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Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Dim 15 Avr - 23:11

Abraham pose ses yeux sur elle. Est-ce une question piège de savoir ce qu'il ferait s'il vient à se retrouver face à ses parents ? Il se le demande. Car pour lui, il est d'accord avec elle, il juge que de rencontrer les parents de Gaelle, c'est bien trop tôt. Il fronce les sourcils avant d'ajouter. « Parce que ça se préparer, une rencontre avec tes parents. » Quoique si ses parents arrivent à l'improviste, la préparation ne pourra pas se faire. Il lui répond par un sourire, sincère. Le plombier, c'est pas une très bonne idée surtout vu l'image qu'on se fait du plombier et de la cliente. Tout ce moment passé avec Gaelle fait oublier à Abraham son rhume. C'est quand ce dernier éternue qu'il revient à la réalité. Saisissant ses mouchoirs, il se mouche. Fichue maladie. Quand est-ce que ce rhume passera ? Le temps ne semble pas s'améliorer. Alors qu'il pense que cela cesse, ce n'est juste qu'un répit de quelques minutes pour repartir de plus belle. Un bruit sec retentit, brisant le silence qui donnait l'impression que le tonnerre avait cessé. Resserrant son étreinte, il essaie de la rassurer tant bien que mal entre ses bras. Donc il n'y a pas de raison à proprement parler. Il se rapproche plus d'elle. Abraham laisse ses lèvres se loger dans le cou de Gaelle. Détourner son attention des orages du mieux qu'il peut. Sa main remonte sur sa cuisse dans un geste tendre et délicat tandis que son autre main saisit sa tête. Il prend l'initiative de capturer ses lèvres pour les sceller d'un nouveau baiser, plus enflammé que les précédents. Une chaleur palpable qu'il lui fait oublier l'orage en espérant que c'est le cas pour Gaelle.
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Gaelle Brinkerhoff
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Métier : Gérante et propriétaire du Paddy's Teig, son propre concept dont elle est très fière. Elle y travaille seule, confectionne elle-même ses pâtisseries et se débrouille de la sorte. Pour le moment, elle ne souhaite embaucher personne, hormis quelques étudiants en périodes de vacances.
A Hamburg depuis : 35 ans, elle en avait 5, et elle y est toujours restée depuis. Elle habite le petit appartement situé au dessus de son pub.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Lun 16 Avr - 0:16

Mouchoirs & Coups de foudre
Je ne parviens même pas à savoir comment moi je réagirais si la porte venait à s'ouvrir, mes parents montant les escaliers en m'annonçant gaiement leur arrivée. J'sais pas si je leur demanderait d'attendre le temps qu'Abraham aille se planquer dans une chambre, ou bien si je resterais complètement silencieuse, gênée par la situation. Enfin, de toute façon je ne sais même pas pourquoi je m'entête avec ça, car quoi qu'il arrive s'il y a bien quelqu'un qui doit entrer à l'appart aujourd'hui c'est certainement pas eux. J'acquiesce les dires d'Abraham à ce sujet. "Exactement. Puis chaque chose en son temps." Il a parfaitement raison, et de toute façon ce ne sera pas pour maintenant du tout. Je ferais en sorte de les tenir écartés, j'ai une très bonne source d'informations à Berlin concernant la chose, alias ma petite sœur. Au moins je sais si jamais quelque chose se prépare mais qui dit bonne source dit parfois pas très fiable. Car il arrive aussi qu'elle soit de mèche avec eux, et donc qu'elle ne me dise pas toute la vérité. Mais bon, encore une fois, rien à craindre pour le moment.

Le rhume rappelle Abraham à l'ordre après notre baiser. Je ris doucement, assez amusée par la situation alors qu'au final on est dans la même. Bien qu'au niveau nez c'est encore assez supportable pour moi. C'est surtout ma gorge qui me fait un mal de chien. Quand l'orage sera terminé, j'irais très certainement me préparer une tisane avec un peu de miel pour la soulager un peu. Les pastilles ne me font absolument rien. J'ai davantage l'impression qu'il s'agit de bonbons que de médicaments, ces machins. Soudain, alors que nous ne nous y attendons pas, un coup extrêmement puissant retentit, si bien que j'ai l'impression qu'il fait vibrer les murs. Je sursaute, beaucoup plus paniquée cette fois-ci. C'est vraiment ce que je crains le plus, quand ça gronde aussi près. Je manque de laisser échapper quelques larmes à cause de la terreur qui me paralyse, mais je parviens à les refouler et à me contrôler. Toutefois, je mets un peu plus de temps à calmer ma respiration essoufflée et mes tremblements. Abraham m'y aide beaucoup, si bien que je parviens à répondre à sa question sans trop de difficultés. Un frisson me parcours de toutes parts en sentant le souffle chaud d'Abraham et ses lèvres se poser sur mon cou. Un petit sourire vient briser cet air terrifié qui s'installait sur mon visage. Je pose mes yeux sur lui, ses caresses me transportent ailleurs. Je retrouve ce que j'avais éprouvé lors ne notre soirée. Je sens cette si douce chaleur m'envahir, et je réponds à ce baiser, plus intense que les autres. Yeux clos, je l'approfondis encore plus, caressant sa joue de l'une de mes mains, l'autre étant toujours posée contre son torse. J'en oublis l'orage du moment que cela ne tonne pas encore une fois. Mais il est tellement près que je ne peux pas en faire totalement abstraction, malgré nos efforts à tous les deux. Alors qu'aucun de nous deux n'a encore mit un terme à notre baiser, un nouveau coup de tonnerre, toujours aussi proche, vient briser cet instant. Essayant de ne pas m'affoler autant que pour le précédent, je retiens à nouveau mes larmes. Mais cette fois, si elles étaient sorties, cela aurait plus été dû à la frustration qu'à la frayeur. Quoi que. Je viens nicher ma tête dans le cou d'Abraham, laissant échapper un soupir. "C'est insupportable…" Dis-je d'une voix basse et tremblante.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Lun 16 Avr - 6:17

Une situation drôle si Abraham doit se planquer dans le placard au cas où les parents de Gaelle débarquerait. Il pense avoir bien répondu puisqu'elle lui donne raison. Chaque chose en son temps. Elle a tout à fait raison. Rencontrer les parents, c'est une étape à faire plus tard. Et encore Abraham n'est pas certain de présenter Gaelle à sa mère. Non pas qu'il est honte de la blonde, mais plutôt de sa mère qui est un personnage haut en couleur. Vu qu'il n'a rien à craindre, Abraham se détend et embrasse les lèvres de Gaelle. Son rhume le contraint à arrêter par un éternuement et il doit se moucher. Lui c'est son nez qui est pris, et encore il y a pire. Sa gorge est légèrement en feu, mais c'est supportable. Il regarde dans les yeux Gaelle et retente l'expérience du baiser. Il y met plus d'entrain, plus ardent que les précédents. Une de ses mains s'agrippe à ses cheveux, tandis que l'autre remonte le long de sa cuisse. Il commence à la coucher quand un autre coup puissant du tonnerre vient les séparer. La frustration englobe Abraham qui soupire. Les éléments sont contre eux, on dirait. Il ne peut s'empêcher de lâcher un rire. Il ne se moque pas de Gaelle, mais de la situation qui est plutôt ironique. Il acquiesce au « insupportable » sorti de la bouche de la blonde. « Dommage que je ne peux pas me battre contre le temps. » Il est prêt à sortir le pistolet pour plomber celui qui s'amuse à lancer des éclairs. L'orage ne semble pas se calmer, il se rapproche même. Au moins, c'est une bonne chose. Cela veut dire qu'il bouge donc qu'il va partir. Il faut juste laisser le vent agir et repousser l'orage plus loin.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 0:51

Mouchoirs & Coups de foudre
C'est vrai que la situation serait assez drôle si elle venait à arriver. Mais… Non merci. Honnêtement, je n'ai pas du tout envie de voir mes parents débarquer comme des fleurs et demander à Abraham d'aller se cacher dans l'une des pièces de l'appartement. Ça gâcherais notre après midi. Ce n'est absolument pas le moment, de toute façon, et on semble d'accord là-dessus. Ce qui me rassure aussi d'un côté, car même si je n'en fais pas figure je ne suis pas du tout prête à rencontrer ses propres parents. J'ai toujours eu une opinion de moi-même assez sévère, et c'est souvent dans ces moments là qu'elle s'accentue. Mon caractère énergique et parfois un peu trop direct ne peut pas plaire à tout le monde, et surtout aux personnes d'une génération plus âgée. Et je parle en connaissance de cause. Mais même si je le voulais, je ne changerais pas ce que je suis car je suis heureuse comme ça, malgré tous les côtés négatifs que cela m'apporte, ainsi que cette tendance à tout garder pour moi que cela dissimule. Peut-être que mon hypersensibilité vient de là, mais elle fait partie de moi et aussi désagréable soit-elle parfois, elle fait de moi ce que je suis. Et certaines personnes m'aiment comme je suis.

Le rhume d'Abraham le contraint à reculer suite à notre baiser échangé. Si lui ce ne sont pas les coups de tonnerre, ce sont ses éternuements. Une situation assez marrante, quand on y pense. Et je ne cesse d'y repenser. La façon dont on en est arrivés jusque ici. Et dire que ça part d'une chute complètement ridicule… Je commence à me demander, que serait-il arriver si rien de tout cela ne se serait passé. Si je n'avais pas trouvé les rollers au grenier. Est-ce que j'aurais continué à servir Abraham comme je l'ai toujours fait ? Est-ce que je serais un jour allée lui parler, lui demander de sortir, lui avouer qu'il me plait ? Idée peu probable, me connaissant. Et est-ce que quelque chose d'autre nous auraient ainsi rapprochés ? Que de questions qui fusent dans mon esprit, auxquelles je ne vois pourtant qu'une seule réponse : Who cares ? On est là aujourd'hui. Et c'est le plus important. Un regard échangé, un baiser qui devient plus ardent, plus intense. Je me sens partir, quitter ce monde, quitter l'orage qui me terrorise. Les caresses d'Abraham me font frémir, je suis son mouvement et je commence à m'allonger sur le canapé, ses lèvres dansant contre les miennes.
Mais les éléments sont contre nous. L'orage est au dessus de nos têtes, et c'est ce qui m'effraie le plus. Si Abraham n'avait pas été là à cet instant, ma phobie aurait très clairement eue raison de moi. Crise de panique. Ou même parfois pire, ça m'est déjà arrivé. Et impossible de savoir d'où cette fichue phobie me vient. Je tremble, je suis tétanisé, apeurée, frustrée. Je me retrouve complètement blottie contre Abraham, mon visage contre son cou, maintenant allongés. Une fois un minimum calmée, je ne peux pas m'empêcher de mêler mon rire au sien. Un léger rire toutefois, à cause de mon état actuel. La situation s'y prête. Et même si elle m'est insupportable, cette phobie, il y a ce petit quelque chose qui me la rendra inoubliable par rapport à toute les autres. Aux dires d'Abraham, je me tourne légèrement et redresse la tête pour lui faire face, laissant nos souffles se mêler entre eux, nos nez se frôler. Et je souris. "Je suis sûre que si tu pouvais ça ferait bien longtemps que ça serait terminé." Dis-je en murmurant presque, lui caressant doucement la joue. L'orage est extrêmement proche. Les coups qui retentissent me font beaucoup plus sursauter que les précédents. Mais j'arrive à compter sur la présence d'Abraham, ses bras autour de moi, pour ne pas sombrer dans la panique malgré tout. Car si ça venait à arriver, cette fois l'après-midi serait bel et bien gâché. Et cette fois, aucune chance de me rattraper. Alors je lutte. Contre les éléments, contre moi-même. Une énième lutte intérieure, d'une autre nature que celle de notre soirée, mais qui m'épuise, me ronge tout autant bien que passagère.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 2:07

Leur rencontre restera gravée à jamais dans les souvenirs de Abraham. Cette chute qui lui a permis de se rapprocher de Gaelle en l'accompagnant à l'hôpital. Ce moment partagé qui a découlé sur un autre rendez-vous à la fête du DOM où tout s'est concrétisé. Leurs lèvres se scellant, condamnant ainsi le cœur d'Abraham à s'enticher de celui de Gaelle. Il menait une lutte jusqu'à présent, sur les sentiments. Il pensait ne jamais retomber amoureux de quelqu'un après que sa femme soit morte. Non, c'est arrivé et il ne regrette rien. Ces souvenirs qui le démangent, lui ramènent des images apaisantes, plaisantes. Ses yeux dans les siens. Ses yeux liés à ses iris. Les pupilles dilatées dégageant ses sentiments. Il s'ouvre comme un livre. Il écrit l'histoire. Elle commence par des chutes pour remonter sur un grand cheval pour fuir la réalité, le temps. Pour amener ainsi de beaux écrits. Il sourit, il est heureux. Il se sent bien. Il doit lui dire. Mais dire quelque chose qui s'est éteint il y a trois ans, à la mort de sa bien-aimée. Pourtant l'étincelle est redevenue flamme quand il s'est approché d'elle. Il l'a allongée, il prolonge son baiser ardent, enflammé. Pourtant les éclairs viennent interrompre cet instant de plaisir, cet instant qui allait conclure. Les éléments sont contre eux. La pluie et maintenant, le tonnerre. Qu'est-ce que sera la prochaine fois ? Rien, il espère. Il s'en fiche d'être obligé de sentir la frustration. Il veut la rassurer, Abraham veut qu'elle soit bien, qu'elle n'ait plus peur même si cela est dur. Il l'aidera dans sa lutte. L'épaulera quoi qu'il en coûte car il l'aime. C'est réel, palpable. Ses yeux dans les siens, son souffle se mêlant au sien. Ses lèvres dans son cou, près de son oreilles. « Je t'aime. » Il murmure enfin ces sept lettres qu'il voulait dire dès le début mais que le téléphone a empêché de mettre le point. Abraham se déchire d'elle, il se sent mal. Des maux dus à sa révélation.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 3:14

Mouchoirs & Coups de foudre
Mes pensées sont bientôt occupées plus que par Abraham. Je repense à ces fois où je l'ai servi au pub. Ces sourires que l'on s'échangeait, tandis que je posais sa commande sur la table. Ces quelques regards que je lui lançais parfois, sans pour autant qu'il s'en rende compte. Des regards discret, parfois incontrôlés. Un client habitué. Charmant, attirant. Pour moi, ça commence à partir de là. Mais je n'aurais jamais cru que cela aboutirait à aujourd'hui. Non, je pensais que le temps allait filer, et nous aussi. De notre côté. Comme ça arrive si souvent pour quiconque. Mais non. Il a fallu que je trouve ces rollers, que je tombe de manière ridicule, qu'il vienne m'aider et me proposer de m'emmener aux urgences. Puis qu'il me propose cette soirée au Dom. Que cette chanson se déclenche. Que tout se scelle en un baiser, puis plusieurs. Je repense à nos premières hésitations. Nos premiers contacts. Sa main sur ma joue devant le Paddy's, nos visage se rapprochant dans la voiture. Puis la suite. Tout est arrivé, tout nous a emmenés ici. Enlacés, l'un contre l'autre. Cœurs battants.

Tout ce que je ressens lors de nos étreintes, lors de nos baisers, ne fait plus vraiment de doute pour moi. Les sentiments sont forts. Explosent au plus profond de moi-même. Je ne pensais pas un jour pouvoir ouvrir de nouveau la porte à ce sentiment-ci. Et pourtant, ça semble s'être fait tout seul. Ce sont des choses que l'on ne contrôle pas. Je suis amoureuse. Et ça dure depuis plus longtemps que la chute. Cet après-midi, sous la pluie battante et les éclairs brisant le ciel, je me l'avoue. J'y parviens. Et je remarque alors qu'en présence d'Abraham, je repousse mes limites. J'arrive à me contrôler par rapport à l'orage, j'arrive à me faire à l'idée de ressentir à nouveau de l'amour pour autrui. J'ai l'impression qu'il me rend plus forte, peut-être est-ce l'une des choses de plus qui me plaisent autant chez lui. Pourtant, j'ai toujours cette crainte en moi. Cette frayeur due à mes expériences passées. Celle qui s'agrippe à moi telle une sangsue, celle qui me prive de ce bonheur, ce cet affection dont j'ai pourtant besoin, dont j'ai envie. Elle me rattrape. Me rabaisse.
Mais cette fois, je ressens la force de la repousser. De ne plus y penser, de me dire que je ne mérite plus ça. Je me suis assez fait de mal durant toutes ces années. Alors je me laisse allonger sur le canapé sous les caresses d'Abraham, frémissante. Notre baiser s'intensifiant, devenant plus ardent, plus passionné, je ressens une explosion de chaleur au creux de mon ventre, ces papillons dont toutes adolescentes rêvent de sentir un jour. Oui, je me sens comme une ado' du haut de mes quarante ans. L'amour rajeunit l'esprit.
L'orage nous sépare. M'effraie. Si je n'avais pas cette stupide phobie, ça ne serait pas arrivé mais pour une fois j'essaye de ne pas me blâmer. Non, ça ne servirait à rien. C'est comme ça, c'est tout. Je me calme doucement, grâce à Abraham. Mon corps lové contre le sien, nos souffles se mêlant entre eux. J'admire une nouvelle fois son visage, ces traits dont je ne me lasse pas. Il se rapproche, ses lèvres frôlent mon cou. Murmurent. Mon cœur rate un battement, mon souffle ce coupe l'espace d'un quart de seconde. Ces mots résonnent en moi comme une évidence. Touchée. J'allais répondre, mais ne laisse échapper qu'un simple "Je…" car il se détache. S'éloigne. Je ne m'y attends pas et le regarde, confuse. Qu'est-ce que ça veut dire. "Aby'… ?" Je m'inquiète. Je me redresse, prend sa main dans la mienne. "Est-ce que ça va… ?" Des mots probablement maladroits. Que je regrette aussitôt qu'ils sortent de mes lèvres. Nos sentiments sont réciproques. Je suis amoureuse. J'aimerais le lui dire. Je t'aime aussi. Mais pourquoi après m'en avoir fait part, il s'est soudainement défait ?
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 3:36

Les choses se déroulent, le temps passe, défile. Il laisse des traces magnifiques comme désagréables. Mais quand c'est un mauvais passage, il y a toujours derrière une belle image. Car c'est cela, quand deux individus s'apprécient, tout le mauvais s'efface laissant place à une belle trace. Des yeux, des regards échangés pendant le service. Une attirance charnelle qui devient, avec le temps, une attirance spirituelle. C'est la réalité tout cela.

Ces sentiments sont ancrés en lui, en eux. Pourtant il a peur. Sa phobie de perdre quelqu'un qu'il aime une seconde fois. Cette crainte que la mort s'empare de son bonheur. Alors il s'en détache. Il fuit comme un lâche. Il la laisse dans un doute après avoir avoué ces mots avec une sincérité palpable. Subitement, il s'est déchiré d'elle. Il a reculé. Il s'est redressé. Lui aussi est sensible. Ses yeux se brouillent de larmes, qui ne perlent pas le long de ses joues. Quand ce n'est pas l'orage ou autre chose qui vient perturber leur bonheur, c'est sa peur qui s'en empare. Qui l'étreint avec puissance pour l'empêcher de goûter une nouvelle fois.

Cette angoisse qui ne lui laisse aucune chance. Cette crainte qui l'encercle dans une prison de fer. Les barreaux solides. Il faut les tordre pour se faufiler. Mais il se sent impuissant face à ce flot d'émois qui le maintient sans voix. Un sourire perdu, le regard baissé alors qu'elle lui demande s'il va bien. Non. Les maux sont ancrés en lui. Les mots sont absents en lui. Sa gorge serrée. Il souffle l'air que ses poumons ont emmagasiné car il a oublié de respirer pendant cet instant.

Son cœur s'arrache dans sa poitrine comme s'il veut fuir. Il veut le lui donner, pourtant rien ne vient. Comme s'il est devenu muet par cette situation. Dans son mutisme, tel un enfant qui a été puni. C'est injuste de ne pas lui laisser une nouvelle chance, comme s'il est damné. Déchu du mont de l'amour. Condamné à errer sans être près d'un être aimé. Il ne veut pas la perdre, il ne veut pas ressentir à nouveau la perte.

Mais Abraham, relève-toi et embrasse-la. Sur ces pensées, il tourne enfin son visage vers elle. « Je suis désolé », Souffle-t-il dans un murmure qui se perd à travers le son du tonnerre. Il a oublié que le temps se déchaîne décimant le chaos sur la terre. Reflétant ce qu'il ressent actuellement.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 11:28

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Je suis confuse. Je n'étais pas prête à autant de sensations implosant en moi, autant de sensations contradictoires pour la plupart. La peur domine, l'amour suit, et pourtant il se trouve coincé entre  cette peur de l'orage et cette frayeur de l'abandon. Est-ce que c'est égoïste ? Oui, sûrement. Je me le suis toujours répété. Toujours. Mais cette peur, d'un certain côté, ne serait-elle pas liée à celle de la perte ? Une perte différente, certes. Mais ce matin quand je me suis levée et qu'il n'était plus là, je l'ai perdu. Perdu un pilier, l'homme qui me rendait heureuse depuis deux ans, le père de mon fils. Il est parti, je l'ai perdu. Et j'ai beau dire le contraire, mais je crois que je ne m'en suis jamais remise. Ce qui explique alors mon attitude lors de la fête, lorsque la musique s'est lancée. Il détruit ma vie à petit feu, tout ce que je peux entreprendre. Et seule, je ne suis pas capable de lutter. Je me laisse sombrer, attends que tout se passe. Je ne peux pas me battre. Je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi, mais peut-être pas plus fort que nous deux. Je l'espère. Réellement, sincèrement.

Et l'amour, dans tout ça ? Il est pourtant présent. Ce sentiment qu'on ne peut ignorer lorsqu'il s'empare de nous au moment où on s'y attend le moins. Nous happe, nous étreint, nous enferme. Rythme les battements de nos cœurs. Alors que je ne pensais plus être amoureuse un jour, ça m'est tombé dessus telle la pluie qui s'abat sur les fenêtres. Cette même pluie qui s'est abattue sur nous lors de la soirée où tout s'est concrétisé. Ce murmure qui ravive, réanime en moi cette flamme, plus forte que la brûlure qui me tue chaque jour. Des mots simples qui pourtant me touchent en plein cœur. J'aimerais en faire de même, dire à Abraham ce que je ressens pour lui. Que c'est un sentiment partagé. Mais son déchirement me rend plus confuse que ce que je ne le suis déjà. Je le regarde, lui demande si ça va. Et je me sens bête, inutile. Bien sûr que ça ne va pas, ça se voit. Quelque chose le tourmente. Je lui prends la main. Essaye de le soutenir. Je commence à me poser des questions, me demander ce qui le rend dans cet état. Puis, une hypothèse vient me poignarder en pleine poitrine. Et s'il regrettait ses paroles ? Et si, malgré sa sincérité palpable, ce "je t'aime" est seulement sorti sous le coup de l'émotion ? Je m'en veux de penser ainsi, mais le doute qu'il laisse commence à me perdre, à me dépasser. La confusion devient insoutenable, les larmes commencent à couler sur mes joues. Il est désolé, et je ne sais pas comment l'interpréter. Je le regarde un instant, des yeux qui en disent long, puis je détourne le regard. Baisse la tête, le laisse se perdre dans le vide. "C'est rien." Dis-je d'une voix qui s'est faite plus brève que ce que je l'aurais voulu. Et l'orage qui se rajoute à tout ça, me fait sursauter, m'affole une nouvelle fois. Je m'abandonne à son emprise, je fonds en larmes cette fois. Je ne sais plus où donner de la tête, je suis complètement paumée, perdue. Alors que les larmes fusent, je parviens à murmurer : "Je t'aime aussi Aby'…" Et c'est tout ce qui s'échappe, avant que mes pleurs ne s'intensifient. Car de toute façon je ne peux le nier. Mes sentiments sont réels, alors autant le lui dire. Et si lui il regrette, ce sera bien fait pour moi. S'il veut tout arrêter là, au moins je le lui aurais dis. Le chaos est présent dans nos deux êtres, tel l'orage qui dure à l'extérieur. Les yeux toujours aussi bas, la peur de ce qu'il va me répondre me hante. J'appréhende, alors que je ne devrais pas. Mais ce doute me ronge. Pitié, faites que ça cesse.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 14:29

Les yeux. Les perles de larmes. L'intensité de cette situation qui le dépasse. Cette scène dramatique. Romantique. Les sentiments qui fusent, les émois qui refusent. Un sens à ce spectacle. Un sens à ce dessin. Les yeux. Les perles de larmes. Qui ne coulent pas. Qui restent à l'extrémité de ses yeux marrons. Abraham reste silencieux tandis qu'il est pris d'un vertige, d'un malaise. Est-ce le rhume qui balaie son énergie ou le fait qu'il vient d'avouer ses sentiments ? Il ne pensait pas aimer une autre personne que sa femme décédée. C'est cela qui le bloque. Pourtant il faut qu'il réussisse à sortir de cette prison de fer. Cette prison aux barreaux d'acier, qu'il essaie de tordre. Il puise sa force, détruisant sa faiblesse. Et là, il entend les sanglots de Gaelle. Puis son aveu. Il ne répond rien sur le moment. Elle partage les mêmes sentiments que lui. C'est le début d'une jolie histoire, pourtant elle tourne à la tragédie. Il reste là, recroquevillé dans un mutisme profond. Silencieux, il renifle.

Allez, puise cette force Abraham, tu vas la perdre sinon. Il ne veut pas. Il ne veut pas la perdre. Cela sera la fin. Le point final à ce conte de fées. Non ce n'est pas un conte car il n'y a pas cette fin heureuse qui dit « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Non ce n'est pas cela. Mais il ne veut pas qu'elle se termine. Ce n'est pas la fin. La ficelle est encore à tisser. Ce fil qui les lie, les unit. Il doit prendre l'aiguille et commencer à coudre ce lien. Il tourne son regard vers elle, se noyant dans l'océan de larmes de ce fleuve turquoise. Il ne faut pas, il ne veut pas la rendre malheureuse. Au contraire. Qu'est-ce qu'il fait ? Il ne bouge pas, restant stoïque sur le canapé, ses pupilles dilatées plongées dans les siennes. Un soupir. Puis, soudainement

«
Je n'y peux rien mais me trompe dans le noir
Parce que je suis accablée dans cette guerre des cœurs
Je ne peux pas m'empêcher de vouloir que les océans se séparent
Parce que je suis submergée dans cette guerre des cœurs

Je ne peux m'empêcher de t'aimer
Même si j'essaie de ne pas le faire
Je ne peux m'empêcher de te vouloir
Je sais que je mourrais sans toi »

Il l'attrape, la saisit. L'étreint comme sous la pluie. Ce souvenir. Cette musique qui la fait flancher. C'est comme cela leur histoire. Une émotion de tristesse pour en suite ressentir la joie, l'amour. Alors Abraham serre ses bras, l'enlace avec puissance. « Gaelle... » Il souffle son nom tandis que ses lèvres se nichent dans son cou. Il renifle son parfum tout en continuant à l'étreindre. Il se love près d'elle, il la veut. Il ne peut pas la laisser filer. Il doit lutter lui aussi contre la peur de la perdre. Elle est un être cher. Il a déjà goûté à la mort d'une femme aimée, il ne veut pas revivre cela. Mais il ne peut pas non plus laisser échapper les joies qu'il ressentira à ses côtés s'il reste avec elle.

Allez Abraham... Redis-lui les sept lettres, c'est important. Ses pensées battent dans sa tête à déclencher une migraine. Il les chasse pour revenir à la réalité, pour revenir près d'elle. Sentir son corps, son odeur, tout son corps. Les larmes coulent enfin. Un homme qui pleure avec sincérité, des larmes de joie mêlées à la tristesse. Ses doigts glissent contre son dos, comme s'il la griffait, mais il y va avec douceur. « Gaelle. » Il souffle à nouveau son nom, élevant une vague d'émois profonde. Il reprend son souffle. Il cesse de l'étreindre, desserrant ses bras. Abraham la saisit par les épaules, le regard brouillé de larmes qui s'immisce l'océan déchaîné qui sont les yeux de Gaelle. La flamme brûle, un incendie qui s'étend et prend toute son âme. « Je t'aime. » Et là, il ne se déchire pas. Il ne se retire pas. Il reste près d'elle et embrasse ses lèvres humides à cause des larmes qui avaient perlées jusque là.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 16:07

Mouchoirs & Coups de foudre
Ce silence est une torture. Torture qui m'étreint l'âme, qui me noue la gorge. Mes pleurs s'échappent, ne sont plus seulement des sanglots à ce stade là. Je n'avais encore jamais pleuré comme ça en sa présence. Même lors de notre soirée, c'était bien moins intense. De ma gorge nouée s'échappe parfois quelques plaintes étouffées. Mes épaules tremblent. Je me sens complètement perdue, dépassée par ce doute semé. Comme si je venais d'être poignardée en pleine poitrine. Et pourtant, rien ne justifie mes craintes. Ce ne sont que des hypothèses. Mais ça me dépasse, me submerge et m'atteint. Ma frayeur revient au galop alors que je m'étais efforcée de l'oublier. Je ne veux pas être abandonnée de nouveau. Je ne veux pas subir ce que j'ai vécu. Je veux pas connaître à nouveau ces années noires de ma vie. Cette période lors de laquelle je ne faisais que pleurer chaque soir, lors de laquelle la seule et unique raison de me lever le matin était mon fils. Je ne veux pas. Mais je laisse ces pensées me submerger, et mes pleurs s'intensifient encore plus. Je suis au bord de la crise. Je revois son image, son visage. Il m'attire vers cette blessure qu'il a ouverte, qu'il a créée. Je me revois me lever ce matin-ci, espérant le trouver à mes côtés. Je me vois arpenter l'appartement à sa recherche. Puis je vois ces tiroirs ouverts, ces affaires manquantes. Son sac absent. J'essaye de l'appeler, je lui laisse des messages. Rien. Et je m'effondre, pleure tout ce que je peux, mes bras autour de ce ventre dans lequel un petit cœur s'est mit à battre. Il n'est jamais revenu. Je le revois me sourire. Non, va-t-en… Laisse moi tranquille ! Tu ne m'auras pas ! Pas cette fois ! Je ne veux pas. Tout avait été si horrible, si invivable. Si je n'avais pas été enceinte, je ne sais pas comment ça aurait fini. Si je m'en serais remise, ou bien si ma fragilité mentale aurait pris le dessus. Si je me serais foutue en l'air pour si peu. A l'époque, je sais que j'en aurais été capable. Et aujourd'hui, je n'en ferais rien, mais j'en suis encore plus horrifiée. Je ne veux pas que ces paroles soient prononcées en l'air. Je ne veux pas que demain, tout soit terminé. Je ressens cette envie de construire quelque chose. Cette envie de balancer derrière moi cette fichue peur pour pouvoir me consacrer à Abraham. Et c'est pourquoi je me sens aussi perdue. Je me suis attachée à lui, je ne veux pas que tous ces moments passés ensemble soient vains. Car s'ils devaient l'être, je crois que je mettrais très longtemps à m'en remettre. Si ce n'est même à ne pas m'en remettre du tout ? La question est en droit de se poser. Surtout à mon âge.

Ma vue se brouille, ma tête tourne. Je ne sais plus où me positionner, je ne sais plus où j'en suis. Toutes ces pensées qui me tiraillent de chaque côté, qui me blessent. Cet orage qui me terrorise. Je ne sais pas comment j'arrive à tenir. Comment j'arrive à ne pas m'effondrer sous le poids de ces tortures. J'enfouis mon visage entre mes mains, pleure encore et encore. Toutes les larmes de mon corps. Je ne sais pas comment réagir. Si je dois m'éloigner, si je dois lui laisser le temps de s'exprimer. Alors je ne fais rien, murmure seulement que je l'aime. Je ne sais pas ce qu'il adviendra. Ce qu'il fera. Ce que je ferais. Le silence est lourd, s'écrase sur moi tel tout le poids du monde. Mes pleurs sont si fort, ma confusion si perturbante que j'en oublie presque l'orage qui tambourine sous nos têtes, malgré mes sursauts. Je redresse la tête, essayant de déceler dans ses yeux ce qu'il ressent, pourquoi il reste aussi muet. Ses larmes sont présentes, bien qu'elles ne coulent pas. Le voir dans cet état me fait quelque chose. Je ne veux pas qu'il n'aille pas bien. Je ne veux pas qu'il pleure. Je ne veux pas le voir ainsi. Je pleure intensément, lui presque. Et ça me rend encore plus désorientée.
Soudain, ses bras se referment sur moi. Avec puissance. Mes pleurs augmentent sous le coup de l'émotion. Et je l'étreins à mon tour, le serre fort contre moi. Je retrouve la chaleur de ses étreintes, son odeur enivrante, son corps lové contre le mien. Son murmure, mon prénom, atteint mon oreille. Ses lèvres atteignent mon cou. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il va déchirer ma poitrine. S'en est presque étourdissant. Je cache mon visage contre son épaule, l'une de mes mains vient se loger dans ses cheveux. Mes pleurs m'empêchent de parler. Ma gorge est encore complètement nouée, en plus de me brûler intensément à cause de la maladie. Je m'agrippe à lui, comme si je ne voulais pas qu'il parte. Je ne veux pas le laisser partir. Comme si je ne voulais pas qu'il m'abandonne, qu'il me laisse. Je ne veux pas qu'il m'abandonne. Et je suis persuadée qu'il ne le fera pas. Mais c'est instinctif. "Ne m'laisse pas…" Je n'ai pas pu m'en empêcher. C'est sorti tout seul. Sans que je puisse le contrôler. Témoin de cette maudite crainte encore ancrée en moi malgré son geste. Je suis désorientée, perdue. Paniquée. J'essaye de résister lorsqu'il cesse de m'étreindre. "Abraham…" Il attrape mes épaules, ses yeux se noyant dans l'océan de larmes que sont les miens. Puis, à nouveau ces mots. A nouveau ces lettres. Et c'est un profond soulagement qui s'empare de moi. De toutes parts. Il ne regrette pas… Quelle imbécile je fais. Je m'approche aussi, mes lèvres rencontrant les siennes. Un baiser auquel je réponds. Auquel je réponds avec amour, lui transmettant par ce biais mes sentiments. Mes mains encerclent son visage. A bout de souffle, j'y mets un terme mais je conserve cette proximité entre nos visages. Et je pose mon front contre le sien. Je pleure toujours, tant les émotions ont été intenses. Je ne parviens pas encore à stopper mes larmes tant c'est devenu intense, et pourtant le soulagement que je ressens est tel que je me sens presque complètement bête d'avoir pu penser de telles choses.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 17:24

L'amour est un sentiment agréable, comme destructeur. La preuve ave cette scène. L'amour fait pleurer, l'amour fait sourire. Paradoxal à souhait, nous ne savons pas où nous placer. Alors nous laissons le destin faire son oeuvre, le hasard jouer avec nous. Abraham est submergé par cette vague d'émois, qui le saisit, le prend dans un étau puissant. Les yeux avec des larmes qui ne coulent pas, comme si quelque chose les empêchait. Peut-être ne veut-il pas montrer que tout cela le dépasse, l'atteint avec puissance qu'il ne sait plus où donner de la tête.

Abraham est là, Abraham demeure stoïque alors que Gaelle éclate en sanglots. Que les bruits des orages se mêlent à ses pleurs, donnant un concert frissonnant. La cacophonie pénètre son ouïe, lui donnant la chair de poule. Il avale sa salive. Il oublie autour tout d'eux, comme si la seule chose qui comptait maintenant c'est elle. Et ce pour toujours, il en est certain. Car il aime, et ce n'est pas des mots balancés en l'air qu'il a jetés comme une brindille dans un champ de blé. Non, c'est vraiment sincère. Il ne les a dit qu'une fois jusqu'à aujourd'hui alors il n'est pas celui qui le prononce à tout va. Non, pour lui, cela symbolise beaucoup. Ces sept lettres signifient tellement pour lui.

Abraham l'étreint, se languit contre elle pour essayer de calmer ses sanglots. Mais lui ausi se met à pleurer. Il n'a pas pu les retenir longtemps. La situation est intense, brûlante. Elle les cisaille de part et d'autre. Telles des lames de couteau qui pénètrent ta chair. L'amour l'a frappé comme l'orage frappe en ce moment la terre. Il bouillonne, il est chaud.

Il murmure son prénom, susurre un nouveau "je t'aime" qu'il lâche dans un souffle au creux de ses oreilles. Non, il ne veut pas la perdre, il ne veut vraiment pas. Cet amour est trop puissant, précieux, pour le mettre de côté, pour l'abandonner. Elle lui dit de ne pas le laisser. Il l'a prise par les épaules, son regard se noyant dans le sien. Il divulgue beaucoup d'informations dans ses pupilles dilatées. Ses sentiments ainsi que ses émotions.

« Je ne t'abonnerai jamais. » Cela sonnera comme une promesse, qu'il tiendra. Car il tient à elle. Tellement que cela le rend fou. La joie se mêle à la tristesse. Deux émotions contraires et pourtant elle donne le même résultat. S'emparant de ses lèvres. Un baiser intense, empli de cet amour qu'ils partagent à deux.

Leurs lèvres se séparent, mais Abraham la garde près d'elle. Son front collé au sien, il ferme les yeux. Sa respiration est saccadée, il calme ses pleurs. Ses mains glissent de ses épaules, le long de ses bras. Il est épuisé, cela l'a fatigué mais il ne regrette rien. Il a pu se libérer d'un poids, il a pu lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Et enfin, pouvoir savoir ce que elle ressentait. Il respire un bon coup, un sourire en coin qui déforme ses lèvres.

Abraham s'est laissé prendre dans les mailles du filet. Il est tombé dans les abysses de l'amour. Il se laisse emporter par les courants, car cette sensation est tout de même agréable. Du chaud dans son cœur, qui bat rapidement comme s'il allait sortir de sa poitrine. « Je ne pourrai jamais te laisser. Je tiens tellement à toi que tu ne peux l'imaginer Gaelle. » Dit-il une fois qu'il a repris son souffle et calmé le marathon de son cœur.

L'orage est devenu qu'un détail insignifiant. Il est terminé, il est passé. Il a permis ses aveux. Abraham tend l'oreille, écoutant le néant sonore.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mar 17 Avr - 19:47

Mouchoirs & Coups de foudre
J'ai eu tort de m'en priver. De ce sentiment, de ce que j'aurais pu vivre. De ce que j'aurais pu ressentir. Oui mais si je ne l'avait pas mit de côté, peut-être que rien de tout ça ne se serait passé. Peut-être que je n'aurais pas rencontré Abraham, ou bien que je ne l'aurais pas remarqué. Alors je ne regrette pas. Malgré toute la souffrance que j'ai pu enduré, toute cette douleur que j'ai pu ressentir, je ne regrette pas. Les larmes on ne peut y échapper, tout comme on ne peut échapper aux sourires. Aux bons moments. Et ça, il y en a eu. Davantage que les pleurs. Il faut de tout, et c'est ce qu'on doit se dire. Je pleure, je suis au bord de la crise. Certes. Mais n'est-ce pas pour mieux me relever plus tard ? Pour tout évacuer ? Parfois, on dit que ça fait du bien de tout lâcher. De tout évacuer, de laisser ses larmes couler, sa gorge se nouer, sa voix flancher. C'est humain, on n'y peut rien. Ça a beau nous déstabiliser, nous faire nous demander où est-ce qu'on en est, il faut que ça sorte. Les larmes chutent, l'être se relève. Mes pleurs sont intenses. Plus que ce qu'ils ne l'ont jamais été en présence d'Abraham. Ça m'atteint à tel point que d'un côté il s'agit d'une preuve supplémentaire pour lui montrer ô combien je tiens à lui. Je ne veux pas le perdre, je ne veux pas qu'il me laisse, qu'il m'abandonne. Je me sens idiote de penser de telle façon, car quelque chose en moi semble me persuader qu'il ne le fera pas. Qu'il n'est pas comme ça. Et c'est la façon dont il réagit à tout ce qui se passe actuellement. Même si son silence me fait peur, même si son silence sème le doute, il y a cette étincelle en moi qui jaillit, qui me murmure de ne plus m'en faire. Qui me dit que tout ira bien. Cette étincelle qu'il a créé, qu'il a animé en moi. Et malgré ma confusion qui m'entraine dans ces pleurs déchirants, j'arrive à le sentir. Je ne sais toujours plus où j'en suis, mais ce n'est plus pareil. J'ai l'impression qu'encore une fois nous nous retrouvons tous les deux contre le monde. Je ne pense plus qu'à lui, plus qu'à ce qu'il ressent. Ses hésitations, les hypothèses stupides que j'émets dans mon esprit. Je ne pense plus qu'à son aveux, qu'à mes sentiments envers lui. J'ai tout oublié, sauf Abraham. Même l'orage me semble lointain en cet instant. Et c'est exceptionnel.

Sous le coup de l'émotion, mes pleurs augmentent. Pourtant, je me sens apaisée, soulagée. Cette étreinte fait taire le vacarme de mes pensées négatives, tue les doutes qui s'étaient immiscés en moi. Je m'accroche à Abraham comme à un pilier qu'on ne voudrait laisser s'en aller. Ce pilier qui nous permet de nous relever, d'aller mieux. J'en ai besoin. Et je ne pourrais pas le nier longtemps. Besoin de vivre comme je l'entends, de me relever. D'enfin me débarrasser de ces mauvais souvenirs, de cette crainte de revivre à nouveau l'abandon. Cette peur, cette frayeur. D'oublier cette brûlure qui me consume. De l'éteindre pour de bon. La remplacer par cette flamme ardente ranimée par Abraham. C'est plus fort que moi, je lui demande de ne pas me laisser. Comme si c'était ce qui pouvait se passer, alors que je suis persuadée du contraire. Et je me dis alors que ça frôle le traumatisme. Qu'il serait peut-être temps de me reprendre en main. La façon dont j'essaye de résister lorsqu'il desserre son étreinte ne fait qu'appuyer cela. Un traumatisme. Un traumatisme à effacer. À supprimer. Son "je t'aime" me touche, me fait prendre conscience de mes hypothèses infondées. Mes yeux plongent au plus profond des siens, se perdent dans leur intensité. Et il me dit qu'il ne m'abandonnera jamais. Les larmes roulent, mon cœur a du mal à suivre. Ces mots signifient tellement à mon égard, que j'ai du mal à les réaliser. Je me dis que ce n'est peut-être qu'un rêve, mais non. Tout est bel et bien réel. Ses paroles sont réelles. Font tellement sens. Nos lèvres se rencontrent, laissent passer tellement de sentiments que ça m'en fait tourner la tête. Cet amour réciproque, cette sensation d'aimer et d'être aimée en retour. Quelque chose qui fait du bien, qui soulage, qui apaise. Quelque chose que je goûte, que je ne veux pas perdre. Quelque chose qui s'est forgé en si peu de temps, mais qui n'en est pas moins tellement fort. Tout éclate au creux de ma poitrine, une vague douce et intense à la fois. Et même lorsque nos lèvres se séparent, je continue à la ressentir. Cette vague. Nos visages sont proches, nos fronts posées l'un contre l'autre. Yeux clos, je pose mes mains contre ses joues, sent ses larmes s'échapper. Les miennes sont toujours aussi abondantes. J'ai l'impression d'être allée tellement loin, d'avoir tellement puisé loin qu'elle ne s'arrêteront pas de sitôt. Elle me font trembler, me secouent encore. Et ce malgré ce soulagement que j'éprouve. Je suis tombée. Une chute inévitable, douloureuse et belle, paradoxale, qu'est celle de tomber amoureuse. Ces nouvelles paroles me font chavirer, frémir. Intensifient encore mes pleurs, mais cette fois davantage sur le coup du soulagement. De la joie. Je respire profondément, essaye de laisser sortir ce que je ressens. Je me redresse pour le regarder dans les yeux, mais rien ne s'échappe de ma gorge malgré mes efforts. L'émotion est si forte, telle que je n'y suis pas habituée. Alors je l'embrasse une nouvelle fois, avant de l'enlacer, le serrer de manière à lui transmettre ce que je ressens, cette gratitude envers ses paroles. Je le serre contre moi, je sens son cœur battre contre le mien. Je rassemble toutes mes forces, respire une nouvelle fois d'un grand coup. Je lève la tête, le regarde à nouveau dans les yeux. Me plongeant dans cette immensité, ces pupilles dilatées qui parlent bien plus que de simple mots. "Aby', je…" Mais je ne sais tout simplement pas quoi dire. Mes mots se perdent, s'emmêlent entre eux. Il y en a tellement, que je ne sais lequel choisir. J'essaye de faire le vide, de me concentrer. Et finalement, ça sors au bout de quelques secondes. Des paroles qui reflètent tout ce que je ressens, malgré les quelques coupures dues à mes sanglots : "Je t'aime… Tellement. Et je tiens aussi à toi. Tu es devenu si important pour moi en si peu de temps. Merci de me rendre plus forte. De me faire connaître tout ça. De me le permettre." Je marque une courte pause pour reprendre mon souffle. "Je crois que sans toi je n'en aurais jamais eu l'occasion. Je t'aime." Et ceci dit, je dépose une nouvelle fois mes lèvres contre les siennes. Je l'embrasse longuement, avant de mettre un terme et de venir poser ma tête contre son buste. Je ressens la fatigue. Tout ceci m'a épuisée, tant ça en a été éprouvant. D'autant plus en y mêlant la maladie et l'orage qui à présent s'est éloigné. Certains penseront que c'est trop tôt pour éprouver de telles choses, que c'est précipité. Mais on ne choisit pas le moment où ça nous tombe dessus. Ni la façon dont on aborde ce sentiment nouveau, ni l'intensité sincère qu'il arborera. Je sais que ce que j'éprouve pour Abraham est fort et réel. Et je sais quand est-ce que tout à commencé. Quand est-ce que la foudre m'a frappée. Je fermes mes yeux encore emplis de larmes, et feint un léger sourire en y pensant, forgeant ce souvenir agréable. Sa première venue au Paddy's.
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mer 18 Avr - 0:45

Les pleurs. Les larmes que nous ne pouvons pas empêcher. Qui coulent pour prouver les émotions intenses qui nous submergent. Ces sanglots qui nous rendent vivants, sensibles. C'est alors qu'un concert de pleurs, une cacophonie de sanglots qui éclatent, là dans cet appartement, se mêlant au bruit du tonnerre que nous oublions, effacé par ces choses plus importantes. Ces sentiments palpables, réels, qui nous prennent au fond de nos entrailles, qui nous serrent les viscères à nous rendre malade. Il faut qu'ils éclatent au grand-jour pour ne pas imploser à l'intérieur de nous.

Abraham a les yeux floutés, voilés par ses larmes qui perlent enfin le long de ses joues pour enrichir les propres perles de Gaelle. Il souffle, la respiration qui se fait dure, son cœur manquant des battements et voulant s'arracher de sa poitrine. S'il le pouvait, il offrirait réellement son cœur ainsi que sa vie à la femme qu'il a devant lui, à la femme qu'il aime. L'étreinte dure, l'étreinte se veut rassurante pour calmer ces sanglots qui sont une vague, les noyant ainsi profondément. Il faut en sortir, de ce tsunami d'émotions. Un flot d'émois puissants qui les accablent.

Une peine peut engendrer une joie. Il faut parfois passer par la tristesse pour être heureux. Abraham qui a pris ses épaules, qui lui a de nouveau dévoilé ses sentiments par un "je t'aime", balancé sincèrement entre deux sanglots. Un baiser échangé, humide mais brûlant. Un baiser qui scelle leurs sentiments réciproques. Abraham ouvre son âme, donne tout son être à Gaelle. Il veut lui appartenir, lui montrer qu'il est là et qu'il ne l'abandonnera pas. Car cet abandon sera pour lui un déchirement. Alors pourquoi provoquer des maux aux deux personnes. Il n'est pas égoïste, il ne la fera pas souffrir, car au fond, cela le fera souffrir aussi. Il a déjà senti la perte d'un être cher. Il ne veut pas le faire vivre à quelqu'un et le revivre. Un profond désespoir. Une grande peur qu'il affronte pour ne pas se retirer une nouvelle fois s'il est encore pris d'un malaise. Non, il doit lutter comme elle a lutté pour ses propres peurs. Entiché d'elle, il ne le nie plus. Le baiser qui se termine, leur front qui se colle entre eux. Un soupir lâché, il ferme les yeux, bercé par les mouvements de sa respiration. Son cœur joue un rythme effréné qu'il parvient à calmer.

C'est elle et lui. Elle et lui contre le monde entier. Quand elle n'est plus là, l'univers devient immense, dépeuplé. Au fond, nous sommes petits mais grâce à elle, Abraham se sent gigantesque, prêt à affronter tout. Elle est sa force, elle lui donne du courage d'avancer. Car il avait perdu espoir avant de la rencontrer. L'espoir de ressentir à nouveau l'amour, ressentir ces sentiments qu'il croyait enfouis à jamais au plus profond de son âme. Il lui donnerait sa vie, son âme tout entière. Il boit ses paroles, il écoute ses aveux. Un sourire montré, rassurant. Un sourire qui étire ses lèves. Elle se love contre son buste. Il l'entoure à nouveau de ses bras forts, embrassant le haut de son crâne, faisant effacer les derniers sanglots qui restent. « Tu le mérites. Tu mérites tout ce qu'il y a de plus beaux, Gaelle. Je t'aime, vraiment. » De nouveau les sentiments déployés.

Les yeux fermés, ses bras nus sentent le coeur battre de Gaelle. Et le rythme cardiaque de Abraham se marie à celui de Gaelle, ne faisant plus qu'un, concert à l'unisson. Ils sont épuisés par cette histoire, mais qui est magnifique car elle se finit bien. Leur relation est comme les montagnes russes. Elle descend dans les profondeurs des ténèbres, du désespoir. Pour remonter vers la lumière, l'espoir. Il sent son souffle s'apaiser, il sent sa fatigue montée et celle de Gaelle par la même occasion. « Repose-toi. Je ne te lâcherai pas, je veille sur toi. » Les beaux souvenirs de leur histoire prennent un sens, se réveillent, submergeant également Abraham. Les sourires échangés durant le service au Paddy's, la chute, l'attente à l'hôpital, l'hésitation dans la voiture quand leur visage fut proche, la soirée au DOM enlacés l'un contre l'autre. Celle-ci se rajoute à ce mémorable schéma d'images.

Une de ses mains vient lui caresser ses cheveux blonds pour lui procurer de la tendresse, pour l'aider à dormir. Il ne partira pas, il restera là. Comme il a dit, il veillera sur elle. Et il tiendra promesse. Il ne compte pas partir. Il se sera là, jusqu'à la fin car c'est avec elle qui veut finir sa vie.
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Gaelle Brinkerhoff
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MessageSujet: Re: Mouchoirs & Coups de foudre (abraham)   Mer 18 Avr - 15:38

Mouchoirs & Coups de foudre
Si l'on fait abstraction de nos larmes, de nos voix, de nos souffles saccadés, ainsi plongé dans le noir l'appartement est calme. L'orage a cessé, une fine pluie s'abat maintenant sur les stores. Fine pluie à contrario de ces larmes épaisses qui s'échappent de mes yeux. Mes joues sont trempées, parfois elles se logent dans mon cou. On a tous des faiblesses, tous des moments où il faut tout laisser partir, où pleurer devient une évidence. Car cela nous fait du bien. Noyer nos peurs dans ces larmes et les laisser filer, les balayer d'un revers de la manche. Signification autrement plus symbolique lorsque c'est la personne en face de nous qui s'en charge. Lorsque ses mains se posent sur nos joues, lorsque ses pouces retirent ces gouttes salés qui s'extirpent de nos pupilles humides, submergées. Même si mes pleurs sont intenses, ils ne sont pas sans signification. J'ai l'impression qu'ils me soulagent, me laissent me débarrasser de mes doutes. Abraham pleure lui aussi. Larmes partagées, telles le reflet de nos sentiments réciproques. Le reflet de notre soulagement. Nos cœurs tambourinent, j'ai l'impression que nous ne faisons plus qu'un. Que nous formons un seul être, aux mêmes sentiments, mêmes ressentis. Une forte étreinte qui scelle tout ceci. Des bras dans lesquels je me love, dans lesquels je me sens bien. Dans lesquels je veux rester. Une fois encore, je veux que le temps s'arrête. Ou bien qu'il continue sans nous. Qu'ils nous laissent là, enfermés dans notre bulle où rien ne peut nous atteindre. J'écoute nos cœurs battre à tout rompre, son "je t'aime" qui valse dans mes oreilles, ce murmure qui me fait frémir. Qui me rend heureuse. Une explosion de joie, de bonheur qui me fait intensifier mes sanglots mais sourire en même temps. Un beau paradoxe. De nouveaux baisers échangés, débordant d'émotions, débordant de cet amour que nous éprouvons l'un pour l'autre. Ses paroles font certes beaucoup, mais ses gestes encore plus. Ma crainte de l'abandon est anéantie. Il ne m'abandonnera pas. Et je ne l'abandonnerais pas non plus. Jamais. Je ne pourrais pas. Après tout ce qu'il a fait pour moi, je ne pourrais pas le laisser. L'amour que je ressens pour lui et si fort, si sincère. Jusqu'à même pouvoir en paraître surréaliste. Et pourtant réel. Jamais je ne pourrais lui causer du mal ou bien de la peine. J'en souffrirais, m'en voudrais toute ma vie. Nos yeux clos, nos visages proches, je sens son souffle m'effleurer les joues, les caresser en douceur. Un petit sourire orne mes lèvres malgré mes larmes. Et je laisse échapper un soupir de bien-être. Un soupir apaisé.

Je commence à me calmer. Il me donne la force de le faire. La force d'avancer, de ne pas laisser ces pleurs me submerger plus que ce qu'ils ne l'ont déjà fait. Tout ce qu'il me donne sans peut-être le savoir est énorme. Cette force, cet espoir. Sans lui, ils seraient inexistants. Sans lui, je ne serais pas dans cet état. Et je lui en fais part. Je le lui fais savoir, lui avouant une nouvelle fois mes sentiments, lui intimant que je l'aime. Je lui souris doucement, sincèrement. C'est presque si je n'arriverais pas à y croire. C'est presque si j'ai peur de me réveiller de ce doux songe. Alors que ça n'en est pas un. Et que tout est réel, ce qui me remplit encore plus de cette joie immense. Je me love contre lui, pose ma tête contre son buste. Et je ferme les yeux. Je m'enivre de son parfum, je profite comme jamais de cet instant. Mon oreille contre son cœur, je l'écoute battre. Ses paroles me parviennent, me réchauffent. Je souris. Si j'avais été dans une de mes mauvaises passes, je lui aurait dit que lui il mériterait bien mieux que moi. Mais ça suffit. Je ne peux plus être aussi dure avec moi-même. S'en est fini. Je redresse un peu la tête sans pour autant la décoller de son buste. Je le regarde, lui souris. Mes lèvres atteignent son cou avec tendresse et douceur. "Just like you," je murmure. "Je suis heureuse d'être avec toi." Heureuse oui, c'est le mot. Je ressens ce bonheur qui m'a tant manqué, ce bonheur duquel je me suis privée. Ma vie était loin d'être triste, loin d'être noire malgré mes moments de failles, mais il me manquait ça. Cette étincelle qu'Abraham a créé, cette flamme en moi qu'il a ravivé. Je ferme à nouveau les yeux. Yeux épuisés, piqués par les larmes. Je me laisse bercer par Abraham, par les mouvements effectués par sa respiration. C'est calme. Apaisant. Je le serre un peu plus contre moi à ses paroles. Paroles qui me font me sentir encore mieux. Protégée contre tout. Rien ne peut nous atteindre. Je lâche un profond soupir et je me cale un peu mieux contre lui. Sa main dans mes cheveux, ce geste tendre approfondis ce sentiment de bien-être. Puis, je commence à sombrer. J'en oublis l'appartement plongé dans le noir. J'en oublis l'heure. J'en oublis ma gorge en feu. Plus rien n'importe. Plus rien d'autre qu'Abraham. Je repense à tout ce qui s'est passé. Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on s'est échangé. Le savoir avec moi, savoir qu'il ne partira pas. L'aimer. Me sentir aimée. Je somnole et bien vite, je tombe entre les bras de Morphée, espérant qu'il en fasse de même afin qu'il puisse lui aussi se reposer.

Agréable, beau, éprouvant. Encore des mots qui définissent nos instants passés ensemble. Ces torrents, ces montagnes russes. L'aveux de nos sentiments et je m'endors dans ses bras.
Heureuse,
amoureuse.  

***


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