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Victence ♔ Sweet madness (-18)

Victoria Shonen
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MessageSujet: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 11:10


Sweet madness


La soirée est agréable, l'ambiance est bonne. Victoria profite de ses vacances et de la période estivale pour sortir avec ses amis. Ce soir, c'est dans un club que les amis sont allé perdre la tête, danser, draguer pour certains. Victoria adresse un sourire à un homme au comptoir, d'ailleurs, désireuse de s'amuser un peu, alors que la magie de la fête opère et qu'elle n'a de comptes à rendre à personne, après tout. Elle porte son verre à ses lèvres de nouveau et le repose, vide, sur le comptoir, avant d'aller se perdre dans la foule de danseurs. Elle danse à son tour, attire les regards sur elle et elle oublie tout, elle anesthésie les tourments de son cœur et de son esprit sous le bruit de ses rires et des talons qui claquent.  Il fait chaud, dans le club, à force de danser surtout. Victoria rit encore, mais sa gorge est un peu sèche. Alors elle boit, encore. Elle accompagne un pote dehors, alors que ce dernier fume, mais elle décline l'invitation à faire de même. L'air frais lui fais un peu de bien, alors qu'elle a un peu de mal à tenir sur ses escarpins, avec l'alcool. Elle a encore conscience de ce qu'elle fait, mais sa démarche n'est plus si assurée qu'elle l'était en arrivant. Peu importe, elle ne conduit pas, elle rentre en uber. Ou elle appellera son père, parce qu'il ne supporte pas de la savoir dans un taxi. Avec son boulot, sa formation, il a entendu un tas de choses, forcément, sur ces filles pour qui les soirées tournent mal.

La clope de son ami terminé, elle est de retour sur la piste de danse, accroche un regard. Le type approche, la trentaine d'année, séduisant. Elle répond à son sourire, acceptant de danser avec ce dernier. Elle ne sait pas vraiment si ses pas ressemblent encore à quelque chose, mais suppose que l'homme s'en fiche, ils ne sont pas là pour suivre des cours de petit rats. Elle se laisse porter par la musique, suit simplement ses instincts et frissonne, quand il glisse son nez, ses lèvres, dans son cou. Mais elle le repousse, parce que ça va trop loin. Il glisse vers son oreille, propose d'aller chez lui. Mais elle refuse, alors que sa meilleure amie Jana revient dans son champ de vision, deux verres en main, dont un pour Vicky. Cette dernière la remercie, ne tarde pas à le vider et finalement, retourne danser. Jusqu'à ce que son regard, dans cette foule, perçoive une silhouette qu'elle ne connaît que trop bien et qui alimente quelques fantasmes depuis trop longtemps contenus. Elle se mord la lèvre inférieure, en observant de loin ce visage qui hante ses plaisirs solitaires. Et bien qu'elle sache pertinemment que dans son état, il serait préférable de ne pas l'approcher, alors qu'ils essaient au maximum de taire leurs sentiments l'un pour l'autre depuis de longs mois, conscients de l'effet qu'ils se font et des interdit entre eux, elle approche néanmoins. Parce qu'elle veut danser avec lui, ressentir sur elle l'effet de sa proximité. Elle frissonne, rien qu'à supposer qu'il puisse l'effleurer au cours de la danse, à cause de la foule, du rythme. Le moindre de leurs contacts a ce pouvoir de l'électriser. Elle arrive devant lui, offre un large sourire à ce dernier. Elle est obligée de s'approcher de lui, de se hisser sur la pointe des pieds, pour espérer être entendue, quand elle le salut. Et sentir son souffle dans son cou lui fait presque perdre pieds.

«- Bonsoir Terry !» annonce-t-elle. «T'es venu seul ou je peux t'enlever un peu ?»
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Ezio Ashbourg
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 15:44


Avoir su te protéger de tous, sauf de moi.

Thème Musical

Avec @Victoria Shonen


Cigarette éteinte vissée à la commissure de ses lippes, il est deux heures du matin lorsque Terry referme le dossier parlant des récents attentats en Europe. Il ne compte plus les mois qui s’égrènent avec ces foutus enquêtes, déjà près d’une vingtaine d’attaques terroristes recensées en Europe depuis le début de l’année : deux-mille-dix-sept s’épanoui sous une teinte carmin. Remontant convenablement les hanses de ses holster shoulder sur ses épaules avant d’enfiler sa veste de tailleur, il remarque l’écran de son cellulaire s’éclairer un court instant, puis vibrer à deux reprises. En dehors d’Armie, il ne voit personne pour lui envoyer un message à cette heure-ci. Sourcils froncés, la pulpe de son pouce effleure le verre de l’écran, affichant le sms bref d’un ami du bureau qui doit certainement se trouver dans un état discutable : « Docks club, ramène ton cul si tu finis avant cinq heures, chasse ouverte. ». Indubitablement, Ezio roule des yeux alors qu’il presse le bouton de veille de son téléphone ; ça l’exaspère ce genre de discours : la chasse de quoi ? Le dindon qui veut courser les pintades ? Bonjour le cliché.
Les bureaux de la BND ne dorment jamais vraiment, c’est un roulement permanent. Lorsque l’agent Ashbourg presse le bouton de l’ascenseur pour redescendre quatorze étages plus bas, on lui attrape furtivement le bras pour le stopper dans sa course. Faisant volte-face, il constate la petite stature d’une agente de bureaux avec qui il peut lui arriver de traiter. Les lèvres pincées, elle semble embarrassée d’interrompre Terence dans sa course contre le temps, mais d’un léger mouvement de tête il lui indique qu’elle devrait lui dire ce qu’elle désire.

- N’oublie pas que demain à treize heures, nous avons une réunion importante…
- Oui je sais, par rapport aux derniers attentats en France, l’interrompt Ezio,  passablement agacé qu’elle puisse encore croire qu’il est trop idiot pour oublier. Il le sait qu’il s’est loupé plus d’une fois avec son réveil, à chaque fois il se promet de moins boire à la prochaine soirée… A chaque fois oui.

Essuyant les dernières amabilités d’un revers de main, il disparaît dans cette cage d’ascenseur qui semble en chute libre sitôt ses portes closes.

Sa dernière petite crise de quarantenaire s’est portée sur cet engin qui gît à la place E-208 : sa place. Le nom de code du bolide ? BMW série 8 G15, d’un noir vernis mordant, aux assises d’un cuir mât sanglant. Un doux ronronnement envahi un espace certain du parking souterrain après qu’il eut mis le contact et sous le crissement des pneus contre le bitume peint, la nuit ouvre ses bras à la féline sportive. Une dizaine de minutes sur l’asphalte avant que les rayons du club ne s’élèvent dans le ciel. Arrivant sur le parking où quelques âmes étalent le contenu de leur estomac sur le macadam, Terry ne prend pas le soin de retirer ses holster de ses épaules ; pourquoi diable puisqu’il n’a pas l’intention de rester ? Pas ce soir, il ne s’en sent pas l’envie. Il est aigri ces derniers temps et il doit bien admettre que le pourquoi exact lui échappe. Et puis, ne nous mentons pas, son service ne s’arrête jamais, alors il n’a aucune obligation de retirer ses armes.
Passant dans la gueule du loup, la musique ambiante ne tarde plus à asphyxier ses conduits auditifs. Un sourire se glisse au coin de ses lippes, alors qu’il observe les corps qui s’abandonnent sur la piste. La quiétude permanente qui règne en ces lieux de débauche pseudo contrôlée a toujours tendance à l’amuser ; plus même, ça le ravi dans une certaine mesure. Lui aussi peut venir perdre la consistance de son âme sur ces banquettes, oublier quelques instants qui est Ezio Terence Ashbourg…
Soudain, s’extirpant de la nappe de populace : Victoria Shonen. Alignant un pied devant l’autre de façon très hasardeuse, elle arrache un sourire des plus francs à Ezio, qui s’arrête dans sa quête pour la laisser venir à lui. En voilà une qu’il ne sait plus envisager, parce qu’il serait bien incapable d’expliquer l’effet qu’elle lui fait. Mais elle lui est interdite de la tête aux pieds, alors qu’elle se hisse au plus près de lui, pour glisser son souffle vicié par l’alcool auprès de son ouïe.

- Bonsoir Terry ! T’es venu seul ou je peux t’enlever un peu ?

Jeu dangereux, alors qu’il a légèrement incliné son faciès vers le bas pour mieux saisir les mots de Victoria, humant les effluves sucrées et fruitée du parfum qui habille son derme. Il ne saurait rien promettre si un jour elle devait s’accrocher à son cou pour l’harnacher à ses lèvres ; il ne répondrait plus de rien si elle s’adonnait à cet affront de réveiller la part de lui qu’il tente jour après jour d’endormir.

- Je ne pensais pas rester, entame-t-il en orientant ses lèvres auprès de l’oreille de la douce ; mais si tu insistes, on doit pouvoir négocier.

Des négociations vous dites ? Et pourquoi diable faudrait-il négocier quoi que ce soit ? Parce que monsieur est joueur peut-être, pas vraiment décidé à donner de lui trop simplement. Parce que ça l’amuse aussi, la façon qu’ils ont de jouer au chat et à la souris depuis quelques années maintenant. Peut-être aussi un peu parce que ça l’agace de penser qu’elle en accoste plus d’un comme ça et qu’il n’est qu’une gueule de plus qui ne saura pas résister à ses jolis émeraudes.
Prenant garde de ne pas éveiller un quelconque feu chez elle, il reste précautionneux de ne surtout pas la toucher : qui sait quel genre de brasier la brunette pourrait abriter, même avec trois grammes courant dans son hémoglobine ?


Dernière édition par Ezio Ashbourg le Dim 13 Jan - 19:03, édité 1 fois
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 15:56


Sweet madness


Elle approche, elle ne devrait pas et pourtant Victoria au fond le sait bien, que ce n'est pas une bonne idée, à cause de l'effet que lui fait Terry. Un effet à nul autre pareil, alors qu'il est le seul à être en mesure de lui faire perdre la tête au moindre petit frôlement. Et ce ne serait pas grave, s'il ne leur était pas totalement interdit de penser à une quelconque relation, pour la simple et bonne raison qu'il la connaît bien trop, depuis trop longtemps, qu'il est ami de son père. Et pourtant elle perd pied Victoria, quand il entre dans son champ de vision, quand ses lèvres sont trop près de sa peau, de son cou, que son souffle la caresse. Elle ferme déjà les yeux, quand il propose de négocier et elle se mord d'autant plus la lèvre inférieure. Des mois qu'ils tentent de lutter contre ces sentiments qui leurs sautent aux yeux et leurs font perdre la tête chaque fois qu'ils sont à proximité l'un de l'autre, laissé seuls. Des mois que la frustration monte pour la demoiselle, sans lui permettre de s'en débarrasser alors que, chaque fois qu'il frôle son corps, elle a l'impression de le sentir partout sur elle. Il n'y a bien que lui, pour la rendre toute chose comme ça, au bord du gouffre chaque fois. Et ces types qui la draguent dans les soirée n'arriveront jamais à sa cheville, c'est certain. Elle le sait, elle le sent, a beau s'oublier entre leurs bras et chercher à oublier Terry, c'est malgré tout son nom qu'elle cri dans quelques moments de délices solitaires.

«- C'est déjà tout négocié.» souffle la demoiselle.

Parce que l'alcool lui donne plus d'assurance qu'elle n'en a déjà et qu'au fond, la jeune femme n'est pas sotte. S'il lui fait tant d'effets, la réciproque est vraie. Vicky le sait, elle le sait pour l'avoir déjà expérimenté, parce qu'elle a parfaitement conscience de lui plaire, parfaitement conscience aussi que les sentiments qu'elle a pour lui sont réciproques et qu'il suffirait d'un rien, d'une allumette mal éteinte, pour mettre le feu au poudre. Et ils ont beau noyer le paquet, les allumettes ils adorent les craquer jours après jours. Malgré tout. Malgré leur décision de faire attention, de ne pas sauter le pas. Elle n'y peut rien, c'est instinctif, une attraction comme on en voit peu dans la vie. Pourquoi avait-il fallut qu'il soit le meilleur ami de son père ? Victoria en avait pleuré de frustration plus d'une fois avant de s'endormir, agacée par la situation, rendue faible par tout ça.

Elle ferme les yeux une seconde, le temps de se reprendre, déboussolée comme toujours quand leur proximité est semblable et elle les rouvre. La belle fixe son regard dans celui de Terry, consciente plus ou moins de jouer avec le feu. Une œillade, un sourire et elle part vers le bar non sans lui avoir adressé un petit regard par-dessus son épaule, beaucoup trop charmeur. Elle a besoin d'un verre. Ou d'une douche fraîche. De deux, peut-être. Ou juste de lui, enfin.
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Ezio Ashbourg
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:06


Avoir su te protéger de tous, sauf de moi.

Thème Musical

Avec @Victoria Shonen


Légère, un brin versatile à la tombée de la nuit, il l’observe s’éloigner de lui telle une douce utopie ; sa lubie rien qu’à lui. Il ne saurait expliquer ce qu’elle dégage de si distinct pour annihiler de la sorte tout ce qui semble chaotique au sein de son esprit. La vie est supposément belle, non ? D’une douceur sans pareille diront certains, obnubilés par la recherche constante d’un bonheur éphémère qui ne devient que poussière au contact trop brut des hémisphères de la conscience. Pourtant, il semble à Ezio que Vicky repousse les hémisphères de ses scrupules ; qu’elle fait tomber ces barrières qui préservent son âme et son acuité du jugement dernier. La réalité devient fragile en sa présence, instable, bancale ; semblable à une vieille charade.
D’un pas sûr il se rapproche du bar, comme aimanté par le regard qu’elle avait glissé sur sa personne avec furtivité. Terry n’est pas ce genre d’homme qui s’amuse des charmes d’une femme, qui s’en délecte comme un chien en manque ; il lutte simplement plus ou moins face à l’attraction, cédant parfois à son plus grand désarroi, parce qu’il est beaucoup plus simple de s’abandonner dans les bras de celles qu’on ne désire pas. Il voudrait avoir eu le pouvoir de dresser des barrières entre la jeune Shonen et sa propre personne, mais il faut croire que les angles concaves de ses aortes n’ont pas su stopper l’afflux dégoulinant de ce qu’il ressent.
En devenant femme, le regard d’Ezio sur Victoria a changé, sans qu’il ne sache le contrôler. Qu’aurait-il dû faire ? Couper contact avec Armie, pour tenter d’arracher cette racine pourrie qui s’immisçait dans ses entrailles ? Comment réussi-t-on à lutter face à ce qui semble inévitable ; l’évidence même d’une ataraxie proche de l’euphorie ?
S’accoudant au comptoir aux côtés de sa Polymnie, il abaisse ses obsidiennes en quête de ses préhnites, désireux de délaisser tout le poids de ses tourments au creux de cet être céleste. S’il pouvait lui souffler là, tout ce qu’elle provoque en lui, tout ce qu’elle lui évoque, il lui jurerait allégeance éternelle en plein milieu de ce bordel ; au lieu de quoi il lève l’une de ses mains pour apostropher le barmaid, alors que sa voix s’élève et s’extirpe des gammes cacophoniques.

- Qu’est-ce que la princesse Shonen souhaite boire de plus, pour compléter son dosage alcoolémique rendant déjà son doux regard vitreux ?

Un sourire taquin au coin des lippes, alors qu’il scrute la moindre mimique qui pourrait s’installer sur les traits de ce visage qu’il semble redécouvrir un peu plus à chaque instant où il l’observe, hypnotisé. Doucereusement, un sourire s’empare des lippes de la belle, avant qu’un rire certain ne s’étire hors des plissures de son larynx. C’est l’alcool qui parle, Ezio s’en persuade alors qu’elle fait entendre son désir d’un Malibu coca ; l’homme derrière le comptoir leur accorde enfin du crédit et Terry commande la boisson de Vicky et un whisky sans glace. Laissant un instant la pulpe de ses doigts pianoter à la surface du comptoir, c’était sans vraiment s’attendre à sentir courir contre son derme l’index et le médius de cette nymphe qui tente du suspendre les portes de son âme aux siennes. Un instant fuyant, peut-être un brin fébrile le Terry, il jette un regard soupçonneux sur la course des doigts fins qui s’exécute contre les siens, plus épais et calleux. Puis il s’assujetti à ses diopsides, tournant jusqu’à son buste pour lui faire face et la toiser du haut de mètre quatre-vingt-onze. Il sent son éther vibrer, le souffle pestilentiel de sa crainte transpercer sa trachée puis telle une bouée, on glisse le verre de whisky sous son nez et il ose ignorer sa robe ambrée, égaré dans la contemplation de sa déité.

- As-tu bien louvoyé au cours de cette soirée, Vicky ? Entonne-t-il pour se raccrocher à un semblant de tangible. Mais insatisfait de sa propre mômerie, il se reprend, se penchant dangereusement au-dessus de la jolie Shonen, tel un fauve s’apprêtant à se repaitre de sa proie qu’il pense affaiblie ; Tu es venue ici seule ? Ou bien tes amis t’ont délaissé au célèbre et peut-être terrifiant vieux copain de ton père ?

Un sourire fend ses lèvres, partagé entre gêne et résipiscence de sa propre réplique. Ça souligne l’éclat pétillant de ses scapolites, alors qu’il retire sa main du contact de celle de Victoria et se hâte à saisir son verre : il est certainement grand temps d’entamer un peu de cette lucidité qui le caractérise bien trop souvent.
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:07


Sweet madness


Il lui emboîte le pas rapidement, ainsi que la jeune femme s'en était douté. Elle sait l'attraction qu'elle exerce sur lui, même sous l'emprise de l'alcool, la brunette sait qu'il lui plaît, qu'elle lui plaît aussi, qu'il suffirait d'un rien, d'un pas grand chose, pour que leur volonté soit réduite à néant. Elle sait que c'est mal, qu'ils ont décidés de s'en tenir à des rapports cordiaux, normaux. Mais c'est plus fort qu'elle ce soir, comme trop souvent à mesure que le temps passe, rendant la tâche d'éviter Terry de plus en plus difficile. Rejoignant ce comptoir, un léger sourire pare son visage rapidement, quand elle le sent qui vient auprès d'elle et la jeune femme tourne vers lui son hypnotique regard, approfondis par ce trait d'eye-liner qu'elle a l'habitude de dessiner au ras de ces cils, par ce mascara qu'elle applique toujours pour allonger ces derniers.

Il questionne et la belle rit légèrement. Princesse Shonen. Victoria frissonne, elle trouve sa voix bien trop suave, bien trop tentatrice, chaque fois qu'il s'adresse à elle ou c'est son imagination qui place ce dernier sur le piédestal de son désir. Elle craque, complètement. Oui, elle a probablement bien trop bu ce soir comme il le remarque. A-t-elle le regard si vitreux que ça ? Elle est incapable de le dire. Si on lui demande, la brune dirait que tout est sous contrôle, que la situation est gérée. Ce n'est pas tout à fait vrai parce que sa démarche est incertaine, parce que tout ses sens sont un peu ensuqués par l'alcool aussi.

«- Un Malibu Coca, s'il te plaît.» demande-t-elle sans le quitter des yeux.

Elle mordille sa lèvre inférieure, un peu inconsciemment, naturellement, peut-être trop pour l'homme qui la regarde. Le mouvement des doigts de l'homme sur le comptoir attire son regard et elle ne résiste pas à l'envie de passer son doigt sur sa main, doucement, légèrement. Et le temps lui donne l'impression de suspendre son vol, tout à coup, alors que la belle fixe cette main. Rêveuse, elle se surprend une seconde à imaginer ces doigts dans sa nuque, pour la rapprocher des lèvres si ardemment désirées. Elle frissonne, imagine cette main descendre le long de son dos et secoue la tête en rouvrant les yeux. Elle est presque sûre pourtant qu'il a vu, compris, à l'expression de son visage, ce qu'elle a put supposer un instant avant de se l'interdire.

Il se penche vers elle, la questionne et la jeune femme cligne des yeux. Ou elle a trop vu, ou l'homme est trop prêt, mais son rythme cardiaque s'accélère et ses pensées se sont embués, alors qu'elle fixe ces lèvres qui se mouvent trop près des siennes. Elle est hypnotisés, la jolie Victoria, hypnotisée par Terry tout en sachant qu'elle ne peut pas, qu'elle ne doit pas. Ils ont prit une décision, après tout, celle de faire comme si de rien n'était et de ne surtout pas succomber. Sauf qu'entre leurs décisions et la pratique, il semble y avoir un monde, bien souvent.

«- Il y a beaucoup d'adjectifs pour te caractériser Terry. Mais terrifiant et vieux n'en font pas parti.»

Il le sait. Il le sait tellement et la voix de Victoria laisse transparaître un peu de cette douleur qu'elle ressent à ne pas pouvoir lui dire tout ce qu'elle voudrait. Mais si la jeune femme en avait le droit, elle songe à tout ce qu'elle pourrait lui dire, là, tout de suite. Tout ce qu'elle voudrait lui faire, tout ce qu'elle voudrait qu'il lui fasse. Elle mord sa lèvre inférieure de nouveau pour réprimer sa pensée. Elle porte son verre à ses lèvres, en détournant le regard et réalise qu'elle n'a pas répondu à la question qu'il lui a posé. La demoiselle regarde tout autour d'eux.

«- Jana est quelque part par là...» remarque la jeune femme.

Mais elle ne la voit plus. Et ça l'inquiète, jusqu'à ce que son amie revienne dans son champ de vision, sur une banquette en grande conversation avec un jeune homme. Ça a l'air d'aller pour elle. Vicky l'observe encore un peu, quand-même, histoire de surveiller, on ne sait jamais. D'être sûre que tout est ok. Même si elle doute d'être d'une grande aide, s'il fallait intervenir.

Sa tête tourne un peu, et la brune sent que demain matin, elle regrettera d'avoir tant bu, mais son corps est jeune, elle se remettra vite, comme d'habitude. Victoria repose son verre sur le comptoir en s'intéressant de nouveau à son interlocuteur, consciente qu'elle ne va plus trop traîner parce qu'il commence à se faire tard, il doit bien être plus de trois heures du matin, non ? Elle n'a plus vraiment conscience du temps qui passe après tout.

«- Tu bosses pas demain ?» elle essaie de prendre un ton neutre et détaché, de faire la conversation normalement malgré le bruit.
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:08


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Avec @Victoria Shonen


Le regard qu’elle dépose sur sa personne lui donne envie de se foutre la gueule dans un mur, comme si ça pouvait neutraliser les hormones qui s’échauffent dans ce coin de son crâne qu’il connaît si mal. Mordant l’intérieur de ses joues comme pour se sauver, ses doigts s’enserrent sur la matière translucide et cassante du récipient de son repenti illusoire. Bien sûr que vieux et terrifiant ne sont pas les bons mots pour le qualifier, il ne se sent être ni l’un ni l’autre. Parfois un peu trop tendu oui, nerveux, irascible, comme si la mort lui pendait d’un peu trop près au nez dans l’exercice de ses fonctions : doux euphémisme… Mais l’essentiel du temps, il se sent plus proche d’une invulnérabilité psychologique, une capacité fulgurante à tout encaisser sans que jamais rien n’ait d’impact sur son moi profond. Pourtant, malgré lui, les prunelles vert-gris de la fille Shonen ont eu raison de lui, mettant à mal son gilet par balles d’âme. C’est là qu’elle saisit sa lippe inférieure entre ses dents, un geste qu’il la voit faire bien trop souvent et qui met à mal sa maîtrise. Fébrile, il détourne son regard vers le plafond, mène son verre à ses lèvres et en balance le contenu au sein de sa trachée, ne prenant pas même le temps d’en déguster l’arôme et la robe ; à quoi bon ? Ce n’est pas dans la contemplation d’un alcool qu’on trouve l’anesthésie de sa spiritualité, mais bien dans sa consommation sans aucune concession.

- Jana est quelque part par là… hasarde Victoria, son regard virevoltant ici et là, au milieu des scélérats.

Après avoir reposé son verre dépouillé sur le comptoir, il tourne ses épaules et tente de capter la direction de son regard, pour observer ce qu’elle peut bien guetter avec une vigueur si accrue. Il a déjà vu Jana, il est capable de poser un visage sur ce prénom ; rencontrée au dix-huitième anniversaire de Victoria, Armie ayant mis les petits plats dans les grands à cette occasion qui ne se présente qu’une seule fois dans une vie. Pourtant il n’a plus l’esprit assez consciencieux à l’heure qu’il est, alors son attention dédaigne fatalement celle que sa muse délictueuse recherche.

- Tu bosses pas demain ?

Il sent ses prunelles se raccrocher à sa stature, consentant de fait à croiser son regard avec une impunité mal dissimulée. Pourtant il mérite une sentence, non ? Pour oser l’envisager telle qu’il le fait lorsque personne d’autre que lui ne peut contempler l’étendue de sa déraison ; parce que c’est bien ce que c’est : une absurdité infâme et complètement délirante.
Il se redresse, fouille l’une des poches avant de son jean et dépose un billet sur le comptoir, sous son verre vide, puis il lui adresse un sourire, là, juste en coin de lippes, imperceptible.

- Mon travail ne s’arrête jamais vraiment, Victoria Shonen.

Solennel dans ses termes, il tend une main vers elle d’une même teinte que son apophtegme, ajoutant le plus simplement du monde :

- Je te ramène, peut-être ? On peut déposer Jana aussi, je suis à n’en pas douter dans un état bien plus lucide que vous !

Il s’arme d’un soupçon de sarcasme, Terry, se raccrochant aux branches comme un gosse qui se cherche des prétextes pour traîner après l’école. Lucide qu’il dit ? Pourtant si on l’observe attentivement, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que tout le monde autour semble disparaître lorsqu’il la regarde, elle.
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:09


Sweet madness


Son travail ne finit jamais. Oui, un peu comme pour son père quoi. Leur boulot c'est comme si c'était toute leur vie, à l'un comme à l'autre. C'est prenant, de travailler à la BND, elle n'en doute pas une seconde, elle le sait depuis sa plus tendre enfance, après tout. Et s'il travaille demain, elle s'étonne de le voir ici aussi tard même si ce n'est évidemment pas pour déplaire à sa vue. En revanche la demoiselle doit admettre qu'elle aime beaucoup moins le ton très solennel, trop solennel, avec lequel il s'adresse à elle. D'ailleurs elle ne manque pas de gratifier son interlocuteur d'un regard légèrement réprobateur. Non, elle n'aime pas qu'il l'appelle autrement que Victoria. Parce que ce ton solennel l'éloigne d'elle, même si elle sait que c'est pour le mieux, même si elle sait qu'ils ont décidé de lutter contre ces sentiments qu'ils ressentent, ces pulsions qui las animent.

«- Je suis parfaitement lucide.» affirme la demoiselle.

Et pourtant elle sait que ce n'est pas vrai, autant du fait de l'alcool que parce qu'elle a l'esprit embrumé chaque fois que l'homme est dans les parages. Mais lui aussi, perd la tête quand elle est là, sinon il n'y aurait jamais eut autant de contacts hasardeux, de pulsions qu'ils n'avaient pas sut réprimer et qui avaient provoqués quelques fois quelques frissons... Ils n'étaient jamais allés plus loin que quelques frôlements avant de retrouver leurs esprits, de petits gestes anodins qui pourtant la remuaient toute entière. Elle acquiesce néanmoins comme le quadragénaire propose de la raccompagner. Elle songe que ça lui évite de déranger son père en pleine nuit ou d'appeler un uber. Terminant son verre, la jolie Victoria tourne la tête pour chercher Jana des yeux, alors que l'homme a proposé de la raccompagner, elle aussi. Alors elle va chercher sa copine, vacillant un peu sur ses escarpins.

Quelques minutes plus tard, Vic récupère son sac et son trench au vestiaire, Jana sur les talons et elle cherche Terry des yeux, avant de le suivre dehors. L'air frais lui fais un peu de bien, quand elle le sent sur son visage et elle réalise qu'elle a un peu abusé ce soir, mine de rien. Si bien d'ailleurs que le trajet jusqu'à la voiture lui semble long. Ouvrant la portière, elle se glisse sur le siège passager et tourne la tête vers l'agent. Elle ne dit rien, se contente de l'observer quelques minutes, silencieuse, alors qu'il démarre et finalement elle tourne la tête vers l'arrière du véhicule pour papoter avec son amie, riant avec cette dernière, jusqu'à reconnaître l'adresse. Il a décidé de déposer Jana en premier. Elle habite à deux pas de chez Victoria seulement, mais ça inclus quand-même qu'ils restent seuls dans le véhicule. Ce qui n'est jamais une très bonne idée. Pourtant ils sont sages, vraiment, jusqu'au 312 Altona. Victoria ne dit plus un mot, le laissant conduire et se concentrer sur la route.

«- Merci... Tu... m'envoie un message quand tu es chez toi ? Que je sois sûre...» souffle-t-elle alors qu'elle s'apprête à quitter la voiture. Il sait probablement ce que ce regard sur lui signifie, ce que cette demande veut dire, trahi. Cet amour qu'elle a pour lui, qu'elle s'interdit d'avouer pourtant, non pas pour son âge mais pour sa position vis à vis de son père. Elle se mord la lèvre inférieure de nouveau, son petit tic nerveux en présence de l'agent et doit se faire violence, pour détourner la tête et ouvrir la portière. «Bonne nuit Terry...» lance-t-elle en mettant un pied dehors.

Et elle ne sait pas trop ce qui se passe. Si c'est l'alcool ou le caillou qui déconne, si c'est son talon, sa robe ou la portière, l'heure avancée ou la fatigue. N'empêche que le sol tangue tout à coup et qu'elle perd l'équilibre en poussant un juron. Il rit, elle l'entend, mais entend aussi la porte qui claque et le bruit de ses pas alors qu'il vient lui porter secours. Elle lui tire la langue, parce que ce n'est pas drôle. Et son geste n'est pas mature, mais rendue à une heure aussi tardive et avec son alcoolémie, elle n'a pas mieux. Victoria croise son regard et frissonne en s'arrangeant un peu. Galant, il la ramène à la porte du bâtiment, comme pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien. Le gratifiant d'un sourire, elle ouvre celle-ci. Ascenseur en panne, la brune se dirige vers les escaliers, qu'il l'aide à monter pour rejoindre sa porte finalement. Elle le remercie, avant d'ouvrir son sac pour en sortir sa clé, essaie d'ouvrir, cherche sa serrure, la loupe dans sa précipitation.

«- Mais !» proteste la jeune femme en faisant tomber ses clés.

Les ramassant, elle se redresse, trop vite, apparemment, car elle vacille légèrement. Comment passer pour une idiote devant lui. Et il rit, en plus, parce qu'elle a loupé sa serrure. Il rit encore quand elle tente de nouveau. Mais c'est pas tellement l'alcool qui lui fait perdre ses moyens. C'est lui, la situation, la proximité, la frustration. Parce qu'elle le sent dans son dos, qu'elle sent son parfum, que cette promiscuité la rend simplement dingue. Enfin, la clé glisse dans la serrure et elle pousse un petit cri victorieux, la tourne dans un cliquetis et la porte s'entrouvre. Elle se tourne vers lui pour le saluer, pour de bon cette fois. Mauvaise idée. En croisant son regard, elle se sent incapable de dire quoi que ce soit, alors que son cœur, lui, menace de quitter sa poitrine. Elle a le souffle court et le temps s'est suspendu. Ouai, elle a peut-être un peu trop bu. C'est ce qu'elle songe en attrapant le col de l'homme pour le rapprocher d'elle, posant ses lèvres sur les siennes. Son cœur rate trois battements, au moins, alors qu'ils ne sont jamais aller aussi loin dans leur perdition. Fermant les yeux, elle ne pense plus à rien. Qu'à lui, si près d'elle. Puis elle sent que c'est différent, cette fois, différent de leurs égarement précédents. Parce qu'ils sûrement atteint un point de non-retour tant dans leur frustration que dans leur désir ou dans la situation. Elle le sens aux mains de Terry qui se posent finalement sur elle et elle pousse un léger gémissement contre ses lèvres.
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Ezio Ashbourg
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:11


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C’est étrange la vie, comme tout peut changer d’une seconde à l’autre, sans que nous n’ayons véritablement le temps d’en comprendre le sens. Lorsque Victoria et Jana conversaient dans la voiture, Terry n’a pas songé le moindre instant à la suite des évènements. Pour lui rien n’était incertain : il les déposait à leur lieu de vie respectifs, puis il rentrerait chez lui et tout cet éternel petit manège reprendrait, sans que jamais la fin ne puisse se pointer. Là où il avait commencé à douter sur la tournure que prenait la soirée, c’est lorsqu’il s’était retrouvé à l’accompagner jusqu’au seuil de sa porte. En soit, le geste est innocent, complètement démuni d’intérêt : c’est ce qu’on fait en général pour un ami en état d’ébriété trop avancé, non ? Pour lui éviter de se vomir dessus dans le couloir avant sa porte d’entrée, ou de s’endormir le cul en l’air vers le ciel et la joue collée contre l’asphalte. Ezio a, normalement, un contrôle complet de sa personne. Ça fait partie des prérequis pour intégrer les renseignements fédéraux : la maitrise de soi, de ses émotions, la domination primaire de nos instincts les plus viscéraux, même ceux qui enclenchent directement le combat pour la survie. Alors pourquoi il ne lutte pas, lorsqu’elle le saisi par le col pour l’attirer à elle ? Pourquoi au lieu de la repousser doucement en émettant l’hypothèse que l’idée est mauvaise, il abaisse ses paupières jusqu’à les clore et ses mains s’enjoignent contre la chute de reins de Victoria ?

La sensation qui grimpe le long de son échine l’ensorcèle, annihilant toute forme de conscience. Pris dans la fougue de l’instant, il pousse Victoria à l’intérieur de l’appartement, refermant la porte après eux d’un coup de pied. Sous le claquement de cette dernière, il plaque le dos de la Shonen contre un mur de l’entrée, alors qu’elle glisse ses doigts sous les pans de sa veste, tirant finalement sur le tissu pour lui demander de retirer tout son merdier : message fort bien réceptionné, Ezio fait tomber son veston de costume, relâchant ainsi les hanches de la belle. Avec un semblant de précautions, il fait glisser ses holster shoulder hors de ses épaules, jusqu’à les envoyer valdinguer un peu plus loin. Ses lèvres ne savent plus quitter celles de Victoria, goûtant sa saveur avec la ferveur d’un dévot.

A la hâte, ses doigts viennent défaire la ceinture du trench de la douce, puis il la libère de l’étreinte de l’atour, avant de refermer ses doigts d’une main autour de sa hanche et de plaquer la seconde dans le milieu de son dos. Vorace, il délaisse ses lippes et plonge la brûlure de son souffle dans les recoins de son cou, s’osant à humecter son derme du bout de sa lécheuse, alors que ses lèvres se perdent au milieu des différentes sapidités de sa peau. La toxicité de son parfait, le sel de sa sueur, le sucré des effluves d’alcool, la vanille de son épiderme : il éprouve le désir véhément de la dévorer ; de ne rien en laisser maintenant qu’il semble pouvoir s’en délecter.


Dernière édition par Ezio Ashbourg le Dim 13 Jan - 19:04, édité 1 fois
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 16:12


Sweet madness


Victoria a l'impression qu'elle va défaillir, quand au lieu de la repousser, il glisse ses mains sur la chute de ses reins. Faut croire que lui non plus, il n'en peut tout simplement plus de ce jeu qui s'est instauré entre eux avec le temps, à se chercher tout en sachant qu'ils n'avaient pas le droit de se trouver. Peu importe le droit en fin de compte, car ils se trouvent tout de même. Comme si c'était écrit. Et elle sent son cœur qui bat plus vite encore quand il la fait entrer dans l'appartement, parce qu'elle réalise vraiment qu'ils ne vont pas s'arrêter là. Et elle ne veut pas que ça s'arrête, pour être honnête. La jolie brune frissonne quand la porte claque, quand son dos rencontre le mur. Elle glisse ses mains sur lui, tire sur les pans de sa veste pour l'en débarrasser, sans grand succès, mais l'homme s'exécute rapidement, retirant veste et holster shirt, sans cesser d'embrasser celle qui passe ses bras autour de sa nuque, afin de se rapprocher encore plus de lui.

Il la débarrasse de son trench, rapidement, qui doit tomber un peu plus loin, elle s'en fou un peu. Il revient vers elle, contre elle, une main sur ses hanches, l'autre dans son dos. Et il abandonne ses lèvres, pour passer dans son cou. Elle renverse sa tête en arrière, pour lui faciliter l'accès, frissonne avec cette impression de le sentir partout sur elle. La pointe de sa langue sur sa peau brûlante, la douceur de ses lèvres sur son derme sensible. Victoria se mord la lèvre inférieure en laissant quelques soupirs lui échapper. Elle passe une main dans les cheveux sombres de son partenaire, l'enjoignant à descendre un peu plus encore sur sa peau.

Elle passe ses propres mains sur la chemise de son partenaire, tire un peu dessus pour la faire sortir du pantalon, avant de grogner de manière plus ou moins compréhensive contre toutes ces épaisseurs de vêtements. C'est élégant, mais dans cette situation, avec son désir, avec son impatience, ce n'est vraiment pas pratique. Alors elle vient défaire la boucle de la ceinture de son partenaire, non sans un certain empressement et elle l'envoie un peu plus loin avant de se ré-intéresser à cette chemise. Rapidement, ses doigts fins viennent la déboutonner entièrement et elle finit par envoyer le tissu plus loin. Alors, enfin, ses doigts peuvent apprécier la sensation de la peau de Terry. Elle frissonne. Et ce d'autant plus qu'elle aussi, finit par être découverte. Elle revient tout contre lui, peau contre peau alors, prenant le temps d'apprécier la sensation. Rapidement, elle vient dégrafer sa pièce de lingerie et l'envoie valser, pour ne plus rien sentir entre elle et lui, alors que son regard se plonge dans le sien et qu'elle revient l'embrasser.

Elle a chaud, bien trop chaud, se sent fiévreuse. Elle descend dans le cou de son partenaire à son tour, y dépose quelques baisers furtifs, empressés. Elle ne sait pas si elle pourra vraiment être très patiente. Probablement pas cette fois. Même si elle est à marquer d'une pierre blanche. Son cœur bat la chamade, à penser que c'est avec lui qu'elle est.
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Sam 12 Jan - 18:05


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La chaleur de son corps, la douceur de sa peau ; la sentir aussi proche de lui permute indubitablement sa conscience en frénésie. Elle aventure ses doigts au milieu de ses vêtements, découvrant sa peau avec l’empressement d’un condamnée et lui aussi presse ses mains contre ses toilettes, virant les tissus de surface qui coupent tout accès à son épiderme. La pénombre de la pièce empêche de ne voir plus que des ombres caressées de l’ambre des réverbères. Il effleure sa peau du bout des doigts, comme si elle pouvait se révéler friable, comme s’il craignait qu’elle se brise entre ses doigts. Ce qu’il ressent en cet instant est inqualifiable, il a la sensation de brûler de l’intérieur, comme si des corps étrangers agitaient chacun de ses os, chacun de ses muscles, chacun de ses organes. Il croise la lumière de son regard, là dans le noir, persuadé que cet instant n’aura aucun crédit, qu’il divague ; vague à l’âme. Mais lorsqu’elle glisse à son tour ses lèvres dans son cou, lorsqu’il sent son souffle buter dans les angles que forment ses chairs, ses os et ses muscles, la pulpe de ses doigts se resserre contre sa peau, coupant son sang sous son emprise. La peau de Victoria devient blanche aux abords des doigts de Terry, alors qu’elle glisse ses lèvres le long de sa clavicule, puis il a l’impression de perdre la tête, lorsqu’elle effleure lentement la peau de son ventre du bout de ses doigts, comme si elle voulait faire bondir le fauve hors de sa cage.

Respire Terry, respire.

Dans un savant et parfait mélange entre douceur et animalité, il attrape sa mâchoire d’une main pour ramener son faciès face au sien et reconquérir la pulpe de ses lèvres. Ses doigts desserrent lentement la pression exercée sur sa hanche et sa main tenant autrefois sa mâchoire se glisse le long de son buste, effleurant sa côte accessible après avoir consciencieusement évité la nudité de sa poitrine.

Pas maintenant, pas tout de suite.

Avec précision, pouce, index, majeur et annulaire en première ligne, ses désirs dégringolent au creux de sa taille, puis abordent avec pusillanimité les bords du dernier tissu qui garde encore la forteresse de tout les péchés. Ezio est un pécheur invétéré, pourtant, là il n’ose pas, comme si cette terre-ci demandait plus de clémence ; comme s’il devait s’entailler la peau et verser de son sang pour prêter serment. Un geignement proche du grognement lui échappe, avant qu’il ne décide vraiment de glisser sa langue au contact de celle de son amante. La saveur de l’alcool n’a aucune importance, parce que sa sapidité à elle prend le pas sur tout le reste. Il le sait, il le sent, sous ses doigts, contre sa peau, c’est elle et aucune autre. Il n’a pas besoin de lumière ou de sons pour la reconnaître, il ne nécessite aucune forme d’exploration pour dire qui elle est ; l’aura qu’elle dégage fait courir ce lent et violent courant le long de ses vertèbres, à chaque instant où elle entre dans le même espace que lui, même de dos, il sait que c’est elle. Elle s’est immiscée sous son derme, a violé chaque frontière qu’on s’était appliqué à ériger entre ses chairs, a soigné d’un simple regard les stigmates des armes, le bruit des balles. Alors si maintenant il joint ses mains contre sa chute de reins, glissant le bout des dix prolongements qui les terminent sous l’élastique immatériel de son dessous ; s’il ose descendre la chaleur de ses doigts contre la courbe de ses fesses, jusqu’à faire dévaler la dentelle le long de ses cuisses, ce n’est pas parce que son appétit animal veut s’insinuer dans ses chairs. Ce n’est pas non plus parce qu’il veut l’écouter haleter sous le poids de ses actions, le supplier de ne pas s’arrêter. S’il saisit l’arrière de ses cuisses pour la surélever dans les airs, s’il plaque sa masculinité incandescente difficilement contenue par son boxer contre son mont de Vénus suffocant, c’est parce qu’il veut qu’elle termine son ascension dans ses veines ; qu’elle l’abatte pour que plus jamais il ne s’en relève.
Qu’elle l’absoute de son essence première, jusqu’à lui faire oublier tout ce qu’il tient enfermé dans ses chairs.
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Dim 13 Jan - 0:00


Sweet madness


Il la possède, Ezio, il la possède totalement. Corps et âme. Sans avoir fait qu'un, encore. Parce qu'elle l'a dans la peau, Victoria, depuis si longtemps déjà. Parce qu'il s'est infiltré dans chaque parcelle de son épiderme, de son corps, chaque fois qu'ils se sont frôlés, chaque fois qu'ils ont joués avec la limite, chaque fois qu'ils ont joués avec le feu et l'indécence de leurs sentiments. Il enivre tout ses sens par sa seule présence, sans l'avoir réellement touché encore, tout juste caressé du bout des doigts, suffisamment pour lui faire perdre la tête, pour qu'elle désire ériger son propre corps en autel à la gloire de son partenaire. Et elle ne sait plus ce qui est bien ou mal, là, contre ce mur, incapable de penser à autre chose qu'à la proximité de Terry, à sa bouche sur elle, sa langue, ses lèvres. Victoria frissonne, souffle doucement, laisse courir ses doigts sur lui, à mesure qu'ils se dévêtissent.

Peau contre peau, elle se sent brûlante, Victoria, animée par un feu qu'elle ne saurait éteindre sans l'aide de Terry. Un sourire vient se peindre sur son visage et elle glisse le long de la clavicule de son partenaire. Ses doigts se perdent sur lui, prennent le temps d'apprécier la musculature qu'elle ne peut voir dans cette obscurité, mais dont son esprit se souvient parfaitement, d'avoir put l'admirer à d'autres occasions. Il la redresse, c'est doux et animal dans un même temps. La jeune femme frissonne, retrouve rapidement le chemin de ses lèvres et son cœur bat la chamade.

Malgré le désir, malgré l'impatience aussi, la jeune femme sent que l'homme prend son temps. Comme pour savourer, un peu l'instant. Alors qu'ils n'ont pas prit le temps d'atteindre la chambre, ou même le canapé. Elle s'en fou et frissonne quand il vient l'embrasser, quand il passe ses mains sur elle. La demoiselle fait de même, encore, appréciant ces moindres détails qu'elle peut découvrir de la pulpe de ses doigts. Elle vient poser sa main sur le boxer de Terry, jouant quelques instants avec son désir au-travers du tissus. Mais il ne plaisante plus, et la soulève pour la plaquer à ce mur et la jeune femme sent sa virilité contre sa féminité. Elle pousse un léger gémissement, alors, frissonnante contre lui.

Quand elle avait rêvé, maintes fois, de ce moment, jamais elle n'avait imaginé que ça se passerait comme ça. Victoria s'était imaginé prendre son temps, profiter à fond de toutes ses sensations, durer des heures, prendre un temps fou en préliminaire. Une fois dans le feu de l'action, ce genre de choses n'est plus vraiment au centre de ses priorités, alors qu'elle inscrit pourtant chaque caresse dans son esprit, pour ne jamais les oublier. Elle voudrait prendre son temps, que ça dure toute la nuit. Mais elle en est incapable. Elle le veut depuis trop longtemps certainement.

«- Je t'aime.» souffle la jeune femme contre ses lèvres.

Elle ne l'a jamais dit. Pas comme ça. Avec les yeux oui, plus d'une fois. Mais c'est la première fois qu'elle dit clairement ce qu'elle ressent pour lui, à haute voix. Voilà quelques mots qui lui brûlaient les lèvres, qui voulaient être prononcés avant que l'esprit ne soit trop brumeux. Encore que la belle n'a pas toutes ses idées très claires. Peu importe. Elle laisse ses mains glisser sur lui, passant ses jambes autour des hanches de son partenaire. Elle attend quelque chose, Victoria. Qu'il se débarrasse du dernier tissu, qu'elle ne peut atteindre dans sa position.

«- J'ai envie de toi Terry.» murmure-t-elle à son oreille.

Comme si ce n'était pas l'évidence même alors qu'elle sent son excitation entre ses cuisses, que son souffle se fait relativement court. Tout son corps n'attend plus que la conclusion de ce jeu commencé depuis trop longtemps, déjà. Elle voudrait lui faire subir milles délices encore, mais se promet que ce sera pour plus tard, parce qu'elle ne peut pas faire marche arrière maintenant, lui non plus. Que la vérité ne peut se contenir plus longtemps, l'évidence non plus. Ce ne sera pas la dernière fois, impossible. Elle ne peut se contenter de ça. Lui non plus, certainement. Victoria mord sa lèvre inférieure.

«- Enlève ça.» souffle la jeune femme, le souffle rendu court par l'excitation.

Elle parle de ce fichu boxer qui les sépare encore. Parce qu'elle veut le sentir tout contre elle maintenant. Vraiment. Qu'il la possède totalement, la fasse enfin sienne, comme elle l'a si souvent imaginé. La réalité est déjà bien meilleure que tout ses rêves. Victoria veut lui appartenir, le laisser effacer de sa main toutes les caresses que d'autres ont put lui prodiguer, chasser de ses lèvres celles qu'elle a connu par le passé. De la même manière qu'elle veut réduire à néant le souvenir de celles qui l'ont précédées, pour le marquer de son emprunte. Annihiler ce qu'il a put connaître avant elle pour être seule à occuper son esprit comme il est maître du sien. Tout ses sens en éveil et son derme qui ne lui semble être plus qu'une vaste terminaison nerveuse, elle approche de nouveau de l'oreille de son partenaire, la voix rendue rauque d'impatience et de désir. Peut-être un peu par l'alcool, aussi. Peut-être qu'elle serait pas si cash sobre. Ou peut-être que si. Parce que c'est pas non plus une sainte en soit.

«- Prends moi.» demande la brune, pas vraiment gênée.
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Hier à 8:36


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Ce qui galope sous la septième couche de son épiderme, Ezio ne l’a jamais ressenti auparavant. C’est un sentiment étrange, nouveau, dont il ne sait pas encore définir les bienfaits. Une chose est cependant certaine, parce qu’il sent que ça le perfore de part en part lorsqu’elle lui dit qu’elle l’aime : il la craint, dans une mesure certaine. Il craint le pouvoir qu’elle peut avoir sur lui, la façon qu’elle a de faire tomber cette invulnérabilité qui le caractérise ; de foutre à mal son inébranlabilité. Avec elle il devient atteignable, sensitif, vulnérable. Il le sent sous le resserrement de son palpitant au cœur de sa poitrine, aux fourmillements qui se glissent jusqu’aux creux de ses oreilles. Une bouffée de chaleur envie tout le bas de ventre, enfermant sa ceinture abdominale au milieu d’une ceinture de fonte, alors qu’il ne sait plus vraiment où il se trouve, dans quel état il ère. Tout ce qu’il sait en cet instant, tout ce dont il est sûr, c’est que c’est elle qu’il détient entre ses bras ; c’est elle qu’il maintient contre ce mur et qui le réclame, quémandant qu’il retire cette dernière foutue barrière. C’est certainement ça qui le fait redescendre un peu sur terre, ou alors sa dernière exigence. Il est soudain pris d’un doute, c’est cette peur qui se raccroche à son cœur, la peur de s’abandonner vraiment, de donner cette part de lui qu’il a oublié depuis toujours. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il n’a jamais eu l’occasion de ressentir trop de choses en même temps, comme il le ressent en cet instant et c’est certainement pour ça que l’une de ses mains quitte le corps de la jeune femme, jusqu’à rencontrer l’interrupteur qu’il actionne.

- Vicky regarde-moi, murmure-t-il après avoir détaché ses lippes de la belle, ses obsidiennes cherchant le contact de ses hiddénites.

Venant harnacher ses doigts à la mâchoire de Victoria avec une douceur insoupçonnée, il redresse légèrement sa tête parce qu’il veut qu’elle le regarde, droit dans les yeux. Il cherche à capter le peu de lucidité qu’il peut encore lui rester, attraper l’essence de son âme qui vacille dans le fond de son regard. Il veut qu’elle soit consciente de tout ce que ceci représente, il veut s’assurer qu’elle sait bien qui il est, et tout ce que ça implique. La nudité de son corps contre le sien n’a là aucune impact, il n’entre pas le moindre instant dans son champ de vision. Ça n’est pas ce qui intéresse Ezio en cet instant ; tout ce qu’il veut c’est son éther.

- Tu es capable de me dire qui je suis ? Ce que je fais dans la vie ? Qui est mon meilleur ami depuis plus de trente ans ?

Est-ce que Terry panique ? Difficile à dire. Son regard reste insondable de toute forme d’émotion, qu’elle soit positive ou négative. De ses grands yeux sombres, il ne ressort toujours qu’une seule et même ivresse : la domination. L’électrification de ses prunelles est capable d’assujettir le plus coriace des êtres vivants, parce qu’il transpire les horreurs de la terre, les horreurs de la vie. Mais là, il se surprend lui-même à penser que ce qu’il s’apprête à faire avec Victoria, est un genre d’horreur nouveau auquel il n’aurait jamais vraiment osé songer. Alors il humecte ses lèvres du bout de sa langue, appuyant son front contre celui de sa convoitise, pénétrant un peu plus derrière les portes de son âme, accrochant ses scapolites à ses émeraudes presque comme s’il cherchait là, à entrer en elle.

- Qu’est-ce qui peut m’assurer que demain ou un jour prochain, tu n’éprouveras aucun regret sur ce qui risque de se passer cette nuit ?

Puis une douce brise de malice se glisse à la commissure de ses lippes, retroussant ses babines d’un doux et bref sourire. Aucune gêne n’a de place sur son faciès, ça ressemble plus à une confidence sur ses lèvres, à un secret que l’on aurait presque envie de garder.

- Et j’ai oublié de te dire que je ne suis muni d’aucun préservatif, je n’avais rien prévu de tel ce soir… Donc au final, nous prendrions des risques sur plus qu'un seul tableau.

Parce qu’en général il prévoit, méticuleux et calculateur ; organisé et quelque peu névrosé.
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Victoria Shonen
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MessageSujet: Re: Victence ♔ Sweet madness (-18)   Hier à 10:15


Sweet madness


La lumière la surprend, tout à coup et elle plisse les yeux comme elle se sent aveuglée par l'ampoule du hall d'entrée. C'est désagréable, vraiment. La demoiselle garde les yeux clos encore un peu, avant de se décider à les ouvrir progressivement comme il l'enjoint à le regarder. Elle semble bien trop lente pour cela, puisqu'il passe sa main sous sa mâchoire pour lui faire redresser la tête. Ce qu'elle fait alors, plongeant son regard dans le sien tandis qu'une vague de désir, de nouveau, se pointe dans son bas-ventre. Parce que c'est lui. Ses yeux. Sa présence. Qui la remuent. Et la question qu'il pose... Lui vaux un regard noir. Un vrai. Parce qu'il ose demander si elle sait ce qu'elle est en train de faire, avec qui. Naturellement, la belle le sait. Sinon elle n'aurait pas dit certaines choses, un peu plus tôt seulement.

«- Ezio Terence Ashbourg, dit Terry, agent des renseignements allemands, employé à la BND... et meilleur ami de mon père, depuis trente ans...» répond la brune, puisqu'il le lui demande.

Bien sûr que Victoria sait avec qui elle est, malgré l'alcool, malgré la fièvre. C'est cette fièvre, d'ailleurs, qui lui permet d'autant plus de savoir avec qui elle est. Parce que rien, jamais, n'a ressemblé à ce qu'elle a commencé à connaître ici. Et il passe sa langue sur ses lèvres. Vicky frissonne de le voir faire, alors qu'il vient poser son front contre le sien. Elle souffle, pour retrouver ses esprits, un semblant de contenance, quelque chose.

«- Tu dis à tes conquêtes que tu les aime, toi ?» finit elle par murmurer, son souffle caressant les lèvres d'Ezio, alors.

Parce qu'elle les avait dit, enfin, ces petits mots qu'elle ne lui a jamais dit, qu'elle lui a fait comprendre. Et comment peut-il penser alors qu'elle n'a pas conscience de ce qui était en train de se passer ? L'alcool ne lui donne qu'un peu de courage pour aller au-delà des limites qu'ils se sont fixés. C'est peut-être bien cet alcool qui lui a donné l'inspiration, ou le courage, d'embrasser Ezio. Mais tout le reste... N'est que l'expression d'un désir trop longtemps contenu. Et il ose demander si elle regrettera le lendemain. En réalité, Victoria regretterait probablement plus de ne pas l'avoir fait.  

«- Ez, ça fait des mois, des années, qu'on joue avec le feu chaque fois qu'on nous laisse seuls deux minutes et t'ose vraiment me demander si je vais le regretter ?» reprend la brune. «Je peux plus faire semblant. J'en ai mare Terry... On devrait pas, mais c'est comme ça... Alors... tant pis ?» avoue-t-elle. «Je pense à toi tout le temps. Enfin... pas tout le temps mais... Très souvent. Trop souvent. Et je sais que c'est dingue. Parce que je devrais pas. Parce que je devrais sûrement penser à un type de mon âge et pas au meilleur ami de mon père mais... C'est ce que je fais.» confie la brune. «Je sais ce qu'on s'était dit. On fait rien, on oublie, on passe à autre chose. La vérité c'est qu'on ne sait pas passer à autre chose... Pas vrai ?»

Parce que s'ils pouvaient passer à autre chose, un tas de situations n'auraient pas eut lieu. Mais ça avait été plus fort que leur résolution, plus fort que leur décision, plus fort que leur volonté. Lui il pouvait peut-être se contenir des années, parce que son boulot lui avait apprit à gommer ses émotions. Mais pas elle.

«- Si tu retrouve mon sac, j'en ai... Papa m'a toujours dis de sortir couverte, hein...»

Sans s'attendre à ce qu'éventuellement, un jour, ce genre de chose serve à sa fille en présence de son meilleur ami. Forcément. La brune le fixe en se mordant la lèvre inférieure.

«- Faut que t'arrête de passer ta langue sur tes lèvres, c'est atrocement sexy...» souffle-t-elle.
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Victence ♔ Sweet madness (-18)
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