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Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}

Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Dim 23 Sep - 15:19



GABI & HÄNSEL

I need you...



Assise dans le bus dodelinant, je regardai à travers la fenêtre d'un air absent tout en reniflant et en essuyant tour à tour mes joues qui ne semblaient pas vouloir se départir de mes larmes incessantes. Encore une énième fois, je m'étais disputée avec mon père qui pensait avoir la science infuse.
Mais cette fois avait été différente. Plus violente que les autres...
Il ne comprenait jamais rien ! Il ne m'écoutait pas ! Avoir une conversation avec lui, c'était comme tenter de discuter avec un courant d'air et ce soir le ton était monté haut et vite. J'avais essayé de lui dire ce que je ressentais, de lui expliquer pourquoi j'agissais comme je le faisais à enchaîner les conneries etc, mais il avait comme toujours, fait la sourde oreille et continué à me fustiger sans jamais me laisser en placer une !
Il avait raison, j'avais tort, point ! Je n'avais rien à dire d'autre, Benett Rosenthal avait parlé ! Non mais quel con franchement ! Il me demandait de me justifier mais il ne me laissait même pas parler !

Il avait eu des mots durs... Et il avait été implacable. Il était comme ça mon père et après tout, je ne tenais pas mon caractère du Saint Esprit. De ce côté là, il ne pouvait pas me renier. C'était sans doute pour ça que c'était parfois aussi explosif entre nous. Nous nous ressemblions plus que je ne voulais bien l'admettre, à la différence qu'il était cent fois plus égoïste et de mauvaise foi que moi. Moi au moins lorsque j'avais tort j'avais l'intelligence de le reconnaître. Même si à mon opinion, c'était rare que ce soit le cas.
Lorsqu'il s'était enfin tu, j'avais essayé de parler. De desserrer les lèvres afin de lui vider mon sac à mon tour ! Moi aussi j'avais de quoi dire ! Moi aussi j'avais à lui reprocher ! Mais je n'avais pas réussi...
J'étais restée figée comme une idiote devant lui et je m'en voulais pour ça ! J'avais manqué une belle occasion de me soulager du poids que je portais sur mes épaules et surtout sur mon cœur le concernant, mais j'avais beaucoup trop envie de pleurer et je n'avais pas voulu craquer devant lui.
Alors j'avais claqué la porte de la maison et j'étais partie en courant sous un début de pluie battante.
Oh il m'avait appelé ! Je l'avais entendu crier rageusement mon prénom dans la rue alors que je me ruais en pleurant à flots de larmes vers l'arrêt de bus le plus proche sans me retourner. J'étais montée dedans in extremis juste avant que les portes ne se referment, empêchant ainsi mon père de me suivre et avait été m'installer au fond du transport sans un regard de plus dehors.
Les gouttes de pluie commençaient à se faire de plus en plus cinglantes.

Evidemment qu'il pleuvait ! Ça ajoutait du dramatisme à tout ça. Comme si j'en avais besoin... Mes doigts légèrement tremblants, j'envoyai quelques messages à Hans', j'essayai de l'appeler, mais il ne répondit ni à mes sms ni à mon coup de fil. Il devait être occupé mais je m'en fichais. Je voulais le voir.
Les mots de mon paternel ne cessaient de raisonner dans ma tête, me faisant redoubler de sanglots chaque fois que je parvenais à les calmer. C'était peut-être ça aussi qui nous avait rapproché au début de notre relation mon copain et moi ; nos pères étaient de profondes calamités, chacun à leur façon...
J'allais aller chez lui puis ensuite j'aviserai. Pourvu qu'il soit là ! Sinon je l'attendrai devant sa porte. Tout ce que je voulais là tout de suite c'était trouver le réconfort de ses bras.
J'ignorai combien de temps le bus roula à travers la nuit encore jeune. Sans doute une bonne trentaine de minutes avant d'attendre le centre ville. Je regardai les lumières embuées des lampadaires de la ville et des enseignes de publicité défiler à travers la fenêtre sans vraiment les voir.
Je détestais que mon père puisse avoir autant de pouvoir sur moi ! Qu'il puisse avoir la capacité de me faire autant de mal rien qu'avec des mots ou même de simples regards ! Bordel mais il était aveugle ou quoi ?! Il ne voyait pas à quel point il me blessait ? A quel point je souffrais à cause de lui ?!
Non... Bien sûr que non... Il n'y avait que son foutu travail qui comptait ! Que ses clients.
Sa fille ? Pourquoi faire enfin !

- A... Attendez ! me levai-je de mon siège, manquant de louper l'arrêt. Je descends là.

Par reflex je cherchai mon sac sur la banquette mais il était vrai que j'étais partie sans rien de chez moi. Rien d'autre que mon portable. Une fois dehors, je courus jusque chez Hänsel qui heureusement n'habitait qu'à quelques pas de son arrêt de bus.
Je composai le digicode avant de prendre l'ascenseur, me regardai dans le miroir terne de la cabine, mais ne pris même pas la peine de m'arranger. A quoi bon de toute façon ? Mes pleurs se confondaient avec les perles d'eau de pluie sur mon visage, mais mes yeux rougis ne trompaient personne...
Je sortis en entendant le "ding" familier mais me trouvai un peu bête une fois face à la porte de mon chéri. La musique battait son plein là dedans. Zut il faisait une soirée... Je ne connaissais pas tous ses amis, mais ce groupe là ne devait pas être notre bande habituelle, sinon j'aurais été conviée et Emmerich aussi. Je savais que parfois Hans' trainait avec des jeunes plus âgés qui avaient des "contacts" comme il aimait à le dire. A comprendre : ils fournissaient de la drogue.
Il ne s'était jamais caché de ses petits penchants et si au début j'avais tiqué en découvrant celui-là, ses baisers avaient le pouvoir de me faire apparemment jouer les aveugles sur bien des choses... J'hésitai à frapper malgré tout, ne voulant pas particulièrement rencontrer ces gens là.
A vrai dire, mon mec était beaucoup de choses mais néanmoins il avait toujours veillé à ce que je ne tombe pas sur ces types là. Il avait beau avoir un côté sale gosse et me faire faire toutes les conneries possibles et imaginables pour le simple amour de ses beaux yeux, la drogue était peut-être la seule chose de laquelle il avait cherché à me préserver. Si ça se trouve il allait refuser de me faire rentrer pour cette même raison...

Mieux valait que je rentre. Oui c'était mieux.
Non mais je voulais vraiment le voir !
Oui mais... je ne voulais pas participer à ce genre de soirée et surtout pas maintenant.
Non mais j'avais besoin de lui... Vraiment besoin de lui... Là tout de suite.

- Rah ! pestai-je contre moi-même en prenant ma tête entre mes mains à force de me voir partir et revenir à répétition devant la porte.

Tant pis... Je verrai bien.
Je frappai une première fois, puis une seconde et j'attendis. Lorsque la porte s'ouvrit sur Hans' et que je le vis devant moi, mon cœur se gonfla soudain d'un trop plein de pleurs, mais je ne lui dis rien. J'en étais un incapable... Ma gorge était soudain beaucoup trop nouée.
Je me contentai de le regarder, une détresse incommensurable au fond de mes grands yeux bleus larmoyants.



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Dim 23 Sep - 22:46



GABI & HÄNSEL

I need you...



La soirée était prévenue depuis assez longtemps pour qu’Hansel puisse se permettre d’être injoignable. En effet, ce genre de fiesta se faisait qu’en petit comité et apparemment, il allait y avoir du lourd ce soir. En prévision, il avait fait le plein en provision pour ne pas mourrir de faim ou de soif, ce qui était très souvent le cas pour ce genre de moment. Allez, détente ce soir ! Oh que oui, Hansel en avait drôlement besoin surtout depuis sa dernière prise de tête avec sa mère et un vent phénoménal de la part de son père, en pleine négociation avec lui-même. Il n’y avait plus beaucoup de place pour lui dans cette famille, et les seuls moments où il se sentait réellement bien, c’était dans les bras de sa copine ou dans les bras cotonneux de cette magnifique herbe provenant d’une Ile bénie des dieux. Encore fallait-il que le gouvernement comprenne que ce genre de substance n’avait rien d’illicite. C’était une invention tout droit sortie des cieux. « Ce soir, mec, on s’en met plein la gueule !» avait-il eu droit en tapant dans la main de son pote, légèrement retardé par son taff. Il haussa des épaules, un petit sourire au coin, un sentiment de libération et de soulagement sur le visage. Il en voulait et il n’allait pas se faire prier. Tranquillement, il chopa le joint qui filtrait une épaisse fumée noir, tandis qu’il gardait solidement sa bouteille de vodka qu’il avait mélangé à l’orange. Au milieu, trois énormes pizzas trônaient parterre. Les meubles avaient été poussé pour que tout le monde puisse s’assoir au sol, sur des poufs ou sur le divan : « Putain, elle est bonne celle là… » ça lui brûlait la gorge mais la sensation l’ennivrait déjà. Il recracha la fumée âcre par la bouche, il tentera par le nez le prochain tour. « Mec, y’a quelqu’un qui toque là… t’es sûr qu’on est complet ?... » « T’es con, putain ,t’es sérieux ? » Hansel se leva, l’équilibre était encore potable bien que la vodka ne l’aidait pas vraiment : « C’est quoi ce bordel, putain ? » lâcha t-il dans son air fidèlement grognon en baissant la musique. En ouvrant la porte, il découvrit une Gabi abattue. Oh putain… Il n’avait pas prévu cette interruption et pour cause, Gabi était la dernière personne qu’il s’attendait à voir ici, surtout ce soir : « Oh, Gabi… (il remarqua son état), merde, t’es trempée, qu’est-ce que tu fous dehors par un temps pareil ?» s’alarma t-il en essayant de remettre de l’ordre dans son esprit. C’était dur, le joint faisait son effet et engourdissait ses neurones restantes. Il hésita, les “potes” de ce soir n’étaient pas forcément de ceux qu’il aurait aimé qu’elle rencontre. Il n’était pas non plus en état pour raisonner de manière raisonnable, tout ce qu’il voyait, c’était sa copine trempée jusqu’aux os, les yeux explosés. Il lui attrapa le bras tandis qu’elle dégoulinait de pluie sur le vieu parquet de son appart. Dans bref regard vers l’assemblée qui regardait la jeune fille d’un air étonné, Hansel leur dit : « Passez mon tour, je reviens ! » puis il mena Gabi jusqu’à la salle de bain. Une fois que c’était fait, il baissa la cuvette pour qu’elle s’assied dessus. De toute façon, il ne lui avait pas laissé le choix non plus. Il fit volte face et chopa une longue serviette dans un placard pour l’emmailloter. Elle grelottait mais elle semblait ne pas s’en rendre compte. Des larmes coulaient déjà. L’état de Gabi le préoccupait assez pour lâcher deux minutes son groupe alors il s’agenouilla et tout en frottant le corps de Gabi pour la réchauffer, il lui demanda : « Merde, Gabi, tu vas me dire ce qui t’arrive ? »
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Lun 24 Sep - 1:41



GABI & HÄNSEL

Don't Let Me Drown.



I've gotta keep the calm before the storm.
I don't want less, I don't want more.
Must bar the windows and the doors to keep me safe,
To keep me warm
Keep my head above water
Don't let me drown, it gets harder
I'll meet you there at the altar as I fall down to my knees
Don't let me drown

Comment était-il possible de ressentir un tel vide dans ma poitrine ? Elle n'était pas assez grande ! Pas assez profonde pour que je sois capable d'éprouver un truc pareil ! Bon sang ça faisait tellement mal ! La pouvoir des mots... Le pouvoir des regards... Mon père m'avait coupé à vif cette fois. Et je saignais. La plaie coulait comme si la source était intarissable et à cet instant précis, j'aurais pu jurer qu'elle n'allait jamais se refermer et persister à me brûler. Peut-être en garderai-je une cicatrice de celle-ci...

Il pensait tout savoir. Il pensait que l'argent faisant tout. Que parce que je pouvais m'acheter quasi tout ce que je voulais, ça faisait de lui un père présent, puisque je ne manquais de rien.
Non de rien c'était vrai, il avait raison là dessus.
Je ne manquais de rien.
Sauf de lui...

Mais il n'était pas là. Il n'était jamais là. Alors j'avais accouru chez celui qui l'était. J'aurais pu aller chez Ida et Emmerich qui vivaient de l'autre côté de ma rue, mais très franchement je n'avais pas plus envie de voir leur mère qui ne pouvait pas me voir en peinture que mon paternel.
Je voulais Hänsel. Je voulais ses bras autour de moi. Je voulais ses baisers réconfortants. Je voulais son étreinte rassurante. Beaucoup le voyaient comme un voyou et c'était sans doute en partie vrai, mais avec moi il n'était pas qu'une tête brûlée arrogante et trop pleine d'assurance. Il avait aussi ses moments de tendresse au milieu de ses instants de "passion". Il était jaloux, il était provocateur, il était bagarreur, possessif, mais tout ça ne faisait que me prouver qu'il tenait à moi et c'était tout ce que je voulais au fond ; de l'attention et de l'amour.
Hänsel me donnait les deux. Avec lui je me sentais importante. Je me sentais désirée. C'était bien plus que ce que mon père me donnait.

Lorsqu'il m'ouvrit la porte de chez lui, je vis ses lèvres remuer mais je ne l'entendis pas. Ou très peu. C'était comme avoir la tête immergée dans de l'eau. Je bégayai quelque chose d'incompréhensible car tout était flou et ralenti. Les sons étaient sourds et lointains. J'étais comme dans une sorte d'état second et laissai Hansel m'attirer à l'intérieur de son appartement.
Le salon était enfumé. L'air y était acre et épais. J'y promenai vaguement mon regard embué de larmes et le posai tour à tour sur les personnes assises autour d'une table occupés à boire, manger et fumer. Je crois que l'un d'eux me siffla mais je n'en étais pas certaine. Pour le moment, j'étais juste un peu gênée de les voir alors que je me trouvais dans cet état, mais surtout soulagée que mon copain se soit bien trouvé chez lui. Ça allait aller mieux maintenant. Il était là. J'accrochai ma main à la sienne qui tenait mon bras tandis qu'il disait au groupe de passer son tour avant de me conduire jusqu'à la salle de bain.

Il me fit asseoir sur la cuvette des toilettes et la seconde suivante, je sentis une chaleur rugueuse m'envelopper et me frictionner. Je ne m'étais pas rendu compte que je tremblais et que mes mains étaient frigorifiées. C'est une larme chaude perdue sur la peau de mes mains jointes qui me fis m'en apercevoir.
Mon chéri s'agenouilla face à moi sans cesser de me frictionner. Je trouvai son regard et m'y accrochai malgré mes pleurs qui ne voulaient pas me laisser tranquilles et embrouillaient ma vision.

- Merde, Gabi, tu vas me dire ce qui t’arrive ?
- Mon... Mon père il...


Avais-je vraiment besoin d'en dire plus ? Probablement pas. Hänsel savait tout de ma relation conflictuelle avec Maitre Benett Rosenthal, ultra renommé dans tout le pays. Ah ça oui il avait une sacré réputation en tant qu'avocat ! En tant que père en revanche... C'était autre chose...
Hans' savait à quel point je détestais mon paternel et pourtant combien je l'aimais. Je m'étais assez souvent plainte de lui pour qu'il le devine. La barrière était mince entre l'amour et la haine. Fragile. Et avec lui j'oscillais bien souvent entre les deux.
Il y avait une raison pour laquelle je multipliais les conneries. De un ça me faisait me sentir vivante, je courrais après l'adrénaline aux côtés de mon copain avec la sensation d'être une sorte de Bonnie and Clyde des temps modernes, mais aussi et surtout, je savais - ou du moins je l'espérais - que c'était le seul moyen d'attirer l'attention d'un père bien trop absent, bien trop inexistant.
Jusque là, ça avait porté ses fruits en tout cas. Il ne venait pas lorsque je lui demandais de venir me récupérer après les cours pour un moment ensemble. Il ne venait pas lorsque je lui demandais de venir me voir m’entraîner à la patinoire.
Par contre, il se ramenait lorsque le principal du lycée l'appelait. Lorsque le propriétaire d'une supérette lui téléphonait parce que j'avais été surprise en train d'essayer de voler un truc. Ah là il savait se ramener pour me faire la morale oui. Mais inlassablement, il restait le même idiot borné !

"Pourquoi voler ? T'as de quoi payer quand même !"

Toujours la même chanson avec lui. Des questions auxquelles il ne voulait finalement pas vraiment de réponse. Pourquoi voler ? Mais pour te faire chier mon petit papa... Mais de là à ce que tu comprennes...!
Non et non je ne voulais plus penser à lui. Je ne voulais pas en parler. Il en avait assez fait pour ce soir. Dire que tout ça était parti de trois fois rien à la base... Je ne savais même pas comment les choses avaient pu dégénérer à ce point. Je m'étais juste énervée car une fois de plus, il n'était pas rentrer dîner alors que pour une fois j'avais eu envie de cuisiner pour tout le monde... Et est-ce qu'il aurait prévenu ? Bien sûr que non ! Sérieusement c'étaient qui ces clients qui le retenaient soit disant au bureau jusqu'à pas d'heure, au point qu'il ne puisse même pas rentrer manger avec sa famille ?! BORDEL QUOI !

C'était trop pour moi. Un nouveau sanglot me secoua et je me laissai glisser à mon tour à genoux au sol afin de me retrouver dans les bras de mon copain, dans lesquels je me blottis. Je pleurai tout mon saoul quelques longues secondes, déversant tout ce dont j'avais besoin de me libérer, puis me redressai légèrement afin de pouvoir le regarder.

- Je peux rester chez toi ce soir...? lui demandai-je après m'être quelque peu calmée. Je ne veux pas rentrer chez moi. Je ne veux pas le voir...

Je n'étais encore jamais restée dormir chez lui. Ce serait une première.

- Je m'en fiche que tes potes soient là je dérangerai pas, je veux juste rester avec toi. S'il te plait...

Il pouvait boire et fumer franchement ça m'était complètement égale, mais ça impliquait qu'il allait devoir me laisser rencontrer les gens de ce "milieu" qu'il ne voulait pas trop que je fréquente.

- Oh Hans' vous foutez quoi ?! appela une voix depuis le salon. Ramène-la ta copine on a assez pour tout le monde !

Je l'implorai du regard. Je voulais juste rester assise à côté de lui dans le canapé, après il pouvait bien faire ce qu'il voulait. Evidemment, je ne toucherai à rien de ce qui circulait ce soir ! Je ne me droguais pas et je ne comptais pas commencer.
Du moins ça, c'était ce que je croyais...

Pull me up from down below
'Cause I'm underneath the undertow
Come dry me off and hold me close
I need you now I need you most
Keep my head above water
I can't see in the stormy weather
I can't seem to keep it all together
I can't swim the ocean like this forever
And I can't breathe
I lose my breath at the bottom



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 25 Sep - 22:27



GABI & HÄNSEL

I need you...



Les choses n’arrivaient jamais par hasard, Hänsel en savait beaucoup sur la question mais il n’attendait jamais que ça lui tombait dessus. En général, il préférait voir venir les problèmes avant qu’ils n’arrivaient. C’était une cause perdu évidemment. Sinon, autant jouer au loto pour gagner et pas seulement attendre de savoir ce que l’on savait déjà : qu’on avait perdu. Ce soir, c’était un événement plutôt inquiètant. Gabi ne venait jamais sans prévenir et surtout dans un état pareil. Il avait beau réfléchir, il ne pensait pas qu’un jour il la verrait dans un été aussi lamentable. Elle semblait complètement abattue et déconfite, l’odeur de la pluie émanait d’elle ce qui n’arrangeait rien à son état général.

Voyant qu’elle tremblait de tous ses membres, il n’avait pas mis longtemps à réfléchir pour la faire entrer et l’emmener à la salle de bain pour lui donner une serviette. De nombreux scénarios défilaient dans sa tête. Qui avait-elle rencontré ? Avait-elle fait une mauvaise rencontre en chemin ? Avait-elle eu une mésaventure avec quelqu’un ? Hänsel commençait vraiment à perdre les pédales, s’imaginant déjà comment il allait défoncer la tête d’un pseudo inconnu qui aurait fait du mal à Gabi. Oui parce qu’à Gabi, on n’y touchait pas. C’était sa poupée, celle qu’il enveloppait toujours dans du papier bulle pour ne pas la bousculer. Gabi, c’était la seule qui pouvait le comprendre dans son malheur et surtout qui ne le jugeait jamais sur ses choix.

Alors il la pressa d’ouvrir la bouche, il lui exigea de lui dire ce qui s’était passé ? Après tout, peut-être qu’elle n’avait pas eu affaire à mec - déjà mort si cela était le cas, peut-être qu’elle avait eu une autre confrontation houleuse avec son père.

"Mon… Mon père il…"

Il ne pouvait pas que comprendre le tourment de sa petite amie. Autant il avait terminé de pleurer un père absent, autant il savait que Gabi cherchait tout le temps un moyen d’attirer l’attention de son père. Au début, il pensait qu’elle voulait sortir avec lui pour emmerder son paternel et puis, les choses en changé quand il est tombé lamentablement amoureux d’elle. Il la voyait se torturer les méninges jusqu’à ce qu’un gros sanglot revenait de plus bel jusqu’à la faire tomber à genoux et qu’elle lui tombe dans les bras. Maigre était les chances qu’Hänsel puisse rattraper Gabi du premier coup et pourtant, il ne perdit par l’équilibre alors qu’elle s’accrochait à son cou. La colère lui montait au nez, contre un inconnu, il se savait utile mais contre un homme d’une tel puissance que le père de cette dernière, c’était peine perdue. L’impuissance qu’il ressentait, était ridiculement immense. Il voulait déjà tout casser dans l’appart.

Lorsqu’elle avait pleuré tout son saoûle, elle se redressa pour faire face à un Hänsel désabusé. “Je peux rester chez toi ce soir ?” demanda t-elle et le visage de son petit ami se ferma à cette éventualité. Il ne voulait pas mêler Gabi à cette histoire. Même s’il s’infligeait cela, il ne voulait pas l’imposer à la brunette, surtout si elle pouvait passer à côté sans en devenir prisonnière. “Je ne veux pas rentrer chez moi, je ne veux pas le voir…” Il comprenait parfaitement ce qu’elle disait et c’était la raison pour laquelle il avait réclamé son indépendance, sa voiture et son appartement.

J’en sais rien Gabi. Tu sais que je n’aime pas l’idée que tu sois là quand….” Et il y avait autre chose, la Rosenthal n’était jamais restée dormir chez lui et il était rare de participer à ce genre de soirée sans se prendre des vapeurs toxiques en plein visage : “Je m'en fiche que tes potes soient là je dérangerai pas, je veux juste rester avec toi. S'il te plait…” “Là n’est pas la question, Gabi. Tu le sais pourtant !” Il hésitait mais il était évident qu’elle ne bougerait pas d’ici tant que cette histoire ne soit pas réglé.

Oh Hans' vous foutez quoi ?!” Il leva la tête vers la porte fermée et il se rappela qu’il y avait du monde à côté : “Merde…” lâcha t-il en se redressant, aidant la jeune fille par la même occasion. ”Ramène-la ta copine on a assez pour tout le monde !” Il respira, il fallait qu’il réfléchisse et surtout, il fallait que ses idées soient clairs : “Bon okay, tu restes.” Il sortit une nouvelle serviette et un gant de toilette qu’il posa sur le lavabo : “Mais d’abord, tu vas prendre une douche. Tu vas choper la mort dans tes vêtements mouillés. Je vais te passer des vêtements secs. Ensuite…Allez, Hans.. Réfléchis!Tu ne donneras pas ton nom de famille à ces gars, tu es “juste Gabi” et je ne veux pas que tu touches à matériel.” Il prit Gabi par les épaules : “Tu m’as compris ?” Il fixa les yeux bleus turquoise de sa petite amie en posant doucement le pouce et son index sur le menton de cette dernière. Irrésistiblement, il lui posa un baiser délicat puis se décala de l’étreinte.

En peu de temps, Hänsel était sorti et revenu avec un bas de pyjama à carreau rouge et noir et un t-shirt des Ramones noir : “Tiens ma puce. Fait vite !
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mer 26 Sep - 21:03



GABI & HÄNSEL

Don't Let Me Drown.



Mon copain ne semblait clairement pas enclin à me laisser rester à son appartement... En temps normal j'étais aussi têtue que lui et il le savait, mais pour le coup ce soir il pouvait facilement me mettre dehors... J'étais tellement mal que je n'aurais pas la force de lui résister bien fort.
Je craignais tellement qu'il ne me dise un non ferme et mon cœur battait à cent à l'heure, telle une suplicière attendant sa sentence... Je n'avais pas vraiment conscience du "danger" que certaines personnes présentes dans son salon pouvaient représenter pour moi, mais Hänsel lui, sans doute que si. Que ferai-je si il en venait là ? Si vraiment malgré mes suppliques il refusait que je reste parce que je tombais précisément durant sa soirée fumette...? Je repartirais sans doute airer dehors telle une âme en peine...

Peut-être que je pourrais essayer d'aller chez Saskia ? Non... Je n'avais pas envie de me retrouver entre les deux jumelles ce soir...
Chez Ida ? Non plus. Je ne voulais toujours pas devoir avoir à supporter le regard de sa mère sur moi et en plus je serais beaucoup trop proche de la maison, ce qui était précisément l'opposé de ce que je souhaitais.
Aiden alors ? Peu probable... Je ne connaissais pas son fiancé et je n'étais pas certaine qu'il aurait apprécié que je débarque au beau milieu de la nuit comme ça sans prévenir.
Je ne voulais pas aller chez ma tante non plus. Elle m'aurait accueillie sans soucis, mais elle aurait aussi informé mon père de ma présence chez elle afin qu'il ne s'inquiète pas et je voulais précisément qu'il passe une nuit blanche à se faire un sang d'encre à se demander où j'étais passée.
Lisa ? Elle m'aurait sans doute forcée à parler poussée par son inquiétude pour moi. Je ne voulais pas parler... En plus le sujet "Chaton" finirait sans doute par popper à un moment donné ou à un autre vu qu'elle ne parlait quasiment que de son mec et très franchement les quadra, pas ce soir !
Je pourrais aller au bar de Thorn à la limite. Y rester jusqu'à la fermeture et aviser ensuite... Je me calerais sur un tabouret au coin du bar en attendant que les heures défilent jusqu'à l'aube... Ensuite... ensuite je ne savais pas... Peut-être que je pourrai revenir ici...?
Oui mais non. Moi je voulais être avec Hansel là tout de suite. J'avais besoin de lui et mon regard chargé de détresse le lui hurlait derrière les perles salines qui obstruaient mes grands yeux bleus. Je me sentais comme en chute libre et je voulais juste qu'il m'attrape. Pitié qu'il ne me laisse pas  m'écrouler au sol. C'était froid et humide. Douloureux. Je voulais sa présence. Je voulais sa chaleur. Je voulais me réfugier contre lui jusqu'à ce que mon cœur cesse de hurler.

Oui je savais qu'il n'aimait pas que je sois chez lui quand ces "potes" là étaient présents. Oui je savais qu'il n'aimait pas que je le vois se droguer et oui je savais qu'il ne voulait pas que je touche à ça. Mais je n'en avais pas l'intention ! J'avais juste besoin de lui moi ! Je n'avais pas choisi ce qui s'était passé ce soir. C'était arrivé c'est tout !
Je sursautai légèrement en entendant la voix retentir depuis le salon et mordis ma lèvre inférieure, tique que j'avais lorsque je me sentais gênée ou nerveuse. Mon copain jura et m'aida à me relever avant d'enfin céder.

- Bon okay, tu restes. Mais d'abord, tu vas prendre une douche. Tu vas choper la mort dans tes vêtements mouillés.

Un sourire soulagé éclaira mon visage. J'essuyai mes joues du revers de ma main tandis qu'Hänsel sortit une nouvelle serviette du placard ainsi qu'un gant de toilette.  

- Je vais te passer des vêtements secs. Ensuite… Tu ne donneras pas ton nom de famille à ces gars, tu es juste "Gabi” et je ne veux pas que tu touches à matériel. Tu m’as compris ?

Je hochai vigoureusement la tête. J'étais une Rosenthal. Mon nom était connu. Ma famille avait une certaine notoriété et mieux valait que ces mecs ne sachent pas qui j'étais, je comprenais ça.
Je laissai Häns' m'embrasser, avec un goût de trop peu. J'adorais lorsqu'il faisait ça. J'aurais préféré débarquer et ne l'avoir que pour moi, pouvoir me blottir contre lui et me réfugier dans ses baisers toute la nuit, mais je me contenterai de ça. Du moins pour le moment.
J'étais déjà beaucoup trop contente qu'il me laisse passer la nuit chez lui étant donné les circonstances.
Hans' sortit et je me regardai dans le miroir qui me faisait face. J'avais les yeux rouges et gonflés, mais j'avais aussi les lèvres violettes et je grelottais. Bon sang je faisais peine à voir ! Elle était loin la Gabi que tout le monde connaissait et adulait au bahut pour sa beauté ! Je ne ressemblais plus à rien ! P'tain et mon chéri m'avait vu comme ça... Super...
Au moins je n'avais pas la morve au nez c'était déjà ça !

La porte se rouvrit et il me tendit un bas de pyjama et un tee shirt que je pris avant qu'il ne me laisse seule afin que je puisse me doucher. Je verrouillai derrière lui et me défis de mes vêtements détrempés qui me collaient désagréablement à la peau. Je tentai de les étendre tant bien que mal sur le radiateur éteint de la salle de bain puis me glissai dans la douche.
L'eau chaude vint immédiatement me brûler l'épiderme et je frissonnai le temps de me faire à la température. Mes orteils étaient aussi bleus que mes doigts tremblants ! Sous la cascade s'écoulant du pommeau, je fermai mes yeux tout en inspirant profondément et frottai mon visage, frictionnai mon corps jusqu'à cesser de sentir le froid me mordre et m'entraver. Il me fallu quand même plusieurs minutes, mais peu à peu je parvins à me réchauffer.

Je sortis du bac m'envelopper dans une serviette et effaçai la buée du miroir afin de m'y observer à nouveau. La douche m'avait fait du bien. J'avais déjà repris un visage un peu plus humain. J'attrapai une brosse qui traînait par là et démêlai mes cheveux trempés avant de les secouer tête en bas afin de les décoller de mon crane, puis enfilai la tenue que m'avait prêté mon chéri.
J'attrapai son tee-shirt et le portai à mon nez, le respirant à pleins poumons. Ça sentait Hans'... J'adorais son odeur... Elle avait quelque chose d'apaisante et de rassurante. Je le nouai sur mon nombril laissant apparaître mon piercing où dansait l'initial du prénom de mon copain et sortis de la pièce qui avait à présent des airs de sauna encore fumant...

J'entendais les rires des inconnus et la voix de mon petit ami raisonner depuis le salon. Je sentais également l'odeur des joints venir chatouiller mes narines, mais elle ne me dérangeait pas. A vrai dire, je la préférais à celle de la cigarette.

- Fiouuuuu eh beh ! commenta un des mecs lorsque j'entrai dans la pièce afin de rejoindre Hansel sur le canapé. Tu l'as trouvé où celle-là, mec ?
- Tu nous as pas habitué aux princesses Hans' !
plaisanta un autre.

Je ne les regardai même pas, mais si SEULEMENT ils pouvaient lire le fond de mes pensées ces deux abrutis ! Il savait ce qu'elle lui disait "celle-là" ?!
Et l'autre là ! Ca va je savais que Hansel était un coureur de jupon avant qu'on sorte ensemble ! Pas besoin de me le rappeler ! Aujourd'hui il était avec moi !

Je pris place à l'opposé de tout le monde et me blottis étroitement contre mon copain. Mon regard circula afin d'observer un peu les visages présents. Ils étaient tous quand même plus âgés que moi. Le plus vieux devait avoir à peu près 25 ans et je n'aimais pas sa tête. Toutes les substances semblaient sortir de ses poches en tout cas...

- Haha, c'est clair ! Tu fous quoi avec un mec comme lui ma belle ? Viens voir papa. C'est quoi ton p'tit nom ?
- J'ai pas de "p'tit nom" Ducon.
me dégageai-je de la main qu'il tendit vers moi.

Oups... C'était sorti tout seul...
Il y eu un moment de silence perplexe, puis le groupe éclata de rire avant de me complimenter sur mon caractère... Tant mieux si ça les amusait, moi ce soir je n'avais pas le cœur à ça. Ils continuèrent de rire de moi, de me taquiner sur ma répartie, sur mon physique...
Je les ignorai royalement et sortis mon téléphone qui vibrait de ma poche afin de voir qui c'était. Mon père évidemment... Mon père qui me sommait de rentrer immédiatement et qui voulait savoir où j'étais. Il pouvait toujours courir !
J'adressai un regard à Hans' et éteignis mon portable avant de le laisser tomber entre les coussins du canapé et de me serrer un peu plus contre le corps de mon copain, mes pieds repliés contre moi.
Fuck it.



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 2 Oct - 0:23



GABI & HÄNSEL

I need you...



Hansel retrouva ses compères et sa place initiale. Ils se connaissaient depuis pas mal de temps et c’était avec un sourire qu’il accueillit les remarques déplacées de ces derniers : “Ouais bah je ne tape pas dans la basse court, qu’est-ce que vous croyez !” lança t-il en réclamant le joint d’un revers de la main. Ce dernier avait pas mal raccourcit : “Et allez-y mollo les mecs, okay ?” finit-il par dire lorsque la douche s’arrêta de couler. “Wow, ça va t’inquiète. On est pas des monstres !” Hansel tira sur le joint qu’il avait entre les doigts tout en riant jaune. Pour lui, non ce n’était pas des monstres, c’était pire, seulement des hommes. Il prit une profonde respiration quand Gabi sortit de la salle de bain vêtu de ses vêtements, ceux qu’il avait choisi avec soin. Il se concentra sur la bouteille qu’il tenait à la main pour ne pas l’enfoncer dans le crâne des mecs qui parlaient à Gabi. Il jugeait bon de garder son cul enraciné dans le canapé pour ne pas chanceler vers la folie.

Tu ne nous as pas habitué aux princesses, Hans’!” L’intéressé but une grosse gorgée de sa bouteille, la termina en s’installant correctement. Il sentit la jeune fille se coller à lui alors il posa un main sur ses jambes, prêt à bondir. “Va jouer sur l'autoroute, Connard !” lâcha seulement le garçon en prenant le joint qui, malheureusement, touchait à sa fin et pendant qu’il tirait dessus une dernière fois, il entendit : “Haha, c'est clair ! Tu fous quoi avec un mec comme lui ma belle ? Viens voir papa. C'est quoi ton p'tit nom ?
J'ai pas de "p'tit nom" Ducon.” Surpris, Hansel se retourna vers sa belle, en fronçant les sourcils. Avait-il bien entendu ? Un grand silence s’installa dans la pièce, même la musique de fond ne faisait pas le poids face à l’interrogation générale. Cette réponse provenait bien de cette nana ? Et puis tout le monde s’était mis à rire, charmé par la répartie qui n’était pas habituelle  “ Garde-là celle là !” Ou encore : “Putain la nana, elle en tient une bonne !” Le poing de Hans se forma peu peu.

Le visage fermé, Hansel se tourna vers Gabi mais il se reprit lorsqu’il remarqua son geste. Elle voulait de la sécurité, elle voulait être auprès de lui alors s’il venait à fracasser la gueule de celui qui venait de la toucher, elle serait obligée de retourner chez elle et lui, en taule. Alors, il éteignit le joint dans le cendrier à moitié rempli, usé avant de dire  : “Ecoute mec,” Il était froid, distand mais un sourire avenant s’afficha malgré sa froideur : “Tu touches encore une fois ma nana, je te préviens, tu vas prendre mon manche à balais dans le cul et à sec.” avait-il dit en se servant une nouvelle bière, située avec d’autre, dans une glacière près de lui : “ça va, je plaisante, t’as pas d’humour ! Tiens prend ça, ça va te détendre !” lui souffla son distributeur à bonheur. “T’es prévenu !” souffla Hansel qui accueillit un nouveau joint, tout beau, tout propre. Hansel serrait encore les dents mais rapidement, le joint eut l’effet escompté, les poings se déserrèrent en même temps que sa mâchoire.

Bon les mecs, vous êtes gentils mais c’est tout ce que vous avez à raconter ?” finit-il par dire, en repositionnant sa mèche. Sous cette invitation, il récupéra le joint et tira dessus en s’adossant au canapé, tout à côté de Gabi. Il souffla la fumée âcre du côté opposé de sa copine et se tourna vers elle : “ça va bébé ?” lâcha t-il seulement, alors qu'il entendait ses potes parlaient joyeusement de leurs anciennes conquêtes. “Hey Hans’, ta copine veut pas une latte ? ça lui ferait du bien !” avait interpellé un copain, amical : “Non. Elle touche pas, c’est mort.” souffla Hansel en retirant dessus, nerveux. Il regarda ensuite Gabi puis redonna le joint au suivant : “Viens !” dit-il d’une voix un peu étouffé. Une légère fumée blanche sortait du nez du Downey quand il posa ses lèvres sur celle de la brunette. Doucement, il laissa la fumée s’infiltrer dans la bouche de cette dernière. Le jeune homme n’était pas enclin à ce genre de chose. Il ne voulait même pas que Gabi goûte à ce monde mais depuis dix minutes, elle respirait la même air pollué que lui. Le résultat aurait été le même et il l’avait laissé entrer de toute façon.
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mer 3 Oct - 22:45



GABI & HÄNSEL

Just Once...



D'habitude, j'étais joviale. D'habitude, j'étais bavarde. D'habitude, j'étais pétillante. D'habitude, j'étais celle qui attirait toutes les attentions...
Pas ce soir... Ce soir mon regard était perdu dans le vague et j'étais renfermée sur moi-même à ruminer ce qui s'était passé chez moi avec mon père... Je ne me ressemblais pas. J'étais comme éteinte et bien que mes sanglots avaient cessé grâce au réconfort de la présence d'Hänsel, j'avais toujours les larmes aux yeux qui menaçaient à tout moment de venir tracer leur sillon humide sur ma peau légèrement allée grâce au beau soleil que nous avions eu cet été et à mes nombreuses séances de bronzette au bord de ma piscine.

Mon regard se perdit aléatoirement dans le salon. J'entendis vaguement les échanges autour de moi mais je n'y prêtai pas attention... Je n'y arrivais pas. Mes pensées étaient ailleurs. Ici sans être là d'une certaine façon. Les voix de Hansel et ses amis étaient sourdes et lointaines à mes oreilles. Comme raisonnant dans un couloir distant...
Je me serrai un peu plus contre mon chéri si c'était possible lorsqu'il prit ma défense. J'avais l'impression désagréable d'avoir un trop plein d'air dans mes poumons et que qu'importe à quel point je respirais, je ne parvenais pas à m'en libérer. Ma gorge était toujours aussi nouée et si j'ouvrais la bouche pour parler, j'allais pleurer à nouveau à coup sûr.
Alors je me tus. Je me laissai driver à travers les vapeurs de la pièce dans laquelle je me trouvais et regardai l'appart de mon copain en me disant qu'il était trop enfumé et qu'il faudrait ouvrir la fenêtre. Puis l'écran de télé éteint. Hans' pourrait quand même y mettre un coup de chiffon... On devinait une fine pellicule de poussière dessus... Je passai ensuite à ses étagères sur lesquelles trônait son bordel organisé. Il y avait un album de musique que je lui avais prêté il y a quelques jours...

- Ça va bébé ?
- Hmm ?
me tira-t-il de mes pensées.

Je levai mes yeux bleus vers lui en tentant de contenir mes larmes de mon mieux et hochai la tête. Je lui disais oui, alors que non. Oui ça allait car je n'étais plus chez moi. J'étais avec lui. Mais non ça n'allait pas car je n'arrivais pas à passer à autre chose...

- Hey Hans', ta copine veut pas une latte ? Ça lui ferait du bien !

Je regardai soudain le joint sans doute comme Blanche-Neige aurait regardé la pomme empoisonnée avant de croquer dedans. C'était de la drogue, je n'avais jamais touché à ça et je ne voulais pas commencer.
Mais... autour de moi, tout le monde était... de plus en plus "détendu" et alangui sur les pouffes disposés autour de la table basse. Clairement, ils avaient l'air d'aller bien mieux que moi...
Je mordis ma lèvre inférieure, soudain emprise à un dilemme dont je ne me rendis même pas compte. Ma tête me disait clairement non, ce n'était pas contestable.
Mais mon corps lui disait oui...

- Non. Elle touche pas, c'est mort.

Ouf. Hans' fit passer le joint, éloignant ainsi l'objet de l'interdite tentation. Je n'arrivais pas à croire que je venais véritablement de songer à céder à ça... C'était vraiment n'importe quoi !

- Viens !

Viens ? Viens quoi ?
Euh... Wow wow wow wow wow qu'est-ce qu'il faisait là !? Je me reculai légèrement en le voyant s'approcher, mes yeux écarquillés.

- Hans'... protestai-je d'une petite voix incertaine.

Je sentais tous les regards braqués sur moi... Mais surtout celui de mon copain. Ses yeux verts avaient le don de me faire oublier beaucoup de choses... En particulier mes résolutions... Nous n'étions pas en couple depuis si longtemps que ça non plus et je voulais tellement lui plaire à lui que toutes les nanas convoitaient et qui n'avait que l'embarras du choix, que je le suivais toujours dans toutes ses frasques.
Attention hein je n'avais jamais à me faire prier bien longtemps. Mais là c'était différent. J'étais plus réticente. Un peu apeurée aussi. Mes parents m'avaient tellement rabâché en boucle les méfaits de la drogue et de l'alcool depuis des années, que je crois que c'était inscrit dans ma génétique de craindre ces machins.
Pourtant, bien que mes doigts agrippés nerveusement à mon tee shirt, je laissai mon copain m'embrasser et souffler doucement entre mes lèvres. Je tentai de lui rendre son baiser, mais la fumée me surprit et vint brûler ma gorge et mes poumons. Je me dégageai vivement et me mis à tousser tout ce que je pouvais, tentant de reprendre mon souffle.
Berk ! Moi qui n'avait jamais fumé de ma vie, j'étais servie pour le coup ! J'attrapai la bière d'Hänsel afin de faire passer tout ça dans le bon trou et de parvenir à respirer à nouveau, ce qui eu moins eu le don de bien faire rire l'assemblée.

- Tu veux essayer à nouveau, me retendit-on le joint.

Je secouai la tête. HORS DE QUESTION que je retouche à ce truc !
Les éclats de rire redoublèrent face à ma réaction, me faisant me renfoncer dans le canapé. Le mec le plus âgé qui avait posé sa main sur moi plus tôt, fouilla dans son bastringue et sortit alors un comprimé qu'il me tendit :

- Tiens, prends ça c'est plus facile.

Je ne compris pas vraiment le silence qui se fit alors dans le salon.

- Euh... mec c'est peut-être un peu violent quand même si elle a jamais fait ça.
- Vu son état ça lui fera que du bien ! Tu veux quelle couleur ? Tiens un bleu comme tes jolis yeux.


Du bien... Je voulais être bien. Je voulais être détendue. Je voulais oublier. Evidemment je n'avais pas conscience de ce qu'il me donnait.
Tout ce que je savais c'était que je n'arrivais pas à me sortir de la tête les paroles de mon père. J'étais furieuse contre lui ! Contre ce qu'il avait fait et dit ! Je voulais lui faire du mal en me faisant du mal.
Ce ne serait l'affaire que d'une seule fois après tout...

- Donne, tendis-je ma main.



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Ven 19 Oct - 10:10



GABI & HÄNSEL

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Comme il le pensait, les imprévus suivaient Gabi à la trace et la voilà, entouré de junkie, rempli de dope dans les poches. C’était l’une de ces soirées où il ne demandait rien à personne. C’était comme ça, il en avait besoin d’autant qu’il bossait pour en avoir l’opportunité. Forcément, il ne pouvait pas prévoir que sa petite amie allait encore se prendre la tête avec son père et qu’elle n’allait pas trouver refuge dans l’appartement de ce dernier. C’était vraiment à contre coeur qui l’avait rentré, la jeune fille était trempée et désespérée. Il ne savait pas comment elle avait fait le chemin des beaux quartiers jusqu’aux plus craignos mais vu sa tête fantomatique, elle avait du en effrayer plus d’un.

Donc il était hors de question pour Hans de lui fermer la porte au nez mais, il lui était difficile d’accepter qu’elle tombe dans la même connerie que lui : la drogue. Lui, c’était un échappatoire, un besoin de se consoler et d’oublier ses problèmes familiaux. Son état léthargique lui donnait du baume au coeur or, Gabi ne devait pas voir les choses comme ça alors il refusa à la première tentative. Non, Gabi ne deviendra pas une camée comme il en connaissait beaucoup. Il aimait son innocence, sa joie de vivre et son franc parlé. Il avait envie de la protéger mais elle respirait la même air pollué, c’était déjà un peu tard à ce niveau-là. “Vu son état ça lui fera que du bien ! Tu veux quelle couleur ? Tiens un bleu comme tes jolis yeux.

Agacé, il regarda la main que lui tendait Gabi avant d’attraper la pilule au vol : “Gabi, c’est pas n’importe quel pilule ok ? Si tu prends ça, y’a des effets hein !” lâcha t-il alors qu’il reçu à son tour une pilule : “T’inquiète mec, je lui ai donné une faible, la dernière de mon stock. Allez, destresse. On la respecte ta nana.” En soit, il ne respectait pas vraiment la “nana” mais surtout la “crèche” dans laquelle il était sûr de pouvoir se bourlinguer la gueule pendant des heures. Et puis, il restait son pote aussi alors Hänsel regarda sa copine : “Fait comme tu veux ma puce mais si t’y vas, j’y vais aussi.” lâcha t-il maladroitement. Le nouveau pét’ était un peu plus puissant que le dernier, les effets lui étaient montés au cerveau plus rapidement. Aurait-il accepté sans les effets euphorisant de l’herbe ? Peu probable. Ceci dit, sans ça, il ne l’aurait même pas fait entrer. C’était trop dangereux, la tentation de la nouveauté était trop oppressante dans son appartement. Et il était loin de pouvoir lui faire la morale.

Par contre, c’était ma dernière. La rouge est pour toi, mon chou.” Et il en donna une aux autres, complètement au hasard. Le jeune homme prit la pilule entre son autre main : “J’y vais si t’y vas.” répéta t-il, portant la pilule rouge à ses lèvres, tendant la bleu à Gabi.
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Ven 19 Oct - 23:37



GABI & HÄNSEL

I'M NOT THAT FRAGILE...



Je ne connaissais pas grand chose à la drogue. Je m'en étais toujours tenue loin. Mes parents avaient bien fait leur travail de ce côté là et le fait que mon oncle Henry aie été envoyé par mon père dans un centre de désintoxication à cause de son addiction à ces trucs m'avait également bien dissuadé de m'en approcher.
Lorsque j'avais aperçu Hänsel pour la première fois et que j'avais demandé à mes amies qui c'était, elles avaient gloussé avant de me le décrire comme étant juste le mec après couraient toutes les nanas du bahut, malgré le fait qu'il avait quitté le lycée depuis déjà 2 ans. Il passait tous les jours devant les grilles et ça suffisait à émoustiller toutes les ados aux alentours. La première fois, je n'avais pas compris la cohue qui s'était emparée des filles autours de mes copines et moi... Toutes s'étaient ruées aux grilles ou s'étaient mises à ricaner entre leurs mains en lui lançant des œillades timides.
J'avais compris en le voyant. Il était beau comme un dieu avec ses cheveux de jais et ses yeux verts. Sa mèche rebelle lui donnait un côté bad boy qui forcément attirait l'attention... Puis il était plus âgé que les gamins de ma classe qui passaient leur temps à être lourds et vulgos. Häns' avait son propre appartement. Sa voiture. J'avais immédiatement ressenti quelque chose dans ma poitrine lorsque nos regards s'était croisés et j'avais décidé que je le voulais, qu'importait la concurrence. On m'avait prévenu qu'il buvait, qu'il fumait, mais surtout qu'il était volage. Qu'il ne s'attachait pas. Le Casanova de Hambourg quoi ! Mais ça ne m'avait pas dérangé. A la base je ne cherchais pas un petit ami. Je voulais juste prouver que je pouvais avoir qui je voulais. J'étais la fille la plus populaire du lycée, lui le mec le plus convoité. On devait forcément finir ensemble non ? C'était un peu comme dans les films américains ! La pompom girl avec le quaterback ! Les gens s'attendaient à ce qu'on finisse ensemble après tout ! C'était limite obligé !

Et je m'étais laissée prendre à mon propre jeu. Hänsel m'avait plu. On s'était plu. Sous ses airs de vilain garçon caractériel et froid, il était finalement incroyablement attentionné. Il me donnait ce après quoi je courais depuis des mois et que mon père ne me donnait pas : de l'attention. De l'amour. De l'intérêt. J'adorais ressentir ça. J'adorais qu'il soit jaloux. J'adorais qu'il parte en vrille même pour les raisons les plus débiles. Ca me prouvait qu'il tenait à moi. Qu'il était prêt à se battre pour moi. Pour m'avoir près de lui.
Mais lorsque j'avais découvert qu'il prenait de la drogue... J'avais tiqué. On m'avait toujours rabâché les dangers de ce machin et on m'avait toujours dit d'en rester le plus loin possible.
Sauf que je n'avais pas voulu m'éloigner de mon copain... J'avais eu peur qu'il me quitte si je lui disais d'arrêter, alors je l'avais laissé faire. C'était pour cette même raison que j'avais commencé à boire et ensuite à fumer occasionnellement. Par peur de ne pas rentrer dans les cases pour être sa petite amie. Il avait eu tellement de copines ! Il avait tellement l'embarras du choix ! Je ne voulais pas lui donner d'idées et de raison d'en préférer une autre à moi juste parce que "je ne savais pas m'amuser" ou lâcher prise...
C'était aussi une des raisons pour lesquelles je ne lui avais pas encore dit que j'étais vierge... J'avais peur qu'il rit. Ou qu'il préfère avoir une femme d'expérience dans son lit et me dégage. J'avais peur de ne pas savoir m'y prendre correctement ! Qu'il soit déçu ! Ca me stressait d'ailleurs. Il allait bien finir par le découvrir ! Jusqu'à présent j'avais réussi à détourner un peu le truc et à trouver quelques excuses lorsqu'il tentait un rapprochement plus physique, mais ça n'allait pas durer éternellement...

Pour lui, j'avais déjà fait des tonnes de choses que je n'aurais jamais faites en temps normal. Et ce soir, je prenais un tournant assez drastique. Je ne savais pas ce que l'ami d'Hänsel me tendait, pas plus que je ne savais pourquoi tout le monde me regardait comme ça...
Celui qui me tendait la pilule bleue était plus âgé que tout le monde et il ne fallait pas sortir d'Harvard pour deviner qu'il était très certainement le dealer, ou du moins le fournisseur de tout le monde. Un autre soir qu'aujourd'hui, j'aurais probablement réussi à ne pas céder. J'aurais laissé faire mon chéri et ses potes et je me serais contentée de boire quelques bières. Mais ce soir c'était différent... J'étais mal dans ma peau, mal dans ma tête, mal dans mon cœur. Je voulais m'échapper de tout ça. Je voulais partir loin de mes problèmes et de ma douleur. Alors lorsque ce mec dit que ce comprimé ne pourrait me faire que du bien vu mon état, je ne pus que tendre la main.

Il s'approcha afin de me la donner, mais Hänsel fut plus rapide et la saisit à ma place, me faisant me tourner vers lui avec une grimace désapprobatrice. Pourquoi il me le prenait ? Je voulais me sentir bien ! Pourquoi il voulait m'en priver ? Il le faisait bien lui depuis que j'étais arrivé !
Evidemment j'ignorais que la drogue concentrée dans le cachet était bien plus forte et dangereuse que ce qu'il fumait avec ses potes depuis que j'étais arrivée.

- Gabi, c'est pas n'importe quelle pilule ok ? Si tu prends ça, y'a des effets hein !

C'était le moins qu'on puisse dire. L'ecstasy était autrement plus violente qu'un pétard... Mais je n'avais absolument pas conscience de ce qu'on cherchait à me faire ingurgiter. J'étais beaucoup trop loin de tout ça.

- Et alors ? Je suis avec toi.

Il veillerait non ? Puis ça pouvait pas être si pire que ça leur truc ! Si tout le monde le faisait ici, pourquoi pas moi ?
Le distributeur affirma que de toute façon, ce n'était pas fort. Mais zut à la fin ! Je n'étais pas en sucre ! Pourquoi est-ce que je devais prendre un truc faible ? Le but était de me détendre ! Si c'était faible, autant ne rien prendre du tout !

- Fais comme tu veux ma puce mais si t'y vas, j'y vais aussi.

Mon regard alla de mon copain au comprimé. J'hésitai. Hänsel avait quand même déjà beaucoup fumé... Est-ce que je pouvais l'entrainer là dedans aussi...? Sans doute que oui ? Si il estimait ça dangereux de toute façon, il ne me laisserait pas en prendre ?

- Par contre, c'était ma dernière. La rouge est pour toi, mon chou.

Ah parce que LUI il avait droit à une forte ? Mais non quoi ! Il avait fumé et tout ! C'était pas juste ! Pourquoi est-ce que moi je devais un truc qui n'aurait sans doute aucun effet tellement ça serait mini dosé et que Hänsel lui pouvait continuer de défoncer ses nerfs ? Moi aussi je voulais les endormir ! Moi aussi je voulais éteindre mon cerveau pour la soirée !
Mais encore une fois, j'ignorais de quoi je parlais... Ni à quoi je m'exposais...

- J'y vais si t'y vas, me redit-il en portant le comprimé rouge à ses lèvres tout en me tendant le bleu.

Je me redressai sur le canapé, mes jambes repliées sous mes fesses et mordis ma lèvre inférieure, comme je le faisais souvent lorsque je me sentais nerveuse ou tiraillée dans un choix.
Finalement, j'approchai mes doigts de la pilule et... attrapai la rouge des lèvres de mon copain au lieu de la bleue et l'avalai direct afin d'être certaine qu'il ne me la reprendrait pas. Qu'est-ce que papa dirait de ça hein ?!
Maintenant, j'espérais que ça ferait effet rapidement. J'en avais plus qu'assez de cette douleur à mon cœur...



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 6 Nov - 22:14



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Hänsel regardait autour de lui, il remarquait que quelque chose n’allait plus depuis que sa copine était entrée dans son appartement en pleine soirée. Evidemment, il n’allait pas la laisser dehors surtout après ce qui s’était passé avec son père mais quelque chose clochait. Il était déjà bien entrain de divaguer et il pouvait en dire autant de ses potes, à moitié affalée dans son salon. Il ne voulait pas de Gabi dans ce monde puisque une fois entrée, on n’en sortait plus. Ou alors, c’était particulièrement galère à gérer. Il ne savait pas quoi faire. Sans Gabi, il n’aurait pas hésité à avaler la pilule et à son grand damn, le propriétaire des pilules étaient plutôt enclin à lui en donner, il lui en mettait même une sous son nez. Par un vieux réflexe de protection, Hänsel avait attrapé la pilule bien avant qu’elle ne touche sa copine et préféra la mettre en garde. Pour lui, c’était déjà une bonne chose de faite mais les arguments de ses potes n’étaient pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Et pas d’une sourde étant donné que la jeune fille lorgnait sur les deux petits bonbons qui étaient désormais dans sa main. “J’y vais si t’y vas.” dit-il. Après l’avoir dit, il se sentait plutôt ridicule parce qu’au final, allait-il vraiment se laisser aller alors qu’il se retrouvait dans une pièce avec quatre camés et Gabi, pauvre fille innocente qui ne savait pas dans quoi elle mettait les pieds. “Gabi no-” Il s’interrompit lorsqu’il avait vu la pilule rouge disparaitre dans la bouche de cette dernière. Elle l’avait prit par surprise, il aurait du s’y attendre, niveau spontanéité, elle le distançait d’au moins trois wagons. Que faire, il lui tendit sa bière pour que le cachet passe plus facilement tandis que ses potes, hilares, félicitaient Gabi et demandaient à Hänsel d’être plus détendu. Une fois qu’il récupéra sa bière, il avala trois gorgées après avoir mis la pilule bleue dans sa bouche. Le joint arriva juste derrière et ne pu s’empêcher de tirer une belle latte avant de faire passer, ignorant délibérément sa copine pour l’herbe. Après tout, elle n’avait pas du tout apprécier ce qu’il avait fait précédement. Peu à peu, il sentait ses muscles se détendre et son esprit s’allégé alors que la tournante de pilule se termina : “Elle en a dans le pantalon, ta copine !” souffla l’un des mecs alors qu’Hänsel ria bêtement, posant une main sur la cuisse de Gabi. Il avait beau tombé peu à peu dans la brume, il n’en restait pas moins possessif, gare à celui qui allait tenter une approche. “On a plus de bière les gars !” annonça un mec plus petit et enrobé : “Je vais en chercher.” déclara t-il, rangeant la pilule dans la poche avant de sa chemise. Quelle bonne idée de rester claire sur la voie publique. Un autre prit son téléphone de sa poche de jean qui vibrait comme un diable, il se leva pour s’éloigner et alla terminer son joint en répondant. Le distributeur ambulant se leva à son tour pour aller au petit coin alors Hänsel se tourna vers Gabi : “Tu n’aurais pas du faire ça, Bê ! Tu sais pas dans quoi tu es entrain de tomber..” Sa tête devenait lourde, mollement il porta la bière à sa bouche mais elle était vide, il la laissa tout simplement tombé à ses pieds, sur le sol. La main libre, il la posa sur la joue de sa copine et attira son visage vers le sien et l’embrassa. "Pourquoi as-tu pris la rouge ? Ce n'était pas la plus forte tu sais, la couleur n'avait rien à voir, c'était ce qu'il y avait d'inscrit dessus qui était important. Pourquoi crois-tu que j'avais réagit lorsqu'il allait te donner la bleue ?"  
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Ven 9 Nov - 22:33



GABI & HÄNSEL

I think I'm loosing my mind...



Je m'attendais à des cris, à ce qu'il explose, mais Hänsel resta étonnement calme. Je me laissai choir dans le coin du canapé, mes jambes repliées contre moi, attendant sa foudre. Elle allait peut-être arrivé une fois son choc passé. Ses amis eux en tout cas, riaient comme des tordus ou me félicitaient de mon geste "couillu" pour reprendre leurs mots...
Je passai ma main sur ma gorge comme pour m'aider à faire passer la petite pilule qui avait du mal à glisser et mon chéri dut le remarquer, car il me tendit sa bière. Je la saisis et en but quelques gorgées avant de la lui rendre. Je ne le quittai pas des yeux lorsqu'il avala à son tour le comprimé, celui qui m'était destiné.

- Allez Häns' déstresse ! Haha ! Elle est fabuleuse ta meuf ! T'as pas une sœur Gabi ?
- Non, pas de sœur.


La joint revint rapidement entre les mains de mon chéri qui tira allègrement dessus avant de le tendre à son voisin. Je regardai ce truc minuscule se consumer entre les mains qui se le passaient d'un air à la fois hésitant et méfiant.
Pourquoi est-ce qu'ils aimaient tant ça ? Cette drogue ? Je les observai tous un à un et me rendis compte que par rapport à quand j'étais arrivée tout à l'heure, tous semblaient beaucoup plus... léthargique. Détendus.

- Elle en a dans le pantalon, ta copine !

Il posa une main possessive sur ma cuisse et je revins me blottir contre lui. J'aurais aimé qu'on soit seuls... Je posai ma tête contre son épaule tandis qu'autour de nous, le vide commença à se faire. L'un alla chercher de la bière, l'autre répondre à son téléphone et encore un autre aux toilettes.

- Attends ! arrêtai-je celui avec le joint entre ses doigts. Donne.

Le type lança un regard incertain vers Hänsel, puis me tendit la chose avant de s'éclipser. Je regardai la cigarette entre mes doigts avec une certaine méfiance, puis... la portai à mes lèvres avant de tirer dessus comme j'avais vu le faire Häns' à plusieurs reprises.
Berk ! Je fis une grimace de dégoût et jetai ce machin dégueu dans le cendrier déjà plein.

- C'est super pas bon ton machin ! Ouark ! Comment tu fais ? J'y toucherai plus jamais !

Du moins c'était ce que je croyais... Car très vite, plus rapidement que pour la pilule, j'allais en ressentir les effets... et en tomber amoureuse...

- Tu aurais pas du faire ça, Bé ! Tu sais pas dans quoi tu es en train de tomber.

Je haussai mes épaules. Je m'en fichais de ce vers quoi j'étais en train d'aller ! N'importe quoi m'allait tant que je cessais de penser à mon père et à notre dispute de ce soir. C'était tout ce que je voulais. Oublier. Du moins pour cette nuit...
Je me calai encore d'avantage contre le corps si chaud de mon chéri et le respirai tout en fermant mes yeux. J'adorais son odeur. Elle avait le dont de me transporter en temps normal, mais là plus qu'autre chose, elle m'apaisait. Je me sentais en sécurité, même si je venais de me mettre clairement en danger en avalant ce cachet.
Mais évidemment de ça, je n'en avais absolument pas conscience. Pour moi ça ne pouvait pas être si grave. Je n'avais aucune idée de ce que pouvait provoquer l'ecsta ou même de ce que c'était. Enfin je savais que c'était une drogue bien sûr, mais mes connaissances à son sujet s'arrêtaient là. De plus, j'ignorais que c'était ce que je venais de prendre.

La main d'Hänsel douce, vint encadrer mon visage et m'attira à lui afin de m'embrasser. Je lui rendis son baiser, trop heureuse de ce moment de tendresse, tout en glissant un peu plus sur lui, me retrouvant rapidement à califourchon sur ses cuisses. Je ne lui avais toujours pas confié que j'étais vierge, mais là ma tête n'y pensait même pas. C'était curieux comme sensation. C'était soudainement comme si mes pensées étaient embrumées. Comme si je sombrais dans une eau peu profonde qui rendait mes mouvements plus lourds, mais aussi plus fluides. Je me sentais... détendue. Présente, mais ailleurs à la fois. C'était comme m'observait depuis l'autre côté d'un miroir...

- Pourquoi tu as pris la rouge ? Ce n'était pas la plus forte tu sais, la couleur n'avait rien à voir, c'était ce qu'il y avait d'écrit dessus qui était important.
- Mais pourtant...
- Pourquoi crois-tu que j'avais réagit lorsqu'il allait te donner la bleue ?
- Parce que tu voulais pas que j'en prenne tout court. Il a bien dit que la bleue était sa dernière "faible". Donc désolée mon cœur, mais c'est toi qui a pris celle pour les lopettes !


Je le taquinai d'un sourire radieux et revins l'embrasser tout en nouant mes bras autour de son coup.

- J'ai pris la rouge parce que je ne suis pas une gamine !

Si peu en réalité...

- Je ne suis pas en sucre et j'en ai marre qu'on me dise toujours quoi faire... Je voulais en prendre une normale ! Une forte qui me ferait quelque chose ! Pas un espèce de "sous-machin" sans effet !

Ouais ! Un "sous-machin" ! Parfaitement !
En réalité, ce "sous-machin" m'aurait défoncé tout autant - bien qu'avec moins de violence - que la rouge que je venais de prendre, car elle aurait été ma toute première drogue dure... Je n'avais aucune idée de ce dans quoi je venais effectivement de tomber, comme l'avait dit Hänsel.

- Par contre je ne sens strictement rien... C'est supposé me faire quoi ?

Les effets n’apparaîtraient pas avant une petite heure.
Pour le moment je ne me sentais pas différente alors je ne voyais pas pourquoi tout le monde en avait fait tout un foin lorsque l'autre m'avait tendu ce comprimé ! D'ailleurs si le fournisseur avec laissé le sachet sur la table, j'en aurais probablement pris un deuxième afin de pousser les effets inexistants !

- Wow ! Bah ça va on se calme les amoureux ! On peut vous laisser seuls si vous voulez !
- Bonne idée...
marmonnai-je en levant les yeux au ciel tout en quittant les genoux de mon copain.

Je repris ma place et m'allongeai, ma tête sur les cuisses d'Hänsel. Je commençais à être fatiguée... La dispute avec mon père, mes larmes, ma course jusqu'ici, mes larmes à nouveau... Mes nerfs se relâchaient grâce au joint et je baillai tandis que peu à peu le groupe se reforma autour de la table.
Au bout de quelques secondes, je m'endormis contre mon chéri, tournant le dos au reste du monde.




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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Ven 9 Nov - 23:58



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Hänsel voulait s’énerver mais le joint et l’alcool ingurgité avant puis après l’arrivée de la jeune fille, lui faisait voir les choses d’une manière beaucoup plus relaxante. Il ne comprendrait même pas que Gabi s’interroge à ce niveau-là. Il était stone déjà et l’excta n’avait pas encore fait son effet. C’était encore tôt pour s’avancer. “Parce que tu voulais pas que j'en prenne tout court. Il a bien dit que la bleue était sa dernière "faible". Donc désolée mon cœur, mais c'est toi qui a pris celle pour les lopettes !” Il éclata de rire, c’était franc lorsqu’il entendit “lopettes” dans la bouche de sa copine, c’était tellement plus hilare. Il acquiesça sans trop savoir ce qu’elle voulait dire par “je ne suis plus une gamine.” parce qu’elle l’était encore aux yeux de la loi et si on venait à la découvrir sous l’effet de drogue, Hänsel savait ce qu’il pouvait encourir. En sachant que son père était un célèbre avocat, il pouvait même se prendre perpet’. Alors il leva les yeux en hochant la tête bêtement aux paroles de sa copine. Il l’aimait, il ne pouvait même pas lui dire “non”. Si sobre, l’effet qu’elle avait sur lui l’enquiquinait, il trouvait ça plutôt mignon. “Bien, je suis une lopette alors !” s’amusa t-il en lachant un rire grave. Sa copine se montrait plus entreprenante, à croire que tout ce qu’il y avait autour d’elle n’existait plus. A califourchon sur Hänsel, elle bougeait et venait l’embrasser comme il aimait qu’elle le fasse. A croire que l’ambiance et la fumée avait fait vrillé toutes les anticipations de la jeune fille envers lui. “Par contre, je ne sens strictement rien… C’est supposé me faire quoi ?” Il posa ses deux mains sur les fesses, palpant généreusement les rondeurs de ces dernières : “Déjà, le joint te relaxe et le reste, t’enlève toute ehem… toute..; Comment je pourrais dire ça..” Il cherchait ses mots, incapable d’y mettre des mains et puis, elle bougea doucement sur lui, réveillant quelque chose de beaucoup plus sournois que la drogue : “Bé...Doucement..” Il lui prit un baiser en ramenant ses mains sur ses cuisses : “T’es entrain de m’allumer là..” souffla t-il un sourire sur le bout des lèvres. “Ce n’est pas que ça me dérange mais nous ne sommes pas…” “Bah ça va on se calme les amoureux ! On peut vous laisser seuls si vous voulez !””...seuls.” Son regard quitta celui de sa copine pour voir son pote pendant ce temps, Gabi marmonna en descendant de son perchoir : “Bonne idée.” Ce n’était pas sans effet qu’Hänsel camoufla ce qui pointait de son pantalon suite au petit jeu de sa petite amie, à l’esprit embrumé. Il se redressa alors qu’elle s’allongea et posa sa tête sur la cuisse de jeune homme. “Elle va bien ?” demanda le plus inquiet et Hänsel lui répondit : “Ouais les gars, on va écouter la soirée !” Il attendit que tout le monde revenait dans la salle et déposa laissa Gabi sur le canapé, à moitié endormie : “Je suis désolé, je ne savais pas qu’elle allait débarquer.” “C’est rien vieux.” Le garçon sortit quelques billets qu’il donna au dealer et le remercia d’être venu quand même : “On refait ça quand tu veux. Je t’offre celui de ta copine. Elle ne va pas trop en profiter à c'train là !” A peine plus clair que lui, Hänsel les remercia avant de fermer la porte. Soudain, une fois plongée dans le silence, il passa à la salle de bain. Devant son miroir, il en profita pour se raffraichir, la pilule allait commencer à se diluer dans son sang, il devait agir rapidement. “Allez Häns, tu as connu pire !” Il prit une profonde respiration, referma les robinets et retrouva Gabi qui dormait profondément. Avec un peu plus de difficulté dans son état, il prit la jeune fille dans ses bras et l’emmena dans sa chambre. Son lit était défait, il ne le faisait jamais. Maladroitement, il la coucha et plaça la couverture sur son lit. Demain, elle n’allait ressentir qu’une grosse fringale et peut-être un mal de tête, d’ici deux ou trois jours, elle n’aura plus aucune trace de ce qu’elle venait d’ingurgiter. Plus que abruptement, il s’affala sur le fauteuil de son bureau aménagé dans sa chambre. Il avait libéré une pièce pour Emmerich, il lui avait demandé s’il pouvait venir passer l’été chez lui, se libérer un peu de l’emprise de sa mère. Se sentant de plus en plus lourd, il se tassa un peu plus en regardant Gabi dans son lit. C’était surement la meilleure façon qu’elle pouvait passer les effets de la pilule. Surement.  
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 13 Nov - 20:37



GABI & HÄNSEL

WHAT'S HAPPENING ?



Je ne me sentis absolument pas partir lorsque je m'endormis sur les genoux de mon copain. J'avais juste voulu me mettre à l'aise contre lui, mais le sommeil mêlé à mon trop plein d'émotions évacuées et encore contenues m'avait terrassé. Je n'avais fermé mes yeux que pour quelques secondes, sauf que mon corps en avait décidé autrement et j'étais à présent plongée dans une somnolence ans rêve.

Je ne vis absolument rien de ce qui suivi. Je ne sentis pas Hänsel se lever et me redéposer doucement sur son canapé afin de raccompagner ses hôtes, pas plus que je ne captai le départ du petit groupe ou encore n'entendis la porte d'entrée se refermer sur eux.
Je remuai néanmoins légèrement lorsque mon chéri revint me prendre dans ses bras afin de me porter jusqu'à son lit, mais je ne rouvris pas mes yeux pour autant. Je me sentais beaucoup trop bien ainsi blottie dans sa chaleur. Ca faisait du bien un tel sentiment de plénitude et d'apaisement. Dans un soupire délicieux, je calai ma tête contre son épaule, un léger sourire à mes lèvres qui quelques heures plus tôt avaient tant été malmenées par mes dents à cause de mon stress.
C'était un tique que j'avais. Je me mordillais souvent la lèvre lorsque je me sentais mal ou en porte à faux et la dispute avec mon père m'avait causé ces deux sentiments à la fois. Je n'arrivais pas à le comprendre... C'était à croire qu'il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour me décevoir et me faire du mal ! Parfois j'avais l'impression qu'il en faisait exprès ! Qu'il s'était donné pour mission sacrée de faire de ma vie et surtout de notre relation une éternelle déception...
Pourquoi est-ce qu'il ne m'aimait pas comme moi je l'aimais ? Pourquoi est-ce qu'il ne s'occupait pas de moi ? Il ne me sollicitait jamais ! Jamais il ne prenait le temps de passer un vrai moment avec moi ! De venir me voir patiner à mes entraînements ou à mes compétitions ! De venir me chercher à la sortie des cours...
Pourquoi est-ce qu'il me donnait si peu d'importance ? Son travail, son travail, toujours son travail ! Toujours ses clients ! Mais et moi dans tout ça ?! Pourquoi est-ce que je n'étais jamais suffisante à ses yeux ? Pourquoi ?! Qu'est-ce que j'avais qui faisait qu'il passait son temps à me fuir !

Avec Hänsel j'oubliais tout ça. Je découvrais autre chose que cette indifférence si pesante que j'avais quotidiennement de mon paternel. Avec mon copain, même si nous n'étions pas ensemble depuis super longtemps, j'apprenais ce que ça voulait dire que de me sentir voulue. Aimée.
Même si là encore, nous ne nous l'étions pas encore dit. "Je t'aime", c'étaient deux petits mots qui me faisaient assez peur. Mon père me disait souvent qu'il m'aimait, mais ça sonnait tellement faux à mes oreilles ! Il n'avait clairement aucune idée de ce que ça voulait vraiment dire pour moi !
Du coup je m'étais promis que lorsque je le dirais à un garçon, ce ne serait pas à la légère. J'aimais Hänsel, j'en étais même dingue, mais je ne me sentais pas prête à le lui dire. Pas encore. Pas tant que je serais pas certaine de ne pas me prendre une veste de sa part en tout cas...
Toujours est-il que même si la déclaration d'amour n'avait pas encore été faite de sa part comme de la mienne, avec lui je me sentais bien parce que je me sentais importante. J'adorais par exemple le fait qu'il soit possessif avec moi. Qu'il soit jaloux. J'aimais qu'il se batte pour moi en boîte ou dans la rue lorsqu'un mec me regardait d'un peu trop près.
C'était peut-être un peu narcissique de ma part, mais ça me rassurait quant à ce qu'il éprouvait à mon égard. Il voulait que je sois avec lui. A lui. Häns' ne supportait pas qu'un autre m'approche ou m'enlève à lui. Que je me détourne de lui.
Je ne pouvais pas en dire autant de mon père...

Il m'installa dans son lit et me couvrit avant de s'installer lui-même dans un fauteuil près de moi. Je dormis un peu plus d'une heure, confortablement installée dans les "puces" de mon chéri. Ses draps portaient son odeur et le matelas le souvenir du poids de son corps.
C'est le temps qu'il fallut à la MDMA pour se diffuser dans mon sang et empoisonner mon organisme de ses vices... Les effets "sympas" à savoir la stimulation mentale, le bien-être et la diminution de l'anxiété me permirent de bien dormir et de me plonger dans un imaginaire fabuleux, mais je n'en profitai que dans mes rêves.

Vue de l'extérieure, je paraissais calme. Sereine. Mais au fil des minutes, je quittai mon cocon de bien-être et commençai à remuer dans le lit de mon petit-ami, l'expression de mon visage se crispant légèrement. Je me mis à bouger. A gesticuler sous la couette. Mon souffle se fit plus rapide. Plus saccadé. J'avais chaud ! Pourquoi est-ce que j'avais aussi chaud ? Il me fallait du frais ! Il fallait que je respire. De quelques coups de pieds maladroits, je repoussai les couvertures au pied du matelas et tirai sur mon tee-shirt qui bien que ample paraissait m'étouffer, avant d'enfin rouvrir mes yeux.
J'avais la gorge sèche et mon palpitant semblait prêt à sortir de ma poitrine. Je cherchai Häns du regard, m'attendant à le trouver à côté de moi dans le lit, mais il n'y était pas. Je le trouvai assis dans son fauteuil et me dis que la chambre autour de nous était étrangement floue... Je clignai des paupières afin de rendre ma vision plus claire, sans succès. Oh puis ces bouffés de chaleur !

- Bébé... J'ai chaud...

Ma peau était perlée de sueur malgré l'agréable température de l'appartement et pourtant elle était aussi saisie de frissons... C'était beaucoup trop étrange.
Ah ! Et en plus je crois que j'avais des crampes !

- Aïe !

Bordel ça faisait mal !

- Häns... Je me sens pas super bien... Je... Oh merde !

Soudain bien réveillée, je plaquai ma main sur ma bouche et me traînai hors du lit, jusque dans le couloir avant de me propulser vers la salle de bain. Je pris quand même le temps de fermer derrière moi puis me jetai sur les toilettes pour vomir mes tripes ! La pièce n'était pas bien grande, aussi je fis en sorte de bloquer la porte du bout de mon pied car je n'avais pas eu le temps de verrouiller à clé... C'était HORS DE QUESTION que mon petit ami entre et me voit comme ça !

C'était naze ! J'expérimentais tous les mauvais effets de la drogue sans même avoir pu profiter de ses "bienfaits" ! Il avait fallu que je m'endorme ! Mais mon corps rejetai la substance... Il n'était pas habitué à être soumis à ce genre de traitement. Le patinage m'imposait une hygiène de vie drastiquement saine même si j'adorais bouffer comme 4 et en plus mes parents m'avaient toujours fait la moral quant à la drogue. Je n'y avais jamais touché de ma vie. Ce soir était une première et clairement, l'ecsta me retournait complètement. Je me sentais pire que mal !
Je vomissais oui, mais au delà de ça je tremblais des tous mes membres ! J'étais perdue entre froid et chaleur. Entre larmes et frissons. Surtout que je n'avais rien mangé depuis un moment. Tout ce que j'avais ingurgité, c'était la bière de mon copain et ce comprimé... Je n'avais rien à rendre et c'était une torture intérieure tant ça me tirait !
Rah puis mes cheveux qui m'aidaient pas ! J'avais beau les repousser ils revenaient toujours m'emmerder ! Bon sang il fallait que ça m'arrive à moi ! On était au début de notre relation Häns' et moi ! Et j'étais en train de gerber dans ses toilettes ! SUPER QUOI ! Bonjour la honte ! Je n'arriverais plus jamais à le regarder en face après ça ! Je voulais mourir...





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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mer 21 Nov - 21:52



GABI & HÄNSEL

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La soirée ne s’était finalement pas passé comme prévu. Hänsel devait être entrain de planer, de refaire le monde avec ce qui allait devenir ses meilleurs amis en l’espace d’une soirée. Grand moment de solidarité précaire où la drogue et l’alcool faisaient disparaître les barrières de tout le monde. Il avait pensé à ça depuis des mois, ne pouvant pas se permettre ce genre fioritures tous les jours. Il n’était pas très riche, ne gagnait pas forcément beaucoup d’argent suivant les petits boulots qu’il réussissait à avoir. Impossible pour ce jeune homme de se poser, il ne savait jamais ce qu’il voulait vraiment tirer de cette vie qu’était la sienne. Impossible même de chercher un modèle quand son propre paternel n’avait même pas conscience du mal qu’il pouvait infliger dans sa crise de la quarantaine. Non au lieu de planer et de rire comme un niais, il réfléchissait à tout ce qui venait de se produire dans son appartement. L’arrivé de ses potes, les premiers bedos, les premiers cadavres de bouteille jetés à la poubelle et puis, il y avait eu l’interruption théâtrale de Gabi.

Impossible pour lui de la laisser repartir, de la repousser. Et s’il lui arrivait de penser à aller voir ailleurs de temps en temps, il n’avait jamais cessé d’aimer cette fille. Douce et coriace tout à la fois, ses émotions d’adolescentes la faisant agir avec l’impétuosité d’une tigresse et la fragilité dans laquelle il l’avait récupéré. S’il pouvait se plaindre de son père, il ne pouvait pas dénigrer la détresse dans la jeune fille était. Son père ne lui accordait de l’attention qu’en présence des Forces de l’Ordre, ce qui n’était qu’un encouragement pour elle. Il l’avait bien compris, contrairement à son paternel. Tout comme il l’avait prévu, il commençait à s’endormir quand il entendit : “Bébé, j’ai chaud..” Un oeil s’était ouvert avec difficulté, la pilule, les joints et l’alcool commençant doucement à faire son bonhomme de chemin. Il comprit peu à peu qu’elle se sentait de plus en plus mal alors il l’aida à retirer la couverture et son t-shirt : “C’est bon, calme toi.. “ avait-il dit, à moitié dans le gaz lui même. “ça va pass-..” “ Häns... Je me sens pas super bien... Je... Oh merde !” Il regardait complètement hébété sa petite amie s’extirper violemment dans son lit et de sa chambre et rapidement, il comprit la raison. “Et merde..” lâcha t-il en revenant au bord de son lit pour se prendre la tête entre ses mains. En se passant les mains dans les cheveux, il se releva pour aller rejoindre la souffrante. C’était quitte ou double les effets médicamenteux et pour la jeune femme, cela allait être surement la dernière fois que cela allait se produire : “Ouvre moi, la porte !” avait-il dit, tout en s’appuyant sur la chambranle : “Gabi…” lâcha t-il beaucoup plus doucement, revenant à lui, comme par magie : “Bé… Ouvre moi la porte…” souffla encore une fois et il l’ouvrit mais quelque chose la bloquait : “Allez, j’en ai vu d’autre !” tenta t-il de la rassurer parce qu’il savait qu’elle n’allait pas bien, qu’elle se sentait surement submergée par des sensations qui lui étaient complètement nouvelles. Sans grande force, il avait réussi à entrer et la retrouva très mal : “Allez viens !” Il l’aida à se lever et l’emmena jusqu’à la salle de bain en la soutenant : “Je prends soin de toi..” Enfin, il essayait surtout. La jeune fille était prise de tremblement, elle semblait avoir froid. Alors il lui retira le peu de vêtement qui lui restait soit, son jogging. Il en fit de même pour lui et il fit couler l’eau : “Allez.. Viens !” C’était dur pour lui, il n’alignait pas beaucoup de mot tant la drogue faisait beaucoup de chose pour lui. Peut-être n’allait-il pas s’en souvenir mais au moins, il agissait. L’eau chaude coula sur la jeune femme et lui. Pour la caler, il l’enlaça par la taille et la serra tout contre lui.

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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Dim 25 Nov - 22:52



GABI & HÄNSEL

DID WE DO IT ?



Je n'arrivais pas à croire qu'un truc pareil m'arrivait ! J'étais couchée sur la cuvette des toilettes de mon copain quoi ! Je n'aurais pas pu imaginer pire scénario ! On était au début de notre relation ! Je devais avoir l'air parfaite à ses yeux ! Être sexy et glamour ! Pas la tête dans ses WC à vomir mes tripes ! Je sortais avec Hänsel Downey bon sang ! Le Hänsel après qui toutes mes copines courraient ! Le Hänsel qui faisait baver chaque nana du lycée et mettait un terme à toutes leurs occupations dès qu'il passait devant le lycée, pour qu'elles puisse le mater ! Qu'est-ce qu'il allait penser de moi après un truc pareil ? Il ne devait pas me voir dans cet état, c'était mort ! Je devais être parfaite à ses yeux et non pas avoir l'air d'une serpillère décrépie ! Si il posait ses yeux sur moi là, avec la tronche que je devais avoir jamais il ne me dirait "je t'aime" un jour ! Et je ne lui en voudrais même pas d'ailleurs ! Je me ferais fuir moi-même !

- Ouvre-moi la porte ! l'entendis-je appeler de l'autre côté.
- NON !

J'eus à peine le temps de répondre que je replongeai la tête la première dans la porcelaine du toilette... Je dégageai maladroitement mes cheveux de mon visage en nage tandis que des larmes vinrent couler le long de mes joues fiévreuses. Bon sang ce que ça faisait mal de vomir de la bile !

- Gabi... Bé... Ouvre-moi la porte...
- Non !
toussai-je.

Je crachai un bon coup - bien que discrètement, qu'il n'entende pas - et me laissai tomber sur le sol, roulée en boule sur moi-même. La fraicheur du carrelage me fit du bien quelques seconde, mais ça ne dura qu'un bref instant. Je sentais le mal aise grandir à moi et m'étreindre dans ses serres, jusqu'à me faire sangloter douloureusement.
Je me sentais tellement mal ! Je n'avais même pas idée qu'il était possible d'éprouver un truc pareil ! Avec force, je fermai mes yeux afin de lutter de mon mieux contre l'élan de vertiges qui voulaient m'emporter, mais dans l'obscurité c'était pire encore. La pièce toute entière tournait à une vitesse affolante et dans ma tête il n'y avait plus qu'une enclume infernale qui me frappait incessamment les tempes. C'était comme être serrée dans un étau de fer et pressée jusqu'à me briser ! Mon crane allait exploser et moi j'avais beau essayer de respirer profondément, j'étais incapable de me calmer. L'air me brûlait chaque fois qu'il pénétrait mes poumons et pourtant, c'était comme si je n'en aspirais jamais assez...
Le carrelage sous mon corps léthargique paraissait mou. Je tentai d'y poser une main afin de me redresser, mais j'eus l'impression qu'il se dérobait sous moi et lâchai l'affaire. J'avais enfin cessé de vomir, ce n'était pas pour recommencer.
J'allais rester pour toujours ici sans bouger et puis voilà ! Je ne voulais plus jamais quitter ce sol.

Mais Hänsel ne semblait pas d'accord avec cette conception de mon avenir...
Contre mon pied qui bloquait toujours le chambranle, la porte se mit à pousser mais je tins bon. Je ne voulais pas qu'il rendre !
J'avais beau être aussi vivace qu'un légume, ma volonté à ce que mon chéri ne me voit pas dans cet état et reste dehors était plus forte encore que la drogue qui ravageait mon corps et ma tête !

- Häns' s't'euplait non ! Ah !

Bon sang je n'arrivais plus à respirer...
Je suffoquais et je mourrais de chaud, pourtant je tremblais de tous mes membres... Doucement, je roulai sur le dos afin d'alléger ma cage thoracique, je rouvris mes yeux sur le plafond qui semblait soudain prêt à descendre sur moi. Il tombait ! Les murs se resserraient et m'oppressaient ! Tout allait m'écraser !
Il fallait que je respire ! Pourquoi je n'arrivais pas à respirer ?! Je savais le faire pourtant ! Pourquoi est-ce que c'était si dur ?! Et pourquoi est-ce que je me sentais frigorifiée alors que chaque parcelle de mon corps était moite de sueur ? Je sentais mes cheveux coller à mon front et à ma gorge ! Jamais de ma vie je ne m'étais sentie comme ça. C'était horrible...
Autour de moi, c'était le brouillard. Rien n'avait de sens et je peinais à analyser tout ce qui était en train de se passer.  

- Allez, j'en ai vu d'autres !
- N... Non...


Ce n'était plus qu'un murmure. Une plainte presque inaudible. Ma gorge était tellement sèche ! Tellement pâteuse... Sans savoir trop comment, je parvins à poser ma main lourdement contre mon front afin de contenir les élans de nausées qui me prenaient en proie, lorsque la porte poussa ma jambe et s'ouvrit sur Hänsel.
NON !!!! NON NON NON NON NOOOOOOOOON ! Il fallait qu'il ressorte ! Il ne fallait pas qu'il me regarde ! Non !
La panique me pris et je voulus me tourner, me cacher, mais si je faisais un mouvement, je mourrais. J'en étais sûre. Pourtant je ne pouvais pas rester comme ça face à lui et prise de panique à cause du dramatisme extrême de la situation, mon cœur s'emballa dans ma poitrine qui se mit à se soulever avec une frénésie anormale et douloureuse.

- Allez viens !
- Häns'... n...


Non il ne fallait pas que je bouge ! Il ne savait pas ! Il n'avait aucune idée de ce que ça me faisait lorsque je remuais !
Je voulus protester lorsqu'il tendit les bras vers moi, le lui dire, mais aucun son ne sorti de ma bouche et Hänsel me releva bien malgré moi. Je gémis et dodelinai de la tête lorsqu'il me tira vers lui. Bordel j'allais être malade à nouveau... J'eus l'impression de tomber en chute libre et que mes veines allaient éclater lorsqu'il me souleva.
La suite, je n'y captai rien. J'étais prise dans une sorte d'état second, entre inconscience et demi somnolence. La drogue m'assommait totalement et mon vertige avait été trop brutal lorsque mon chéri m'avait prise dans ses bras pour m'emmener. Je ne savais plus où j'habitais...
J'avais vaguement conscience d'être à nouveau debout, mais tout le reste n'était qu'un gigantesque flou bordélique. Je tanguais, je bougeais, mais je n'avais aucune idée de ce qui se passait. J'étais aussi inerte qu'une poupée de chiffon entre les bras de mon amoureux qui acheva de me déshabiller et me porta sous la douche avec lui.

J'étais ailleurs. J'étais partie. Pourtant lorsque ma joue trouva le contact de sa peau, ressentit la chaleur et l'odeur de son corps qui peu à peu se communiquèrent au mien, je parvins à retrouver lentement le sens de la réalité. Häns' me serra contre lui afin de me caler et rapidement, l'eau chaude vint couler sur nous. Je tiquai, frémissant légèrement au contraste de température entre mon épiderme et la douche, mais je me laissai rapidement aller contre lui, aussi désarticulée qu'il était possible de l'être.
Peu à peu, mon corps se régula et je me remis enfin à me mouvoir légèrement, rouvrant mes yeux pour découvrir le mur face à moi. Je buguai quelques secondes dessus, puis réalisant enfin où j'étais et avec qui, je soupirai et me raccrochai à Hänsel, enroulant mes bras autour de lui. La drogue m'alanguissait et me désinhibait d'une certaine façon. Je ne réalisai même pas que j'étais complètement nue contre mon petit ami, face à qui je ne m'étais encore jamais déshabillée ! Et plutôt que de flipper complètement comme je l'aurais normalement fait, je me lovai contre son torse et nichai mon visage au creux de son cou, tout en collant mon corps au sien. Enveloppée de sa présence, je me sentais bien. Je me sentais en sécurité. Tellement, que je commençai à effleurer sa peau du bout de mon nez... et à l'embrasser...

Hänsel et moi avions été très tactiles dès le début de notre relation. J'étais un électron libre avec une spontanéité parfois un peu trop pressante, mais il s'en était vite accommodé. Nous étions constamment collés l'un à l'autre lorsque nous étions tous les deux, qu'il y ait du monde autour de nous ou pas. Il fallait qu'on se touche. Qu'on s'embrasse. J'étais sur ses genoux ou contre lui en permanence. Lui ne se tenait jamais près de moi sans une main possessive sur ma cuisse ou un bras autour de mes épaules. Notre relation était passionnelle. Comme celles que j'avais fantasmé en regardant mes films à l'eau de rose ou mes séries préférées ! Il avait beau être adulte, moi j'étais encore plus ou moi une ado. J'étais une enfant rêveuse au fond de moi. Une vraie romantique et à mes yeux, Hänsel était mon prince charmant. Sauf qu'au lieu d'être un chevalier blanc, c'était un chevalier noir ! BIEN PLUS SEXY QUOI !
Son côté bad boy m'avait tout de suite attirée. Il était le flirt avec le danger. Avec l'interdit. Hänsel était plus âgé, indépendant, il avait sa voiture, son appartement... Dès que je l'avais vu je l'avais voulu. Je ne savais pas qui il était au début. Je n'en avais eu que des échos en demandant à mes copines qui était ce mec que toutes reluquaient ; Hänsel Downey.
J'aurais su savoir qui c'était apparemment, mais ce n'était pas le cas. Pourtant, je lui avais souri et était repartie en cours. J'avais mordillé mon crayon en pensant à lui tout le reste de l'après-midi, intriguée et bien décidée à aller le rencontrer la prochaine fois que je le verrais !

Au début, j'avais cru que ce serait juste un genre de "jeu". Un petit défis relevé, histoire de dire que moi j'avais réussi à avoir un rendez-vous avec lui là où les autres avaient échoué, car à 20 ans Häns' ne s'intéressaient pas aux "gamines" du lycée. Sauf que je m'étais laissée avoir par ses beaux yeux et son sourire ravageur. Une soirée avec lui n'avait pas suffit ! Il était addictif ! Il faisait battre mon cœur à l'adrénaline. Avec lui je m'étais sentie respirer vivre. Certes pour faire des conneries, mais ça faisait un tel bien de sentir mon sang pulser dans mes veines de la sorte !
Après le déménagement de Berlin pour Hambourg, j'avais eu du mal à me plaire. Les relations avec mon père avaient dégénéré, j'en voulais à ma mère de nous avoir fait venir ici, mon frère m'insupportait et je commençais à peine à me faire de nouveaux amis. Häns' avait débarqué là dedans comme un point d'encrage et une véritable tentation pour mon cœur d'adolescente en plein éveil de ses sens et de ses envies.
J'avais fait de mon mieux pour le séduire. J'avais réussi là où  les autres s'étaient pris un mur ; je l'avais fait se mettre en couple ! Lui, sortait avec une fille ! FIXE ! On ne le voyait plus avec une nouvelle nana chaque soir ! Il était avec moi. Mes sourires, mes grands yeux azur, mon caractère provocateur et un peu grande gueule, ma fragilité masquée et sans doute aussi mon compte en banque bien rempli avaient suffit. J'étais une princesse oui. Mais une princesse voluptueuse et aventureuse...

Ainsi blottie contre mon copain, je ne me rendais pas compte du chemin que je prenais. Si j'avais souvent provoqué et flirté avec Hänsel et sa patience quant au fait de coucher ensemble, nous n'avions pas encore franchi le pas depuis les quelques semaines de notre relation. Je le laissais croire que j'avais déjà fait l'amour avant lui puisqu'il en était aussi persuadé que tous les autres et que si je faisais traîner les choses, c'était que je voulais seulement qu'on prenne notre temps.
Je ne voulais pas qu'il sache que j'étais vierge ! C'était la honte ! Puis je me disais que le moment venu, ça passerait inaperçu. On le ferait et hop, ni vu ni connu ! Ce serait aussi simple que ça ! Y'avait rien de sorcier après tout !
Abandonnée dans l'étreinte de mon petit ami, encore à moitié perdue dans les méandres de l'ecstasy qui troublait mes idées, ma bouche remonta le long de son cou et suivit la ligne de sa mâchoire jusqu'à ses lèvres que j'effleurai des miennes sans jamais les embrasser complètement. La douceur pouvait être diablement incandescente telle que j'en jouai et je crois que je mettais le feu aux poudres là...
Est-ce que ce soir allait être le soir ? LE fameux soir où j'allais perdre ma virginité ?! Quelques questions à la con vinrent alors me percuter à cette idée. Des questions EXISTENTIELLES : est-ce que j'étais épilée ? est-ce que j'étais jolie ?
Mais je les oubliai la seconde suivante. Prenant Häns' par la main, je l’entraînai hors de la douche et le ramenai jusqu'à la chambre, direction le lit sur lequel je me laissai tomber sans me soucier de mouiller les draps. C'était ce soir ! Ça allait arriver ! Je n'arrivais pas à croire que ça allait enfin arriver ! J'allais faire l'amour !

Lorsqu'Hansel fut près de moi sur les draps, j'allai me lover contre lui la tête sur son cœur rien que pour quelques secondes. Je voulais juste qu'il me serre fort dans ses bras. Une de mes jambes entrelacées aux siennes, mon buste écrasé sur son torse, je fermai les yeux et soupirai de bien être. Je pouvais sentir son palpitant battre contre mon sein. C'était assez fou et je remuai sensuellement afin de me rapprocher plus encore de lui. Un moment de tendresse et plein de promesses avant de passer aux choses sérieuses !

***********

Quand je rouvris mes yeux, je me trouvai nez à nez avec le visage endormi d'Hänsel. Il faisait étrangement jour dans la chambre, mais je n'y prêtai pas attention...
Je souris face à la douceur et au calme de ses traits. Il paraissait tellement paisible lorsqu'il dormait ! Doucement afin de ne pas le réveiller, je tendis une main et caressai la mèche familière de ses cheveux que je repoussai en arrière. Il était beaucoup trop beau... Je restai un moment à le regarder, puis voulus me lever afin d'aller préparer le petit déjeuner, lorsque je sentis quelque chose de bizarre contre ma peau ; la couette !
LA COUETTE ????!!!!!
Doucement je baissai mes yeux sur mon corps et manquai un battement. Non peut-être même dix. Mais... J'étais nue ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?! MERDE ! Merde, merde, merde, merde ! Pourquoi est-ce que j'étais nue ?! Puis genre, très TRÈS nue ! Pas juste un peu nue ! Complètement nue !
Je tournai mon regard vers mon chéri endormi et buguai. Non... On avait quand même pas...?
Rolalal merde, merde, merde ! Non je m'en souviendrais quand même ! Non ? Han la drogue ! Si ça se trouve on l'avait fait et j'avais tout zappé à cause de ce que j'avais pris la veille !
Je baissai mes yeux vers la couverture, suspicieuse, comme si j'avais eu peur de découvrir la réponse qu'elle renfermait... Déglutissant afin de me donner un peu de courage, je la soulevai trèèèèèèèèèès lentement et jetai une œillade rapide... avant de la refermer rapidement. Putain Häns' était nu aussi !
Mais...!
On l'avait vraiment fait alors ? Je n'avais pas l'impression de me sentir très différente pourtant ! J'aurais pas du avoir un peu... mal ? Ou... quelque chose ? J'avais été bien au moins ? Han mais qu'est-ce que j'allais lui dire quand il allait se réveiller ?!

- Hey you, me forçai-je à sourire avec décontraction lorsqu'il ouvrit finalement les yeux.

On pouvait mourir de combustion spontanée ou pas ? Non parce que là j'étais quasiment sûre d'approcher cet état ! Je devais avoir l'air zen ! Décontractée ! Après tout, j'étais supposée avoir déjà fait l'amour donc je ne devais pas lui montrer que je flippais complètement là !
Heureusement que la couette lui dissimulait ma nudité, ça m'aidait à avoir une certaine contenance, même si de toute évidence il devait bien la sentir vu comment on était collé l'un à l'autre... Nos corps s'étaient greffés dans la nuit ou quoi ?!

- Cette nuit... Ce qu'on a fait, c'était parfait...

Parait que les mecs aimaient qu'on les flatte après le sexe. Je ne me souvenais de rien mais il n'avait pas besoin de le savoir ! Je ne voulais pas le vexer, le pauvre !



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Ven 14 Déc - 22:17



GABI & HÄNSEL

I need you...



Il n’y avait plus rien à faire sauf, laisser la drogue quitter ses veines et celles de Gabi. Il n’y avait vraiment plus rien à faire. C’était frustrant, vraiment frustrant d’autant plus qu’il n’y avait pas grand chose à dire non plus. Elle était dans un état tellement bas, qu’il lui était même difficile de tenir debout alors il décida de la rafraîchir, de lui retirer cet affreux goût de la bouche. Après ça, ils avaient fini par se secher, s’habiller et retourner dans son lit. Il n’y avait pas vraiment de bon sens, ou de choix à faire, il fallait juste attendre que ça passe.

Une fois dans son lit, le garçon se tenait tout près d’elle alors qu’elle sombrait de nouveau dans un profond sommeil. C’était bien la première fois que cette situation lui arrivait. Il n’y avait rien d’autre que le concert de leur respiration, et lui, regardait son plafond, un bras sous sa nuque. Il réfléchissait malgré la drogue, il tenait bon. Qu’avait-elle de plus que les autres pour qu’il s’en tienne seulement à cela ? Qu’avait-il en tête en la laissant dormir paisiblement alors qu’il avait dépassé ce stade depuis longtemps ? Il perdait la tête avec cette fille et maintenant, il se retrouvait là, dans le même lit d’une nana, sans la toucher, sans la prendre, sans en retirer le plaisir physique dont il en avait l’habitude. Pourtant, il en retirait un plaisir nouveau, de plénitude, même de sérénitude.

Il s’endormit sur cette pensée étrange, qui ne lui avait pas permis de complètement trouver morphée. Il prit une profonde respiration alors que les premiers rayons de soleil l’extirpaient doucement du sommeil. Hey you, Un petit sourire s’afficha sur son visage. Cette nuit.. Ce qu’on a fait, c’était parfait… Il lui fallait quelques secondes pour comprendre où elle voulait en venir. Il avait surement manqué quelque chose de grave, quelque chose qui se serait passé en plein milieu de la nuit. Ce n’était pas courant mais le problème, c’est que cela lui était déjà arrivé, d’oublier. Il se frotta les yeux, une main dans sa tignasse On… On a fait quelque chose ?

Il se redressa, sa tête lui cognait et il pensa imédiatement à l'idée de faire du café. Il se libéra le bras doucement pour ne pas la bousculer et il se tourna pour venir au bord du lit. Il se repassa les mains dans les cheveux, comme un tic matinal inavoué et il tourna juste la tête vers celle de Gabi : J'aimerai bien savoir à quoi tu as pu rêvé surtout si j'étais le personnage principale... Un petit sourire au coin et il se pencha vers elle pour lui prendre un baiser : Je vais faire du café, tu en veux ?
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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Hier à 23:29



GABI & HÄNSEL

SO DID WE DO IT OR NOT ?



C'était un peu, voir même SUPRA gênant de sentir mon corps nu contre celui de mon copain alors que je ne me souvenais de rien... Putain c'était tout moi ça ! Je venais de vivre un des moments les plus importants de ma vie et je n'en avais pas le moindre souvenir !
J'étais trop déçue... Je m'étais imaginé la chose tellement souvent ! Je m'étais tellement souvent mise à la place des héroïnes dans les films que je regardais, avec Hänsel dans la peau du héro durant les scènes romantiques ! Chaque fois, je trépignais d'impatience à l'idée de faire tout ça ! Je rêvassais en me disant que ça serait merveilleux. J'avais tellement hâte ! J'espérais juste qu'il ne se rendrait pas compte que j'étais vierge, mais je ne m'inquiétais pas trop à ce sujet. Il ne saurait pas, car je ferais tout pour ne rien montrer. Ce ne devais pas être si compliqué après tout. Je savais que ça risquait faire un peu mal, mais tant pis je serrerais les dents et quelques gémissement bien placés le trompaient sans doute ! J'étais bonne comédienne quand je voulais ! Rien ne viendrait gâcher ce grand moment avec mon chéri et surtout pas mon inexpérience !
Sauf que voilà, j'avais tout raté... Pffff... Je m'étais faite une énorme idéalisation de ma première fois et j'avais tout manqué, tout ça parce que je n'avais pas écouté mon copain et que j'avais pris de la drogue.
HANNNNNNN !!! PUTAIN DE MERDE ! Drogue qui m'avait rendu malade en plus ! J'avais vomi devant mon mec ! NOOOOOOOOOOOOOON !!!! Je voulais mourir ! L'appart d'Hänsel était assez haut je pouvais peut-être me jeter par la fenêtre tiens ! Rolalala il m'avait vu la tête dans ses toilettes à cracher mes tripes... Mais pourquoi ?! Pourquoi il avait fallu que ça m'arrive ?! J'étais mortifiée...

J'espérais au moins que j'avais été bien lorsqu'on avait fait l'amour ! Il manquerait plus que ça ! Häns' remua et je me figeai en sentant son corps se mouvoir contre ma nudité qui était toujours étroitement greffée à la sienne...
Respirer ! Je devais respirer !

- On... On a fait quelque chose ?

What ? Comment ça "on a fait quelque chose ?" ? Je clignai des yeux, légèrement hébétée. Bah euh... A l'évidence oui, on avait fait quelque chose ! On était tous les deux à poil dans son lit et nos corps étaient entrelacés de telle façon que même le champion du monde de casse-tête chinois n'aurait pas su nous démêler !
J'avais été si médiocre que ça que même lui avait zappé ? Zut... ma fierté en pris un coup... Mais je me dis que la prochaine fois pourrait que être super, vu que le plus dur était sûrement passé. Si je n'étais plus vierge, la fois suivante ça euh... glisserait tout seul, si je pouvais dire.

Mon chéri se détacha de moi et s'assit sur le bord du lit. J'en profitai pour resserrer la couette contre moi et le regarder. Il était rouge sur la partie de son corps que j'avais occupé une bonne partie de la nuit. Je me sentais toute drôle. J'aimais bien le voir se lever à mes côtés en me disant qu'on avait fait l'amour tous les deux.

- J'aimerais bien savoir à quoi tu as pu rêver, surtout si j'étais le personnage principal...

Il vint me voler un baiser et je lui rendis son sourire tout en me prélassant telle une chatte au milieu de ses oreillers.

- Je vais faire du café, tu en veux ?

Je secouai la tête. Je n'aimais pas le café... J'étais d'avantage chocolat chaud, thé ou jus d'orange pressé par maman le matin...  
Je la jouai cool et décontractée, mais dès qu'il fut sorti de la chambre, je me redressai d'un bon dans le lit et pressai ma tête entre mes mains tout en essayant de garder mon calme. Il s'était passé quoi cette nuit bon sang ! Han qu'est-ce que j'avais mal au crâne en plus ! Soulevant la couette à nouveau, j'examinais les draps, mes cuisses et tout le tralala. Franchement je ne me sentais pas différente... Et y'avait pas de trace de... première fois dans le lit ni sur moi... J'avais lu sur internet qu'on ne saignait pas forcément mais là pour le coup ça m'aurait aidé histoire d'éclaircir les choses !
Bon ! Je devais faire vite ! HORS de question qu'il me voit laide au réveil ! Je n'imaginais même pas la tête que je devais avoir après les frasques de la veille !
Je me penchai vers le sol afin d'attraper le tee shirt qu'il m'avait prêté la veille, l'enfilai et filai en catimini vers la salle de bain. Ma tronche dans le miroir manqua me faire sursauter : OH PUTAIN ! Mais quelle horreur ! Han j'espérais qu'il avait eu assez la tête dans le cul pour ne pas remarquer ce à quoi je ressemblais !

J'attrapai une brosse et démêlai mes cheveux ébouriffés non sans mal, puis me passai de l'eau sur le visage afin d'enlever quelques restants baveux de maquillage sous mes yeux. Je rinçai ma bouche, lui piquai un peu de déodorant et retournai me glisser sous la couette en mode ni vue ni connue car je n'avais pas vraiment envie d'aller au salon. L'odeur de tabac froid et les cadavres de bouteilles, c'était pas vraiment mon kiffe au réveil...
Ah ! Voilà qui était mieux ! Je voulais qu'il me voit jolie au réveil moi ! Je passai mes doigts dans ma tignasse afin de lui donner un petit effet négligé moins suspicieux quant à mon passage face au miroir et j'attendis qu'il revienne, son café fumant à la main.

- Häns' ? T'as vraiment pas souvenir de ce qu'on a fait cette nuit ? tentai-je.

Non parce que je croyais me souvenir que j'étais partie pour qu'on couche ensemble moi ! Je me revoyais vaguement l'embrasser et me coller à lui puis...
HAN ! On avait pris une douche ensemble, non ? Ou je l'avais rêvé ça ?! Punaise la honte, je ne me souvenais même pas m'être déshabillée devant lui ! Il m'avait trouvé jolie au moins ? Je l'espérais... Je me donnais assez de mal à la patinoire pour avoir ce corps là ! L'entrainement drastiquement rigoureux du patinage artistique me sculptait bien plus que si j'avais été pousser de la fonte en salle de sport.
En tout cas, je me voyais entraîner Hänsel vers le lit, effectivement nue et nous y laisser choir ! J'avais des bribes d'images de moi me lovant contre lui, mes jambes nouées aux sienne et pressant ma poitrine contre son torse encore mouillé...
Rolala oui, on avait pris une douche ! Ça me revenait à présent ! La vache mais j'étais en feu ou quoi hier soir ? J'avais vraiment osé faire toutes ces choses et l'allumer à ce point ? En tout cas c'était OBLIGE qu'on aie fait l'amour avec tout ça ! C'était pas possible autrement, Hänsel n'aurait pas résisté ! Pas avec ce que je savais de lui...

Le moins qu'on pouvait dire en tout cas, c'était que j'avais clairement du brouiller les pistes quant à ma potentielle virginité ! Pour mon copain, ça devait être clair que je ne l'étais pas si il avait eu le moindre doute - ce qui était peu probable vu comment je m'appliquai à faire en sorte que la terre entière soit persuadée du contraire - et c'était tout ce que je voulais ! Cette histoire aurait au moins eu du bon pour ça !

- C'est un peu vexant que tu aies zappé notre première fois... papillonnai-je des cils, un peu mutine.

Bon chez moi aussi c'était le blanc total, mais ça il n'était pas obligé de le savoir ! Assise en tailleur sur son lit, son tee-shirt trop grand tombant légèrement sur mon épaule dénudée, je lui souris tout en le détaillant. Il était quand même beau... Oui je me le disais souvent, mais c'était vrai !
Je me rendis alors compte que ses cheveux étaient un défi pour la gravité elle-même vu comment ils pointaient dans tous les sens et je me sentis soudain prise d'un fou rire incontrôlable qui me fit me tordre de rire sur la couette. En général quand on se voyait, il était parvenu à dompter sa chevelure à l'aide de quelques artifices propres à lui, mais là au réveil et après la douche... C'était aussi fabuleux que de l'art abstrait !

- Ta coiffure ! Hahahaha !

Ok c'était facile de se moquer ! Moi j'étais passée furtivement à la salle de bain afin de me refaire une beauté lorsqu'il avait encore les yeux à moitié collés haha ! Mais c'était quand même beaucoup trop drôle ! Et plus que son côté bad boy habituel, c'était son côté mignon qui ressortait et... c'était pas pour me déplaire !




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Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}
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