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Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

Sarah Strauss
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MessageSujet: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Mer 28 Mar - 12:25

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Elle observe ce reflet dans le miroir, en arborant une moue qui en dit long sur ses pensées et que son amie ne manque pas de percevoir, avant de pousser un soupir. C'est déjà la troisième robe que Sarah essaie, dans la chambre de son amie. La troisième qui ne lui convient pas. La jeune femme a besoin d'une robe élégante pour se rendre au Parlament, bar à cocktail et restaurant de très haut standing. Il lui faut donc une robe en conséquence et si possible, qui masque le léger bidon que ses un peu plus de trois mois de grossesse commencent à faire pousser. La demoiselle se mord la lèvre inférieure et son amie comprend. Cette robe ne va pas. Sarah n'a pas ce qu'il faut, chez elle et pas les moyens de s'acheter une aussi jolie robe. Alors son amie la dépanne en lui faisant essayer ses propres robes de grossesse les plus sophistiqués. Et ce n'est que la cinquième qui trouve finalement grâce aux yeux de Sarah, quand enfin cette dernière ne se sent pas trop boudinée dans sa tenue.

Son amie l'aide à se coiffer et la maquille légèrement alors que Sarah, anxieuse, observe l'heure sur son téléphone. Elle n'a pas osé appeler Gaspar. Parce qu'elle a pensé qu'il ne voudrait pas d'un rendez-vous et qu'il chercherait peut-être à l'éviter, alors qu'elle doit absolument lui parler et que le plus tôt sera le mieux. La jeune femme projette donc d'aller passer sa soirée dans un endroit que l'homme a l'habitude de fréquenter, en espérant qu'il s'y rende effectivement. Et au besoin, la jeune femme y retournera tout les soirs. Le besoin de parler devient d'autant plus urgent que, si elle n'est pas intéressée par l'argent, son bébé aura tout de même des besoins. Et elle n'est pas en mesure de gérer tout les frais de la chambre, du matériel nécessaire, ni même de la maternité. Elle déteste l'idée de passer pour une profiteuse, pour une intéressée. Mais pour son bébé, elle doit ravaler sa fierté.

Finalement, la jeune femme arrive au Parlament et s'installe au bar assez rapidement, avant de demander une eau plate. Le barman ouvre la bouche pour refuser et la demoiselle soupire. Elle s'y était attendue. Et sans se démonter, elle répond être enceinte et ne pouvoir, par conséquent, commander d'alcool mais qu'elle est attendue. C'est faux. Et elle espère que Gaspar va finir par arriver. Alors qu'on lui sert son verre en râlant, elle scrute l'assemblée.


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Dernière édition par Sarah Strauss le Dim 1 Avr - 2:37, édité 1 fois
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Gaspar Obermayer
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Dim 1 Avr - 2:31


« C’est le grand jour mon fils, j’ai déjà tout prévu, vous allez être parfait tous les deux, le journaliste sera là d’ici deux heures prépare toi » La voix de ma mère résonnait dans mes oreilles alors qu’elle se trouvait face à moi contente de m’annoncer qu’un journaliste venait pour parler de mon semblant de relation avec Camille, la jeune femme qu’elle m’avait imposée comme petite amie, comme future épouse pour paraître parfait aux yeux des gens, pour faire bonne presse à la famille Obermayer, mais surtout pour adoucir le regard des gens à mon égard, alors que j’avançais petit à petit vers mon objectif final étant le siège de PDG de l’entreprise familiale. Ma famille a toujours été sous les projecteurs et n’a jamais manqué une seule seconde pour faire parler d’elle, en bien ou en mal, peu importe, du moment qu’on en parle. J’ai malheureusement hérité de la même fièvre et j’ai toujours fort apprécié le flash des appareils photo. Voir mon visage à la une faisait de moi quelqu’un de reconnaissable et j’aimais ça.

Je soupirai un bon coup lorsque ma mère me fit part de ses plans pour les heures à venir. Frieda Obermayer a toujours été présente pour me dicter mes faits et geste tel une maman poule ne voulant pas lâcher son petit. Elle avait beaucoup de mal à couper le cordon, et ce, malgré mes trente-huit ans révolus. Mon cœur battait à mille à l’heure, alors que je la regardai à travers miroir dans lequel j’observais le costume que j’avais enfilé pour l’interview de prévu qui allait être centré sur mon mariage à venir. Je ne lui montrais aucune joie face à la situation, j’aurais préféré passer ce moment ailleurs, à m’amuser, au lieu de jouer au fiancé parfait au bras de la charmante blonde qui allait jouer le rôle de ma future femme. J’essayais tout de même de sourire, bien que mon sourire paraissait plutôt nerveux au premier abord, appréhendant les nombreuses questions qui allait être posé.

C’est au bout de quelques heures, que je pus enfin être libéré de mes chaînes, montant sans attendre dans ma voiture, j’avais pris la route en direction du parlement afin de rejoindre un ami qui devait sûrement déjà m’y attendre pour boire un verre. Lançant mes clefs au voiturier sans même un bonjour, je pris l’escalier présent pour me rendre au sein du bar, me concentrant sur la recherche de mon ami que je ne tardai pas à apercevoir. Levant la main pour le saluer, j’avançai en sa direction avec enthousiasme avant de croiser un regard qui ne m’était pas inconnu. Je pris le temps de l’observer quelques secondes, sentant mon cœur battre bien plus fort que tout à l’heure. Que fait-elle là ? Me demandais-je, alors que la dernière fois que je l’avais vu, elle avait à nouveau disparu de ma vie après une nuit de folie sous les draps. Je clignais rapidement des yeux pour m’assurer que je n’étais pas en train de rêver, mais la silhouette de la jeune femme ne disparus pas au fil des secondes et ce fut bien l’inverse. Son regard ne tarda pas à se pointer vers moi, ce qui me laissa plutôt perplexe, ne sachant plus vraiment quoi faire. Aller rejoindre mon ami ou bien aller la voire ?
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Dim 1 Avr - 2:59

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Elle n'avait plus qu'à espérer que l'homme vienne, sentant bien qu'elle n'allait pas pouvoir squatter le Parlament tout les soirs en demandant un unique verre d'eau. Et au prix du cocktail, la jeune femme n'allait certainement pas en payer un pour le gaspiller. Donc... Sarah n'a plus qu'à croiser les doigts pour que Gaspar se présente effectivement ici ce soir, ou le lendemain, mais qu'il vienne assez rapidement en tout cas. Attrapant son téléphone, elle songe à lui envoyer un message avant de se raviser, craignant qu'il ne la fuit au contraire. Alors elle quitte le bar, son verre en main, et trouve un fauteuil capitonné dans lequel elle prend place. Elle observe les lieux en soupirant. Du temps où elle le fréquentait, ils venaient régulièrement ici, loin des endroits qui étaient habituels pour Sarah. Elle s'y était toujours sentie mal à son aise, quelque peu étouffée par la prestance des lieux, par ces fauteuils qui coûtaient presque un mois de courses alimentaires pour son foyer, par l'attitude des gens qui s'y trouvaient. Avec tout les efforts du monde, elle ne pouvait pas parfaitement se fondre dans la masse de cette population hypocrite et assoiffée d'apparences et de faux-semblants. Elle ne pouvait pas jouer à l'héritière parfaite, quand son seul héritage était un vieux livre de ses parents de temps en temps, ou des souvenirs de famille. Il y avait ici des gens un peu plus modestes certes, qui ne la regardaient pas telle un insecte sur leurs chaussures. Des gens comme Lysander par exemple. Mais les fréquentations de Gaspar étaient pour la plupart de ce genre là.

Installée, Sarah se perd dans l'observation de son téléphone en guettant l'heure affichée sur celui-ci. Et rapidement elle l'éteint, le posant devant elle en fixant la porte. Son attention quand il entre est pourtant perturbé par un homme qui lui lance une œillade à quelques pas et qui fait mine de la rejoindre. Pourtant elle détourne la tête, alors que Gaspar suspend un geste de salutation, et Sarah regarde dans la direction que regardait Gaspar avant de reconnaître l'un de ses amis. Jurant intérieurement en comprenant qu'il avait rendez-vous, Sarah réalise cependant qu'elle ne peut pas faire marche arrière. Pas au prix des cocktails ici. Le croiser du premier coup est une chance. Alors tant pis pour son ami. D'autant plus que leurs regards se sont croisés. Même s'il ne bouge pas, il a vu qu'elle était là et il a vu qu'elle l'avait vu aussi. Alors elle se lève et contourne la table basse sur laquelle elle abandonne son verre d'eau, reprenant son téléphone qu'elle glisse dans son sac et elle rejoint l'héritier.

«- Bonsoir...» souffle-t-elle en arrivant devant lui.

Elle hésite entre l'utilisation du prénom de son interlocuteur, ou son surnom, avant de se décider pour un simple bonsoir. Simple et passe partout. Par habitude, par envie aussi, elle a faillit dire ce mot qu'elle ne réservait qu'à lui. Mais s'abstient finalement au vu de la situation dans laquelle ils sont.

«- Je me doute que ce n'est pas moi que tu venais retrouver... est-ce que je peux tout de même t'enlever ?»

Polie avec ça. Comme si inconsciemment elle voulait qu'il réponde non, qu'elle puisse fuir cette discussion. Parce qu'elle ne sait pas trop comment il peut réagir à ça et ça lui fait peur. Autant qu'elle a peur que les Obermayer s'en prennent à ses parents. Mais la pensée de ce ventre qui ne tardera pas à se manifester, qu'elle ne pourra plus cacher, la rappelle à l'ordre pourtant. Elle doit avoir cette discussion avec lui.

«- Tu sais... ça fait plaisir de te voir. Je veux dire, ailleurs qu'en première page d'un magazine.»

Avec Barbie pense-t-elle méchamment, tout en s'abstenant. Même si elle pense qu'il ne l'aime pas, elle n'en a aucune certitude et n'a pas besoin de le contrarier.


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Gaspar Obermayer
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Lun 2 Avr - 0:52


La soirée s’annonçait plutôt bien, alors que le blond avait mis un pied dans le bar du parlement qui était déjà bien rempli vu l’heure non-tardive. Comme à son habitude, Gaspar venait ici pour boire un verre avec un ami avec qui il passait en général la soirée à draguer et à rigoler. Après sa rupture avec Sarah, Gaspar avait eu beaucoup de mal à s’en remettre et pour combler le vide qu’elle avait laissé, il s’était pris à fréquenter les bars et boite de nuits à la recherche de proie pour éponger son cœur qui avait fondu lorsque la femme de sa vie avait disparu du jour au lendemain sans un seul mot. Alors qu’il venait ici en général en sa compagnie, il ne cessa pas d’y mettre les pieds, espérant au plus profond de lui qu’un jour, il tomberait sur elle et aurait des explications. Malheureusement ce jour-là n’est jamais arrivé, du moins pas avant trois mois plus tôt alors qu’il passait la soirée avec des amis pour célébrer ses fiançailles qui avaient eu lieu. La une des journaux avait annoncé noir sur blanc le futur mariage de l’héritier, mais n’avait pas été informée et heureusement par l’événement qui avait eu lieu ce même jour. Alors qu’il avait plutôt bien bu, il était tombé sur celle qu’il n’espérait pas revoir un jour, toujours aussi belle, il n’avait pas hésité à lui faire une scène sous les yeux de tous alors qu’ils étaient dans une boite de nuit à ce moment-là avant de réaliser qu’il valait mieux qu’il reste discret et avait poursuivit sa discussion à l’abri des regards avant de terminer l’un contre l’autre, peau contre peau à faires des choses pas très catholique après des mois de séparation. Ce fut l’unique fois ou il revu la brune depuis leur rupture, fermant un livre qu’il avait eu mal à fermer avant cette soirée, enfin prêt à passer à autre chose et surtout prêt à se concentrer sur celle qui était devenue sa fiancée du jour au lendemain.

À l’heure d’aujourd’hui, il n’imaginait pas retomber sur elle, pas trois mois après avoir eu une aventure avec elle. Il n’imaginait pas la revoir, pas ici, pas dans ce bar qui était comme un sanctuaire pour le blond. Lorsqu’elle était apparue face à lui trois mois auparavant, il avait été faible et s’était laissé aller, mais ce soir, il ne pouvait pas se le permettre, pas dans ces lieux qui pouvaient facilement le trahir auprès de sa fiancée ou de ses parents. Il clignait des yeux, alors qu’il l’avait dans son champ de regard, se demandant ce qu’elle pouvait faire ici, essayant de se rappeler la raison qui avait bien pu la faire fuir, avant de se rendre compte qu’elle ne lui avait jamais vraiment dit pourquoi elle l’avait laissé tomber.

Alors qu’il hésitait à poursuivre son chemin jusqu’à son ami qui l’attendait ou à le détourner vers la brune qui le fixait du regard, il n’eut le temps de faire un choix qu’elle avança d’elle-même vers lui. Fuyant son regard au maximum, ils se content de hocher la tête pour lui dire bonjour, écoutant à moitié les dires de la jeune femme, bien trop en colère contre elle de la voir. « Cinq minutes, je suis attendu.» Dit-il assez froidement, en faisant un signe du regard à son ami qui avait l’air de ne pas comprendre ce qu’il était en train de faire. Sarah lui annonçait être contente de le voir, ailleurs que dans un magasine, une remarque qui ne manqua pas de le faire sourire, alors qu’il apprenait par la même occasion qu’elle devait se renseigner sur lui via la presse. « Que veut-tu Sarah ? Je ne pense pas que si tu es là, c’est pour me parler de la pluie et du beau temps…» Il n’avait pas envie de passer par mille chemins, non, il n’allait pas avoir une conversation des plus normale avec la femme qui lui avait brisé le cœur.  
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Sarah Strauss
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Lun 2 Avr - 1:32

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Il est froid, elle aurait dût s'y attendre. Elle est partie une première fois et, après une nuit d'amour, n'a plus donné de nouvelles non plus. Elle s'attendait à ce qu'il l'accueille à bras ouverts ? Qu'il lui roule la pelle de sa vie en la plaquant contre un mur ? Dans ses rêves les plus fous et les plus torrides peut-être mais dans la réalité... Dans la réalité cette froideur n'a rien de surprenant, mais elle fige quelque peu Sarah qui baisse la tête et observe ses pieds, une seconde. Mais elle ne peut pas fuir, elle ne peut pas quitter ce bar sans lui avoir dit ce qu'elle a à lui dire, sans lui avoir annoncé qu'il va être papa très prochainement, dans un peu moins de six mois. Cadeau de noël que leurs retrouvailles, avec un bonus pour Septembre.

Cinq minutes. Que sont cinq minutes, quand on a deux ans à rattraper, deux ans d'un poids sur le cœur que l'on voudrait enfin confier, une vérité trop lourde à accepter, dont on voudrait se débarrasser ? Cinq minutes. Cinq minutes ce n'est pas grand chose. C'est assez pour perdre pieds cependant. Et cet air si froid, cet air si... Elle se sent si loin de lui, d'un coup. Comme si cet air exposait le fossé social qu'il y a entre eux. Ce fossé qu'elle ne supporte pas, qui leur a coûté leur histoire.

«- Pardon, je n'avais pas vu que Barbie était dans les parages.» marmonne la demoiselle.

Ah voilà, on y est. Elle a bien vu l'ami de Gaspar. Mais il faut qu'elle parle de Barbie quand-même. De cette frustration qu'elle a en elle. Il lui en voudra peut-être pour ce terme, mais peu importe. Elle ose encore croire que non. Qu'il ne l'aime pas, cette Camille, que cette fille n'est là que pour son rang, pour faire un mariage avantageux, tout ce qu'elle-même ne pouvait pas lui offrir. Et dans ce «Barbie», c'est toute la jalousie de la brunette qui ressort. Toute sa frustration, sa déception, sa tristesse. Elle ne peut pas s'empêcher de poursuivre, d'ailleurs.

«- Non, rien, laisse tomber. C'était une erreur de venir ici. Faudrait pas qu'on te vois avec ton ex, on sait jamais ce que les journaux pourraient en dire. Ce serait dommage, un si beau mariage qui se profile à l'horizon. J'imagine que ta mère est contente. Ah ça... Une fille riche ! Et blanche, en plus. Elle a dût avoir l'impression de toucher le jackpot quand tu la lui a ramené. Si encore c'est toi qui l'a ramené.»

Sarah émet des doutes sur cette histoire oui, clairement. Elle n'y croit pas à la version de l'amour fulgurant et du mariage qui le comble de bonheur. Si c'était vrai, il ne l'aurait probablement pas touché il y a trois mois. Ils n'en seraient pas là, au fond. Sarah fait un pas pour se détourner de lui. Peut-être qu'elle n'a pas besoin de lui dire, peut-être qu'elle peut trouver autre chose, un autre moyen d'élever son bébé, leur bébé. Mais elle est piquée au vif. Vexée. Blessée. Blessée qu'il n'ait pas comprit. Qu'il ne comprenne pas que si elle parle des magazines, c'est qu'elle le cherche dans les pages de ceux-ci. Blessée qu'il n'ait pas compris qu'elle l'aime toujours. Blessée qu'il n'ait pas compris que son départ n'était pas normal. Blessée qu'il n'ait pas cherché à la retrouver, il y a deux ans, ni il y a trois mois. Elle était partie. Mais lui l'avait laissé faire. Il ne s'était pas démené pour la retrouver. Il ne s'était pas battu pour eux, pas vraiment. C'était pas difficile pourtant, elle bossait toujours au zoo. Soit. C'est du passé tout ça. Mais un passé qui fait mal. Surtout, elle est blessée qu'il ne l'ait pas défendu, qu'il ne se soit douté de rien, qu'il soit resté avec elle certes, mais qu'il ne l'ait jamais vraiment défendu contre les propos de ses parents. Pas suffisamment pour qu'ils cessent, en tout cas.

«- Désolé, monsieur Obermayer. Je ne vous importunerai plus.» dit-elle. Et ciel, que ce monsieur peut lui coûter, lui écorchant presque les lèvres.

Sarah ne lui accorde qu'un regard triste avant de retourner vers sa table, reprendre son sac pour partir. Ils allaient vraiment se quitter comme ça ? C'était finit, plus rien ? Elle a une boule dans la gorge à l'idée de le planter ici, de n'être vraiment plus rien pour lui qu'un nom sur un tableau de chasse, un fantôme du passé.


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Gaspar Obermayer
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Lun 2 Avr - 18:10


Gaspar se rappelait de la dernière fois, il avait croisé le chemin de Sarah, alors qu’il était en compagnie d’amis pour célébrer ses fiançailles, il avait déjà eu une conversation avec concernant leur rupture, bien qu’il ne se souvenait plus vraiment de tout ce qu’ils avaient pu se dire ce soir-là à cause de l’alcool que le blond avait ingurgité ce soir-là avant de finalement rentrer en compagnie de la brune comme si de rien était, mais ne la retrouvant pas à ses côtés le lendemain matin comme il l’avait espéré. Non, elle avait disparu une seconde fois et sa présence ici lui rappelait uniquement ce moment ou elle l’avait abandonné et ne souhaitait pas vivre la même chose une troisième fois. Depuis qu’il avait fait l’erreur de coucher avec elle après un moment de faiblesse, il s’était concentré à nouveau sur son mariage à venir avec sa fiancée qu’il devait apprendre à connaître d’ici là pour que leur union paraisse des plus crédibles aux yeux de tous.

Le regard qu’il avait posé sur la brune n’était pas chaleureux, non, il la regardait presque avec dégoût. Il n’avait toujours pas les véritables raisons qui avait poussé la jeune femme à le quitter, il avait retenu que ses parents étaient en parti concernés, mais n’avaient jamais pris au sérieux ces mots, ne les pensant pas capable de faire fuir la femme qu’il avait tant aimé, juste parce qu’elle n’était pas à leur goût. Une chose était sûre, c’est qu’il ne l’avait pas croisé par hasard ici et il se doutait qu’elle fût venue pour le voir lui en particulier et non pour venir y boire de l’eau, comme il avait pu apercevoir l’eau plate présente sur la table ou elle était installée à son arrivée. Une chose était sûre, c’est qu’il ne l’avait pas croisé par hasard ici et il se doutait qu’elle fût venue pour le voir lui en particulier et non pour venir y boire de l’eau, comme il avait pu apercevoir l’eau plate présente sur la table ou elle était installée à son arrivée.

Ils se retrouvèrent tout les deux faces à face, alors qu’il lui donnait cinq minutes pour qu’elle puisse lui dire ce pourquoi elle avait fait e déplacement jusqu’ici. Croisant les bras tout en restant planté devant elle comme un pic. Il haussa un sourcil lorsqu’elle osa parler de Camille, en la nommant de Barbie. Il croyait rêver. Était-elle venue pour critiquer sa fiancée ? Pour lui faire perdre son temps encore une fois ? Il ne tarda pas à soupirer en entendant ces propos. « Si c’est pour ça que tu es là ...» Il ne put poursuivre, qu’elle reprit la parole, annonçant cette fois-ci qu’elle n’aurait pas dû venir ici. Gaspar perdu, la regardait d’un air interrogateur, ne comprenant pas du tout à quoi était dut ce spectacle qu’elle était en train de lui faire. « C’est bon t’as finis ? Tu ne peux pas te pointer ici et me faire une scène comme celle-ci, tu ne sais rien, tu ne la connais même pas, comment peux-tu te permettre d’avoir des propos aussi désagréables à son égard, à mon égard. » Il regarda autour de lui pour s’assurer que personne ne les écoutait, bien que quelques regards étaient tournés vers eux. « Tu n’aurais pas pu venir me voir ailleurs, qu’ici au milieu de tous ces vautours en quête d’histoire à raconter ?» Gaspar avait toujours aimé se donner en spectacle, mais la tendance actuelle n’allait pas dans ce sens et être discret était son souhait, bien que Sarah avait déjà allumé la mèche. Il riait légèrement lorsqu’elle osa l’appeler par son nom en précisant qu’elle ne l’importunerait plus, ne comprenant pas pourquoi elle venait de faire tout ce cirque si c’était pour partir de la sorte sans lui avoir donné la raison de sa présence. « Arrête, Sarah.» Dit-il, avant d’attraper son bras pour qu’elle s’installe à côté de lui sur le fauteuil où elle avait été assise un peu plus tôt, faisant signe au serveur de ne pas venir à sa table, alors que celui-ci s’apprêtait à s’approcher de celle-ci. « Tu n’es pas venu ici pour me balancer tout ça à la figure, dis moi… » Il marqua une légère pause avant de très vite reprendre. « Il te faut combien ? » Demandait-il, pensant qu’elle voulait sûrement un peu d’argent, pensant qu’elle avait dut se mettre dans une emmerde. 
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Sarah Strauss
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Mar 3 Avr - 22:31

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Tient, il tique sur le Barbie ? Sarah lève un sourcil. Apparemment, il y a deux poids deux mesures. Elle ne la connaît pas non, c'est vrai. Mais ce qu'elle la déteste et ce qu'elle déteste entendre Gaspar la défendre. Elle n'a pas dit un dixième de ce que les Obermayer ont put lui dire sans qu'il ne bouge le petit doigt et le voilà qui prend la défense de l'italienne pour un Barbie ? Sarah lève les yeux au ciel. Peut-être qu'elle s'est trompé. Pourtant, il lui avait semblé si mauvais menteur sur les magazines. Peut-être l'effet du papier glacé. Ou celui de son désir qu'il ne puisse regarder aucune autre femme comme il l'avait regardé elle, son désir qu'il ne puisse jamais la remplacé comme elle-même ne le remplacerai jamais.

«- C'est toi qui me fait la morale sur les propos ? Sur... ce que l'on peut se permettre de dire sur les gens ? Bah... ça te va bien de dire ça... J'imagine que y'a deux poids deux mesures... C'est elle que tu défends ? Ou c'est juste parce que elle, ça ne sort pas de la bouche de papa et maman, que tu porte tes cacahuètes ? Non que je sache si tu ne m'aimais pas, si tu ne me respectais pas ou si malheureusement pour moi, ce n'était pas les bonnes personnes qui m'insultaient pour que tu prenne ma défense ?»

Sarah est sèche, agacée. Entre les hormones et le comportement de Gaspar, le cocktail devient explosif. Et comme elle cherche à fuir la situation, elle grogne alors qu'il parle de le voir ailleurs qu'ici où tout le monde était en quête de ragots croustillants.

«- Je suis venue où je pensais pouvoir te trouver. Et où j'ai le droit de me présenter.»

Comprendre par là que même si elle essayait d'aller le voir au boulot, le père Obermayer serait au courant avant même qu'elle n'ait put entrer dans le bureau de Gaspar, elle en était presque certaine. Madame Obermayer devait tout particulièrement redouter que Sarah surgisse de nouveau dans la vie de son fils. Comment une mère pouvait-elle seulement se mêler à ce point de la vie de son rejeton ? Sarah ne sait pas. Elle aurait voulu que la peine de Gaspar soit grande, pour que son ancienne belle-mère regrette ses actes. Mais elle avait l'impression que ça n'était pas el cas, avec le recul. Qu'elle n'avait pas été si importante que ça à ses yeux. Il n'avait pas essayé de la retrouver, pas essayé de sauver leur histoire après tout.

Comme il la fait asseoir, Sarah se laisse à moitie tomber sur le canapé, lasse et fatiguée, posant sur lui un regard ternie par ses émotions, par la déception, la tristesse aussi. Elle lui en voulait. A lui et à tout les Obermayer. A elle-même, aussi. Elle s'en voulait de ne pas avoir été assez bien pour lui. D'avoir été un jouet, un moyen de provoquer. Elle lui en voulait de lui donner en fin de compte l'impression de ne pas avoir compté. Et quand il demande de combien elle a besoin, elle a un rire sans joie. Un rire triste, désabusé, incrédule.

«- Environs deux ans de câlins et une éternité d'amour. Inutile de sortir ton chéquier, le compte est sans solde.»

Elle prend le verre abandonné plus tôt et prend une gorgée, en fermant les yeux pour remettre de l'ordre à ses idées. Elle doit lui dire, elle soit parler. Non, évidemment, la jeune femme n'est pas venue ici pour régler ses comptes avec Gaspar, même si vraisemblablement, l'ardoise n'a pas été effacée et qu'elle a toujours le même poids que la dernière fois, sur le cœur. Sarah n'ose pas le regarder, regardant ses doigts une seconde, les tortillant, avant de trouver un semblant de courage. Alors elle se redresse légèrement, tournant la tête vers lui.

«- Je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Et quoique tu puisse en penser... je t'aimerais toujours.» commence Sarah. «Si je pouvais te dire de ne pas faire ça, de ne pas l'épouser... je le ferais. Toi et moi c'était... On était exceptionnel. Je le croyais, en tout cas.» Et elle en doute sérieusement maintenant, convaincue par le manque d'acte de Gaspar qu'elle avait été de la provocation, uniquement. «Mais la raison pour laquelle je ne peux pas le dire est la même que celle pour laquelle je suis partie...»

Elle marque un temps d'arrêt, tournant autour du pot sans servir l'annonce qu'elle doit faire, vidant son cœur d'abord. Mais elle doit se jeter à l'eau, pourtant. Fermant les yeux de nouveau, Sarah sent son cœur qui s'emballe. Aussi courageuse soit-elle, ce genre d'annonce n'est pas des plus faciles à faire.

«- Je suis enceinte. Et je t'en prie... ne me fait pas l'affront de me demander s'il est de toi...»

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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Mer 4 Avr - 16:59


Il ne comprenait pas, non, il ne comprenait pas la jeune femme, il avait beau essayer d’y voir clair les paroles qu’elle lui adressait lui faisait croire qu’il était le méchant de l’histoire. Certes, il n’avait pas cherché plus loin lorsqu’elle l’avait quitté, il avait essayé de contenir ses larmes du mieux qu’il le pouvait et avait subit les paroles de sa mère qui criait haut et fort qu’elle avait raison. Il n’avait pas idée qu’il avait été trahi par les siens, pas idée que c’était sa propre mère qui avait fait fuir la femme de sa vie et encore moins qu’elle la détestait au point de menacer sa famille. Gaspar avait vu ce qu’on avait voulu lui faire voir, il avait succombé aux dires de ces parents sans même se poser de questions, leur faisant bien trop confiance pour remettre en question le moindre de leur mot. Il s’en prenait plein la gueule dans ce lieu qu’il chérissait, entouré d’inconnu qui ne manquait d’observer la scène, alors qu’il avait qu’une envie, celle de fuir et de ne plus faire face à celle qui avait tendance à le mettre dans tout ces états. Alors oui, il avait réussi à l’oublier, du moins en partie. Il était passé à autre chose en acceptant de sortir avec Camille qu’elle surnommait Barbie, il avait accepté de franchir le cap en se fiançant avec elle, prêt à aller de l’avant sans regarder derrière lui, mais la présence de Sarah suffisait à elle-même de tout remettre en question. Il était bien trop fier pour lui montrer le moindre sentiment à son égard, bien trop fier pour comprendre ces paroles qui le visaient lui, mais également ces parents qui avaient toujours eu un comportement délicat avec la jeune femme, ou alors était-il trop con pour se rendre compte de ce qui avait été sous ses yeux depuis tout ce temps.

La brune n’avait pas manqué de lancer un pique sur Camille, ce qui ne lui avait pas plu, non pas qu’il était fou amoureux d’elle pour la défendre coûte que coûte, mais venant de la bouche de Sarah qui lui avait fait du mal et qui montrait une certaine jalousie, accepter ses mots n’était pas digne de lui. Bien sûr durant toutes ces années ou ses parents avaient dénigré Sarah, il fermait les yeux, il ne se rendait pas compte de cette méchanceté gratuite, il était le reflet même de ce qu’ils avaient toujours voulu de lui. Un fils à maman ou à papa, obéissant à leur moindre désir sous le prétexte qu’ils faisaient ça pour son bien. « Je ne te fais pas la morale.» Disait-il sans trop élever le ton. « Et je ne défends personne, je ne t’imaginais pas t’abaisser à ce niveau.» Il avait peu de réparti, il n’avait pas envie de dire des choses qu’il allait regretter par la suite, bien les nerfs commençaient à lui monter petit à petit. « Est-ce que tu t’écoutes quand tu parles ? J’ai l’impression que notre histoire faisait partie d’un complot à t’entendre, c’est toi qui es partie, assume ton choix au lieu de reprocher au monde entier ton erreur ou je ne sais quoi.» Il soufflait un bon coup alors qu’il avait l’impression que l’air devenait de plus en plus lourde.

Il se demandait pourquoi elle avait attendu tout ce temps pour venir lui faire face à nouveau, alors que trois mois plus tôt leur discussion était similaire à celle qu’ils avaient en ce moment même. Pourquoi n’avait-elle pas pris la peine de venir le voir au travail ou chez lui directement. Pourquoi l’avoir attendu ici, ou il se rend bien souvent pour lui faire face et se donner en spectacle par la même occasion alors qu’elle avait sûrement conscience qu’ils n’étaient pas à l’abri d’apparaître dans des journaux peoples le lendemain. Cherchait-elle à faire partie du nouveau scandale le visant ? Il ne prit pas le temps de réagir à ses dires, ne comprenant pas vraiment ce qu’elle voulait dire en parlant de droit de se présenter. Il se contenta d’un signe de la tête avant de prendre place sur le canapé ou il l’entraîna avec elle.

Sa venue ici lui faisait croire qu’elle avait peut-être besoin d’argent et qu’elle n’avait personne vers qui se tourner, alors qu’il pensait qu’elle avait sûrement profité de lui durant ces trois années de vie commune. Il était prêt à payer pour qu’elle le laisse tranquille si tel était son désir, mais sa réponse ne fut pas celle qu’il avait envisagé. Parlant de câlins et d’amour, il s’adossa contre le dossier du canapé sans la lâcher du regard, ne trouvant pas facilement les mots à répondre à cela, pensant que le silence était sûrement la meilleure des réponses alors que son cœur battait la chamade à cause du stress qu’il ressentait en sa présence. Après quelques secondes, il se redressa finalement, appuyant ses deux coudes sur des genoux. « Tu avais tout ça, je pense t’avoir assez prouvé que je t’aimais plus que tout, j’étais prêt à tout pour toi. » Il ne comprenait pas sa demande, pourquoi lui dire cela alors qu’elle avait fui. La suite de ces paroles lui donna l’impression de devenir fou, était-il en train de rêver ? Elle lui disait l’aimer, des mots qui traversèrent son cœur qui avait eu du mal à cicatrisé. « Tu te fous de ma gueule c’est ça ? » Il regardait autour de lui en souriant bêtement, alors qu’il essayait de prêcher le vrai du faux. « C’est une caméra cachée, c’est ça ? Parce que je sais pas, tu viens me voir tu me dis tout ça, puis tu dis que tu ne peux pas me donner d’explications, je ne comprends pas Sarah.» Il eut du mal à garder son calme ce qui se fit ressentir dans sa voix, ne manquant pas de faire un rire nerveux par la même occasion. « On était peut-être exceptionnelle comme tu dis, mais c’est du passé et même si tu avais une très bonne raison de fuir, ça n’enlèvera pas le fait que tu m’as fait du mal.» Son regard plongé dans le sien, il n’arrivait pas à succomber à ses paroles, non, il ne devait pas faire cette erreur, pour son bien et pour le bien de son mariage à venir. Il avait déjà fait cette erreur une fois en couchant avec elle trois mois plus tôt et il n’allait pas commettre la même erreur. Malheureusement pour lui, la suite de la conversation lui donna à un coup de massue. Elle disait être enceinte, une annonce qui le fit presque tourner de l’œil. Elle lui recommandait de ne pas se demander s’il était de lui, mais le seul mot qu’il retenu fut : enceinte. Il eu le sentiment de manquer d’air, se levant sans attendre afin de faire quelques pas sur lui-même, sans un mot. Il fit un signe au serveur afin de lui demander un verre, un whisky double, qui fut très rapidement servit alors que le silence régnait toujours, il descendu son verre en quelques secondes tout en observant Sarah sur le canapé. Il ne savait pas comment réagir à cette annonce inattendue, il avait envie de partir et la laisser là, mais cela confirmerait son comportement lâche. Il revint finalement à ses côtés sans la lâcher du regard. « Attends quoi ? Ce n’est pas possible !» Disait-il convaincu qu’il y avait anguille sous roche. « C’est une blague, c’est pas possible» s’acharnait-il à dire, n’arrivant pas à croire qu’il avait pu la mettre en cloque. Une nouvelle qui allait sûrement ruiner sa vie.

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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Mer 4 Avr - 19:20

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


C'est vrai qu'appeler Camille Barbie n'a rien de bien, rien de moral, surtout de la part de Sarah qui a elle-même subit la méchanceté gratuite des parents de Gaspar et le racisme. Mais comment peut-elle s'empêcher d'être jalouse ? Comment peut-elle être gentille et bienveillante envers cette femme qui va avoir tout ce que Sarah voulait ?  Tout ce à quoi Sarah n'avait pas le droit de penser, de prétendre et ce simplement parce que les Obermayer avaient décidés que sa peau n'était pas assez blanche pour leur famille, que ses parents n'étaient pas assez riches pour que le mariage soit profitable dans les deux sens, que cet amour était forcément une envie de s'élever de la part de la demoiselle. Et pourtant, pourtant Sarah n'avait jamais rien demandé de fou à Gaspar, rien demandé d'inconsidéré, de trop important, de trop cher. Parce qu'elle n'avait pas besoin de cela, tout simplement. Ils avaient décidés, aussi, que ses manières n'étaient pas assez bonnes. Sarah n'avait pas l'image de la fille parfaite qui va rester dans l'ombre de son époux sans faire de vague, à la manière d'une première dame. Sarah aurait soutenue Gaspar ce n'était pas la question, mais elle n'était pas prête à faire la greluche, ni à se laisser manipuler par les Obermayer. Ils avaient probablement senti cela ou, elle ne sait pas. Peut-être que seule sa peau et son manque de richesses, plus que ses manières, avaient joués contre elle. Et pourtant s'il y avait une chose qu'elle était capable de faire pour Gaspar, c'était de tout faire pour qu'il soit heureux. Ils n'avaient pas été capables de comprendre cela, ou ils n'avaient pas voulu le voir. Voir l'amour de la brune pour leur fils. L'amour de leur fils pour la brune, considérant sûrement que ce n'était rien d'autre qu'une simple passade qui passerait lorsque Sarah quitterait sa vie.

«- J'assume le fait d'être partie. Je sais ce que j'ai fais, je sais aussi pourquoi je l'ai fais et à cause de qui je l'ai fais. Je ne dis pas que notre histoire était un complot mais tu ne peut pas dire que tu m'as particulièrement défendu au cours de ces années.» fait remarquer la demoiselle. «Tu n'a jamais levé le petit doigt. Pas une seule fois. Jamais. Et pourtant je te garantie que Barbie c'est gentil, comparé à ce qu'on m'a dit. Et crois moi que la liste est longue.»

Plus longue encore qu'il ne peut le penser, parce que tout n'était pas forcément dit devant lui. Il n'avait pas entendu la plupart des propos de sa mère contre sa chère et tendre, surtout les plus durs, les plus douloureux. Mais elle en avait entendu, des vertes et des pas mûres. Et comme il demande combien elle veut, elle prend cette nouvelle claque dans la face, en prenant sur elle et en se demandant s'il ne se moque pas de sa gueule. Prêt à tout ? Sérieusement ? 

«- Que tu m'aimais, probablement. Que tu m'aimais plus que tout et que tu étais prêt à tout pour moi... bah... t'étais pas prêt à me défendre contre tes parents apparemment.»

C'est probablement l'un des plus gros reproches qu'elle peut faire à son ex. Celui d'être toujours passé après les parents de ce dernier. Il leur avait imposé Sarah mais n'avait jamais fait ce qu'il fallait pour leur faire comprendre que c'était comme ça, pas autrement et qu'ils n'avaient pas à s'en prendre à la demoiselle. Il ne l'avait jamais défendu face à eux.

«- Tu m'as laissé toute seule pendant trois ans, tu t'écrasais, tu ne disais jamais rien. Alors prêt à beaucoup de choses je veux bien te croire. Prêt à tout... ça je ne sais pas, j'en suis moins certaine... Et en tout cas, pas à me défendre contre eux.» répond la jeune femme avec un soupir.  

Sarah l'observe, elle n'a pas encore tout dit et dans un même temps elle a l'impression que c'est déjà trop. Mais elle a besoin de parler, elle a besoin de se défendre, aussi. Besoin de se défendre alors qu'il pense qu'elle est là, qu'elle n'a toujours été là que pour l'argent. La demoiselle se sent salit, un peu, traînée dans la voue par ces gens qui ne la connaissent pas et qui pensent pourtant qu'ils peuvent connaître ses intentions. Alors Sarah dit ce qu'elle a sur le cœur, elle dit qu'elle l'aime, parce qu'elle le pense, parce que cela lui brûle les lèvres et l'esprit dans un même temps. La demoiselle a besoin de parler, de ne plus garder cela pour elle. Mais dans un même temps elle sait que c'est dangereux. Dangereux parce qu'elle ne peut pas se justifier, elle ne peut pas s'expliquer avec lui. Elle est pieds est poings liés comme on dit.

«- Non, non je ne peux pas, je ne peux pas expliquer, je ne peux pas te dire, de toute façon tu ne me croirais pas... Je ne fais pas le poids et c'est... dangereux.»

Il ne doit rien comprendre à ce que Sarah veut dire, elle en a conscience, mais elle ne peut pas trop en dire et elle a déjà, probablement, trop ouvert sa bouche. Elle ne devrait pas se confier autant. Mais.. Après deux ans sans le voir, le fait de savoir qu'il va se marier... cela bouscule pas mal de choses, tout simplement.

«- Parce que tu crois que ça ne m'a rien fait ? Tu pars du principe que j'ai fêté notre séparation ? Tu imagine peut-être que je suis allé passer ma soirée à boire et draguer pour fêter ça ? T'es pas le seul à qui mes raisons ont fait du mal, t'as pas le monopole de la douleur. En attendant y'en a qui ont vu que tu avais mal et qui n'ont pas réagit, c'est ce que je vois.»

Sarah est dure c'est vrai et remontée contre les Obermayer, remontée parce qu'elle a tout perdu, parce qu'elle ne pouvait pas lutter, qu'ils avaient les relations, ils avaient l'argent, ils avaient tout pour qu'elle dégage, pour qu'elle ne puisse pas lutter. Qu'aurait-elle put faire ? Ses parents auraient eut des ennuis à la minute même où elle aurait parlé à Gaspar. Et voilà qu'elle doit lui annoncer être enceinte. Naturellement, elle a peur. Car les Obermayer comprendront qu'elle est revenue dans sa vie, au moins une fois. Et elle risque gros. Ses parents, surtout, risquent gros dans cette affaire.

«- J'te dirais bien que c'est ce qui arrive quand un homme et une femme font certains trucs mais j'imagine que tu t'en doute.» Sarah soupire, ne sachant que faire. «Je te demande pas de prendre de quelconques responsabilités. Je voulais seulement que tu le sache.» répond la demoiselle «T'avais le droit de savoir. Après j'attends rien de toi.»

Même si elle est en galère.

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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Jeu 12 Avr - 12:41


Chaque mot que pouvaient prononcer Sarah raisonnait dans la tête de Gaspar qui avait l’impression de vivre la même scène qu’il y a trois mois. La conversation tournait autour du même sujet et sa façon de penser n’avait pas évolué depuis, bien que la dernière fois il avait laissé son inconscient prendre le dessus le menant à passer la nuit en compagnie de la brune. Le lendemain de cette nuit, le regret avait été présent, il avait regretté d’avoir été faible et d’avoir succombé au charme de celle qui était autrefois sa petite amie. Il avait réussi à garder ce moment secret pour ne pas nourrir la colère de sa mère envers elle, mais également pour que ça n’arrive pas aux oreilles de Camille qui était sa fiancée depuis à peine quelques heures. A l’heure de cette conversation il n’avait pas idée de ce qui allait arriver par la suite et était déterminé sur le fait que sa famille avait raison et que la brune n’était pas faite pour lui. Depuis il apprenait à connaître sa fiancée, il lui portait un certain intérêt, et même s’il ne pouvait pas parler d’amour, il avait envie de l’avoir dans sa vie sans pouvoir en expliquer la raison, alors qu’au début de cette histoire il n’était pas du tout partant pour se marier avec une inconnue. Sarah ne cessait de viser du doigt la famille Obermayer comme si elle voulait faire passer un message au blond. Un message qui passa inaperçu aux oreilles de l’homme bien trop en colère pour comprendre la vérité qui était sous ses yeux. Il ne l’avait pas défendu comme elle l’aurait espéré certes, mais avait-elle conscience de l’influence qu’avaient les parents de Gaspar sur lui ? Avait-elle conscience qu’il pouvait tout perdre sur un mauvais choix de sa part ? Lui, avait-il conscience qu’en continuant ainsi, il passait à côté de sa vie ? Il était loin du compte, il avait toujours vécu ainsi et prendre son envol n’était pas si facile. « A cause de qui Sarah ? » Demandait-il en haussant légèrement la voix. « Te défendre de quoi ? Tu sais la plupart des beaux parents n’apprécie pas forcement leur belle fille ou beau fils, mais ça n’empêche pas une relation, donc ne viens pas me dire que tu es partie à cause de mes parents, je ne l’accepterai pas.» Il prenait une nouvelle fois le parti de ses parents, n’arrivant pas à voir à quel point sa mère avait pu être blessante auprès de celle qu’il avait aimé comme un fou. « Je pense qu’il faudrait que t’arrêtes de jouer la victime dans cette histoire et que tu passes à autre chose.» Il était peut-être dur envers elle, mais l’agacement ne cessait de grandir en lui.

La seule idée qu’il avait en tête était de ne plus l’avoir à ses côtés et de retourner à sa soirée, il lui proposait de la payer pensant qu’elle était sûrement venue pour ça, ne comprenant pas pourquoi elle serait venue le voir autrement. Puis elle se lança à nouveau sur le même sujet ce qui fit soupirer le blond qui avait du mal à se retenir pour ne pas s’énerver. Elle osait remettre en question l’amour qu’il avait eu pour elle, et même s’il pouvait se vanter d’avoir réussi à tourner la page ces mots lui fit tout de même mal. Elle n’avait pas idée du nombre de fois où il avait eu une discussion avec sa mère lui demandant d’arrêter d’être aussi méchante, elle n’avait pas idée qu’il avait imposé Sarah auprès de sa famille en prenant le risque de se faire renier. Il n’avait pas été bon défendeur sur tous les points, mais il avait réussi à faire en sorte que sa famille accepte la présence de la jeune femme ce qui était déjà une bonne chose d’après lui, bien qu’il ignorait que ses parents lui avaient menti et avait fait fuir l’amour de sa vie. « Je t’ai défendu tellement de fois Sarah, dès le premier jour à vrai dire quand tu as rencontré ma mère, si ça n’avait tenue qu’à elle nous n’aurions jamais vécu trois ans ensemble, elle était peut-être désagréable, mais elle t’avait quand même accepté au sein de la famille, tu ne peux pas prétendre le contraire. » Il était aveugle au grand dépit de la brune. « J’ai risqué de me mettre à dos ma famille en te gardant auprès de moi, si ça ce n’est pas un risque.» ajoutait-il tout en se redressant pour faire passer la pression alors qu’elle affirmait ne pas pouvoir lui expliquer la raison qui l’avait fait partir. Un petit rire s’échappa alors de la bouche du blond, un rire nerveux. « Je ne sais pas ce que tu veux, que je prenne ton parti alors que tu ne me dis pas tout ? Que je commence à te plaindre ?» Il avait souffert de sa relation avec Sarah et avait mis du temps à se faire à l’idée de ne plus l’avoir dans sa vie, elle avait peut-être souffert elle aussi, mais avait tout à se reprocher. « Je suppose que tu veux parler de mes parents ? Ils ont été d’un grand soutien si c’est ça que tu veux savoir.»

La suite de la conversation eu le don de l’assommer. Elle était enceinte, il ne comprenait pas comment cela avait pu se produire alors qu’il pensait s’être bien protégé trois mois avant. Il avait du mal à y croire, mais les paroles de la brune confirmaient ses dires, rendant Gaspar tout blanc qui ne s’attendait pas du tout à cela. Il descendait son verre un peu trop vite et clignait des yeux pour s’assurer qu’i n’était pas en train de rêver, mais la présence de Sarah était bien réelle et elle venait réellement de lui annoncer qu’elle attendait un enfant. « Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ? Tu ne m’a pas assez fait souffrir ? Enceinte … mon dieu.» Il s’imaginait le temps de quelques secondes avec un enfant sous les bras, une image qui lui était impossible garder en tête. « Tu n’attends rien de moi, alors pourquoi venir me gâcher la vie ? » Il soufflait un bon coup. « Non, tu mens. » Il ne voulait pas faire face à cette nouvelle qui venait de lui tomber dessus, pensant à la réaction de ses parents si ça devait arriver à leurs oreilles.
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Jeu 12 Avr - 14:26

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Sarah ne pouvait pas parler, elle ne pouvait pas tout dire, elle ne pouvait pas accuser les Obermayer parce que jamais Gaspar ne l'accepterait. Le piège était bien rodé, bien ficelé autour d'elle. Si elle parlait, la demoiselle savait que la famille de Gaspar pouvait se retourner contre elle, s'en prendre à elle, ou à ses parents. Et ils n'avaient pas les moyens financiers de lutter contre les Obermayer ou contre leurs avocats. Sarah en avait parfaitement conscience et se sentait impuissante. Elle aurait voulu qu'il comprenne, qu'il comprenne seul, qu'elle était pieds et poings liés, que ses parents étaient bien plus impliqués, tout du moins sa mère, dans leur séparation, que ne voulait bien le croire le blondinet. Elle aurait aimé qu'il comprenne ses sous-entendus, qu'il puisse l'aider. Mais il ne comprenait pas et elle ne pouvait pas parler. C'était inconfortable et elle sentait qu'elle devait absolument quitter cette soirée avant de trop en dire. Mais elle ne pouvait pas, car elle avait une mission à accomplir et devait honorer cette dernière.

«- Je ne peux pas te le dire !»

Sarah s'obstine, elle ne peut pas vendre ses parents, prendre le risque que madame Obermayer mette ses menaces à exécution. Sarah l'en imagine parfaitement capable. Après tout c'est une femme qui n'a pas hésité à faire dégager la compagne de son fils au moment où il allait la demander en mariage, comme il le lui avait dit trois mois plus tôt. Une femme qui avait regardé son fils souffrir et l'avait réconforté sans jamais lui dire qu'elle était l'unique responsable de sa détresse en ayant provoqué le départ de sa compagne.

«- Oh oui mais la plupart des beaux-parents ne les insulte pas pour autant non plus !»

Ne pas dire qu'elle était partie à cause de ses parents, si seulement il savait. Sarah a un rire jaune. Un faux-rire. Un rire sans joie, qui la fait presque s'étrangler. Jamais il n'acceptera la responsabilité de sa mère dans l'affaire, Sarah en prend conscience. Elle est seule, toute seule. Elle l'a perdue, tout à fait, certainement pour toujours. Il épousera Camille, elle élèvera leur enfant, l'observant vieillir dans les magasines, au bras de Barbie. Le tableau de son avenir lui paraît plus démoralisant que jamais. Ne pas jouer la victime. Il en est une autant qu'elle à vrai dire. Sauf que lui l'ignore, c'est au moins ça.

«- Pas suffisamment apparemment et si tu crois sérieusement que ta mère m'a accepté un jour, alors appelle Steven Spielberg, je crois qu'on a trouvé une actrice pour son prochain film !» tacle Sarah sans pouvoir s'en empêcher.

A fleur de peau, la demoiselle a du mal à contenir ses émotions, son agacement, sa tristesse, sa colère, ce flots de sensations qui la submergent. Sarah baisse la tête. Il ne comprend pas, évidement, il ne peut pas comprendre. Sarah ne peut pas tout lui dire, elle en dit trop, ou pas assez, mais rien qui puisse éclairer le blond. Se faisant violence une nouvelle fois, elle manque de cracher le morceau, sans le faire.

«- Entre deux coupes de champagne, je n'en doute pas.»

La jeune femme en veut à son ex belle-mère, qui passe pour une sainte quand elle a tout les tords. Elle lui en veut d'avoir menti, d'avoir manipulé son monde. Elle en veut à cet argent, cet argent qui fait perdre le sens des réalités, du bonheur, des valeurs humaines et morales aux gens. Mais elle ne peut pas laisser éclater sa haine et elle a encore des choses à lui apprendre, elle est venue pour ça.

Sarah pleure, carrément, quand il commence à dire qu'elle l'a fait souffrir, quand il demande pourquoi cet enfant. Comme si elle avait la réponse, comme si cette grossesse ne l'avait pas inquiété, de continuait pas de le faire par ailleurs à cause des Obermayer, des risques, de ses finances, de l'instabilité de sa vie. Elle avait toujours pensé aux enfants mais pour plus tard, pour après un mariage, avec une situation de famille stable. Entendre qu'elle gâche sa vie avec cet enfant, elle en rirait presque jaune. Parce que c'est elle qui élèvera ce petit, en soit.

«- Parce que tu avais le droit de savoir, de ne pas l'apprendre dans dix ans quand il ou elle voudrait te connaître !» s'obstine la demoiselle.

Il aurait préféré le découvrir dans quelques années, en la croisant dans les rues d'Hambourg, tenant par la main en enfant aux cheveux bruns, aux yeux bleus ? Elle espérait que son bébé aurait les yeux de Gaspar. La couleur, le regard... Quoi qu'il en soit même s'il ne l'acceptait pas, Sarah est certaine d'avoir fait le choix le plus humains. Même s'il l'accuse de mentir, de le blesser, de gâcher sa vie. Se levant, elle attrape son sac à main et le passe par-dessus son épaule. Les larmes commencent à dévaler trop rapidement sur son visage, elle préfère les lui cacher, ne plus avoir à l'affronter. Et la colère en elle est trop présente, bouillonnante. Elle l'observe une seconde, une seconde de trop.

«- C'est pas moi qui nous ai fais souffrir. Tu demanderas à ta mère ce qui s'est passé peut-être quatre ou cinq heures avant que tu rentre ! On verra si elle peut toujours se regarder dans une glace ou si elle a l'honnêteté de te répondre ! La bonne samaritaine toute dévouée pour te consoler !»

Sarah regrette ces mots aussitôt qu'elle les a dit. Rajustant son sac par-dessus son épaule, la brune quitte alors prestement la pièce pour sortir dehors, prendre l'air. Se calmer dans la nuit noire, sombre et solitaire.  

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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Lun 9 Juil - 15:47


La situation en devenait presque ridicule. Alors qu’elle était venu le retrouver là ou elle était sûr de tomber sur lui, elle n’entrait pas dans détails pour lui donner des explications sur son départ. Elle se trouvait face à lui, tentant de mettre la faute sur les parents Obermayer, ce que Gaspar trouvait bien trop facile de sa part. Il ne pouvait comprendre que ses parents, sa mère principalement était à l’origine de son départ, il était bien trop aveugle pour ça. Même si une partie de lui pouvait croire en ce qu’elle disait, il préférait enterrer cette pensée et ne pas blâmer ceux qui l’avait mis au monde. S’énervant à petit feu à chaque mot prononcé par la brune, il pensait rêver, halluciner, mais non elle était bien là à le mettre dans tout ses états, lui affirmant qu’elle ne pouvait pas lui donner la raison de son départ. Soufflant un bon coup sans la lâcher du regard. « Je pense que la seule personne coupable dans cette histoire c’est toi et toi seule, arrête de vouloir mettre la faute sur les autres. » Puis elle parlait de la relation qu’elle avait entretenue avec ses beaux parents, une relation qui certes n’avait jamais été très belle, mais qui selon le blond n’avait rien de désastreux non plus. Alors, oui, plusieurs fois ils avaient essayer de le dissuader de la quitter, de trouver une autre femme qui lui correspondrait mieux financièrement parlant, des paroles que Gaspar avait pourtant ignorées tout au long de leur relation, parce qu’il l’aimait et qu’il se fichait bien de l’avis de ses parents à ce niveau tandis qu’il apportait beaucoup plus d’importance sur d’autre détail de sa vie.  « Arrête, ils sont comme ça avec tout le monde, ça n’a jamais été contre toi. » Il continuait de défendre ses parents. « Je pense que c’est toi qui a toujours eu un problème avec eux et tu essaye de leur faire porter le chapeau, ça en devient presque pathétique ! » Il s’énervait, se donnait en spectacle au beau milieu de ce monde en costard cravate. Il se retrouvait face à la brune qui pleurait et qui visiblement n’avait pas l’air d’accepter la réaction de son ex petit ami pour au final lui lancé une bombe à laquelle il ne s’attendait pas.

Il comprit littéralement la signification de l’adage : tomber de haut en quelques secondes. Lui mentait-elle pour attirer son attention ? Il eu un gros doute là-dessus avant de comprendre qu’elle ne se jouait pas de lui. Elle était en train de lui gâcher sa vie en lui annonçant une telle nouvelle, alors que dans quelques semaines il allait épouser Camille, la femme qui lui correspondait vraiment d’après ses parents. Qu’allait-il faire avec un enfant à charge ? Il ne pouvait pas lui tourner le dos, bien que l’idée lui traversa l’esprit. Il ne réalisait pas et préférait nier la situation que de l’assumer, gardant en mémoires les dernières paroles de la brune avant qu’elle quitte la pièce, le laissant planté là, face à lui-même et ses pensées.

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Sarah Strauss
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MessageSujet: Re: Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !   Lun 9 Juil - 17:02

Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !

       


Dehors, dans la nuit noire, la demoiselle fulmine et les mots de l'homme raisonnent dans son esprit alors que l'homme l'a accusé d'être la seule responsable de l'échec de leur relation, la seule responsable de leur séparation, de toute cette histoire. Et cela la rendait furieuse, furieuse de voir que Friederika Theissen pouvait s'en sortir aussi bien, sans que son fils ne la soupçonne ne serait-ce qu'une seconde d'avoir été effectivement plus désagréable qu'il ne le pensait vis à vis de sa partenaire. Cela la rendait furieuse de voir comme il les défendait, alors qu'elle même ne pouvait jauger la situation qu'au travers du prisme de la vérité, qu'elle ne pouvait malheureusement pas lui donner. Cela la rendait furieuse de voir que pas une seconde il ne remettait ses parents en question et pire, dans le fond, qu'il ose croire que tout n'avait pas été si grave que ça. Comment avait-elle put tomber amoureuse d'un tel fils à papa, dans le fond ? Là, dans les rues désertes d'Hambourg, elle commençait à croire qu'il ne la croirait jamais même s'il avait la vérité devant les yeux. Il était bien capable de trouver, encore, une excuse à sa génitrice.

Une silhouette sort du bar, allume une cigarette. Sarah grimace et pose son regard sur cette forme obscure, sur ce point incandescent dans la nuit quand l'homme tire une taffe. La jeune femme secoue la tête. Elle n'a pas le droit, mais ça la détendrait bien. Enfin, pas le droit. Comme dit le docteur, une de temps en temps même pendant la grossesse, ce n'est pas un drame. C'est au-delà d'un certain stade quotidien que ça devient dangereux. Alors une... une seule clope... Après tout, il l'a dit lui même. Il vaux mieux la cigarette que la frustration ou la colère, des émotions négatives que le bébé ressent de plein fouet.

"- Excusez-moi, vous auriez une cigarette ?" demande la demoiselle à cet inconnu.

L'homme lui tend un paquet et la jeune femme se sert alors, avant d'emprunter le briquet de ce type. On lui a toujours dit, en soirée, de ne pas taxer une cigarette à une personne qu'elle ne connaît pas. mais fumeuse très occasionnelle, elle a rarement un paquet. Alors elle taxe, même si elle ne devrait pas, même s'il y a des risques parfois. Et elle prend une première bouffée. La première depuis qu'elle a apprit être enceinte. La première depuis bien plus longtemps que ça. C'est con. Mais ça détend. Elle remercie l'homme qu'un type rejoint et elle ne s'attarde pas dehors, préférant entrer de nouveau dans le parlament, on ne sait jamais, rejoignant l'espace fumeur. Et elle se laisse tomber dans un canapé au milieu de ces rires et du brouhaha de ces discussions, au milieu de ces gens qui passent une bonne soirée. Elle ramène le cendrier vers elle en soupirant, insensible à la bonne humeur ambiante et sort son téléphone avec l'idée d'envoyer un texto à Lysander. Elle ne se sent pas de rentrer, seule et à pieds, chez elle à vrai dire et préférerait que son meilleur ami vienne la chercher.



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I will always love you. If I could tell you not to do that, not to marry her, I would do it... Please, don't say her yes...


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Gaspar ♔ Si la vie ne cesse de nous ramener l'un à l'autre, c'est que l'histoire n'est pas terminée. Together in hell !
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