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bliss; max.

Lazlo Kayser
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MessageSujet: bliss; max.    Lun 26 Fév - 22:56

max & lazlo


bordel de journée de cours. parfois, tu te demandes pourquoi tu t'obstines à t'y rendre. sans doute parce que t'as besoin de valider ton année. ouai, sans doute pour ça. parce que ça te fait chier, globalement, la bio. tu voulais pas faire ça, à la base, t'y restreignant simplement pour terminer à coincer ton paternel. rien d'autre. pas d'ambitions dans la vie, c'est bien triste. si ta mère savait, sans doute qu'elle te dirait que tout ça ne va mener à rien, qu'il est inutile de continuer et que tu devrais faire ce qu'il te plaît comme études et non ce que tu es en train de faire simplement pour pouvoir te venger comme il se doit. t'en sais trop rien, de toute manière. t'es paumé. un peu, beaucoup, sans doute trop. tu soupires un peu, tes doigts glissent dans tes cheveux alors que tu arrives à t'extraire des bâtiments de l'université. c'est déjà un bon point, quand tu vois le monde autour de toi. tu n'as pas envie d'assister à ta dernière heure de cours. alors tu n'iras pas, rien d'plus. tu soupires longuement et tes doigts glissent dans tes cheveux pour les éloigner de ton visage. la sacoche contenant ton ordinateur et quelques feuilles tape contre ta hanche à chaque fois que tu marches et tu ne tardes pas à venir la glisser dans ton dos, la bandoulières traversant ton torse. tu fouilles tes poches pour trouver ton paquet de cigarettes. tu n'es pas encore sorti de l'enceinte de l'université, mais t'en as pas grand chose à foutre. la flamme de ton briquet danse face à ton regard, tandis que tu t'arrêtes quelques secondes, le temps d'allumer le tube de nicotine à présent coincé entre tes lèvres. long soupir qui s'échappe de ces dernières alors que tu reprends ton chemin en direction de la liberté. tu comptes rentrer directement, mais tu repères sans mal une silhouette au long. mèches argentées qui s'échouent sur le front de max. ce gars, tu le connais pas vraiment, il a débarqué y'a pas longtemps pour sa conso. et c'est toujours un peu étrange de voir des nouvelles têtes arriver comme ça. tu te pinces légèrement les lèvres. salut max. tu souffles en t'arrêtant au niveau de sa hauteur, ayant bien compris qu'il allait venir te voir, de toute manière. tu tires doucement sur ta clope avant de la tenir entre tes doigts, soupirant doucement la fumée dans l'atmosphère, observant les voluptés blanches s'évaporer en quelques instants seulement. quoi d'neuf ? tu demandes en relevant un peu la tête en sa direction. tu n'es même pas certain qu'il s'agit de politesse, parce que tu penses très bien savoir ce qu'il te veut. mais tu préfères attendre de voir.

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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Mar 27 Fév - 15:24

max & lazlo



« Et pour la semaine prochaine, vous n'oublierez pas de... »

Sorti brutalement de tes pensées par ces quelques mots, tu rassemblas les affaires éparpillées sur ta table avant de quitter la salle rapidement, claquant la porte derrière toi, ne laissant pas au professeur le temps de terminer sa phrase, tu ne comptais pas faire ses devoirs de toute façon, il devrait déjà s'estimer heureux que tu sois présent en cours et que tu ne te fasses pas vraiment remarquer, toi que pourtant le lycée avait prié de terminer sa scolarité à domicile tant tes remarques incessantes et ton comportement provocant avaient fini par devenir impossible à gérer mais ici tu n'en voyais pas l'intérêt, tu n'étais que de passage dans cette ville, pas là pour rester, tu avais bien d'autres projets que tu préparais depuis déjà deux longues années, tu voulais simplement retrouver ton père avant ça, avant de quitter l'Allemagne, avant de partir pour une nouvelle vie loin d'ici tu voulais en finir avec l'ancienne, en finir avec les silences, les mensonges, les blessures et les non-dits.

Émergeant dans le froid, tu consultas rapidement l'heure sur ton portable, ignorant royalement du même coup quelques messages qui t'attendais, tu aurais aimé rentrer directement, pouvoir simplement te glisser dans ton lit et te perdre devant une série télé stupide, ressortir peut-être à la nuit tombée faire quelques photos pour ton projet mais l'image des deux derniers comprimés restant dans leur boîte ne cessait de te revenir en tête, t'obsédait presque, tu t'étais pourtant promis de diminuer ta consommation en arrivant ici, de ne plus y toucher qu'en cas de besoin, plus en dehors de la raison initiale pour laquelle on te les avait prescrit, tu t'étais pourtant promis la dernière fois que tu en avais acheté que tu ne recommencerai pas, qu'il était temps d'arrêter, la fois d'avant aussi, celle d'encore avant également et cette fois-ci ne faisait pas exception tu craquais encore une fois, restant simplement devant l'université à attendre que Lazlo fasse son apparition ce qui ne tarda pas à se produire, cigarette aux lèvres et air vaguement blasé alors qu'il te saluait

Tu le saluas en retour, haussant simplement les épaules à la suite de sa phrase, une moue dubitative sur le visage, tu te doutais que c'était juste de la pure politesse, juste parce que c'était ce qu'il convenait de demander, tu doutais sincèrement qu'il s'intéresse vraiment à toi alors qu'il ne te connaissait pas vraiment, alors que tu avais débarqué ici seulement depuis quelques semaines et ne le fréquentait que pour des transactions, tu pensais être à ses yeux jamais qu'un paumé de plus sans réel intérêt

« Rien de spécial et toi ? »

Tu laissas passer un court instant, le temps pour lui de répondre, le temps pour la plupart des élèves qui terminaient à la même heure que vous de s'éclipser, ce ne fut qu'une fois sûr d'être hors de portée des oreilles indiscrètes que tu repris la parole, à mi-voix, un peu gêné, comme à chaque fois

« T'en as encore ? »

Inutile de préciser de quoi tu parlais, tu te doutais bien que tu étais le seul de ses clients à lui réclamer de la codéine ou n'importe quel autre dérivé de la morphine, la plupart des étudiants préféraient et de loin fumer des joints

« Je sais que ça fait que trois jours mais c'est la dernière fois, j'arrête après ça »

Tu ne savais même pas pourquoi tu te justifiais ainsi, il avait déjà dû entendre la même histoire un nombre incalculable de fois, ça ne le concernait pas que tu en sois arrivé à finir les boîtes en à peine trois jours ou que tu te mentes à toi-même en promettant d'arrêter à chaque fois, mais tu ne sais pas pourquoi, ça t'embêtait que ce gars là voit seulement en toi un paumé comme tous les autres qu'il devait voir passer.
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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Mar 27 Fév - 18:41

max & lazlo


max, il a débarqué y'a quelque temps. il est sorti de nul part et contrairement aux trois-quarts des étudiants de cette université, ce n'est pas d'herbe dont il a besoin. il t'a intrigué, clairement. mais c'est un nouveau client et toi, ça te fait un peu plus de fric, alors ses soucis et ses problèmes, pour être honnête, t'en as pas grand chose à foutre. et si tu devais t'occuper de tout les problèmes des gens à qui tu vends, t'aurais pas terminé. tu soupires doucement quand tu repères sa silhouette un peu plus loin, tandis que tu t'approches de lui, relevant un peu la tête par la même occasion. rien de spécial et toi ? tu hausses vaguement les épaules. rien de spécial hormis cette journée catastrophique, hormis la fatigue qui habite chaque muscle de ton corps et l'envie de t'écraser sur ton lit, de fumer un joint et de dormir. pour le moment, tu te contentes de tirer sur ta clope une nouvelle fois. pas grand chose. les cours. tu souffles simplement. tes doigts glissent contre ton visage. t'es crevé, ce soir. tu restes silencieux quelques instants, certain de la suite des événements. la foule se dissipe légèrement autour de vous et ... t'en as encore ? tu te mords l'intérieur de la joue. évidemment, que sa présence ici n'est pas qu'une coïncidence. il ne t'attendait pas pour rien. de toute manière, vous ne vous fréquentez pas, pour ainsi dire. hormis ces quelques jours ou il vient te voir pour une raison bien spécifique. je sais que ça fait que trois jours mais c'est la dernière fois, j'arrête après ça. tu arques légèrement un sourcil, haussant les épaules face au blond. c'est pas ton soucis, qu'il soit complètement accro. tu espères au moins qu'il s'en rend compte, qu'il est au fond et qu'il ne fait que s'enfoncer encore et encore. trois jours pour terminer une boite de codéine. ça devient violent. en réalité, tu te demandes parfois comment il a fait pour devenir accro à un truc dans le genre. en général les médicaments qui continuent des dérivés de morphine, c'est compliqué d'en obtenir. pas ici. tu souffles simplement. tu enfonces tes mains dans le fond de tes poches. tu peux m'accompagner jusqu'à chez moi, si tu veux. j'habite pas très très loin. tu ajoutes après quelques secondes. tu retiens un nouveau soupir. tu ne sais pas s'il va accepter ou non. mais s'il veut vraiment sa drogue, alors tu ne doutes pas qu'il va te suivre. sans doute pas la meilleure idée du monde, dans le fond, mais t'as carrément la flemme d'autre chose, aujourd'hui. tu commences à marcher sans attendre la réponse du blond. tu continues de fumer tranquillement, arrivant au niveau de la maison familiale. fais pas gaffe à ma mère. elle à l'habitude. tu lâches simplement, sortant les clés de ta porte. ta mère, elle est habituée à te voir rentrer avec des gens qu'elle ne connaît pas. de toute manière, tu lui as bien fais comprendre que c'était ta vie et que son avis ne comptait plus. t'es majeur et tu fais ce que tu as envie de faire. sans compter qu'elle ignore tout de tes activités illégales.

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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Lun 5 Mar - 3:03

max & lazlo



Tu ne savais pas pourquoi tu essayais de te justifier ainsi devant lui, pourquoi tu t'obstinais à lui dire que tu savais pertinemment que ça ne faisait que trois jours depuis la dernière boîte que tu lui avais achetée mais que c'était la dernière fois, que tu arrêterais après ça, après celle là, comme si tu essayais de lui prouver quelque chose, de lui prouver que tu n'étais pas comme tous les autres, que tu n'étais pas qu'un paumé de plus mais au contraire quelqu'un qui avait encore le contrôle de sa consommation, quelqu'un qui n'avait aucun problème d'addiction, tu ne savais pas vraiment qui tu espérais tromper, pas lui en tout cas, lui en avait vu passer des dizaine d'autres comme toi, des gamins au fond du trou, qui ne faisaient que s'enfoncer toujours plus, des gamins qui croyaient ne pas avoir de problème jusqu'au jour où le manque frappait, des gosses qui vivaient trop vite et finissaient simplement par s'autodétruire, lui n'en avait probablement rien à faire de tes problèmes, rien à faire de toi, tu n'étais qu'un visage parmi tant d'autres, une source d'argent supplémentaire, la seule personne que tu cherchais encore à convaincre avec ces mensonges était toi-même. C'était ta manière complètement pathétique, complètement lamentable de te rassurer, de nier la réalité parce que c'était bien trop douloureux, bien trop violent de l'affronter, de réaliser à quel point tout t'avait échappé, à quel point ce comprimé supplémentaire que tu avais pris sans raison juste par précaution, juste par peur d'avoir mal à nouveau, il y a des années de ça s'était transformé en centaine d'autres, à quel point juste une fois était devenu des milliers d'autres fois, des milliers de dernières fois.

Ce fut sa voix qui finit par te sortir de tes pensées, pas ici, tu t'en doutais un peu, même toi tu ne prenais jamais le risque de sortir avec les médicaments sur toi, bien plus du genre à les cacher, moins maintenant que tu vivais loin de ta mère et qu'elle ne risquait plus de fouiller ta chambre, tu devais l'admettre. Il te proposait de l'accompagner jusque chez lui et même si tu doutais sincèrement que ce soit une bonne idée, même si tu étais épuisé et rêvais juste de rejoindre ton lit, l'image des deux comprimés restant suffit à te faire accepter sa proposition, tu en étais là alors, à suivre des inconnus, des personnes dont tu ne savais rien chez eux pour avoir ta drogue, tu en étais là, à avoir tellement peur de ne plus en avoir, de souffrir que tu étais prêt à mettre ta propre sécurité en jeu, bien évidemment tu doutais que Lazlo soit très dangereux mais tu réalisais surtout que même s'il avait eu l'air menaçant ou violent tu l'aurais suivi de la même manière, tu serais rentré chez lui avec ce même dégoût de toi-même.

Fais pas gaffe à ma mère. elle à l'habitude

Relevant légèrement les yeux vers lui, tu acquiesças simplement de la tête avec un faible sourire aux lèvres

« T'as de la chance, la mienne elle était plutôt du genre à vouloir tout surveiller et tout contrôler. »

Et même si tu avais détesté ça toute ta vie, même si ça t'insupportait au plus haut point de devoir toujours lui rendre des comptes, d'être surprotégé, tu ne pouvais pas nier que ça te manquait parfois, qu'elle te manquait depuis que tu avais emménagé ici, que tu culpabilisais chaque jour de lui avoir menti sur la véritable raison de ton départ, parfois tu regrettais même qu'elle ne puisse pas fouiller ta chambre, découvrir la vérité et t'engueuler

« Enfin, elle l'est encore je suppose, il lui est rien arrivé, je vis juste loin d'elle depuis que j'ai emménagé ici »

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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Lun 5 Mar - 20:53

max & lazlo


c'est juste un mec paumé parmi d'autres. vous l'êtes tous, au fond. tout aussi paumés les uns que les autres, parce que c'est connu que la vie est loin d'être sympa et rose. tu soupires longuement, t'as carrément la flemme ce soir, t'as juste envie de rentrer à la maison et de te laisser tomber sur ton lit pour dormir jusqu'à ce que ta mère t'appelle pour manger. avant de retourner te coucher. tu secoues un peu la tête, invitant finalement max à te suivre ... jusqu'à chez-toi. c'est loin d'être une bonne idée, loin d'être comme il le faudrait. tu t'en fiches. ta mère va sans doute penser que c'est une nouvelle conquête ou quelques chose dans le genre. tu soupires doucement et commences à marcher, ne tardant pas à arriver face à la maison. maison familiale que tu aimerais quitter, même si, au fond, ça t'arranges bien de pouvoir squatter encore. t'as pas de boulot, ce serait suicidaire d'utiliser l'argent gagné grâce à tes activités illégales. t'as de la chance, la mienne elle était plutôt du genre à vouloir tout surveiller et tout contrôler. enfin, elle l'est encore je suppose, il lui est rien arrivé, je vis juste loin d'elle depuis que j'ai emménagé ici. tu hausses vaguement les épaules et te mords l'intérieur de la joue tandis que tu cherches tes clés dans les poches de ta veste. elle m'a toujours tout passé. sans doute pour s'excuser de l'abandon de mon paternel avant la naissance. y'a des fois ou j'aurais aimé qu'elle dise "stop". tu lâches sans savoir pourquoi, tu termines par attraper tes clés et tu entres dans la maison, laissant le blond te suivre. tu passes une tête en direction de la cuisine et offre un petit sourire crispé à ta mère. t'es accompagné d'un ami, tu veux pas être dérangé. tu manques un rire nerveux alors que tu grimpes les escaliers en direction de ta chambre. la porte au fond, dix pas après la dernière marche. tu as l'habitude après toutes ces années. la porte claque derrière max et tu laisses ton sac tomber au sol. tu traverses la pièce pour ouvrir la fenêtre, t'attrapes un joint qui traîne sur ton bureau et le glisse entre tes lèvres en l'allumant. t'en as besoin, soudainement. tu tires longuement dessus et soupires de contentement. bon, voyons ça. tu marmonnes en abandonnant le joint dans ton cendrier, te dirigeant vers l'étagère contre le mur. t'attrapes ta chaise de bureau et grimpes dessus pour avoir accès à la boite à chaussures planquée au-dessus de l'armoire et invisible aux yeux de tous. boite plus petite que tu extirpes. tes pieds retrouvent le parquet. t'as l'argent ? tu demandes en te retournant vers le blond. pas d'argent, pas de médicaments. c'est comme ça que ça se passe. tu te mords l'intérieur de la joue et tu t'adosses contre ton bureau, le joint retrouvant sa place entre tes lèvres, tandis que tu es sans doute bien trop calme. c'est devenu une habitude, de toute manière. tu n'es plus le gamin stressé qui ne sait plus comment réagir.

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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Jeu 8 Mar - 1:13

max & lazlo



Tu ne savais pas pourquoi tu lui confiais tout ça, pourquoi tu lui racontais comment était ta mère avec toi, peut-être parce que tu n'avais pas vraiment eu l'occasion de parler à beaucoup de monde depuis que tu étais ici, arrivé depuis seulement quelques semaines, plutôt effacé en cours on ne pouvait pas dire que tu rivalisais de popularité ou peut-être tout simplement parce que tu avais horreur des silences, rester derrière lui sans rien dire, à juste hocher la tête à intervalles réguliers aurait été une torture pour toi, tu avais besoin de parler, quitte à raconter des banalités, des choses qu'il oublierait probablement rapidement et à ton plus grand soulagement il finit par te répondre sur le même ton, te racontant que lui aurait bien aimé avoir une mère capable de lui mettre certaines limites parfois, une mère capable de lui dire stop là où il avait simplement eu une mère lui passant tout pour s'excuser de l'absence d'un père, parti avant même qu'il ne vienne au monde.
Malgré toi un léger sourire se dessina sur tes lèvres, tu comprenais mieux que personne cette situation, abandonné avant même d'exister par ton propre père tu ne pouvais nier que les limites imposées par ta mère avaient bien souvent étaient nécessaires et t'avaient probablement sauvé la vie à plusieurs reprises

« Mon père aussi s'est tiré avant ma naissance, tous les mêmes. »

Des lâches.

Du moins c'était ce que tu te plaisais à dire et ce que tu disais depuis de longues années déjà mais parfois, dans ces rares moments où il te manquait tellement, où son absence et le vide en toi se faisaient ressentir si intensément, si violemment que tu essayais de te mettre à sa place pour comprendre, dans ces moments où tu t'imaginais à vingt ans, aujourd'hui, apprendre qu'une femme attendait un enfant de toi, tu n'arrivais pas à être parfaitement convaincu que ta réaction aurait été si différente de la sienne, quand tu te voyais aujourd'hui, quand tu croisais ton reflet dans le miroir, tout ce que tu voyais était un enfant paumé, un gosse qui se perdait dans des addictions, qui luttait pour sortir de spirales auto-destructrices avant d'y replonger encore plus violemment par la suite, ce que tu voyais c'était un gamin, certainement pas un père et tu savais pertinemment que tu n'y verrais pas un père avant de nombreuses années, avant que la stabilité et la maturité ne viennent alors tu ne pouvais t'empêcher de te demander dans ces moments là s'il n'en avait pas été de même pour lui, s'il n'avait pas simplement été qu'un enfant qui ne se sentait pas capable de devenir parent, dans ces moments alors que tu en voyais l'écho dans tes propres prunelles, tu lui pardonnais ses erreurs et ses faiblesses.

Ce fut la voix de Lazlo qui te ramena doucement à la réalité, réalisant que tu l'avais suivi sans même le réaliser. t'as l'argent ? Tu hochas doucement la tête, plongeant une main dans ta poche avant d'en sortir un billet, évidemment que tu avais l'argent, tu n'étais pas ce genre de personne qui essayait de négocier leur drogue, tu payais toujours quitte à t'endetter.

« Tiens »

Tu lui tendis le billet, remarquant que ta main tremblait légèrement, tu n'étais pas en manque, pas déjà, tu le sentirais, c'était juste un effet secondaire, une manifestation discrète qui prouvait à quel point tu te détruisais la santé.

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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Ven 9 Mar - 0:01

max & lazlo


t'as l'impression que vous vous ressemblez pas mal, avec max. un pressentiment qui glisse sous ta peau. tu hausses les épaules. tu ne sais pas ce que tu serais devenu, si ta mère avait été un peu plus stricte avec toi, plutôt que de laisser passer le moindre de tes caprices, la moindre de tes envies. tu retiens un léger soupir. elle compense parce que ton père c'est barré, ce connard. et la réponse de max ne t'étonne même pas, au fond. mon père aussi s'est tiré avant ma naissance, tous les mêmes. tu hoches vaguement la tête. tu te retiens de justesse de lui demander si c'est pour ça, qu'il a commencé à tomber accro à ses médocs, mais t'es conscient que ce serait totalement déplacé, comme question. tous des connards. tu lâches sans mâcher tes mots. tous. les uns autant que les autres. toi y compris, max aussi, sans doute. vous avez tous une part de vous-même qui est comme ça. lâche. misérable. et au fond, tu sais pas si t'aurais assumé, toi, à la place de ton paternel. sans doute pas tellement, mais t'aurais pas disparu comme ça, comme un putain de lâche. dix-neuf années, c'est long. pour un gamin sans père, c'est extrêmement long. mais tu préfères penser à autre chose pour le moment, tandis que vous vous retrouvez dans ta chambre, tandis que tu abandonnes ton sac, tes affaires, pour grimper sur ta chaise de bureau, atteindre le haut de l'étagère, atteindre la boite qui se trouve poussée le plus loin possible contre le mur. t'as allumé un joint parce que ça calme toujours tes nerfs dans ces moments. tu récupères la boite de médoc pour max et tes pieds retrouvent le parquet de ta chambre. tu soupires un peu. il est complètement paumé dans ses pensées et sans doute que tu le ramènes à la réalité en lui demandant ton fric. tiens. tu attrapes le billet entre ses doigts et le glisse dans une boite trônant la, sur l'étagère. tu lui donnes ses médocs et tu viens tirer longuement sur le joint, un soupir au bord des lèvres. tu t'approches de max et lui tends le joint. t'as vraiment l'air tendu mec. tu lâches en haussant les épaules, la tête légèrement relevée pour pouvoir le regarder, parce que ce con est plus grand que toi de quelques centimètres. tu te mords l'intérieur de la joue. tu sais pas trop ce que t'es en train de foutre. sans doute que max, il est aussi paumé que toi, sans doute que t'as l'impression de comprendre une partie de ce qu'il peut ressentir. sans doute qu'il est complètement ton genre aussi. tu soupires doucement et te tournes un peu vers la fenêtre ouverte. ça limite l'odeur de fumée dans ta chambre. tu récupères finalement le joint que tu glisses entre tes lèvres, tirant de nouveau dessus, ne sachant pas totalement ce qui va advenir de la suite des événements. tu veux rester ? tu demandes un peu bêtement. ok, t'es totalement con. 'fin j'veux dire. si tu veux fumer, ou quoi. t'essayes de te rattraper un peu comme tu peux et tu termines par te laisser à moitié tomber sur ton lit. marre de rester debout. le joint de nouveau tendu en direction du bond. la décision finale qui lui revient. ma mère avait 20 ans quand j'suis né. mon paternel aussi, sans doute pour ça qu'il s'est barré comme un lâche. pour pas gâcher ses précieuses études. tu lâches finalement avec un léger rire nerveux. tu sais pas, bordel. t'as pas envie d'en parler et en même temps, sans doute que max, il sait ce que tu ressens. ce manque. ces questions. tu soupires doucement.

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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Ven 9 Mar - 5:03

max & lazlo



Ramené doucement à la réalité par la voix de Lazlo, réalisant que tu l'avais suivi dans sa chambre sans même t'en rendre compte, complètement perdu, loin dans tes pensées, tu sortis un billet de ta poche pour le lui glisser dans la main, rangeant rapidement dans ton sac la boîte de médicaments, comme on essaie de dissimuler un secret, baissant les yeux presque honteux, le regard rivé sur tes mains qui continuaient de trembler malgré toi sans réussir à déterminer si c'était un énième effet secondaire, une énième alerte de ton corps tentant de te faire réaliser que tu étais en train de te détruire la santé ou simplement le stress, l'angoisse qui s'exprimait. Toujours était-il que malgré tes efforts pour le dissimuler aux yeux de Lazlo ton comportement n'avait pas dû lui échapper, déjà il se rapprochait de toi, te forçant à baisser légèrement les yeux vers lui, avant de te tendre son joint, que tu acceptas sans même hésiter une seconde. T'as vraiment l'air tendu mec, tu ne pouvais même pas nier, depuis que tu étais arrivé ici, dans cette ville, sans personne pour te mettre de limites, sans bonne raison de résister tu te sentais sombrer jour après jour, seul spectateur de ton naufrage, tes tentatives pour combler le manque devenaient de plus en plus extrêmes alors qu'en parallèle ton addiction elle ne faisait que se renforcer, tu avais beau lui avoir dit que c'était la dernière fois, tu savais très bien que dans trois jours, peut-être un peu plus même si tu te doutais que ce serait plutôt un peu moins tu reviendrais encore lui demander une boîte, et tu savais aussi pertinemment comment les choses finiraient pour toi si tu continuais comme ça, comme elles finissent pour tout ceux qui te ressemblent, ces gosses qui vivent trop vite, trop intensément et finissent pas se consumer eux-même, à moins peut-être de retrouver ton père et encore faudrait-il qu'il soit comme tu l'espérais, comme tu l'imaginais, celui qui réussirait à te sauver.

Redonnant le joint à Lazlo, tu laissas échapper malgré toi un petit rire en l'entendant s'enfoncer tout seul après t'avoir demandé si tu voulais rester, c'était rare pourtant pour toi, rire, mais sans bien réussir à savoir pourquoi ou peut-être sans vraiment vouloir savoir pourquoi tu trouvais sa tentative pour se rattraper plutôt adorable et tu n'hésitas pas très longtemps, à peine quelques secondes avant de prendre à nouveau le joint qu'il tendait dans ta direction et de t'écrouler sur le lit juste à côté de lui

« Je veux bien »

Après tout, tu avais dit avoir envie de te reposer et d'être dans un lit, tu n'avais jamais dit que le lit en question devait nécessairement être le tien.

Ma mère avait 20 ans quand j'suis né. mon paternel aussi, sans doute pour ça qu'il s'est barré comme un lâche. pour pas gâcher ses précieuses études.

Surpris, sans trop le montrer pour autant, tu reportas ton attention sur le brun, cherchant son regard, tu ne t'attendais pas vraiment à ce qu'il te raconte ça, à ce qu'il se confie à toi et pourtant ça ne te semblait ni  inapproprié ni inconvenant, bien au contraire, tu avais l'impression très étrange de pouvoir lui faire confiance, peut-être parce que tu pressentais qu'il te ressemblait un peu trop,qu'il pouvait comprendre lui mieux que personne, c'était effrayant dans un sens de te dire que la seule personne que tu voulais bien écouter et à qui tu voulais bien parler, vraiment parler, pas les banalités que tu échangeais à l'université était ton dealer mais au point où tu en étais...

« Pareil, ils avaient 20 ans mais je sais pas pourquoi il est parti, elle me l'a jamais dit. »

Elle ne t'avait jamais rien dit tout court, à part qu'il s'était tiré alors qu'elle était enceinte, à part qu'il t'avait abandonné, toute autre question était interdite, prohibée, tu avais dû grandir avec ces points d'interrogation sur ton passé, accepter de n'être jamais que le fils de personne, d'un fantôme sans visage et sans nom, elle t'avait refusé l'accès à une moitié de ton identité et s'étonnait ensuite de te voir ainsi dériver.

« Je crois que c'est ça le pire ou presque, se demander pourquoi »

Ça, ce pourquoi, ces questions qui restaient sans réponses, et le manque aussi, le vide, que tu t'acharnais à essayer de combler de toutes les manières possibles, dans tous les excès, sans jamais réussir, c'était probablement ça le pire

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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Sam 10 Mar - 21:00

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c'est compliqué. et max a l'air d'être dans la même situation que toi. une mère jeune, trop jeune sans doute. un père barré avant sa naissance, un lâche comme le tien. tu soupires un peu, tandis que tu le laisses ranger sa précieuse boite dans son sac, tu t'occupes de glisser le billet à l'abri, la ou se cache déjà des centaines d'euros dont personne ne connaît l'existence. tu te mords l'intérieur de la joue, t'as allumé un joint parce que c'est sans doute plus simple comme ça. tu tires dessus, tu le lui tends, laissant tirer dessus à son tour, savourer cette sensation. tu sais pas si tout le monde le ressent comme toi, mais t'es bien, quand tu fumes. tu te sens plus léger et autre part. tu penses plus à tes emmerdes sauf si tu le veux vraiment et c'est presque une libération. sans doute un peu trop de libération, parce que tes mots résonnent quasiment comme une demande. qu'il reste. t'en sais trop rien au fond. ça te dérangerait pas qu'il le fasse, mais tu ne vas pas non plus mourir s'il termine par se barrer. tu te pinces les lèvres, tu préfères te laisser tomber sur le lit et tirer une nouvelle fois sur le joint, le lui tendant comme pour réitérer ta question. tu restes ou pas ? sans doute que oui, puisque bien rapidement, son poids fait s'enfoncer le matelas à tes côtés. je veux bien. tu hoches la tête un peu distraitement. et tu sais pas pourquoi tu termines par parler de ton père. de ta mère qui n'avait que vingt ans quand elle est née. c'est comme si dans quelques mois, tu te retrouvais soudainement père. tu ne sais pas, tu te sens juste en confiance avec max. il sait ce que tu ressens, t'en es persuadé. il est dans la même situation que toi. pareil, ils avaient 20 ans mais je sais pas pourquoi il est parti, elle me l'a jamais dit. je crois que c'est ça le pire ou presque, se demander pourquoi. tu hoches la tête et tu récupères le joint pour tirer dessus. t'en as besoin, penser à autre chose et réfléchir à cette partie de ta vie en même temps. tu te mords l'intérieur de la joue, tu prends ton temps pour essayer de former une réponse correct. sans doute trop de temps en réalité, mais il a raison. le pire, c'est de ne pas avoir de raison, pas avoir de pourquoi ou de comment. pas d'explication. c'est comme ça, c'est tout. on a pas voulu de vous, y'a rien à rajouter. ouai. tu termines par souffler. ne pas savoir. se dire qu'on est juste une erreur de parcours, en fait. tu ajoutes. après quelques secondes, tandis que tes sourcils sont légèrement froncés. tu fixes le plafond au-dessus de ta tête. tu soupires longuement avant de te tourner soudainement vers le blond, le joint toujours entre tes doigts, ton corps se retrouvant plus proche du sien que tu ne le voulais à la base. ton genou vient cogner sa jambe et tu te mords la lèvre inférieure. on est pareil. tu souffles finalement en le regardant. tu sais pas totalement si t'as envie de plonger dans son regard ou non. c'est une bonne idée ça, plonger pour oublier. tu manques un soupir. tu sais même pas s'il est attiré par les mecs ou pas. t'es complètement ridicule, au fond. pas capable de la garder dans ton pantalon et de ne pas penser au cul quand tu te retrouves proche de quelqu'un. et pourtant, tu ne bouges pas, tu continues de l'observer, détaillant un instant ses mèches décolorées et la courbe de sa mâchoire.
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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Mer 14 Mar - 7:33

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Tu n'avais jamais été le genre de personne qui aimait se confier, beaucoup plus du genre à te taire puis à te détruire ensuite en secret, pourtant ce jour là, pourtant avec lui, tout semblait simple, tellement simple, peut-être parce que tu ressentais qu'il comprenait, peut-être parce que tu ressentais que tu pouvais lui faire confiance, qu'il savait ce que c'était. Les mots sortaient de ta bouche avec une facilité déconcertante, des vérités qui si elles avaient pu t'effrayer autrefois ne te paralysaient plus autant une fois à ses côtés, tu te surprenais à lui raconter ton histoire, cette partie que tu taisais pourtant habituellement, ce père âgé de 20 ans qui avait été trop lâche pour rester, qui t'avait laissé à une mère qui elle, ensuite, t'avait refusé la vérité, deux parents trop jeunes, trop immatures, tu te surprenais à te confier sur ta propre douleur, ta propre souffrance, ces questionnements qui t'avaient hanté et qui te hantaient encore aujourd'hui, ce pourquoi qui restait sans la moindre réponse, peut-être parce qu'il n'y en avait même pas et ce vide aussi, que tu t'acharnais à combler depuis toujours, de toutes les manières les plus autodestructrices possibles sans jamais y arriver, rien n'avait jamais fonctionné et tout t'avait toujours laissé encore plus brisé.

Le silence retomba sur la pièce alors qu'il te reprenait à nouveau le joint, prenant le temps de réfléchir probablement, de formuler une réponse satisfaisante, quelques trop longues secondes mais que tu respectas, reprenant simplement le joint de ses doigts à ton tour alors qu'il te répondait.
Ne pas savoir, se dire qu'on est une erreur de parcours, il avait cruellement raison, c'était le pire aussi ça, se dire qu'on était une simple erreur, tu ne comptais plus le nombre de fois où dans ton désespoir tu avais souhaité ne pas être né, où dans ton désespoir tu avais songé à « corriger l'erreur » comme tu disais, tu te mordis les lèvres, tu détestais penser à ça et en même temps paradoxalement en parler avec lui te soulageais, tu n'étais plus seul, plus totalement, en lui tu voyais ton propre reflet

« C'est ça qui m'a fait plonger, me dire que j'étais juste une erreur, ça et l'impression de vide aussi, vouloir ressentir. »

Soupirant doucement tu forças un petit sourire triste sur tes lèvres, c'était bien la première fois que tu disais aussi clairement à quelqu'un la cause de tes addictions, tu n'eus toutefois pas le temps de t'attarder plus longtemps mentalement sur le sujet car brusquement le brun se tourna vers toi, le joint à nouveau entre les lèvres, le corps dangereusement proche du tien, te forçant à te mordre les lèvres en écho à son propre geste, on est pareil c'était ce qu'il disait et ce qui suffit à te faire plonger tes yeux dans les siens

« Je crois aussi »

Tu murmuras ces quelques mots sans le lâcher des yeux, ta main s'aventurant timidement sur sa joue, le long de sa mâchoire, tu te sentais ridicule, stupide, tu n'étais pourtant pas le genre de personne qui craquait facilement pour n'importe qui, qui avait des crush insensés pour des inconnus, tu ne savais même pas s'il était attiré par les garçons mais c'était plus fort que toi, tu n'arrivais pas à lui résister.



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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Jeu 15 Mar - 0:12

max & lazlo


tu ne parles pas, en général. c'est rare, vraiment rare. c'est un peu un sujet tabou, pour toi. ta mère le sait. ton beau-père le sait. arthur le sait. ne pas en parler, c'est tout, c'est comme ça. tu te mords l'intérieur de la joue et soupires doucement, parce que c'est toi qui as abordé le sujet et t'as intérêt à assumer, maintenant et à tenir tes couilles pour en parler. tu tires sur le joint, laissant max faire de même quand tu lui donnes le roulé. tu fixes le plafond, tu ne sais pas trop quoi dire, t'as l'impression qu'il te comprend, dans un certain sens. vous êtes pareils, vous savez ce que ça fait, que d'être abandonné, d'être simplement une erreur. c'est ça qui m'a fait plonger, me dire que j'étais juste une erreur, ça et l'impression de vide aussi, vouloir ressentir. tu te redresses un peu, tu récupères le joint, le glisse entre tes lèvres. tu te tournes vers le blond. son addiction. et tu viens à te demander si, toi aussi, t'es addict. à l'herbe. parce que c'est plus un besoin qu'un plaisir, après tout. t'en as besoin, pour être bien. et c'est récurant, bien trop. tu ne sais pas. ouai, la même ... tu murmures doucement, te mordant l'intérieur de la joue. tu te tournes un peu plus, un peu trop sans doute puisque tu te cognes légèrement contre ton corps. vous êtes pareils, tout les deux. c'est comme ça, t'as l'impression que vos histoires sont liées d'une manière ou d'une autre. parce que vous avez la même, d'histoire. et c'est presque troublant de te retrouver face à quelqu'un en qui tu te reconnais si facilement. vos pères sont des connards, des lâches, des gamins de vos âges qui n'ont pas assumé de mettre une nana enceinte. et tu ne sais pas comment tu aurais pu réagir à la place du tiens. à l'heure actuelle, avec ton expérience, cette douleur au creux de ton corps, tu sais que tu assumerais, si, demain, gabi ou une autre de tes conquêtes débarque et t'apprendre être enceinte. c'est clair. mais dans une autre vie, avec un père et une mère, tu ne sais pas comment tu aurais pu réagir à une annonce dans le genre. assumer ou ne pas assumer ? la est la question. tu retiens un léger soupir, tu secoues la tête et tu reviens sur terre en entendant la voix du blond, sortant définitivement de tes pensées. je crois aussi. vos regards qui se croisent, qui s'accrochent, qui ne se lâchent pas. t'es appuyé sur un coude pour pouvoir l'observes et tu te pinces légèrement les lèvres quand ses doigts viennent glisser contre ta joue et qu'ils redessinent l'angle de ta mâchoire. tu laisses un léger sourire esquisser tes lèvres. tu te redresses un peu pour venir écraser le reste du joint dans le cendrier sur la table basse. et on a pas besoin d'eux pour être bien. tu souffles sans réfléchir, avant de te pencher pour venir happer ses lèvres avec les tiennes. ses gestes ne trompent pas vraiment et, au pire, il te repoussera. t'en as déjà pris des râteaux, un de plus ou un de moins, tu t'en fiche bien. mais bon, tu dois avouer que ça te ferait chier un peu, quand même. tu termines par t'éloigner un peu pour pouvoir reprendre ton souffle, et tes prunelles rencontrent une nouvelle fois les tiennes. t'attends un geste, une réaction n'importe quoi, en réalité.
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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Sam 24 Mar - 6:33

max & lazlo



Tu n'étais pas le genre de personne qui se laissait séduire facilement par n'importe qui, ni même qui craquait de lui-même pour le premier inconnu venu et pourtant alors que ta main s'aventurait timidement sur la joue de Lazlo, dessinant du bout des doigts la courbe de sa mâchoire tu réalisais à quel point tu étais attiré par lui sans pouvoir te l'expliquer réellement, certes il était beau, certes il était parfaitement ton genre de garçon mais l'attirance allait au delà de ça, au delà d'une simple question d'esthétique, tu avais presque la sensation d'être lié à lui d'une manière qui t'échappait complètement et qui échappait à toute logique même, parce que vous aviez la même histoire peut-être, parce que vous aviez le même désespoir aussi, partagiez la même douleur d'être simplement des enfants dont on n'avait pas voulu, des erreurs de parcours, des accidents, liés à un peu trop d'alcool ou pas assez de contraception, des grands parents contre l'avortement ou des mères persuadées de pouvoir faire mieux que les leurs, des enfants nés de parents encore enfants, et tu te reconnaissais en lui, il se reconnaissait en toi, vous étiez pareils, c'était ce qu'il te disait, comme si vos histoires étaient vouées à entrer en collision un jour ou l'autre.

Je crois aussi, c'était ce que tu lui murmurais avant de plonger ton regard dans le sien, des regards qui se cherchaient, des regards qui s'accrochaient, des sourires qui se dessinaient en écho sur vos lèvres alors qu'il se redressait pour écraser le joint dans le cendrier avant de reprendre la parole, disant que vous n'aviez pas besoin d'eux, de vos pères, les lâches qui avaient bousillé vos vies, pour être bien, et tu ne savais pas pourquoi si c'était le fait d'être allongé à côté de lui, l'effet du joint ou toute autre chose mais pour une fois tu avais envie d'y croire, tu avais envie de pouvoir être bien juste une fois, de ne plus être vide en train de te demander qui tu étais, d'où tu venais, juste tout envoyer promener, profiter de l'instant présent, d'un instant volé.
C'était là ta pensée alors qu'il se pencha vers toi pour venir happer tes lèvres avec les siennes, baiser auquel tu répondis immédiatement sans plus te poser de questions, allant même jusqu'à l'approfondir, tu ne savais même pas ce qu'il signifiait ce baiser, trop de choses en réalité, trop d'émotions et de sentiments mélangés, lorsque, enfin vous vous éloignèrent pour reprendre votre souffle tu le regardais sans bien savoir quoi dire ou quoi faire, finissant simplement par passer une main dans tes cheveux d'un air un peu gêné, un peu trop intimidé

« J'ai pas l'habitude de faire ça tu sais»


Tu ne savais même pas ce que tu voulais dire par « ça », embrasser un presque inconnu sans raison valable, embrasser ton dealer, te confier à quelqu'un que tu connaissais absolument pas ? Probablement un savant mélange des trois à la fois.


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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Dim 25 Mar - 1:43

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c'est étrange pour toi de te retrouver en quelqu'un. étrange de te dire qu'au fond, ton cas n'est pas isolé, que des connards il y en a partout, que les lâches, ça court les rues. tu n'en sais trop rien, tu ne prends pas le temps de chercher à savoir, quand il t'arrive de coucher avec des hommes qui pourraient avoir l'âge de ton propre père. tu n'as pas honte de ça, c'est comme ça, c'est tout. quelques attirances inexpliquées, l'attrait pour une personne plus âgée, avec plus d'expériences, plus de choses à partager. tu manques un léger soupir. tu n'as pas vraiment l'habitude de parler de ton père, d'aborder le sujet d'une manière ou d'une autre, quelle qu'elle soit. c'est même un sujet tabou à la maison, à table autour du repas, anciennement au lycée avec tes professeurs. c'est bien connu que tu n'en parles pas. jamais. et pourtant, les mots semblent venir si simplement, avec max. alors que tu ne le connais pas. il n'est qu'un drogué comme un autre, au fond. un peu comme toi. et pourtant, vos histoires sont si similaires. tu manques un soupir à plusieurs reprises, tandis que tes doigts glissent dans tes cheveux, le joint de ses lèvres aux tiennes, la fumée intoxique vos poumons et vous crame quelques neurones. sans doute. tu n'en sais rien. tu ne te sens pas moins intelligent quand t'es défoncé. de toute manière, tu ne te sens pas intelligent tout court. t'es juste paumé. et un peu con, aussi. surtout con. tu te mords l'intérieur de la joue, tu viens écraser le joint dans le cendrier sur la table de nuit, derrière toi, avant de venir happer les lèvres du blonds des tiennes. parce qu'il y a ces regards, il y a sa main qui était posée contre ta joue et il y a cette simple envie de l'embrasser. pourquoi ? comment ? tu n'as aucune réponse à ces questions. il répond à ton baiser, et tu ne sais pas totalement ce que ça veut bien pouvoir dire. tu termines par t'éloigner un peu, pour pouvoir respirer. j'ai pas l'habitude de faire ça tu sais. tu fronces légèrement les sourcils et tu te redresses pour venir t'asseoir en tailleur à ses côtés, ton regard ne le quittant pas durant quelques instants, tandis que tu glisses tes doigts contre ta joue. de quoi ? embrasser un mec ? tu demandes finalement, un sourcil légèrement arqué. "ça", c'est tellement vague, comme information. "ça" quoi ? "ça" comme embrasser un mec ? comme se droguer avec son dealer ? comme parler de son paternel ? tu n'en sais trop rien, toi aussi, tu peux dire que tu n'as pas l'habitude de faire "ça" en remplaçant ce "ça" par beaucoup de choses différentes. tu retiens un léger soupir et tu essayes simplement de comprendre, au fond. comprendre cette situation qui semble vouloir s'échapper de ton emprise.
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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Dim 25 Mar - 7:04

max & lazlo



Lorsque ce baiser prit fin, lorsque vous vous éloignèrent pour reprendre votre souffle, tu restas simplement à le regarder sans bien savoir quoi faire ni même quoi dire, tu te sentais presque gêné, un peu trop intimidé, jouant avec tes cheveux nerveusement, finissant même par porter l'ongle de ton index à ta bouche, manie que ta mère avait pourtant tout fait pour supprimer, alors que tu finis par souffler que tu n'avais pas vraiment l'habitude de faire ça, sans bien savoir à quoi tu faisais allusion, en vérité peut-être à l'ensemble de cette situation qui te semblait si ambiguë, si incompréhensible.
Tu n'avais pas pour habitude de suivre tes dealers chez eux pour commencer, pas plus que de rester par la suite pour te droguer avec eux, tu n'avais pas non plus l'habitude de te confier sur ton passé, de t'ouvrir en ce qui concernait le sujet de ton père, que tu évitais en général, préférant simplement décréter que tu n'en avais pas pour éviter les questions gênantes, les questions dérangeantes ou pire les questions douloureuses, tu te souvenais encore des enfants qui te demandaient sans gène pourquoi ton père n'avait pas voulu de toi, ce que tu avais fait de mal, si tu n'avais pas été sage, innocemment mais des questions qui te blessaient toujours atrocement.
Tu n'avais pas non plus l'habitude d'embrasser tes dealers à vrai dire, ni aucun inconnu, là dessus tu avais toujours été plutôt vieux jeu, il fallait plusieurs rendez-vous avant que tes lèvres ne rencontrent celles d'un potentiel amant, et ne parlons même pas du reste, comme tu le désignais très élégamment, tu n'avais fait assez confiance pour en arriver là qu'à de rares exceptions, tu n'arrivais pas à comprendre ce qu'il y avait chez ce gars pour t'attirer, te faire craquer à ce point, tu doutais que ce soit seulement le simple fait de te reconnaître en lui, de te sentir compris, mais après tout, qu'est-ce que tu en savais au fond ?

Ce fut sa voix, sa question qui te sortit de tes pensées te demandant de quoi tu parlais exactement, supposant que tu parlais du simple fait d'embrasser des mecs, ce qui te fit sourire, un rire s'échappant de tes lèvres.

« Non de ce côté là c'est bon »

Et pour cause, tu savais que tu étais gay depuis ton enfance, autant dire que ce n'était pas le fait d'embrasser quelqu'un du même genre que toi qui te perturbait à ce point, à vrai dire dans ton cas l'inverse aurait été bien plus étonnant.

« Juste, pas comme ça »

Et voilà, tu recommençais avec tes « ça », comme si c'était compliqué de parler clairement, de juste lui dire que tu n'avais jamais embrassé de personne que tu ne connaissais pas vraiment auparavant, préférant le laisser galérer à décoder chaque phrase, chaque mot que tu prononçais.


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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Lun 26 Mar - 1:31

max & lazlo


tu ne pensais pas que la situation pourrait déraper de la sorte. enfin, il ne s'agit que d'un baiser, au fond, mais ... t'en sais trop rien, vous êtes tout les deux défoncés, vous êtes tous les deux jeunes, vous avez sans doute du temps à tuer. tu ne sais pas. tu ne saurais prévoir ce qu'il va se passer dans les prochaines minutes. tu te pinces brièvement les lèvres tandis que les mots de max t'interpellent. il n'a pas l'habitude, mais de quoi ? ses mots sont vagues, loin d'être précis, loin de t'aider à comprendre ce qu'il peut bien se passer dans son esprit. c'est plutôt facile jusqu'à présent que de savoir ce qu'il pouvait bien penser, sur certains sujets bien sûrs. parce que vos histoires sont similaires, bien trop sans doute, ou alors peut-être pas assez. tu te sens proche de lui et en même temps, c'est un peu compliqué à expliquer. tu ne sais pas ce que tu veux exactement. tu manques un léger soupir et tu termines par venir t'asseoir à côté de lui, en tailleur, ton regard glissant contre son visage et rapidement sur son corps. très rapidement. trop rapidement. non de ce côté là c'est bon. tu ris faiblement, secouant la tête de gauche à droite. tu te mords l'intérieur de la joue. juste, pas comme ça ? tu lèves les yeux au ciel. encore ce "ça" bien trop vague, qui laisse place à bien trop de possibilités. tu soupires un peu. défoncé ? avec ton dealer ? stresse pas, j'ai que dix-neuf piges après tout. tu lâches avec un léger rire, avant de te rallonger, sur le dos cette fois, les bras croisés derrière ta tête, tandis que tu fixes le plafond. puis, ça peut rester un simple baiser. tu ajoutes en fermant les yeux, haussant vaguement les épaules. ça peut le rester, ça peut se transformer en un simple coup. t'en sais rien, merde, t'es pas du genre à vouloir prévoir le futur, tu préfères laisser les choses arriver, en profiter ou non, rire un bon coup ou en prendre pour ton grade, tu n'en sais trop rien. tu te mords l'intérieur de la joue et tes doigts viennent glisser dans tes cheveux. tu te sens bien, la, après un joint. tu te sens toujours bien après ça. et c'est sans doute pourquoi tu continues, jour après jour, tu continus de fumer et de te bouffer les poumons, te cramer les neurones d'après les 'adultes'. ils ne peuvent pas comprendre, de toute manière, ce que ça fait que de se sentir détruit et vide à seulement dix-neuf ans.
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Max Schäfer
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Lun 9 Avr - 7:17

max & lazlo



Encore une fois, tu étais incapable de t'exprimer convenablement, tu ne savais pas si tu devais mettre ça sur le compte de la drogue ou sur le compte de la situation en elle-même mais une nouvelle fois, malgré toi, te doutant bien pourtant que tu devais être exaspérant, tu laissas à Lazlo la responsabilité de décoder ce que tu venais de dire, ce qui se cachait derrière ces fameux « ça » à répétition : Tu n'avais pas l'habitude de faire "ça", pas comme "ça", comme si c'était si difficile pour toi de juste parler de manière claire, de juste lui dire que c'était simplement la première fois pour toi, la première fois que tu te laissais guider par tes pulsions, que tu embrassais quelqu'un sans le connaître vraiment, sans avoir eu plusieurs rendez-vous avant, peut-être que tu avais peur au fond, qu'il se moque de toi, qu'il te trouve ridicule, stupide, vieux jeu, sans même réaliser que c'était ce que toi-même, tu pensais.

Ce fut sa voix qui te tira de tes pensées à nouveau, alors qu'il essayait une nouvelle fois de décoder, de comprendre où tu en venais venir, ce qui n'allait pas, les raisons de ton anxiété, supposant que c'était la première fois que tu embrassais quelqu'un en étant défoncé, la première fois que tu embrassais un de tes dealer peut-être, essayant de te rassurer en te rappelant qu'il n'avait que dix-neuf ans après tout, qu'il n'était jamais qu'un gamin, comme toi, et s'il ne se trompait pas, si c'était en effet la première fois que tu le faisais défoncé, la première fois que tu le faisais avec un de tes dealer, ce n'était pas ça pour autant qui t'inquiétait.
Soupirant doucement en te passant une main sur le visage, tu finis par t'allonger à côté de lui, les yeux rivés sur le plafond, il y a quelques années tu aurais été comme lui, un joint aurait suffit à te calmer, à te détendre complètement, à t'aider à te laisser aller, mais plus aujourd'hui, aujourd'hui tu en ressentais à peine les effets, tu ne savais pas pourquoi mais tu t'en doutais, ton corps devait être bien trop habitué.

« Avec quelqu'un que je connais pas vraiment... »

C'était dit, à peine murmuré, tu te sentais encore plus idiot à présent, tu ne le connaissais pas vraiment certes mais tu te sentais assez proche de lui tout de même, ce n'était pas n'importe qui, pas un inconnu que tu avais ramassé dans la rue ou dans un bar et puis il avait raison, ça pouvait rester un simple baiser, ça pouvait devenir autre chose aussi, mais tu n'avais pas besoin de chercher à tout prévoir, tout contrôler, tu n'étais pas obligé de chercher à donner un sens à tout ce que tu faisais, pour une fois dans ta vie tu pouvais essayer de juste lâcher prise, te laisser aller.
Alors cette fois ce fut toi qui te tourna vers lui, ton corps qui se colla contre le sien, proche de lui, trop proche de lui.



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Lazlo Kayser
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MessageSujet: Re: bliss; max.    Mer 11 Avr - 16:37

max & lazlo


parfois, tu aimerais réussir à décoder plus facilement les gens, te rendre compte de ce qu'ils peuvent bien penser, les gens autour de toi. parce que t'as jamais été très doué pour ça, tu ne le seras sans doute jamais. tu manques un soupir, tu te mords l'intérieur de la joue et tu observes max. t'arrives pas à comprendre ou il veut aller vraiment, ce qu'il entend par "ca". tu manques plusieurs fois de longs soupirs et tu glisses tes doigts dans tes cheveux sans doute un peu trop nerveusement. tu te pinces les lèvres, un baiser échangé qui peut rester un simple baiser, tu n'en sais trop rien. tu essayes de le suivre, mais tu te perds un peu plus loin derrière lui. tes prunelles qui l'observent doucement. un coup allongé, un coup assit non loin de lui, t'en sais trop rien, même ton propre lit te semble inconnu. ou peut-être pas. ta voix semble tirer le blond de ses pensées. avec quelqu'un que je connais pas vraiment... tu arques légèrement un sourcil, avant de hausser les épaules. c'est pas faux, vous ne vous connaissez quasiment pas. toi tu t'en fiches bien, tu fonctionnes pas comme ça, à coup de rendez-vous galants et de petites anecdotes amusantes. tu préfères de loin te taper un mec ou une nana tout aussi bourré que toi en pleine soirée. tu manques un soupir, tourné vers le blond, de nouveau allongé, sans savoir ce qu'il va se passer finalement. et p'être bien qu'il t'étonne quand son corps vient se coller contre le sien. tu viens poser une main sur sa hanche fine, recouvrant la courbe de son corps de ta main. t'es plus du genre rendez-vous galants ? tu demandes avec un petit sourire, te mordant l'intérieur de la joue, tandis que tu l'observes doucement. une de tes jambes glisse entre les siennes. j'veux pas que tu te sentes forcé à quoi que ce soit. tu ajoutes d'une voix calme, tandis que tu laisses tes lèvres effleurer doucement les siennes. tu t'élogines à peine, plantes tes dents dans ta lèvre inférieure en cherchant son regard.

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