temps à la détente et à la découverte.

Les ridules visibles sur mon visage après la pièce laissaient justement trahir cette passion que j’avais pour l’art mais qui allait de pair avec cette curiosité intellectuelle que j’avais développé à travers le temps. J’étais rassuré de voir que mon côté social n’était pas en train de faire fuir la jeune demoiselle bien que je n’avais aucune idée saugrenue en tête dans les plans de ma soirées (ces temps-ci mon esprit était un peu plus occupé par un quinquagénaire à motocyclette qui transpirait d’une virilité et d’une assurance que je n’avais pas. Mon regard s’illumina lors qu’elle me rappela où je m’étais arrêté dans mon explication précise de la prosodie. Avec un sourire nitide, je repris « Le point ne touche pas seulement le rythme des mots pour le procès. Mais il n’y a selon moi que peu de différences entre une chanson et un discours. Dans les deux cas, nous avons une suite de son qui s’enchaine pour créer un sens. Si la musique seule permet de le rendre compte des émotions qui est transmise par le compositeur ou l’interprète, la voix possède la même chose. Une intonation montante par exemple traduit une question. Par exemple, c’est une bonne soirée?. » dis-je en reprenant cette intonation qui laissait la question dans les airs. « Le fait est qu’en modulant son intonation, son rythme, on peut insister sur un point et donner des émotions pour montrer que quelque chose est majeur. C’est la prosodie qui joue dans les émotions. »


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Dim 27 Mai - 0:50


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


Lisa est curieuse, curieuse de cette prosodie dont l'homme lui a parlé tout à l'heure et qui semble être d'une certaine utilité pour les procès, pour véhiculer certains messages. La rythmique de la voix, son intonation, Lisa n'a jamais apporté vraiment d'importance à cela, mais il faut dire qu'elle n'a jamais plaidé, non plus. La demoiselle n'a pas encore son barreau et rare sont ceux qui font appel à des stagiaires, de jeunes gens sans diplômes, pour assurer leur défense. Mais bientôt, bientôt Lisa pourra faire tout cela, il ne reste que quelques mois à l'école pour la jeune femme et ensuite, ensuite elle sera libre, elle pourra plaider, traiter des dossiers et œuvrer à plus de justice en ce bas monde.

De la même manière que la scène l'a subjuguée et intriguée un peu plus tôt, c'est cet homme maintenant qui attire toute l'attention de la rouquine, laquelle note l'importance du propos qu'il tient, de ces conseils, de ces informations qu'il lui dispense. Lisa comprend fort bien que cela peut l'aider plus tard, dans ses plaidoiries, mais elle doit trouver comment, elle doit apprendre à maîtriser cette prosodie. Ce sera toujours un plus, quelque chose qu'elle aura contre les autres. Elle lève un sourcil en assimilant les dires de son interlocuteur.

"- Je comprends, tout est donc dans l'intonation que nous avons ?" demande la demoiselle. "Dans les aigüe et les graves, la tonalité que l'on donne à la voix ? Et donc c'est votre métier ? Vous... apprenez aux gens à parler, en quelque sorte ? Enfin, je veux dire, c'est ce que fait la prosodie ?"

Pour elle tout ceci est assez nouveau et Lisa est peut-être dans le faux, elle ne sait pas, elle tâtonne un peu. C'est une découverte et un mot barbare pour elle. Mais ses feuilles d'arrêts et les plaidoiries sont sûrement barbares aussi, au goût des non-initiés du droit, après tout.

"- C'est fascinant. Il est vrai que selon le ton que l'on donne les phrases... ne veulent pas dire la même chose. C'est une bonne journée ? N'a rien à voir avec C'est une bonne journée ! c'est vrai... j'imagine qu'il s'agit là de phrases basiques, mais dans un autre contexte, plus professionnel... j'imagine que cela peut jouer."

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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Dim 27 Mai - 5:20

Je savais que si l’on me partait dans ma matière, mon regard devenait automatiquement coruscant. Le fait de me réorienter, de la chimie que mes parents voulaient me voir pratiquer à la linguistique où mon cœur appartenait réellement, avait probablement été la meilleure décision de carrière que j’avais faite indépendamment de la déception que mon agissement indiscipliné avait eu sur eux. Après tous, mes parents n’avaient été que ceux qui avaient tirés les ficelles du dessous de mon histoire. Les conséquences, c’était moi qui avait à vivre avec eux. J’admirais la curiosité de la jeune femme que j’avais face à moi. Elle cherchait en un sens à trouver comme raccommoder ma discipline avec la sienne. Comment est-ce que la musique que l’on voyait dans la langue pouvait lui servir à devenir une meilleure avocate dans le futur.

Elle me faisait vaguement penser à une bonne demi-douzaine de mes étudiants lorsque je leur apprenais que tout en un sens était musique. « C’est encore plus que juste l’intonation. L’allemand n’offre pas les distinction mais la prosodie dans certaines langues comme le chinois joue un rôle encore plus majeur puisqu’elle permet de faire la distinction entre des mots selon la tonalité qui est employée » Par défaut, tous la maîtrise mais apprendre à bien garder un ton neutre lorsque les émotions à faire le dessus. « Je suis linguiste. Personnellement, je ne suis pas coach vocal, j’ai certain de mes anciens étudiants qui pratiquent ce genre de métier. Moi, je me penche sur l’étude des langues en danger, les langues qui sont voué à une disparition prochaine. Vous parlez surement l’anglais, du moins assez bien pour vous débrouiller dans une conversation de base, pour lire un article sur Internet… mais vous n’allez pas apprendre une langue comme le Xhosa qui possède trop peu de locuteur pour survivre à la mondialisation et à l’exportation de la culture américano-britannique aux quatre coins du monde. Je les documente, crée des moyens pour les préserver. » dis-je avec un sourire lumineux. J’étais fier de ce que je faisait et j’avais probablement raison de l’être. Je me levais en remettant le manteau.

Toujours dans le même esprit que ce petit cours pédagogique que j’avais trouvé le moyen de glisser dans cette rencontre anodine qui était pourtant parti du hasard. « Fascinant en effet! Et plus encore que la simple intonation pour le type de phrase, pensez aux différentes émotions que vous pouvez transmettre. Au-delà des larmes… Êtes-vous capable de savoir si quelqu’un est triste ou heureux au téléphone? Tout est interrelié et vous pouvez le faire savoir. » rajoutais-je. La voix nous apprenait milles et un mystères chez une personne quand nous y étions réellement attentif et j’étais purement et simplement passionné par ce que nous pouvions y lire.


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Dim 27 Mai - 20:45


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
Il n’y a pas que la parole." ⚜️


Lisa hoche la tête, tout ceci pour elle reste encore un peu difficile, parce qu'elle n'a pas la même expérience que cet homme ou les mêmes affinités avec la matière que ses étudiants habituels. De fait Lisa ne comprend pas forcément tout ce que son interlocuteur est en train de lui raconter. La demoiselle veut pourtant bien faire et essayer d'imprimer dans son esprit un maximum de ces informations, de sorte à les ressortir plus tard, en temps utile. Et les utiliser à bon escient, elle l'espérait tout du moins.

"- Je crois que je comprends ce que vous voulez dire mais effectivement en Allemand c'est un peu dur de se rendre compte."

Lisa avait voyagé, elle parlait l'anglais, avait des notions dans quelques autres langues et savait que parfois les mots étrangers étaient plus faciles à interpréter selon comment ils étaient dit. On comprenait le sens d'une phrase, d'une intention, avec l'intonation et cette prosodie dont l'homme lui parlait et qui lui semblait encore un peu barbare, pour le peu qu'elle en connaissait. Et comme l'homme la corrige sur son métier, Lisa hoche la tête. Effectivement, elle comprend ce que l'homme veut dire.

"- C'est comme les patois, en quelque sorte. Autrefois, on ne parlait pas de la même manière à Munich et à Berlin, aujourd'hui en revanche... tout s'est uniformisé. Il en va de même pour las patois d'Autriche et je crois savoir que c'est la même chose en France mais... en effet je ne connaissais pas le mbo, de quel pays est-ce la langue ?"

Lisa se montre curieuse, elle l'a toujours été après tout et cette langue au nom particulier ne manque pas de l'intriguer alors qu'elle n'en connait pas même l'origine. Et elle est d'autant plus curieuse que l'homme parle des émotions et du moyen de les faire connaître via le téléphone, sans les dires, seulement grâce à cette voix et la musicalité de celle-ci.

"- Je suppose que c'est possible quand c'est évident, mais que si la voix semble trop neutre je n'y ferais guère attention. En revanche je sais que l'on sait presque toujours quand une personne sourit à l'autre bout du fil oui !"

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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Lun 28 Mai - 1:44

Il est facile de sortir un professeur de l’université, mais il est parfois beaucoup plus ardu de sortir le didacticien de l’intérieur de la personne. À peine ouverte les écoutilles de la linguistique que je laissais débouler une véritable tempête qui se cachait dans ma tête, cette joyeuse petite lueur de folie pourtant essentielle pour faire comprendre aux autres. J’étais de l’école de ceux qui croyaient que pour réussir à transmettre l’amour d’une matière une seule et unique chose était nécessaire. Une passion sans borne pour cette matière, une envie folle d’hucher les noms des grands penseurs qui avaient façonner notre pensée scientifique.

Bien sur que j’avais conscience que le propos que je tenais face à la jeune femme était complexe… Trop pour être rapidement assimilé au détour d’une conversation tout aussi informelle que celle que nous avions en ce moment. Les yeux pétillant d’un petit éclat de malice, je rigolais doucement : « C’est surtout un concept que je prend normalement entre quatre et six heures à exposer entièrement dans le cadre d’un cours que je donne en première année de cursus. Et vous n’aurez pas tous l’exposé entier. » L’éclat de rire franchit mes lèvres avec rapidité. Naturellement parce que ce n’était pas non plus l’objectif que je voulais avoir à la fin d’une pièce de théâtre

Je continuais doucement mon demi-cours en reprenant ce que la jeune femme avait avancé comme étant une piste d’explications de ce que nous avions mélangé. « Ce n’est pas la même chose. L’unification d’une langue unique est un processus normal. Le Mbo’ est parlé au Cameroun. Elle n’est pas langue officielle, n’a pas de statut de langue protégée comme l’est l’allemand ici. Par le biais de la colonisation et de la mondialisation, les locuteurs natifs ont un choix de la langue qu’il transmette à leur enfant : ils font favoriser une langue qui a du prestige comme l’anglais ou le français. Le résultat, c’est que les enfants ne la parlent plus, les ainés qui ont les connaissances de la langues eux vieillissent et finissent par mourir. Avec eux, leur langue. Et comme beaucoup de ces langues n’ont pas de tradition écrite, leur culture toute entière tend à disparaitre, ce qui explique pourquoi il est important de s’assurer que les enfants apprennent une langue indigène dans leur pays afin d’assurer la survivance d’une langue. » dis-je.

C’était facile de s’ouvrir face aux cultures étrangères quand elles étaient dominantes, parce qu’elles étaient accessibles et criant leur unicité avec une grande force… mais quand on parlait d’une langue obscure qui n’était pas éclairé par les néons scintillant des grandes villes occidentales. « En apprenant à reconnaître certaines émotions, elles sont utiles. Et on peut apprendre à les reproduire pour mettre plus d’intention… c’est ce que font les coachs vocaux.» dis-je en passant une main dans mes cheveux.


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MessageSujet: Re: Friedrich * "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole."   Lun 28 Mai - 19:36


⚜️ "Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets.
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Il était comme un professeur, un professeur occupé à instruire une élève et il semblait que le rôle d'enseignant, de pédagogue, lui collait à peu près autant à la peau que le costume rouge de Deadpool pouvait coller à Wade Wilson. En cela, Lisa avait l'impression de se voir en cet homme, non pas que l'élève soit toujours présente en elle, encore que sa curiosité la poussait à s'interroger sur plusieurs sujets tous plus attirants les uns que les autres, participants à sa culture, mais c'était surtout la juriste, en elle, qui peinait à s'extraire. Chaque fois qu'elle voyait une situation qui lui semblait injuste, Lisa était toujours partante pour protester, pour exprimer son désaccord, pour se manifester, elle n'aimait pas laisser les crimes impunis. Et les manquements de la justice lui étaient insupportable. Ce qui pouvait provoquer parfois quelques désaccords avec Benett lequel était le champion toute catégorie pour ce qui était de faire sortir de prison les pires crapules qui soit, à cause de manquements de la justice justement. Et Lisa ne comprenait pas qu'un homme comme lui, qui donnait l'impression de respecter les femmes tant dans sa façon d'être avec Lisa que dans ses mots vis à vis de sa cadette, pouvait soutenir ce genre d'ordures. Mais il le faisait, car cela devait être fait, donc il fallait bien que quelqu'un s'y colle.

Elle rit, elle aussi, comme l'homme précise combien de temps il prend habituellement pour expliquer tout ceci, avant d'assurer à la demoiselle que son propre court serait moins long. Fort bien car Lisa en effet se voit mal parler de ceci pendant six heures même si c'est fort intéressant. Il va sans dire que ce n'est pas sa discipline et qu'elle n'est probablement pas autant intéressée par le sujet que le serait un étudiant en linguistique, naturellement, même si elle y trouve un certain intérêt.

"- Je crois que si vous vouliez vous lancer, nous serions mis dehors par le personnel du théâtre bien avant nos six heures de discussions !" fait elle remarquer avec un large sourire.

La demoiselle hoche la tête comme l'homme parle des langues, de la survivance de celles-ci et du Mbo', parlé seulement au Cameroun mais que les anciens n'apprennent plus aux jeunes générations, parce que l'on préfère leur inculquer des langues plus prestigieuses, plus utiles dans le monde en fin de compte.

"- Je vois, mais alors c'est un peu le cas du Latin, en quelques sortes. De moins en moins de personnes le parlent ou s'y intéressent vraiment. Pas au même point que le Mbo' mais en soit, l'uniformisation d'une langue constitue la disparition des patois, non ?" demande la demoiselle songeuse. "Ma mère dit souvent qu'un ancien qui part, c'est une bibliothèque qui brûle. Ce n'est pas d'elle bien sûr, je crois que c'est un proverbe africain. Mais il semble si juste..."


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