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Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...
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Valentina Koenig
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MessageSujet: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 0:41


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Les enfants enfin couchés, la jeune trentenaire se laisse tomber dans le canapé du salon en soupirant. Il est un peu plus de vingt heure trente, son mari n'est pas encore rentré. Comme très souvent, à vrai dire. Agacée, frustrée, elle a dîner avec les enfants avant de monter les coucher à l'étage de cet appartement trop grand, trop vide, lire une histoire au petit dernier. Du haut de ses six ans, Oliver ne comprend pas toujours pourquoi son père ne l'embrasse pas le soir. La mère, bienveillante, répond toujours qu'Owen travaille, sans faire d'histoire. A sa manière, elle tâche de protéger ses enfants, les protéger de sa propre colère, de son agacement, à l'encontre de ce mari qui ne lui porte plus aucune attention.

Lassée, fatiguée, allongée dans le canapé, elle tire un plaid sur elle en appuyant sur la zapette pour regarder les films de noël à la télévision. Vendredi 21 décembre. Le premier jour des vacances. Deux enfants enfin endormis et un père, un mari, toujours absent. Il est presque vingt-et-une heure quand elle éteint le programme, ne parvenant pas réellement à laisser son esprit s'évader devant les images que lui présentent le poste. Non, ses pensées sont toutes tournées vers son mari, alors qu'elle ne comprend pas ce qui leur est arrivé au cours des dernières années. Si Owen et Valentina Koenig semblent avoir raté quelque chose dans leurs existences, c'est bien leur mariage, ce piètre mariage qui prend l'eau, auquel elle n'est même plus certaine de croire, désabusée par la vie, par les désillusions, les oublies, les absences de son mari.

Et depuis combien de temps ne sont-ils pas sortis dîner tout les deux ?! Depuis combien de temps ne sont ils pas allés au restaurant ensemble ? Depuis combien de temps ne se sont-ils pas disputés pour un retour tardif au domicile ? Cette rengaine lassante, ils commencent à bien la connaître tout deux, dormant chacun d'un côté du lit après avoir déversé, vivement, tout ce qu'ils avaient à se dire. Et son mari, son mari qui semble ne rien voir, ne pas comprendre, ne pas se rendre compte du mal qu'il fait à son épouse. Si son propre travail lui permet de mettre ces pensées de côté en journée, sitôt qu'elle récupère les enfants le soir, qu'elle passe le seuil de sa maison, les ennuis reviennent. Et elle n'en peut plus, elle n'en peut plus de tant en vouloir à son mari, de tant attendre après lui.

Vingt-deux heures. Elle s'est endormie sur son canapé, elle s'est endormie de l'attendre. Mais elle relève la tête quand elle entend un bruit de moteur et jette un regard à sa montre. C'est à cette heure si qu'il rentre. Elle est furibonde en se redressant et sa colère chasse toute trace de fatigue de son visage. Elle l'attend de pieds ferme dans ce salon, animée par toute sa colère, son agacement, sa frustration.
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Owen Koenig
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MessageSujet: OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...   Sam 22 Déc - 1:13

OWINA♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
C’est une journée difficile que vient de passer Owen alors qu’il gare sa voiture dans la cour de leur habitation. Il fait déjà noir, il est 22h passé et les enfants dorment sûrement déjà. Un instant, Owen prend le temps de respirer. C’est la première fois de la journée qu’il se donne l’autorisation de penser à autre chose qu’au dossier Bauer, c’est la première fois qu’il sent le poids de cette affaire disparaître. Si Owen avait un jour aimé son métier, il a de plus en plus de mal à trouver de la satisfaction dans ce qu’il fait. Chaque fois qu’un nouveau client appelle pour s’assurer que ses placements en bourse ne sont pas dangereux, l’homme se retrouve face à une triste réalité qui semble le hanter depuis quelques mois. Il aimerait être ailleurs, dans un autre endroit que dans ce bureau trop grand et trop étroit à la fois. Il aimerait se lever de sa chaise de bureau et envoyait valser les dossiers par terre, dans la gueule de ces clients qui lui font confiance mais qui pourraient faire couler l’entreprise si ils le souhaitaient. Parfois, Owen regrette d’être parti de Berlin. Mais ce n’est pas juste de penser cela, pas après ce que Valentina a fait pour lui. Il préfère fermer les yeux un moment pour se calmer de nouveau. Il ne veut pas ramener ses problèmes à la maison. Les enfants et sa femme ne méritent pas ça.

Un instant, il se demande si Valentina dort, si elle a déjà mangé. Il aimerait pouvoir partager son repas avec elle, il a terriblement faim. Le pauvre sandwich au thon acheté dans le magasin près de la gare ce midi n’ayant comblé son ventre que pour quelques heures. La pensée d’un repas chaud le pousse à ouvrir sa portière et à mettre le nez dehors. Il fait froid. Owen tire ses dossiers et ses pochettes de la place passager, essaye d’ignorer le pic d’anxiété qui s’installe en lui quand il pense au travail qu’il va devoir abattre ce week-end pour rattraper son retard avant de s’avancer un peu plus vers la porte d’entrée. Ca y est, il pousse la porte, sourire au lèvre.

« Désolé du retard. » Murmure t’il, en fermant la porte. Il n’a pas encore croisé le regard de Valentina et c’est peut être pour ça qu’il a l’air aussi détaché. « Un problème au bureau. »

Il laisse tomber sur le meuble de l’entrée la pile de fiche avant de regarder la blonde avec plus d’attention. Il sent alors l’espoir de retrouver un peu de calme s’envoler et une fatigue immense le posséder. Valentina est debout, le toisant, paraissant beaucoup plus grande qu’elle ne l’est habituellement. Une ride s’est creusée au niveau de son front entre ses deux sourcils, comme à chaque fois qu’elle s’énerve. Owen réfléchit à ce qu’il a pu faire de mal. Il n’a pas oublié les enfants à l’école, il n’a pas non plus oublié de sortir les poubelles. Avant de parler de nouveau, il enlève son manteau et sa cravate en fronçant les sourcils à son tour.

« Qu’est ce qui ne va pas ? »

Les mots maladroits ont toujours été sa spécialité et à l’instant où il croise de nouveau le regard de la blonde, il sait qu’il ne va pas ressortir indemne du monologue qui se prépare.

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Valentina Koenig
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 1:44


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Désolé du retard. Il est toujours désolé. Retard. Ce n'est pas comme s'il rentrait à dix-neuf heure trente. Il est vingt-deux heures. Ce n'est même plus du retard à ce niveau là. Et n'importe qui à la place de la trentenaire aurait accusé on mari d'adultère. Cette idée l'a déjà effleurée. Mais elle n'a jamais osé le demander, par peur de la réponse assurément. Pessimiste de nature, elle n'est pas spécialement une battante, hormis peut-être dans le cadre du travail, où elle a apprit que la victoire doit s'arracher. Mais dans sa vie de famille.. Dans sa vie de famille la jeune femme est effacée face à son mari, triste et mélancolique à mesure que le temps passe, à mesure qu'il l'oublie.

Désolé. La colère de Valentina est montée d'un cran et pourtant elle n'arrive pas à hurler. Elle voudrait, mais le cri resterait coincé dans sa gorge. Et puis il y a les enfants qui dorment, qu'elle ne peut pas réveiller maintenant, pas après tout le mal qu'elle a eut à les endormir. Elle ne cri jamais, Valentina. Elle n'a pas besoin d'élever la voix pour s'exprimer. Peut-être parce que dans son existence bourgeoise, dans l'éducation de son enfance, on lui a toujours apprit à rester élégante, à rester une dame du monde. Et puis le yoga la détend certainement, tandis qu'elle s'astreint à mener un rythme de vie le plus sain possible.

Non, ce n'est pas tant en colère que déçue, qu'elle accueille son mari à la maison ce soir et elle n'a pas besoin de le disputer pour qu'il comprenne que quelque chose ne va pas, que son épouse est contrariée. Elle a cette ride entre les yeux, ces lèvres pincées, alors qu'elle tâche de conserver un tant soit peu de sa dignité. Cette dignité qu'elle foule elle-même à ne rien dire, à fermer les yeux, à préférer supposer des maîtresses sans oser le confirmer, préférer être a femme bafouée que celle qu'on a quitté. Pour les enfants, surtout. Maintenir l'illusion d'une vie parfaite alors que la peinture s'écaille de ce joli tableau.

Elle est simple Valentina, malgré sa naissance. Une soirée entre amis, un verre de vin, une soirée en amoureux au coin du feu, ou une soirée à jouer aux jeux de sociétés avec sa famille... Voilà son idéal. Un idéal que la vie lui refuse alors que de mari, elle n'en a plus qu'un fantôme, pour occuper ses draps, quand il a le temps. Sa lèvre tremblotte légèrement en l'observant et elle cherche sur lui, silencieuse, la moindre trace de rouge à lèvre qui supposerait une infidélité alors que ne pas savoir est certainement pire que de l'apprendre. Elle lâche un soupir, face à la question de son époux.

«- Qu'est-ce qui ne va pas... C'est à cette heure-ci que tu rentre !? Il est vingt-deux heures, vingt-deux heures ! Personne au monde ne travaille aussi tard !» annonce-t-elle.

Pourtant, elle le fait elle-même, emmenant du travail à la maison pour s'occuper pendant les absences de son mari, quand les enfants dorment, alors qu'elle a modulé toutes ses journées pour concilier vie professionnelle et vie de famille, aller chercher ses enfants à l'école, leur faire faire les devoirs, préparer leurs déjeuners du lendemain... Mais personne ne peut réellement autant travailler que son mari le fait, c'est insensé.

«- Ce foutu bureau que tu vois plus que moi...» grince la blonde avant de laisser son regard cristallin le détailler, le toiser. Un brin jalouse, un peu désabusée, bien fracassée. «Les enfants t'attendaient, ce soir. Ils voulaient que leur père leur lise l'histoire du premier jour de vacances mais tu n'étais pas là. Comme souvent.» souligne l'épouse.

Plutôt que d'assumer son mal-être, elle faisait toujours parler le manque que ses enfants pouvaient ressentir.
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 11:07

Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le
temps qui passe, ne se rattrape guère...
Owen la regarde, elle fulmine. Ses yeux brillent d’une lumière étrange et l’homme se demande dans quoi il s’est embarqué. Chaque mot trouve sa cible, il est déstabilisé. A-t ’elle vraiment le droit de faire ça ? Elle lui met devant les yeux toutes les choses qu’il rate, qu’il écrase et oublie. Non, elle n’a pas le droit de faire ça : elle ne sait pas ce qu’il vit, elle ne comprend pas la tension qui flotte perpétuellement dans ce bureau maudit et elle ne pourra jamais comprendre à quel point à lui aussi ça lui coûte, comment il souffre de ne pas voir ses enfants grandir, de ne pas profiter de Valentina à ses côtés. Elle ne sait pas combien il hait son job, mais combien ils risquent tous les 4 de tout perdre si il le quitte. Il encaisse ses remarques, sent en lui l’indignation renaître.
Il sait qu’elle le scanne, à la recherche d’un signe, d’une excuse peut être ou bien d’une explication. Mais Owen n’en a pas d’autres. Son travail lui prend tout son temps, il n’est peut rien. Il essaye tant bien que mal de retenir sa voix quand elle lui parle des enfants. Elle tape où ça fait mal, il a toujours détesté ça. Dès le début de leur relation, elle savait toujours quoi lui dire, quoi lui reprocher pour le faire flancher.

« Tu crois que ça me fait plaisir de rentrer aussi tard ?! » Il lève légèrement la voix. Il est comme ça, Owen, incapable de retenir ses émotions quand elles viennent à lui. « J’ai toujours été transparent avec mon travail, je sais qu’il prend de la place mais j’y peux rien ! »

Est-ce que c’est vrai ? Il ne s’interroge même pas, Owen ne pense qu’aux yeux perçants des experts et aux centaines de pages qui s’accumulent par jour sur son bureau. Il pense aux factures, aux futures études d’Adeline et Oliver. Il pense à la réussite qu’il doit atteindre pour satisfaire son père. Il est alors désemparé. Trop d’attentes, trop de challenges, trop de promesses.

« J’aurai aimé lire cette histoire aussi tu sais. Je les aime autant que toi. » Owen se justifie, balbutie encore un peu avant de retrouver le silence. Il soupire enfin avant d’affirmer. « J’aimerai te voir plus souvent que je vois les prévisions futures du marché. Les affaires sont juste chargées en ce moment. »

Ils auront le temps de se rattraper, plus tard, pendant les vacances de Noël par exemple. Il a réussi à obtenir 4 jours de vacances pour les passer à la maison avec sa famille. Il essaye d’ignorer la voix qui lui dit qu’il devra, dans tout les cas, travailler pour clôturer les derniers dossiers de l’année.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 11:30


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


A-t-il plaisir à rentrer aussi tard ? Voilà donc une question à laquelle la jolie Valentina ne peut répondre réellement. Elle n'est pas sûre qu'il travaille vraiment, qu'il travaille autant qu'il le dit. La jolie blonde doute, elle ne le dit pas, mais au fur et à mesure que passe le temps ces absences à répétitions prennent dans son esprit une autre définition. Alors oui, oui s'il rejoint une maîtresse après ses heures de boulot, il ne doit pas lui en coûter tant que ça de rentrer tard. Mais Valentina ne le dit pas, comme d'habitude, cachant ses doutes, ses peurs, à son époux. Elle cache à ce dernier qu'il fou tout en l'air, que son mal être est plus grand qu'il n'y paraît, qu'elle a besoin de lui. Elle cache qu'elle a mal, mal chaque fois qu'il rentre tard, chaque fois qu'il oublie la rare invitation au restaurant promise, chaque fois qu'elle se réveille au petit matin et qu'il a déjà filé, chaque fois qu'il manque un événement important. Elle ne lui montre pas à quel point la situation est critique, à quel point elle n'en peut plus, comme elle est prête à exploser, imploser, se briser au moindre geste. Elle ne montre pas comme leur histoire se meurt petit à petit, comme il suffirait d'un rien, d'un pas grand chose, pour mettre le feu à la paille.

Son regard darde sur lui toute sa colère et pourtant elle n'élève toujours pas la voix alors que son mari perd patience. On l'a toujours trouvé calme, maîtresse de ses émotions. C'est partiellement vrai. Elle fait ce qu'elle peut pour se contenir. Et puis malgré toute sa frustration, devant son mari elle a toujours été relativement faible et effacée. Leurs disputes sont récentes, le fruit de la lassitude et du poids du temps qui passe, qui les écrase. De plus en plus, cependant, elle se rebelle, face à l'époux qui l'oublie. Elle a tout abandonné pour lui, pour sa carrière, pour le suivre à Hambourg il y a un peu plus de quatre ans maintenant. Elle s'est pliée, pliée à ce qui était bien pour lui Et elle dans tout ça ne tire en guise de remerciement qu'un mari de plus en plus absent, de moins en moins attentionné.

«- De la place... Il prend... "de la place."» elle laisse éclater un rire léger, sans joie cependant. «Il prend toute la place.» laisse-t-elle tomber dans le silence revenue de ce salon, pesant.

Il aimerait la voir plus souvent ? Elle ne sait pas si elle doit le croire à l'heure où ils ne partagent plus rien, sinon une maison. Elle ne sait pas si elle doit le croire alors qu'elle imagine qu'il voit peut-être quelqu'un d'autre, sans désirer en être sûre, de peur que sa vie ne s'effondre un peu plus. Elle lève un sourcil en l'observant. Les affaires sont chargées en ce moment, dit-il. Le en ce moment ne manque pas de la faire tiquer.

«- En ce moment depuis des mois... que dis-je, des années !?»

Leurs problèmes, leur éloignement, tout ça n'est pas nouveau. Elle en a ressenti les prémices il y a trois ans, s'est jetée dans le yoga avec Harriet pour oublier et depuis ce n'est qu'une lente descente aux enfers. A croire qu'il ne l'a pas vu, qu'il n'a pas vu que leur soucis est plus ancien qu'il ne le croit.
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 12:35

OWINA♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Owen se sent enfermé, piégé comme si les accusations de sa femme le mettaient face à un problème qu’il ne veut pas voir, qu’il veut enterrer et cacher. N’a-t-il pas assez à gérer avec son boulot ? Mais merde, il l’aime Valentina. Il lui montre discrètement mais il l’aime. Ce matin-même d’ailleurs, il a mis en marche la cafetière et fait couler du café alors qu’il n’en boit jamais le matin. Quand elle dort sur le canapé dans un sommeil profond, il la réveille avec tendresse pour l’aider à atteindre leur chambre. Quand il avait le temps, il ramenait des pizzas qu’ils mangeaient tous les 4. C’est peut être rien, mais c’est beaucoup pour l’homme qui ne trouve pas ce qu’il peut faire de plus. Si son boulot prend toute la place, il ne voit aucune solution. Si ce cauchemar se prolonge, il ne trouve pas la sortie de ce train trop rapide dans lequel il est rentré. Des années… Le temps passe trop vite. Il n’a pas le temps de s’arrêter, de penser, de prendre ses enfants dans les bras qu’il est déjà obligé de rouvrir un dossier. Sa famille marchait comme ça, sa mère et son père avaient ils les mêmes problèmes que lui aujourd’hui ? Lui qui a toujours souffert du fameux prix du succès, est il en train de l’imposer à sa femme et à sa famille ?

Il est désarçonné par la façon dont Valentina s’exprime, elle est fatiguée elle aussi. Peut être qu’elle parlerait autrement si elle n’avait pas eu à s’occuper des enfants toute la soirée. Il retrouve son calme peu à peu. Il déteste s’énerver, il sait qu’ils ne trouveront jamais une solution dans des mots durs et coléreux jeter pour faire réagir l’autre.  En plus, il est fatigué et doit se lever tôt demain. Se disputer avec sa femme ne fait que remuer des vieux démons qu’il cherche à faire disparaitre et à taire, il ne veut pas lui faire de mal.

« Je suis désolé. » Cet excuse n’est peut être pas assez forte mais il ne sait pas quoi dire d’autre. « Je t’aime, tu le sais ça ? »

Il casse alors la barrière qui était entre eux, ses deux mains se posant sur les hanches de la blonde. Ses yeux se plongent dans son regard et il veut faire disparaître l’air mélancolique et triste qui dansent dans ces derniers. Il se demande où sont passé les étoiles qu’il voyait avant. Il se demande si c’est de sa faute, si il a vraiment fait les bons choix. Il refuse de penser à une telle erreur. Toute sa vie il était destiné à faire ce métier, il devrait en être satisfait et arrêter de chouiner comme une fillette en pensant à ses rêves de gamin.

« On pourra emmener les enfants aux cinémas demain. Je peux prendre mon après-midi. »

Il lui sourit. Prendre une après-midi signifie avant tout travailler la nuit, en cachette, pour rattraper son retard. Owen trouvait parfois les journées trop courtes pour tout concilier. Mais il sait que Valentina à le sommeil lourd et qu’elle ne remarquera pas qu’il se lève pour feuilleter ses dossiers en buvant son whisky au milieu de la nuit. Dans le pire des cas, il pourra formuler une fausse excuse en lui disant qu’il n’arrivait pas à dormir alors qu’il est, à la vérité, extenué par toutes ces nuits passées à travailler tard et à se réveiller tôt. Mais ce n’est pas ça le problème, là maintenant.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 13:39


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Elle en a assez, Valentina, assez de voir le temps qui passe, les années qui lui échappent, son mari qui disparaît, peu à peu, sans même s'en rendre compte et elle n'est plus capable de voir, dans cette lassitude, les attentions trop rare que son mari peut avoir pour elle. Valentina veut plus, bien plus. Pas un peu de son mari par-ci par-là, non, elle veut passer de vrais moments avec lui, comme ce fut le cas autrefois, avant Hambourg, avant ce nouvel emploi, cet emploi qu'elle déteste de tout son cœur, de toute son âme. L'élégante blonde a simplement besoin de se sentir aimée, soutenue, de s'épanouir à nouveau dans cette relation aujourd'hui détruite et qu'elle ne reconnaît pas alors qu'Owen ne ressemble plus, plus assez à son goût, à l'homme qu'elle a aimé par le passé, l'homme qu'elle a épousé. Et l'aime-t-elle encore, d'ailleurs, ou ne ressent-elle plus qu'un attachement sincère à son égard, par l'habitude, par le temps qui a passé, parce qu'il lui a fait deux beaux enfants ? Elle ne sait plus le dire, aujourd'hui. Il fut un temps où elle était sûre de l'aimer, sûre de ses sentiments. Aujourd'hui elle se cache dans le boulot pour oublier, ne pas penser.

Il l'aime dit-il, demandant si elle le sait. Elle pose sur lui un regard à demi éteint. Non, elle ne sait pas, elle ne sait plus, elle n'est plus sûre. Mais elle ne le dit pas. L'épouse laisse pourtant son mari l'approcher, poser ses mains sur ses hanches et la ramener contre lui. Alors qu'il plonge son regard dans le sien, la blonde soutient le regard de son mari, dans un duel de regards bleus, purs, cristallins. Elle voudrait ne pas baisser sa garde, elle voudrait ne pas céder. Pourtant elle pousse un soupir et semble se détendre, un peu. Il propose d'aller au cinéma et elle redresse la tête aussitôt, comme il parle de prendre sa demi-journée. Les lèvres de la blonde sont de nouveau pincées.

«- Tu compte travailler un samedi à deux jours de noël ?»

Le premier jour des vacances de ses enfants ? Valentina a finit les achats de noël la veille exprès afin de pouvoir passer du temps avec leurs bambins, jouer à quelques jeux de sociétés, regarder des films de noël avec du chocolat chaud et préparer des sablés, entre-autre. Valentina est en vacances pour deux semaines, laissant son assistant gérer à sa place, restant disponible uniquement en cas d'urgence. Ses enfants aiment l'aider à cuisiner à l'approche de noël et ce lundi elle risque fort de préparer le dîner de réveillon en leur compagnie. Mais Owen, évidemment, pense encore au travail. Néanmoins la proposition d'aller au cinéma ne peut se manquer.

«- Mais on pourrait les emmener au cinéma, oui. Ils voulaient justement voir le dernier film d'animation dont la pub ne cesse de passer à la télévision. Ils chantent la musique du générique à longueur de soirée.»
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Owen Koenig
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MessageSujet: OWINA DIS, AU MOINS LE SAIS TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUERE...   Sam 22 Déc - 15:53

OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Owen sait qu’il n’est pas présent, il sait qu’il a tendance à blesser les choses et les gens dès qu’il pose un œil sur eux mais il n’arrive pas à se résilier. Il n’accepte pas de faire souffrir Valentina, il ne supporte pas l’idée d’entraîner ses enfants dans sa chute. Après tout, ils sont une famille unie, non ? Déménager de Berlin avait été une décision difficile mais ce que l’homme apprécie particulièrement avec ce changement d’atmosphère est qu’il passe Noël avec sa femme et ses enfants, sans vraiment se prendre la tête avec l’avis des parents et beaux-parents. Mais peut-être, qu’après tout, ce n’est pas que le reste de leur famille le problème.

Il se demande ce qu’il a raté pour se retrouver dans cette situation ci-souvent. Son travail est le problème, c’est certain. Mais que faire ? Tout plaquer ? Au risque de décevoir et de perdre le peu de valeur qu’il apportait à la maison. Comment faire face aux remarques de ses parents ? De son père qui lui soulignerait sans doute sans relâche qu’il n’a pas les épaules pour être un véritable « homme » ? Non, Owen ne se sent pas prêt pour affronter tout cela. Alors, comme il fait d’habitude, il ignore le problème et le repousse à plus tard en s’ancrant dans les yeux de sa femme.

Elle lui reproche de ne pas être là quelques jours avant Noël. Il ne lui a pas encore dit qu’il a réussi à prendre 4 jours de vacances en plus de son week-end. Il n’a pas envie de vanter sa présence pour une semaine, parfois il a l’impression d’être illégitime dans son propre foyer. Il ne veut pas justifier sa décision en parlant de Bauer ou du possible crac boursier à venir, alors qu’il garde le silence la laissant finir. Il ne peut que trop bien imaginer ses enfants chanter et rire comme elle les décrit. C’est là qu’il réalise qu’il n’est plus souvent là. Il n’arrive même pas à se souvenir en détail de la dernière fois où il a été là pour les coucher et les border. Un fantôme passe rapidement au-dessus de ses traits et il dissimule sa propre inquiétude derrière un sourire.

« Je serai là toute la semaine. J’ai acheté les cadeaux que je devais acheter en début de semaine, donc je suis libre pour profiter de mes 3 trésors pendant les fêtes. »

Il sourit à la blonde en collant son front au sien comme ils le faisaient si souvent au début de leur relation. Délicatement, il frotte son nez au sien avant de fermer les yeux quelques secondes pour profiter de ce moment de calme après la tempête. Cette dispute était loin d’être une des plus virulentes qu’ils aient rencontrés mais Owen a vraiment du mal à s’habituer à ces rapides prises de bec entre eux pour de si petites choses.  

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Sam 22 Déc - 17:17


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Elle a mal, Valentina, mal d'amour, mal de lui, mal du manque. Et elle voudrait seulement que les choses redeviennent comme avant, comme quand elle s'épanouissait encore, comme quand elle avait l'impression qu'ils étaient encore heureux. Ce boulot les a tués, s'il ne l'a pas fait, il le fera tôt ou tard. Il les assassine à mesure que le temps passe. Il la perd, elle le perd et l'issue semble inéluctable tant que ni l'un ni l'autre ne met fermement le holà à ce train de vie. Pessimiste, elle ne sait même pas si elle peut sauver son mariage. Elle n'essaie peut-être pas vraiment, partant défaitiste, se contentant d'essayer de faire réagir son mari, en vain. Owen ne semble jamais réaliser les appels étouffés de sa femme pour qu'il lui revienne. A croire qu'il ne sait pas lire entre les lignes, chaque fois qu'elle lui reproche d'être absent, pour les enfants. Elle le reproche aussi pour elle. Parce qu'il manque leurs vies, mais il manque la sienne aussi. Et elle veut le lui faire réaliser, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'ils ne se perdent.

Contre son mari, la jeune femme l'écoute dire qu'il sera là cette semaine, qu'il a posé ses jours du 24 au 28 pour profiter de toute une semaine avec ses enfants, avec elle. Cette confession lui fait du bien, met un peu de baume sur son cœur fatigué, endoloris, par des mois et des mois d'absence, d'inattention. Les mots, c'est bien, les actes c'est encore mieux. Alors la blonde n'est pas dupe et ne se laisse cependant pas avoir par les mots de son époux. Elle attend des faits, aujourd'hui, plus que des mots. Les mots ne coûtent pas grand chose, elle attend de voir les promesses se réaliser. Avec un peu de chance, elle l'aura jusqu'au nouvel an, s'il ne travaille pas le Lundi 31. Elle doute pourtant de pouvoir le garder si longtemps avec elle. La jeune femme verra bien, mais elle doute sérieusement.

«- Les enfants seront contents.»

Elle se cache, encore, derrière la mention de ses enfants, sans dire que cette perspective la ravie elle aussi et qu'elle espère bien profiter de ces jours. Elle ne se confie plus autant à son mari qu'elle a put le faire par le passé. Peut-être parce que trop souvent elle ne s'est pas sentie entendue, écoutée. Écouter est facile, entendre est une autre histoire et remédier au problème en est encore une autre.

Elle le laisse venir contre elle et frotter son nez au sien comme il le faisait autrefois. Elle ne dit rien, laissant le silence les envelopper quelques minutes, profitant de la présence de son mari. Elle reste contre lui quelques instants et son cœur bat la chamade, à sortir de sa poitrine. Elle non plus, n'aime pas les disputes et espère qu'ils n'ont pas été entendus par les enfants. Ils n'ont pas vraiment criés, mais sait-on jamais qu'une envie de boire ou d'aller aux toilettes en ai réveillé un.

«- Tu as faim ? Il reste du rôti et de la tarte au poireau dans le four.» suggère-t-elle.
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MessageSujet: OWINA DIS, AU MOINS LE SAIS TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUERE...   Sam 22 Déc - 23:04

OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Le sentiment de la tenir près de lui en la voyant si loin, Owen le ressent souvent. C’est comme si Valentina se transformer le temps de quelques secondes en un fantôme du passé qui lui glisse entre les doigts trop rapidement et sans qu’il ne puisse rien faire. C’est dans ces moments là qu’il ressent le besoin de s’assurer qu’elle est bel et bien là en la touchant, en s’assurant que son souffle est encore chaud et rassurant. L’idée ne l’effleure pas que c’est peut être lui qui est déconnecté du monde. Les quelques secondes qu’ils partagent, front contre front, est une libération pour l’homme qui revit pendant un instant ses premiers moments avec la jeune fille. Combien de temps ont-ils passé tous les deux sur un lit ou debout, en silence, se touchant juste assez pour apprécier la présence de l’autre ? Combien de temps avait-il apprécié son parfum ? Il respire l’odeur de sa femme et se surprend à ne pas vraiment reconnaître les parfums fruités d’autre fois.

Elle a changé de parfum, il suppose, mais quand ? Sa question est repoussé par l’interrogation de la jeune femme. Il avait oublié, le temps de leur dispute, qu’il avait faim. Un véritable sourire se dessine alors sur ses lèvres alors qu’il embrasse avec enthousiasme la joue de la blonde.

« Tu as toujours su comment me parler toi. »

Il ressort alors une vieille manie, tellement vieille qu’il ne rappelait même plus de ce tic, il lui fait un clin d’œil en dévoilant un sourire chaleureux. Il se dirige ensuite vers la cuisine, sort du four le rôti et la tarte aux épinards qu’il aime particulièrement avant de se servir dans une assiette qu’il juge comme propre, placée à côté de l’évier. Il revient ensuite s’asseoir dans le salon après avoir attrapé une bière dans le frigo.

« Viens t’asseoir avec-moi si tu veux.  » Il propose en regardant le siège vide à ses côtés. « A part si tu es trop fatiguée, chérie. Je viendrais te rejoindre après avoir fait la vaisselle. »

Owen ne se rend même pas compte que de retomber dans une telle intimité domestique avec Valentina est presque comme un acte d’oubli de leur dispute de plutôt. Mais après tout, dès l’adolescence il avait sans le vouloir repousser des problèmes qui ne disparaissaient pas mais grandissaient et l’étouffaient avec l’âge : les disputes et son mariage ne sont qu’un autre défi d’une longue liste qu’Owen ne compte plus.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Dim 23 Déc - 0:12


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Pressée contre son mari, la jeune femme oublie pour un temps la dispute passée. Peut-être même l'oublie-t-elle tout à fait. Une autre viendra probablement, en d'autres temps. Les absences de son mari sont malheureusement monnaie courante et une source d'accrochages entre eux qui semble totalement inépuisable. Mais pour l'heure en tout cas, cette histoire semble être derrière eux et Valentina profite d'un peu d'attention que son mari a pour elle. Cinq minutes, pas plus. C'est le temps qu'elle passe entre ses bras en fin de compte, à le laisser frotter son nez contre le sien. Elle soupire finalement avant de se détacher de ce moment passé ensemble, pour les rappeler tout deux à la réalité.

Alors qu'elle fait savoir à son mari que du rôti ainsi que de la tarte au poireau, l'homme a un léger rire, disant que sa femme sait lui parler et il s'éloigne pour aller à la cuisine chercher de quoi se sustenter. Pour sa part, la jeune femme attrape le plaid qu'elle commence à plier, rangeant un peu le canapé, remettant de l'ordre à son salon. Alors que son mari revient, elle continu sa tâche sans vraiment faire attention. Mais il l'appelle, l'invite à s'asseoir avec lui. Il ouvre sa bière alors que son épouse se laisse glisser sur le canapé, ramenant le plaid sur elle, s’emmitouflant dans ce dernier. Fatiguée, elle l'est sûrement. Plus moralement que physiquement à vrai dire.

Elle ne dit rien, se contentant d'observer son époux manger, avant de détourner la tête. Elle n'apprécierait pas qu'on l'observe aussi attentivement pendant qu'elle mange aussi ne l'impose-t-elle pas à son mari. Il fut un temps où dans une telle situation, à table en tête à tête, elle l'aurait questionné sur ses projets, sur le travail, se serait intéressé à celui-ci. Mais le boulot lui a prit son mari et elle n'est pas prête d'oublier cela. Il y a longtemps qu'elle ne questionne plus son mari à ce sujet, de ce fait.

«- Je vais prendre une douche.» annonce-t-elle finalement alors que le silence s'est installée entre eux et elle se redresse. «Tu montes quand tu as terminé ?» s'enquit-elle.

Pour le devancer, peut-être, parce qu'elle s'attend à ce qu'il ne monte pas tout de suite, qu'il ait encore du boulot à faire, même s'il a parlé de la rejoindre. Elle le fait répéter, de sorte qu'il s'en souvienne et s'exécute aussitôt qu'il aura terminé. Et puis comme prévu elle rejoint leur suite parentale, pour gagner la salle de bain. Elle se laisse glisser sous la douche, profitant de l'eau chaude sur sa peau pour se délasser. Fermant les yeux, elle laisse ses pensées divaguer avant de couper l'eau et sortir, sécher ses cheveux, envelopper son corps dans une serviette pour sortir de la pièce. Gagnant le lit, elle plonge la main derrière l'oreiller pour en tirer sa tenue de nuit qu'elle enfile rapidement, avant d'aller ranger la salle de bain. Quittant la chambre, elle sort dans le couloir comme Owen n'est toujours pas là et elle le rejoint au salon.

«- Tu ne montes pas ?»
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MessageSujet: OWINA DIS, AU MOINS LE SAIS TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUERE...   Dim 23 Déc - 0:54

OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Owen apprécie, même dans le silence, la présence de sa femme à ses côtés. Ils ne se parlent plus beaucoup de toute manière : l’habitude ? La peur de dire un mot qui puisse énerver l’autre ? Ou tout simplement la fatigue qui les tenaillait tout les deux tous les jours un peu plus ? Owen ne le sait pas et ne le saura sans doute jamais. Il observe la blonde se lever du coin de l’œil en coupant sa viande. Elle l’informe qu’elle va prendre une douche et qu’il devrait venir la rejoindre après avoir fini de manger. Il hoche la tête en souriant, la regardant disparaître dans les escaliers. Owen se sent vieux, à une époque il serait venu la surprendre sous le jet d’eau chaude.

Mais ils ont vieillis, ils ont eu des enfants et les gestes amoureux qui semblaient si fous ne le sont plus et paraissent presque frivoles. Owen regarde avec dépit son assiette vide, il se demande où sont passées les années et les habitudes qu’ils cultivaient alors avec passion. Il pose sa fourchette et son couteau dans l’assiette qu’il emmène dans l’évier. Il commence alors méthodiquement à laver les ustensiles avant de les ranger. Il est tenté pendant quelques secondes de jeter un œil sur le dossier Bauer pour la dernière fois de la journée. Il se retient, pour ne pas que Valentina ne lui reproche de nouveau sa conduite. De plus, son téléphone vibre. Rapidement, il l’attrape pour s’assurer que ce n’est pas une mauvaise nouvelle.

Non, c’est un SMS de sa mère. Mais l’écran affiche aussi un autre message non-lu qu’Owen regrette d’avoir ignoré, il n’ose imaginer la tête de Valentina si elle tombait sur ces derniers.

Arthur va bien. J’ai reçu ton chèque. N’oublie pas son anniversaire début janvier.

Owen, comme à chaque fois qu’il reçoit ce genre de SMS, s’interroge. Il sent son cœur se serrer, il hait mentir. Cacher une telle chose à Valentina est presque une sorte de trahison. Cependant, pour le bien de leur couple, après avoir répondu au message il supprime la conversation pour dissimuler l’existence de son fils. Ensuite, c’est le sentiment de honte et de lâcheté qui le possède. Un sentiment de dégout contre lui-même qu’il ne peut pas effacer si facilement, Owen soupire : peut être que c’est aussi une des raisons pour lesquels il se noie dans son travail, il a besoin d’oublier à quel point il a construit sa relation sur un mensonge. Pour oublier, il attrape sa bière à moitié pleine qu’il comptait mettre au frigo et la finit d’un trait. C’est à ce moment qu’il entend les pas de Valentina dans l’escalier. Il se dépêche de poser la bouteille dans le carton pour qu’elle soit renvoyée au fabriquant avant de sourire à sa bien-aimée.

« Oui, j’arrivais. Je finissais ma bière. »

Il se maudit de ne rien trouver de plus crédible alors que la blonde le scanne de ses yeux cristallins. Ils montent ensemble les escaliers pour rejoindre leur chambre et Owen prend le temps de se déshabiller avant de commencer à se brosser les dents, il se regarde dans le miroir pendant un moment puis, après s’être passé un coup d’eau sur le visage, demande en revenant vers le lit :

« Tu crois que je devrais me raser ? Je me demande si je ne ressemble pas à un ours avec autant de poil sur le visage. »

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Dim 23 Déc - 1:52


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Inconsciente des tourments de son mari à la réception d'un message maudit, inconsciente du seul écart qu'il a eut à son encontre il y a des années de cela, la jolie blonde se prépare dans leur chambre pour aller au lit, enfilant se tenue de nuit. Une tenue satinée qu'elle détaille du regard quelques instants en laissant son esprit divaguer. Il fut un temps où son époux aurait demandé qu'elle l'attende pour prendre cette douche. Il fut un temps où il l'aurait rejoint par surprise. Il fut un temps où elle se sentait belle dans son regard, presque irrésistible. Aujourd'hui, elle ne saurait dire à quand remonte leur dernier rapport intime. Avec le temps, avec les enfants, depuis leur arrivé à Hambourg surtout, ils sont devenus plus sages. Elle tend l'oreille chaque fois de peur qu'un enfant ne se lève, n'appelle, en proie à un cauchemar, ne s'abandonnant jamais totalement finalement. Il y avait des mois qu'ils n'avaient pas partagés un week-end en amoureux, en confiant les enfants à une nourrice ou à l'une de leurs grands-mères. Pourtant ces dernières se feraient une joie de les garder. Mais il n'avait jamais le temps. Les départs sur un coup de tête s'étaient fait rares avec le temps, avant de disparaître totalement et ils ressemblaient déjà à un très vieux couple, avant même leur quinzième anniversaire de mariage. Elle soupire en chassant ses pensées et enfile cette nuisette qu'il ne regardera même pas, ou à peine, comme elle commence à en avoir l'habitude.

Elle l'attend au pied de ces escaliers alors qu'il met la bouteille avec les autres, pour l'écologie. Valentina devient de plus en plus investie dans la santé, dans l'environnement, dans le fait maison. Le healthy, le green-mode. Peut-être un peu à cause de son amie Harriet, professeur de yoga reconvertie après un burn out, plus préoccupée à dispenser des conseils pour un mode de vie sain qu'à les respecter elle-même. Mais soit. Montant avec son époux, Valentina se glisse déjà sous la couverture comme il gagne la salle de bain et elle allume la lampe sur sa table de chevet pour lire quelques pages de «Puisque rien ne dure» qu'elle a commencé pour la troisième fois, déjà, sans être sûre qu'elle pourrait arriver au bout de sa lecture, comme toujours.

Elle relève la tête comme son mari revient, la questionnant et elle y trouve un prétexte pour refermer son livre, qui retrouve cette table de chevet. La jeune femme l'observe un instant, le temps d'analyser ces poils d'ours, comme il dit et elle finit par hausser les épaules.

«- Tu fais plus jeune sans. Mais j'aime bien les deux. Il faudrait peut-être seulement la tailler un peu. Elle n'est plus très nette.» admet-elle en observant quelques poils disséminés sur sa joue. «Rien de grave toutefois.» complète-t-elle avant de tendre le bras pour éteindre sa lumière et s'installer, le regard rivé sur la plafond au-dessus d'elle.
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MessageSujet: OWINA DIS, AU MOINS LE SAIS TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUERE...   Dim 23 Déc - 11:19

OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Owen aimerait dire à sa femme qu’il aime le satin qui ondule sur ses hanches et qui dévoile la peau douce de sa poitrine. Il aimerait lui dire qu’elle est la plus belle femme qu’il ai eu l’occasion de rencontrer. Il aimerait passer ses mains, parfois trop rugueuses et trop sèches, sur le corps de son épouse. Alors pourquoi ne le fait-il pas ? Est-ce la peur d’être rejeté ou bien le sentiment qu’il ne la respecte pas assez pour qu’ils se retrouvent dans un tel intimité ? Owen ne le sait pas, il veut oublier.

Les remarques de sa femme sur sa barbe lui tirent un sourire alors qu’il se demande de combien d’années il vieillit quand il porte cette barbe. Il devrait peut être arrêter de se tourmenter autour de quelques années en plus ou en moins mais il est comme ça Owen, il n’arrive pas à se faire à l’idée que le temps ne l’attendra pas.

Sa femme tend le bras, Owen a un instant l’envie qu’elle le prenne par la main et le tire près d’elle mais elle éteint juste la lumière. Quand il ne voit plus ses traits dans cette obscurité, il ressent exactement la même sensation de la perdre que toute à l’heure, quand elle paraissait si loin de lui. Il ne dit rien pourtant, et se glisse sous les draps à ses côtés. C’est étrange de se retrouver après des années de vie commune dans le même lit et de se sentir aussi chétif qu’au début, qu’au première nuit, qu’au premier baiser échangé. A quel moment Valentina a-t-elle commencé à dormir aussi loin de lui ? Dort elle ? Non, elle a toujours mis du temps à s’endormir, il serait improbable qu’elle soit déjà dans les bras de Morphée.


« Viens là. » Finit il par murmurer, les mots se frayant un chemin pour enfin échapper à cette auto-censure. Il tend le bras vers elle, pour qu’elle vienne contre son corps comme elle le faisait avant. Cela fait trop longtemps qu’ils n’ont pas réellement partagé une nuit ensemble et Owen, même si il n’a plus l’habitude, sait qu’il ne se plaindra pas si les pieds glacés de son épouse rencontre ses mollets.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Dim 23 Déc - 13:27


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Elle éteint la lumière alors qu'il avance vers le lit, prête à se coucher. C'est presque avec pudeur qu'elle se voile ainsi à son mari alors que leur intimité semble s'être envolé depuis quelques temps. Alors qu'elle fixe le plafond, la jeune femme sent son mari qui se glisse dans les draps à ses côtés. Elle ne dit rien, dans la pénombre de la chambre et laisse le silence les envelopper alors. Depuis combien de temps ne s'approche-t-elle plus de lui pour dormir et depuis combien de temps n'ont-ils plus rien à se dire, le soir ? Autrefois, à peine couchés, ils parlaient d'avenir, de projets, ou ils refaisaient le monde à leur façon. Et puis avec le temps les discussions avaient changés, s'étaient de plus en plus orientés sur les enfants, avant de disparaître peu à peu. En faisant bien attention, on peut presque trouver comme de la gêne entre eux, de cette gêne qu'auraient deux adolescents qui passe leur première nuit ensemble. Comme s'ils n'osaient pas se toucher, être trop proche l'un de l'autre. A croire qu'ils n'ont plus l'habitude d'être intime, tout les deux.

Et pourtant, son mari finit par briser le silence en lui proposant d'approcher, alors qu'il tend le bras vers elle pour parfaire son invitation. Valentina se rapproche de lui, alors, venant poser sa tête sur son épaule. Elle manque un peu de naturel dans l'exercice, à dire le vrai. Poser sa tête ainsi, venir aussi près de lui, ne lui semble presque plus naturel. Elle ne dit toujours rien, profitant simplement d'être contre son mari. A quel moment avaient-ils perdus leur naturel et leur spontanéité tout les deux ? Elle ne saurait pas le dire mais là tout de suite, ces retrouvailles lui font du bien. Le silence qui les enveloppe lui permet de se concentrer sur la sensation de la peau de son mari sous ses doigts, son parfum qui chatouille ses narines... Toujours le même parfum, depuis le temps. Cette constatation lui arrache un sourire même si c'est la marque d'une habitude ancrée.

Elle ne dit encore rien, de peur peut-être que le fait de parler ne vienne faire exploser la petite bulle qui semble les envelopper. Elle ose à peine bouger, pour les mêmes raisons probablement, se concentrant sur les battements de son cœur, à moins que ce ne soit ceux d'Owen. Et finalement elle relève un peu la tête, observant son mari dans l'obscurité, essayant de discerner ses traits, avant de passer sa main, délicate, sur la joue de son époux.
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Dim 23 Déc - 15:06

Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...
C’est étrange de la sentir aussi prêt. Il sent son souffle contre son torse et il ne peut s’empêcher de sourire. Combien de temps peut on vivre sans véritablement se rendre compte que l’on a besoin de contact humain ? Son bras trouve automatiquement sa place dans le bas de son dos alors qu’il trace du bout des doigts des motifs qu’il ne pourrait lui-même décrire. Le calme les enveloppe et le seul bruit qui vient taire le silence est celui de leurs respirations, calmes et posées.

De nouveau, Owen respire l’odeur de la jeune femme et essaye de décrire ce parfum qui a tant changé. Il est mûr, plus doux que celui qu’elle portait quand ils étaient jeunes adultes. L’odeur de la vanille lui chatouille presque l’oreille alors que, pour la première fois de la soirée, Valentina osa faire un mouvement vers lui. C’est hésitant et discret et Owen sent son cœur battre plus fort, un instant il se croit adolescent alors qu’elle pose sa main sur sa joue rugueuse pour la caresser. Il laisse reposer sa tête contre cette dernière, appréciant cette caresse qu’il ne pensait pas manquer autant alors que sa main remonte le long de son dos pour se placer derrière ses épaules. Il frôle la peau, n’osant pas encore appuyer son touché sur la peau de la blonde. Osera-t ’il ? Il hait ces hésitations, cette perte de conscience dominée par la peur et l’anxiété. Bon Dieu, ils sont mariés depuis des années il ne devrait pas ressentir cela !

Owen ne brise pas le silence car il sait que les mots qu’il formule sont parfois maladroit, cependant il choisit d’agir. Tendrement et doucement, pour que la femme ait le temps de tourner la tête si elle ne le souhaite pas il approche son visage du sien et frôle ses lèvres des siennes. Cela fait un moment qu’ils ne se sont pas embrassés, Owen part trop tôt pour qu’elle  soit réveillé et quand il rentre souvent, elle est profondément endormis devant la télévision. Alors, ce baiser est comme une victoire simple mais douce. C’est une redécouverte pour l’homme qui ne peut s’empêcher de sourire contre les lèvres de la blonde. Il ne peut pas voir son visage, mais il espère qu’elle sourit aussi.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Dim 23 Déc - 19:53


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Dans la pénombre de cette chambre, la jeune femme a l'impression, l'espace d'une seconde de retrouver son mari comme jamais au cours des précédentes soirées. Elle profite de le sentir près d'elle, de sentir ses gestes légers sur elle, pourtant présent. L'épouse retient presque son souffle quand elle caresse la joue de son mari, doucement et tendrement, en gardant ce silence salvateur qui leur permet de se retrouver, de recréer une intimité qu'ils ont oubliés avec le temps. Elle commence à distinguer ses traits dans l'obscurité de la chambre et sent qu'il se redresse finalement pour venir frôler ses lèvres des siennes. Valentina suspend son souffle plus encore si c'est possible, restant dans l'expectative de ce baiser qu'il s'apprête à lui donner.

Elle frissonne, lorsque leurs lèvres se rencontrent enfin, répondant au baiser que lui donne son époux, et son cœur s'emballe alors quelque peu. Elle a l'impression que cela fait des années qu'elle ne l'a pas embrassé. Ce n'est pas le cas, mais tout de même, cette impression prouve le manque qu'elle peut ressentir. Cela prouve bien que quelque chose ne va pas, ne fonctionne plus, dans leur relation alors que leurs gestes manquent de spontanéité, de naturel parfois.

Posant la main sur le buste de son époux, elle se sépare de ce dernier, le fixant dans l'obscurité, sans oser rallumer la lumière. Peut-être que le charme se romprait, alors. Elle sourit, même s'il ne peut pas vraiment le voir dans la pénombre, avant de revenir contre lui, l'embrassant à son tour, peut-être un peu plus empressée que précédemment, moins timidement, en retrouvant un semblant de naturel, de leurs passions anciennes. Quittant les lèvres de son époux de nouveau, elle vient nicher sa tête dans le creux de son cou, retrouvant une tendresse oubliée jusqu'alors.

«- Je t'aime...» souffle-t-elle alors, convaincue, sur le moment, que c'est le cas.
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Lun 24 Déc - 20:15

Tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...
C'est drôle de se retrouver là, si proche, au milieu de la nuit. Étrange de se dire que c'est inhabituel. Owen refuse de trop penser ses gestes et leur quotidien, ses mains redécouvrent avec délice les courbes et la peau douce de sa femme. Pour la première fois depuis un moment, il ressent le désir qui l'animait avant. La volonté de bouger des montagnes, de faire n'importe quoi pour que l'être entre ces bras soit heureuse et comblée. Il comprends qu'elle aussi ressentait cela quand elle plaque ses lèvres sur les siennes de nouveau, dans un baiser plus affamé et sincère.

Owen laisse échapper un soupir quand ils se séparent. Valentina finit par murmurer les mots qui confortent l'homme dans son élan de tendresse. Il sourit et embrasse tendrement ses cheveux avant de murmurer lui aussi, comme une confidence.

« Je t'aime. »

C’est plus sincère que la dernière fois, plus doux, moins désespéré. Owen respire l’odeur de sa femme, ses doigts glissent le long de sa nuque pour caresser sa peau. Il croit en ce qu’il dit mais comment exprimer un sentiment aussi compliqué ? Comment lui expliquer que tout ce qu’il fait, c’est pour elle et pour les enfants ? Est-ce seulement vrai ? Ne se noie-t-il pas dans le travail en sachant qu’il s’échappe de ce foyer ? Non, personne, jamais, ne pourrait rêver d’échapper à la famille qu’ils ont construis ensemble. La dispute de toute à l’heure n’est qu’un vague souvenir, probablement causée par la fatigue et la fin de l’année. C’est ce qu’Owen préfère se dire. Il tourne la tête de façon à embrasser la joue et le front de sa femme une dernière fois et l’entoure de ses bras pour la rapprocher de lui encore alors qu’il ferme les yeux dans un soupire. Si il se laissait le droit de l’embrasser encore, de plonger sa tête dans son cou et d’explorer de nouveau les lignes du corps connu mais étranger, ils ne dormiraient pas et il ne peut pas se permettre cela, demain, le réveil sonne tôt et puis, ils auront bien une semaine pour se rattraper. Il tait ses pensées en nichant sa tête dans les cheveux de la blonde en souriant, ce n’est pas un problème et si ça en était un, il n’aurait qu’à y penser plus tard.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Mar 25 Déc - 0:35


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


La nuit a passé, finalement, emportant avec elle les tourments des deux époux et leur permettant de trouver un peu de repos dans leurs vies torpillées. Pourtant elle avait apporté quelques faux espoirs à l'épouse alors qu'elle s'était attendue, avec leurs baisers, l'intimité qui se dessinait, se retrouvait, à ce que la nuit prenne un autre tournant. Mais finalement, non. Son époux avait besoin de repos de toute évidence et il s'était recouché. Elle avait suivi, alors, restant néanmoins contre lui pour cette nuit, comme ils ne le faisaient plus depuis un moment. Et le lendemain comme prévu, ils avaient finalement trouvé un moment pour emmener les enfants au cinéma voir ce fameux film d'animation dont ils ne cessaient de chanter le générique depuis quelques temps. Ils avaient été ravis et la sortie avait été bonne, leur père obtenant même gain de cause auprès de Valentina pour ne pas rentrer manger un plat maison. Non ils s'étaient, au lieu de ça, arrêtés dans un fast food pour dîner avant de rentrer et les enfants étaient montés se coucher. Le dimanche avait été agréable, aussi, quoiqu'à l'approche de noël, Valentina commençait à devenir légèrement anxieuse, de peur d'avoir oublié quelque chose.

Le lundi, finalement, avait tiré la mère de famille hors du lit tôt le matin. En ce 24 décembre elle avait fort à faire pour terminer les préparatifs du soir et elle avait fait sa séance d'entraînement jambe et son yoga avant que tout le monde ne se lève. Puis elle avait préparé des pancakes healthy, hyperprotéinés et avait même put s'offrir le luxe de téléphoner rapidement à son amie Harriet. Elle avait appelé Anne plus tard dans la matinée, les enfants levés. En cette veille de noël, si la mère de famille avait espéré faire travailler ses enfants, c'était peine perdue. Depuis leur levés ils étaient intenables et dans sa cuisine à quatorze heure, la trentenaire a bien du mal à finir ses derniers préparatifs pour le dîner de réveillon alors que ses parents et ses beaux-parents arrivent de Berlin dans la soirée, pour participer aux festivités. Alors pour régler son problème, elle propose aux deux petits diablotins de faire la cuisine avec elle. Mais il manque une personne essentielle pour l'aider à gérer deux monstres et ses préparations. Abandonnant son plan de travail après avoir rangé tout objet avec lequel les enfants pourraient se blesser, Valentina retire son tablier et rejoint en soupirant le bureau de son mari, derrière lequel ce dernier s'est perdu après le déjeuner.

«- Chéri ? Tu n'avais pas dis que tu allais être avec nous pour ces quelques jours ? J'ai besoin de toi à la cuisine, les enfants sont intenables... Deux yeux supplémentaires ne seraient pas de trop si tu es disposé...» annonce-t-elle en dardant un regard courroucé sur le dossier Bauer ouvert devant lui.
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MessageSujet: OWINA DIS, AU MOINS LE SAIS TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUERE...   Mar 25 Déc - 18:41

OWINA ♔ DIS, AU MOINS LE SAIS-TU, QUE TOUT LE TEMPS QUI PASSE, NE SE RATTRAPE GUÈRE...
Owen dort plus, prend plus de temps pour se doucher et a même eu le temps d’embrasser ses enfants ce matin mais on ne peut pas dire que ses habitudes sont différentes qu’au bureau, le dossier Bauer le hante, les chiffres et bien entendu le placement risqué entrepris il y a à peine quelques jours ne quittent pas l’esprit du père et époux, ne se laissant aucun répit. Après avoir mangé, il s’était de nouveau mis au calme dans son bureau pour regarder les données de plus prêt. Ce soir, ses parents arrivaient et peut être que travailler pour Owen était une manière d’échapper aux discussions et reproches qu’ils allaient tout les deux recevoir ce soir. Enfin, le plus important était de s’assurer que le dossier soit clôturer et sécuriser avant ce soir.

Stylo à la main, décoiffé, les yeux rivés sur la masse de papier à remplir, Owen est assez concentré pour oublier qu’il doit étendre la lessive et passer un coup d’eau sur le sol avant la fin de la journée. Il sursaute et rature presque sa feuille quand sa femme rentre dans la pièce et annonce d’une voix héritée qu’elle a besoin de lui.

Owen n’a pas la force de batailler, il lui sourit désolé en se levant, un peu tout de même frustré de ne pas pouvoir finir sa ligne de calcul.

« J’arrive tout de suite. Tu sais à quel point ce cas est compliqué. »

Il finit par fermer le dossier en laissant un dernier regard à son bureau avant de sortir de la pièce. Il ne devrait pas travailler le jour de Noël mais il n’arrive pas à s’en empêcher, c’est une habitude dont on ne peut se débarrasser facilement.

« Qu’est ce que tu veux que je fasse ? »

Il demande, sincèrement. Les enfants s’agitent, Oliver dessine sur la table et Owen prie pour qu’il épargne la nappe lavée de ce matin. Adeline n’est pas visible, les yeux bleus de l’homme parcoure rapidement la salle et il la retrouve à l’opposé lui faisant de grands signes.

« Je prépare un spectacle pour Papi et Mamie ce soir, s’exclame la petite fille, Tu veux bien regarder Papa, s’il te plaît ? »

Owen lance un regard à sa femme, regard interrogateur et paniqué. Il demande à sa fille d’attendre en s’approchant de nouveau de sa femme, ses yeux regardent avec intérêt la table pleine de mets alors qu’il remarque le plat principal, pas encore touché. Il trouve alors une porte d’échappatoire.  

« Je peux m’occuper de farcir la dinde avec l’aide des deux enfants, ça leur plaira et les occupera si tu veux ! »


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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Mar 25 Déc - 23:00


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


Avec tout les préparatifs que la jolie blonde devait préparer pour le soir même, l'agitation de ses enfants et le manque d'aide apporté par son époux ne manquaient pas de mettre ses nerfs à rude épreuve. Voyant le temps défiler à une allure folle, la jolie blonde se décide à aller déranger son mari dans son bureau, même s'il travaille sur un de ses dossiers, parce qu'elle ne peut pas gérer à la fois la cuisine et les enfants, et qu'avec l'arrivée prochaine de leurs parents respectifs, la pression commence à grimper et peser lourdement sur les épaules de la jolie blonde. Alors avant de s'en prendre à ses enfants en se laissant entraîner par l'agacement, dont ils ne sont qu'à moitié responsables, elle préfère aller chercher son mari, demander un peu d'aide à ce dernier.

L'homme se lève de sa table de travail et son épouse le précède à la cuisine alors qu'elle a encore pas mal de pain sur la planche. Alors que l'homme demande ce que son épouse attend de lui, ils sont interrompus par la petite Adeline qui souhaite absolument montrer à son père la danse qu'elle fera le soir même pendant le réveillon, pour ses grands parents. Sa mère a un léger sourire, en disant à sa fille que ce n'est pas le moment pour l'instant et qu'ils ont encore beaucoup de choses à faire avant le soir. Son époux, clairement, semble vouloir fuir la proposition de sa fille, en proposant de s'occuper de la dinde avec les enfants. Valentina esquisse une grimace légère.

«- C'est du chapon. Tu pense pouvoir les gérer sans massacrer la bête ?» questionne la jeune femme, avant de sortir un plat du réfrigérateur, lui donnant alors la farce qu'elle a préparé la veille et qui marine, depuis. «Si tu penses qu'ils n'en mettrons pas plus à côtés que dans la dinde, pourquoi pas. Mais ils mettent des gants et enfilent un tablier !»

Elle voit d'ici la catastrophe que cela peut être si ses enfants commencent à faire une course à qui fourrera son chapon le plus rapidement possible et la mère n'a pas vraiment le temps de refaire le ménage de la maison de fonds en combles, même si elle doit faire un coup de propre dans le salon. Appelant les enfants, elle leur propose d'aider leur papa à s'occuper de la viande, que les enfants voient comme étant du poulet. Leur donnant des tabliers et des gants, elle adresse un regard à son mari pour s'assurer que tout va bien se passer, que ça va aller, avant de reprendre la préparation de sa sauce au morilles pour le chapon justement.

«- Et on ne touche pas aux couteaux Oliver, il n'y en a pas besoin !» prévient la mère en vérifiant une fois de plus qu'elle n'a laissé sur la table rien de dangereux. «Tu devrais le mettre sur un tabouret, chéri.»
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Jeu 27 Déc - 19:21

Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...

« Ca va aller, ne t’inquiète pas. » Assures le papa en prenant le saladier de farce, jetant un regard entendu à ses enfants pour leur faire comprendre qu’il était nécessaire que, tout les trois, ils assurent. Il sourit à Valentina avant d’annoncer aux deux enfants :

« On va tous les trois se laver les mains avant de cuisiner. Direction salle de bain. »

Adeline soupira et traina des pieds, Oliver se contenta de se précipiter dans les escaliers et Owen ne pu retenir un rire en les voyant ainsi. Il réalisait que cela faisait un moment qu’il ne les avaient pas vu évoluer et il les trouvait beaux, de plus en plus autonomes, surtout bien trop grands. Il se rappela un instant de la première fois qu’il les avait vu tous les deux, de Valentina pleine de sueur et de sang, du stresse et de l’envie de s’évanouir… Surtout, comment ils étaient fragiles. Quand est ce qu’Owen s’était permis de disparaître de leur vie, peu à peu ? A cette pensée, il sentit une boule de culpabilité se former aux creux de son ventre alors qu’un prénom se rappelait à lui. Arthur. Lui, il n’avait jamais eu l’occasion d’être chouchouté, grondé, adoré par son père. Roxanne lui répétait que le garçon se portait bien mais Owen savait mieux que quiconque à quel point un père absent pouvait briser une vie, les absences répétées du sien, lui aussi englouti par son travail, l’ayant assez traumatisé lui-même. Pourquoi, diable, était il aussi prompt à répéter les gestes de son paternel qu’il détestait autant ?

Adeline et Oliver finirent par se laver les mains et les essuyèrent sur la serviette destinée à cette effet, ils attendirent patiemment en parlant de Noël que leur père ai fini. Oliver lui prit alors la main pour descendre l’escalier, chose assez compliquée qu’Owen accepta. Il avait un peu du mal à refuser les caprices du plus petit. Adeline s’attabla la première en s’asseyant sur une chaise alors que son frère suivit de près. Owen s’assit à son tour en rapprochant le saladier, il comprit bien vite que pour éviter une dispute entre les deux enfants, il valait mieux partager. Il attrapa donc deux bols qu’il leur tendit avant de leur donner de quoi farcir la farce, pas trop non plus, assez pour qu’ils aient l’impression de faire le travail.

Vint alors la fastidieuse tâche, un à un, ils remplissaient la volaille alors qu’Adeline posait de nombreuses questions sur le procédé. Pourquoi on la farcissait au juste ? Et qu’est-ce que Maman avait mis dans la farce ? Est-ce que Papi et Mamie allaient aimer ? Quand est ce que Papi Moustache et Grand-père arrivait ? Owen répondait à chaque question, essayant de ne pas trop se tromper, sachant que sa femme les observait. Ils prirent une bonne demi-heure à finir de la farcir. Ayant fini, Owen replaça le chapon dans le plat qui n’allait pas tarder à être mis au four. Ensuite, après avoir aidé les deux enfants à se rincer les mains dans l’évier de la cuisine, il les invita à rejoindre leurs chambres respectives pour préparer 4 beaux dessins pour leurs grands-parents. Les enfants partis, il se tourna vers sa femme.

« Dis moi ce que je peux faire, j’irai habiller les enfants vers 18h pour éviter qu’ils ne se tâchent avec la pastelle. »

Son ton se voulait motivé et doux, Owen avait oublié l’excitation qui venait de la préparation des repas de Noël. Il tentait d’ailleurs de dissimuler sa peur des critiques venant de ses parents derrière cette joie qu’il se faisait de fêter les fêtes en famille.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Jeu 27 Déc - 20:59


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


La mère de famille surveille ses enfants du coin de l’œil, avant que son mari ne les envoie se laver les mains dans la salle de bain à l'étage. Restant seule, alors, la jeune femme continu ses préparatifs alors qu'elle n'a pas de temps à perdre mais elle tend tout de même l'oreille, au cas où son mari aurait besoin de son aide, on ne sait jamais. Ce n'est pas qu'elle ne fait pas confiance à ce dernier, mais avec deux enfants comme les leur on est jamais à l'abri de rien alors qu'ils sont d'un âge encore bien malicieux et que l'excitation les gagnants, à l'idée de profiter de leur papa, ils pourraient faire quelques bêtises. Mais tout semble se passer correctement là-haut et elle n'entend pas son mari lever la voix. C'est que tout doit bien se passer, probablement.

Elle entend le bruit des pas de ses enfants qui reviennent, le plus petit tenant la main de son père alors que la grande les devance. Ils commencent à travailler la farce du chapon et la mère les observe faire, notant au passage que son mari essaie tant bien que mal de répondre aux questions des petits, qui ne cessent de le presser de leurs interrogations. Elle ne dit rien, le laissant se débrouiller et profiter de ses enfants dans un même temps, préférant ne pas s'immiscer dans ce moment alors que ses enfants ont déjà largement l'habitude d'avoir affaire à leur père.

Elle commence de décorer une fournée de biscuits quand le père réussit à envoyer les enfants dessiner dans leurs chambres, demandant à sa femme ce qu'il pourrait faire en attendant d'aller donner le bain et habiller les enfants. Elle observe son plat et lui propose de faire la décoration, de sorte qu'elle-même puisse se concentrer sur la préparation de l'entrée alors qu'elle a encore pas mal de choses à faire.

«- Et proprement... sans manger le glaçage en avance !» annonce une Valentina méfiante, qui connaît son mari et qui se doute qu'il pourrait mettre le doigt sous la poche pour recueillir un peu de substance colorée.

Elle se lance dans sa préparation, en lui jetant quelques coups d’œil, le laissant travailler sans l'ennuyer. Autrefois ils auraient fait la préparation ensemble, elle aurait eut un peu de glaçage sur le nez, assurément, mais ils auraient rit. Le temps avait bien passé depuis, de toute évidence. Elle ne dit rien, mais n'en pense pas moins.

«- Il faudrait peut-être allez vérifier qu'ils ne font pas de bêtises...»
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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Jeu 27 Déc - 21:31

Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...
Il sourit à sa femme, complice, alors qu’il s’approche du plat pour s’occuper de la décoration. Owen a toujours été un grand amoureux du sucre, de vanille et de fruit. Il ne peut s’empêcher d’apprécier la façon dont sa femme le connait tellement bien alors qu’elle le prévient qu’il ne doit pas y toucher. Alors qu’il détourne le regard, il prend quand même le risque de goûté et sent la satisfaction le gagner quand le goût de mangue arrive à ses papilles. Cette bûche promettait d’être merveilleuse.

Il s’applique alors à la tâche, un silence confortable les entourant tous les deux. Owen n’avait jamais été dérangé pour le silence. Il avait grandi dans un silence constant de ses parents, travaillé dans le silence au bureau et savait que le silence entre lui et Valentina n’avait rien de négatif. Après tout, ce n’était qu’une preuve de leur grande concentration à tous les deux. Elle brise le silence, Owen n’a pas encore fini de décorer son plat, il lui lance un regard interrogateur.

Valentina avait tendance à s’inquiéter beaucoup pour les enfants, Owen ne comprenait pas certaines de ses inquiétudes. Il comprenait, bien sûr, le risque mais ne comprenait pas en revanche l’habitude qu’avait sa femme de toujours les surveiller et de ne jamais leur laisser des temps aux calmes, à part. Il reteint cette remarque qu’il jugeait trop piquante en avançant une autre suggestion :

« Tu ne penses pas qu’il vaut mieux qu’on finisse nos tâches avant ? Tu sais, ils commencent à être grands. Tu peux t’offrir le luxe de te détacher un peu d’eux. »

Il accompagne ces dires d’un baiser sur l’épaule de la blonde avant de se retourner vers son plat. Après tout, il ne reste qu’un quart du glaçage à faire et cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps.

« Je finis ce que je suis en train de faire et je vais vérifier qu’Oliver n’a pas utilisé tout ton maquillage et qu’Adeline n’a pas redécoré sa chambre à coup de crayons. »

Il sourit, ces deux bêtises étant déjà des bêtises qu’avaient réaliser les deux petits monstres quand ils étaient plus jeunes. Oliver n’avait que 3 ans quand il avait réalisé cet exploit alors qu’Adeline en avait 6 quand elle avait décidé de repeindre les murs blancs de sa chambre. Tous deux avaient compris que ce n’était pas des choses à faire suite à la réaction de leurs parents. Mais, à présent, Owen n’y pensait qu’avec tendresse et sens de l’humour.

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MessageSujet: Re: Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...   Jeu 27 Déc - 22:22


Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...


S'offrir le luxe de se détacher de ses enfants, Valentina n'était pas sûre du coup, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle avait peur, peur que le petit, surtout, face des bêtises. Six ans, c'est encore bien jeune pour un enfant, encore malicieux et c'est aussi un âge où les enfants n'ont pas forcément conscience de tout les dangers qui peuvent être présent dans leur environnement. Tout en jouant, les enfants ne se rendent pas toujours compte qu'ils font une bêtise. Chaque bêtise a ses conséquences, plus ou moins grave, mais ce n'est pas quand il est trop tard qu'il faut pleurer, geindre et dire que, si l'on avait sut, on aurait d'avantage surveillé les enfants. L'homme a beau déposer un baiser sur l'épaule de sa femme, il n'amoindrit pas les tourments et les inquiétudes de cette dernière pour autant. Elle se fait du soucis pour ses enfants, c'est tout naturel et pour le coup, son époux voit leur petit dernier probablement un peu plus grand qu'il ne l'est réellement. Le problème avec les enfants c'est qu'un accident est vite arrivé, que parfois il suffit d'une seconde d’inattention, d'une minute tout au plus, pour que ce soit la catastrophe.

«- Ils ne sont pas non plus si grands que ça, tu sais... Surtout Oliver...»

Elle grimace comme l'homme retourne à son travail en rappelant à son épouse des bêtises que leurs deux rejetons avaient faîtes par le passé et elle espère qu'ils n'auront pas eut une telle idée en cette après-midi, ni rien qui soit à la hauteur de la catastrophe que ça avait été, car elle n'a vraiment pas que ça à faire, Valentina, dans sa journée surchargée, avec leurs invités qui arriveront plus rapidement qu'il n'y paraît. Même si les petits étaient encore fort jeunes à l'époque et qu'ils avaient bien grandit ce qui limitait les risques, la même ne peut s'empêcher de s'inquiéter malgré tout.

«- Ne parle pas de malheur, je n'ai pas le temps pour une catastrophe aujourd'hui !» assure la jolie blonde en dévisageant son mari, avant de reprendre sa préparation pour finalement jeter un regard à l'horloge fixée au mur, pour voir l'heure qu'il est. «Et qu'Oliver n'ait pas décidé de dessiner sur ses vêtements plutôt que sur la feuille, il en est capable !» certifier Valentina, parce que son fils lui a déjà fait le coup, il y a deux, trois semaines peut-être. Une catastrophe et les vêtements avaient finalement terminés dans la poubelle, irrécupérables. Ce n'était pas le jour pour que son fils se peigne. Ou pire, se tatoue. Sait-on jamais. «Tu as finis avec la bûche ?» questionne la trentenaire en jetant un regard au travail de son époux.
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Owina ♔ Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère...
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