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Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}

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Gabi Rosenthal
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MessageSujet: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Dim 23 Sep - 15:19



GABI & HÄNSEL

I need you...



Assise dans le bus dodelinant, je regardai à travers la fenêtre d'un air absent tout en reniflant et en essuyant tour à tour mes joues qui ne semblaient pas vouloir se départir de mes larmes incessantes. Encore une énième fois, je m'étais disputée avec mon père qui pensait avoir la science infuse.
Mais cette fois avait été différente. Plus violente que les autres...
Il ne comprenait jamais rien ! Il ne m'écoutait pas ! Avoir une conversation avec lui, c'était comme tenter de discuter avec un courant d'air et ce soir le ton était monté haut et vite. J'avais essayé de lui dire ce que je ressentais, de lui expliquer pourquoi j'agissais comme je le faisais à enchaîner les conneries etc, mais il avait comme toujours, fait la sourde oreille et continué à me fustiger sans jamais me laisser en placer une !
Il avait raison, j'avais tort, point ! Je n'avais rien à dire d'autre, Benett Rosenthal avait parlé ! Non mais quel con franchement ! Il me demandait de me justifier mais il ne me laissait même pas parler !

Il avait eu des mots durs... Et il avait été implacable. Il était comme ça mon père et après tout, je ne tenais pas mon caractère du Saint Esprit. De ce côté là, il ne pouvait pas me renier. C'était sans doute pour ça que c'était parfois aussi explosif entre nous. Nous nous ressemblions plus que je ne voulais bien l'admettre, à la différence qu'il était cent fois plus égoïste et de mauvaise foi que moi. Moi au moins lorsque j'avais tort j'avais l'intelligence de le reconnaître. Même si à mon opinion, c'était rare que ce soit le cas.
Lorsqu'il s'était enfin tu, j'avais essayé de parler. De desserrer les lèvres afin de lui vider mon sac à mon tour ! Moi aussi j'avais de quoi dire ! Moi aussi j'avais à lui reprocher ! Mais je n'avais pas réussi...
J'étais restée figée comme une idiote devant lui et je m'en voulais pour ça ! J'avais manqué une belle occasion de me soulager du poids que je portais sur mes épaules et surtout sur mon cœur le concernant, mais j'avais beaucoup trop envie de pleurer et je n'avais pas voulu craquer devant lui.
Alors j'avais claqué la porte de la maison et j'étais partie en courant sous un début de pluie battante.
Oh il m'avait appelé ! Je l'avais entendu crier rageusement mon prénom dans la rue alors que je me ruais en pleurant à flots de larmes vers l'arrêt de bus le plus proche sans me retourner. J'étais montée dedans in extremis juste avant que les portes ne se referment, empêchant ainsi mon père de me suivre et avait été m'installer au fond du transport sans un regard de plus dehors.
Les gouttes de pluie commençaient à se faire de plus en plus cinglantes.

Evidemment qu'il pleuvait ! Ça ajoutait du dramatisme à tout ça. Comme si j'en avais besoin... Mes doigts légèrement tremblants, j'envoyai quelques messages à Hans', j'essayai de l'appeler, mais il ne répondit ni à mes sms ni à mon coup de fil. Il devait être occupé mais je m'en fichais. Je voulais le voir.
Les mots de mon paternel ne cessaient de raisonner dans ma tête, me faisant redoubler de sanglots chaque fois que je parvenais à les calmer. C'était peut-être ça aussi qui nous avait rapproché au début de notre relation mon copain et moi ; nos pères étaient de profondes calamités, chacun à leur façon...
J'allais aller chez lui puis ensuite j'aviserai. Pourvu qu'il soit là ! Sinon je l'attendrai devant sa porte. Tout ce que je voulais là tout de suite c'était trouver le réconfort de ses bras.
J'ignorai combien de temps le bus roula à travers la nuit encore jeune. Sans doute une bonne trentaine de minutes avant d'attendre le centre ville. Je regardai les lumières embuées des lampadaires de la ville et des enseignes de publicité défiler à travers la fenêtre sans vraiment les voir.
Je détestais que mon père puisse avoir autant de pouvoir sur moi ! Qu'il puisse avoir la capacité de me faire autant de mal rien qu'avec des mots ou même de simples regards ! Bordel mais il était aveugle ou quoi ?! Il ne voyait pas à quel point il me blessait ? A quel point je souffrais à cause de lui ?!
Non... Bien sûr que non... Il n'y avait que son foutu travail qui comptait ! Que ses clients.
Sa fille ? Pourquoi faire enfin !

- A... Attendez ! me levai-je de mon siège, manquant de louper l'arrêt. Je descends là.

Par reflex je cherchai mon sac sur la banquette mais il était vrai que j'étais partie sans rien de chez moi. Rien d'autre que mon portable. Une fois dehors, je courus jusque chez Hänsel qui heureusement n'habitait qu'à quelques pas de son arrêt de bus.
Je composai le digicode avant de prendre l'ascenseur, me regardai dans le miroir terne de la cabine, mais ne pris même pas la peine de m'arranger. A quoi bon de toute façon ? Mes pleurs se confondaient avec les perles d'eau de pluie sur mon visage, mais mes yeux rougis ne trompaient personne...
Je sortis en entendant le "ding" familier mais me trouvai un peu bête une fois face à la porte de mon chéri. La musique battait son plein là dedans. Zut il faisait une soirée... Je ne connaissais pas tous ses amis, mais ce groupe là ne devait pas être notre bande habituelle, sinon j'aurais été conviée et Emmerich aussi. Je savais que parfois Hans' trainait avec des jeunes plus âgés qui avaient des "contacts" comme il aimait à le dire. A comprendre : ils fournissaient de la drogue.
Il ne s'était jamais caché de ses petits penchants et si au début j'avais tiqué en découvrant celui-là, ses baisers avaient le pouvoir de me faire apparemment jouer les aveugles sur bien des choses... J'hésitai à frapper malgré tout, ne voulant pas particulièrement rencontrer ces gens là.
A vrai dire, mon mec était beaucoup de choses mais néanmoins il avait toujours veillé à ce que je ne tombe pas sur ces types là. Il avait beau avoir un côté sale gosse et me faire faire toutes les conneries possibles et imaginables pour le simple amour de ses beaux yeux, la drogue était peut-être la seule chose de laquelle il avait cherché à me préserver. Si ça se trouve il allait refuser de me faire rentrer pour cette même raison...

Mieux valait que je rentre. Oui c'était mieux.
Non mais je voulais vraiment le voir !
Oui mais... je ne voulais pas participer à ce genre de soirée et surtout pas maintenant.
Non mais j'avais besoin de lui... Vraiment besoin de lui... Là tout de suite.

- Rah ! pestai-je contre moi-même en prenant ma tête entre mes mains à force de me voir partir et revenir à répétition devant la porte.

Tant pis... Je verrai bien.
Je frappai une première fois, puis une seconde et j'attendis. Lorsque la porte s'ouvrit sur Hans' et que je le vis devant moi, mon cœur se gonfla soudain d'un trop plein de pleurs, mais je ne lui dis rien. J'en étais un incapable... Ma gorge était soudain beaucoup trop nouée.
Je me contentai de le regarder, une détresse incommensurable au fond de mes grands yeux bleus larmoyants.



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Dim 23 Sep - 22:46



GABI & HÄNSEL

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La soirée était prévenue depuis assez longtemps pour qu’Hansel puisse se permettre d’être injoignable. En effet, ce genre de fiesta se faisait qu’en petit comité et apparemment, il allait y avoir du lourd ce soir. En prévision, il avait fait le plein en provision pour ne pas mourrir de faim ou de soif, ce qui était très souvent le cas pour ce genre de moment. Allez, détente ce soir ! Oh que oui, Hansel en avait drôlement besoin surtout depuis sa dernière prise de tête avec sa mère et un vent phénoménal de la part de son père, en pleine négociation avec lui-même. Il n’y avait plus beaucoup de place pour lui dans cette famille, et les seuls moments où il se sentait réellement bien, c’était dans les bras de sa copine ou dans les bras cotonneux de cette magnifique herbe provenant d’une Ile bénie des dieux. Encore fallait-il que le gouvernement comprenne que ce genre de substance n’avait rien d’illicite. C’était une invention tout droit sortie des cieux. « Ce soir, mec, on s’en met plein la gueule !» avait-il eu droit en tapant dans la main de son pote, légèrement retardé par son taff. Il haussa des épaules, un petit sourire au coin, un sentiment de libération et de soulagement sur le visage. Il en voulait et il n’allait pas se faire prier. Tranquillement, il chopa le joint qui filtrait une épaisse fumée noir, tandis qu’il gardait solidement sa bouteille de vodka qu’il avait mélangé à l’orange. Au milieu, trois énormes pizzas trônaient parterre. Les meubles avaient été poussé pour que tout le monde puisse s’assoir au sol, sur des poufs ou sur le divan : « Putain, elle est bonne celle là… » ça lui brûlait la gorge mais la sensation l’ennivrait déjà. Il recracha la fumée âcre par la bouche, il tentera par le nez le prochain tour. « Mec, y’a quelqu’un qui toque là… t’es sûr qu’on est complet ?... » « T’es con, putain ,t’es sérieux ? » Hansel se leva, l’équilibre était encore potable bien que la vodka ne l’aidait pas vraiment : « C’est quoi ce bordel, putain ? » lâcha t-il dans son air fidèlement grognon en baissant la musique. En ouvrant la porte, il découvrit une Gabi abattue. Oh putain… Il n’avait pas prévu cette interruption et pour cause, Gabi était la dernière personne qu’il s’attendait à voir ici, surtout ce soir : « Oh, Gabi… (il remarqua son état), merde, t’es trempée, qu’est-ce que tu fous dehors par un temps pareil ?» s’alarma t-il en essayant de remettre de l’ordre dans son esprit. C’était dur, le joint faisait son effet et engourdissait ses neurones restantes. Il hésita, les “potes” de ce soir n’étaient pas forcément de ceux qu’il aurait aimé qu’elle rencontre. Il n’était pas non plus en état pour raisonner de manière raisonnable, tout ce qu’il voyait, c’était sa copine trempée jusqu’aux os, les yeux explosés. Il lui attrapa le bras tandis qu’elle dégoulinait de pluie sur le vieu parquet de son appart. Dans bref regard vers l’assemblée qui regardait la jeune fille d’un air étonné, Hansel leur dit : « Passez mon tour, je reviens ! » puis il mena Gabi jusqu’à la salle de bain. Une fois que c’était fait, il baissa la cuvette pour qu’elle s’assied dessus. De toute façon, il ne lui avait pas laissé le choix non plus. Il fit volte face et chopa une longue serviette dans un placard pour l’emmailloter. Elle grelottait mais elle semblait ne pas s’en rendre compte. Des larmes coulaient déjà. L’état de Gabi le préoccupait assez pour lâcher deux minutes son groupe alors il s’agenouilla et tout en frottant le corps de Gabi pour la réchauffer, il lui demanda : « Merde, Gabi, tu vas me dire ce qui t’arrive ? »
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Lun 24 Sep - 1:41



GABI & HÄNSEL

Don't Let Me Drown.



I've gotta keep the calm before the storm.
I don't want less, I don't want more.
Must bar the windows and the doors to keep me safe,
To keep me warm
Keep my head above water
Don't let me drown, it gets harder
I'll meet you there at the altar as I fall down to my knees
Don't let me drown

Comment était-il possible de ressentir un tel vide dans ma poitrine ? Elle n'était pas assez grande ! Pas assez profonde pour que je sois capable d'éprouver un truc pareil ! Bon sang ça faisait tellement mal ! La pouvoir des mots... Le pouvoir des regards... Mon père m'avait coupé à vif cette fois. Et je saignais. La plaie coulait comme si la source était intarissable et à cet instant précis, j'aurais pu jurer qu'elle n'allait jamais se refermer et persister à me brûler. Peut-être en garderai-je une cicatrice de celle-ci...

Il pensait tout savoir. Il pensait que l'argent faisant tout. Que parce que je pouvais m'acheter quasi tout ce que je voulais, ça faisait de lui un père présent, puisque je ne manquais de rien.
Non de rien c'était vrai, il avait raison là dessus.
Je ne manquais de rien.
Sauf de lui...

Mais il n'était pas là. Il n'était jamais là. Alors j'avais accouru chez celui qui l'était. J'aurais pu aller chez Ida et Emmerich qui vivaient de l'autre côté de ma rue, mais très franchement je n'avais pas plus envie de voir leur mère qui ne pouvait pas me voir en peinture que mon paternel.
Je voulais Hänsel. Je voulais ses bras autour de moi. Je voulais ses baisers réconfortants. Je voulais son étreinte rassurante. Beaucoup le voyaient comme un voyou et c'était sans doute en partie vrai, mais avec moi il n'était pas qu'une tête brûlée arrogante et trop pleine d'assurance. Il avait aussi ses moments de tendresse au milieu de ses instants de "passion". Il était jaloux, il était provocateur, il était bagarreur, possessif, mais tout ça ne faisait que me prouver qu'il tenait à moi et c'était tout ce que je voulais au fond ; de l'attention et de l'amour.
Hänsel me donnait les deux. Avec lui je me sentais importante. Je me sentais désirée. C'était bien plus que ce que mon père me donnait.

Lorsqu'il m'ouvrit la porte de chez lui, je vis ses lèvres remuer mais je ne l'entendis pas. Ou très peu. C'était comme avoir la tête immergée dans de l'eau. Je bégayai quelque chose d'incompréhensible car tout était flou et ralenti. Les sons étaient sourds et lointains. J'étais comme dans une sorte d'état second et laissai Hansel m'attirer à l'intérieur de son appartement.
Le salon était enfumé. L'air y était acre et épais. J'y promenai vaguement mon regard embué de larmes et le posai tour à tour sur les personnes assises autour d'une table occupés à boire, manger et fumer. Je crois que l'un d'eux me siffla mais je n'en étais pas certaine. Pour le moment, j'étais juste un peu gênée de les voir alors que je me trouvais dans cet état, mais surtout soulagée que mon copain se soit bien trouvé chez lui. Ça allait aller mieux maintenant. Il était là. J'accrochai ma main à la sienne qui tenait mon bras tandis qu'il disait au groupe de passer son tour avant de me conduire jusqu'à la salle de bain.

Il me fit asseoir sur la cuvette des toilettes et la seconde suivante, je sentis une chaleur rugueuse m'envelopper et me frictionner. Je ne m'étais pas rendu compte que je tremblais et que mes mains étaient frigorifiées. C'est une larme chaude perdue sur la peau de mes mains jointes qui me fis m'en apercevoir.
Mon chéri s'agenouilla face à moi sans cesser de me frictionner. Je trouvai son regard et m'y accrochai malgré mes pleurs qui ne voulaient pas me laisser tranquilles et embrouillaient ma vision.

- Merde, Gabi, tu vas me dire ce qui t’arrive ?
- Mon... Mon père il...


Avais-je vraiment besoin d'en dire plus ? Probablement pas. Hänsel savait tout de ma relation conflictuelle avec Maitre Benett Rosenthal, ultra renommé dans tout le pays. Ah ça oui il avait une sacré réputation en tant qu'avocat ! En tant que père en revanche... C'était autre chose...
Hans' savait à quel point je détestais mon paternel et pourtant combien je l'aimais. Je m'étais assez souvent plainte de lui pour qu'il le devine. La barrière était mince entre l'amour et la haine. Fragile. Et avec lui j'oscillais bien souvent entre les deux.
Il y avait une raison pour laquelle je multipliais les conneries. De un ça me faisait me sentir vivante, je courrais après l'adrénaline aux côtés de mon copain avec la sensation d'être une sorte de Bonnie and Clyde des temps modernes, mais aussi et surtout, je savais - ou du moins je l'espérais - que c'était le seul moyen d'attirer l'attention d'un père bien trop absent, bien trop inexistant.
Jusque là, ça avait porté ses fruits en tout cas. Il ne venait pas lorsque je lui demandais de venir me récupérer après les cours pour un moment ensemble. Il ne venait pas lorsque je lui demandais de venir me voir m’entraîner à la patinoire.
Par contre, il se ramenait lorsque le principal du lycée l'appelait. Lorsque le propriétaire d'une supérette lui téléphonait parce que j'avais été surprise en train d'essayer de voler un truc. Ah là il savait se ramener pour me faire la morale oui. Mais inlassablement, il restait le même idiot borné !

"Pourquoi voler ? T'as de quoi payer quand même !"

Toujours la même chanson avec lui. Des questions auxquelles il ne voulait finalement pas vraiment de réponse. Pourquoi voler ? Mais pour te faire chier mon petit papa... Mais de là à ce que tu comprennes...!
Non et non je ne voulais plus penser à lui. Je ne voulais pas en parler. Il en avait assez fait pour ce soir. Dire que tout ça était parti de trois fois rien à la base... Je ne savais même pas comment les choses avaient pu dégénérer à ce point. Je m'étais juste énervée car une fois de plus, il n'était pas rentrer dîner alors que pour une fois j'avais eu envie de cuisiner pour tout le monde... Et est-ce qu'il aurait prévenu ? Bien sûr que non ! Sérieusement c'étaient qui ces clients qui le retenaient soit disant au bureau jusqu'à pas d'heure, au point qu'il ne puisse même pas rentrer manger avec sa famille ?! BORDEL QUOI !

C'était trop pour moi. Un nouveau sanglot me secoua et je me laissai glisser à mon tour à genoux au sol afin de me retrouver dans les bras de mon copain, dans lesquels je me blottis. Je pleurai tout mon saoul quelques longues secondes, déversant tout ce dont j'avais besoin de me libérer, puis me redressai légèrement afin de pouvoir le regarder.

- Je peux rester chez toi ce soir...? lui demandai-je après m'être quelque peu calmée. Je ne veux pas rentrer chez moi. Je ne veux pas le voir...

Je n'étais encore jamais restée dormir chez lui. Ce serait une première.

- Je m'en fiche que tes potes soient là je dérangerai pas, je veux juste rester avec toi. S'il te plait...

Il pouvait boire et fumer franchement ça m'était complètement égale, mais ça impliquait qu'il allait devoir me laisser rencontrer les gens de ce "milieu" qu'il ne voulait pas trop que je fréquente.

- Oh Hans' vous foutez quoi ?! appela une voix depuis le salon. Ramène-la ta copine on a assez pour tout le monde !

Je l'implorai du regard. Je voulais juste rester assise à côté de lui dans le canapé, après il pouvait bien faire ce qu'il voulait. Evidemment, je ne toucherai à rien de ce qui circulait ce soir ! Je ne me droguais pas et je ne comptais pas commencer.
Du moins ça, c'était ce que je croyais...

Pull me up from down below
'Cause I'm underneath the undertow
Come dry me off and hold me close
I need you now I need you most
Keep my head above water
I can't see in the stormy weather
I can't seem to keep it all together
I can't swim the ocean like this forever
And I can't breathe
I lose my breath at the bottom



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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 25 Sep - 22:27



GABI & HÄNSEL

I need you...



Les choses n’arrivaient jamais par hasard, Hänsel en savait beaucoup sur la question mais il n’attendait jamais que ça lui tombait dessus. En général, il préférait voir venir les problèmes avant qu’ils n’arrivaient. C’était une cause perdu évidemment. Sinon, autant jouer au loto pour gagner et pas seulement attendre de savoir ce que l’on savait déjà : qu’on avait perdu. Ce soir, c’était un événement plutôt inquiètant. Gabi ne venait jamais sans prévenir et surtout dans un état pareil. Il avait beau réfléchir, il ne pensait pas qu’un jour il la verrait dans un été aussi lamentable. Elle semblait complètement abattue et déconfite, l’odeur de la pluie émanait d’elle ce qui n’arrangeait rien à son état général.

Voyant qu’elle tremblait de tous ses membres, il n’avait pas mis longtemps à réfléchir pour la faire entrer et l’emmener à la salle de bain pour lui donner une serviette. De nombreux scénarios défilaient dans sa tête. Qui avait-elle rencontré ? Avait-elle fait une mauvaise rencontre en chemin ? Avait-elle eu une mésaventure avec quelqu’un ? Hänsel commençait vraiment à perdre les pédales, s’imaginant déjà comment il allait défoncer la tête d’un pseudo inconnu qui aurait fait du mal à Gabi. Oui parce qu’à Gabi, on n’y touchait pas. C’était sa poupée, celle qu’il enveloppait toujours dans du papier bulle pour ne pas la bousculer. Gabi, c’était la seule qui pouvait le comprendre dans son malheur et surtout qui ne le jugeait jamais sur ses choix.

Alors il la pressa d’ouvrir la bouche, il lui exigea de lui dire ce qui s’était passé ? Après tout, peut-être qu’elle n’avait pas eu affaire à mec - déjà mort si cela était le cas, peut-être qu’elle avait eu une autre confrontation houleuse avec son père.

"Mon… Mon père il…"

Il ne pouvait pas que comprendre le tourment de sa petite amie. Autant il avait terminé de pleurer un père absent, autant il savait que Gabi cherchait tout le temps un moyen d’attirer l’attention de son père. Au début, il pensait qu’elle voulait sortir avec lui pour emmerder son paternel et puis, les choses en changé quand il est tombé lamentablement amoureux d’elle. Il la voyait se torturer les méninges jusqu’à ce qu’un gros sanglot revenait de plus bel jusqu’à la faire tomber à genoux et qu’elle lui tombe dans les bras. Maigre était les chances qu’Hänsel puisse rattraper Gabi du premier coup et pourtant, il ne perdit par l’équilibre alors qu’elle s’accrochait à son cou. La colère lui montait au nez, contre un inconnu, il se savait utile mais contre un homme d’une tel puissance que le père de cette dernière, c’était peine perdue. L’impuissance qu’il ressentait, était ridiculement immense. Il voulait déjà tout casser dans l’appart.

Lorsqu’elle avait pleuré tout son saoûle, elle se redressa pour faire face à un Hänsel désabusé. “Je peux rester chez toi ce soir ?” demanda t-elle et le visage de son petit ami se ferma à cette éventualité. Il ne voulait pas mêler Gabi à cette histoire. Même s’il s’infligeait cela, il ne voulait pas l’imposer à la brunette, surtout si elle pouvait passer à côté sans en devenir prisonnière. “Je ne veux pas rentrer chez moi, je ne veux pas le voir…” Il comprenait parfaitement ce qu’elle disait et c’était la raison pour laquelle il avait réclamé son indépendance, sa voiture et son appartement.

J’en sais rien Gabi. Tu sais que je n’aime pas l’idée que tu sois là quand….” Et il y avait autre chose, la Rosenthal n’était jamais restée dormir chez lui et il était rare de participer à ce genre de soirée sans se prendre des vapeurs toxiques en plein visage : “Je m'en fiche que tes potes soient là je dérangerai pas, je veux juste rester avec toi. S'il te plait…” “Là n’est pas la question, Gabi. Tu le sais pourtant !” Il hésitait mais il était évident qu’elle ne bougerait pas d’ici tant que cette histoire ne soit pas réglé.

Oh Hans' vous foutez quoi ?!” Il leva la tête vers la porte fermée et il se rappela qu’il y avait du monde à côté : “Merde…” lâcha t-il en se redressant, aidant la jeune fille par la même occasion. ”Ramène-la ta copine on a assez pour tout le monde !” Il respira, il fallait qu’il réfléchisse et surtout, il fallait que ses idées soient clairs : “Bon okay, tu restes.” Il sortit une nouvelle serviette et un gant de toilette qu’il posa sur le lavabo : “Mais d’abord, tu vas prendre une douche. Tu vas choper la mort dans tes vêtements mouillés. Je vais te passer des vêtements secs. Ensuite…Allez, Hans.. Réfléchis!Tu ne donneras pas ton nom de famille à ces gars, tu es “juste Gabi” et je ne veux pas que tu touches à matériel.” Il prit Gabi par les épaules : “Tu m’as compris ?” Il fixa les yeux bleus turquoise de sa petite amie en posant doucement le pouce et son index sur le menton de cette dernière. Irrésistiblement, il lui posa un baiser délicat puis se décala de l’étreinte.

En peu de temps, Hänsel était sorti et revenu avec un bas de pyjama à carreau rouge et noir et un t-shirt des Ramones noir : “Tiens ma puce. Fait vite !
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mer 26 Sep - 21:03



GABI & HÄNSEL

Don't Let Me Drown.



Mon copain ne semblait clairement pas enclin à me laisser rester à son appartement... En temps normal j'étais aussi têtue que lui et il le savait, mais pour le coup ce soir il pouvait facilement me mettre dehors... J'étais tellement mal que je n'aurais pas la force de lui résister bien fort.
Je craignais tellement qu'il ne me dise un non ferme et mon cœur battait à cent à l'heure, telle une suplicière attendant sa sentence... Je n'avais pas vraiment conscience du "danger" que certaines personnes présentes dans son salon pouvaient représenter pour moi, mais Hänsel lui, sans doute que si. Que ferai-je si il en venait là ? Si vraiment malgré mes suppliques il refusait que je reste parce que je tombais précisément durant sa soirée fumette...? Je repartirais sans doute airer dehors telle une âme en peine...

Peut-être que je pourrais essayer d'aller chez Saskia ? Non... Je n'avais pas envie de me retrouver entre les deux jumelles ce soir...
Chez Ida ? Non plus. Je ne voulais toujours pas devoir avoir à supporter le regard de sa mère sur moi et en plus je serais beaucoup trop proche de la maison, ce qui était précisément l'opposé de ce que je souhaitais.
Aiden alors ? Peu probable... Je ne connaissais pas son fiancé et je n'étais pas certaine qu'il aurait apprécié que je débarque au beau milieu de la nuit comme ça sans prévenir.
Je ne voulais pas aller chez ma tante non plus. Elle m'aurait accueillie sans soucis, mais elle aurait aussi informé mon père de ma présence chez elle afin qu'il ne s'inquiète pas et je voulais précisément qu'il passe une nuit blanche à se faire un sang d'encre à se demander où j'étais passée.
Lisa ? Elle m'aurait sans doute forcée à parler poussée par son inquiétude pour moi. Je ne voulais pas parler... En plus le sujet "Chaton" finirait sans doute par popper à un moment donné ou à un autre vu qu'elle ne parlait quasiment que de son mec et très franchement les quadra, pas ce soir !
Je pourrais aller au bar de Thorn à la limite. Y rester jusqu'à la fermeture et aviser ensuite... Je me calerais sur un tabouret au coin du bar en attendant que les heures défilent jusqu'à l'aube... Ensuite... ensuite je ne savais pas... Peut-être que je pourrai revenir ici...?
Oui mais non. Moi je voulais être avec Hansel là tout de suite. J'avais besoin de lui et mon regard chargé de détresse le lui hurlait derrière les perles salines qui obstruaient mes grands yeux bleus. Je me sentais comme en chute libre et je voulais juste qu'il m'attrape. Pitié qu'il ne me laisse pas  m'écrouler au sol. C'était froid et humide. Douloureux. Je voulais sa présence. Je voulais sa chaleur. Je voulais me réfugier contre lui jusqu'à ce que mon cœur cesse de hurler.

Oui je savais qu'il n'aimait pas que je sois chez lui quand ces "potes" là étaient présents. Oui je savais qu'il n'aimait pas que je le vois se droguer et oui je savais qu'il ne voulait pas que je touche à ça. Mais je n'en avais pas l'intention ! J'avais juste besoin de lui moi ! Je n'avais pas choisi ce qui s'était passé ce soir. C'était arrivé c'est tout !
Je sursautai légèrement en entendant la voix retentir depuis le salon et mordis ma lèvre inférieure, tique que j'avais lorsque je me sentais gênée ou nerveuse. Mon copain jura et m'aida à me relever avant d'enfin céder.

- Bon okay, tu restes. Mais d'abord, tu vas prendre une douche. Tu vas choper la mort dans tes vêtements mouillés.

Un sourire soulagé éclaira mon visage. J'essuyai mes joues du revers de ma main tandis qu'Hänsel sortit une nouvelle serviette du placard ainsi qu'un gant de toilette.  

- Je vais te passer des vêtements secs. Ensuite… Tu ne donneras pas ton nom de famille à ces gars, tu es juste "Gabi” et je ne veux pas que tu touches à matériel. Tu m’as compris ?

Je hochai vigoureusement la tête. J'étais une Rosenthal. Mon nom était connu. Ma famille avait une certaine notoriété et mieux valait que ces mecs ne sachent pas qui j'étais, je comprenais ça.
Je laissai Häns' m'embrasser, avec un goût de trop peu. J'adorais lorsqu'il faisait ça. J'aurais préféré débarquer et ne l'avoir que pour moi, pouvoir me blottir contre lui et me réfugier dans ses baisers toute la nuit, mais je me contenterai de ça. Du moins pour le moment.
J'étais déjà beaucoup trop contente qu'il me laisse passer la nuit chez lui étant donné les circonstances.
Hans' sortit et je me regardai dans le miroir qui me faisait face. J'avais les yeux rouges et gonflés, mais j'avais aussi les lèvres violettes et je grelottais. Bon sang je faisais peine à voir ! Elle était loin la Gabi que tout le monde connaissait et adulait au bahut pour sa beauté ! Je ne ressemblais plus à rien ! P'tain et mon chéri m'avait vu comme ça... Super...
Au moins je n'avais pas la morve au nez c'était déjà ça !

La porte se rouvrit et il me tendit un bas de pyjama et un tee shirt que je pris avant qu'il ne me laisse seule afin que je puisse me doucher. Je verrouillai derrière lui et me défis de mes vêtements détrempés qui me collaient désagréablement à la peau. Je tentai de les étendre tant bien que mal sur le radiateur éteint de la salle de bain puis me glissai dans la douche.
L'eau chaude vint immédiatement me brûler l'épiderme et je frissonnai le temps de me faire à la température. Mes orteils étaient aussi bleus que mes doigts tremblants ! Sous la cascade s'écoulant du pommeau, je fermai mes yeux tout en inspirant profondément et frottai mon visage, frictionnai mon corps jusqu'à cesser de sentir le froid me mordre et m'entraver. Il me fallu quand même plusieurs minutes, mais peu à peu je parvins à me réchauffer.

Je sortis du bac m'envelopper dans une serviette et effaçai la buée du miroir afin de m'y observer à nouveau. La douche m'avait fait du bien. J'avais déjà repris un visage un peu plus humain. J'attrapai une brosse qui traînait par là et démêlai mes cheveux trempés avant de les secouer tête en bas afin de les décoller de mon crane, puis enfilai la tenue que m'avait prêté mon chéri.
J'attrapai son tee-shirt et le portai à mon nez, le respirant à pleins poumons. Ça sentait Hans'... J'adorais son odeur... Elle avait quelque chose d'apaisante et de rassurante. Je le nouai sur mon nombril laissant apparaître mon piercing où dansait l'initial du prénom de mon copain et sortis de la pièce qui avait à présent des airs de sauna encore fumant...

J'entendais les rires des inconnus et la voix de mon petit ami raisonner depuis le salon. Je sentais également l'odeur des joints venir chatouiller mes narines, mais elle ne me dérangeait pas. A vrai dire, je la préférais à celle de la cigarette.

- Fiouuuuu eh beh ! commenta un des mecs lorsque j'entrai dans la pièce afin de rejoindre Hansel sur le canapé. Tu l'as trouvé où celle-là, mec ?
- Tu nous as pas habitué aux princesses Hans' !
plaisanta un autre.

Je ne les regardai même pas, mais si SEULEMENT ils pouvaient lire le fond de mes pensées ces deux abrutis ! Il savait ce qu'elle lui disait "celle-là" ?!
Et l'autre là ! Ca va je savais que Hansel était un coureur de jupon avant qu'on sorte ensemble ! Pas besoin de me le rappeler ! Aujourd'hui il était avec moi !

Je pris place à l'opposé de tout le monde et me blottis étroitement contre mon copain. Mon regard circula afin d'observer un peu les visages présents. Ils étaient tous quand même plus âgés que moi. Le plus vieux devait avoir à peu près 25 ans et je n'aimais pas sa tête. Toutes les substances semblaient sortir de ses poches en tout cas...

- Haha, c'est clair ! Tu fous quoi avec un mec comme lui ma belle ? Viens voir papa. C'est quoi ton p'tit nom ?
- J'ai pas de "p'tit nom" Ducon.
me dégageai-je de la main qu'il tendit vers moi.

Oups... C'était sorti tout seul...
Il y eu un moment de silence perplexe, puis le groupe éclata de rire avant de me complimenter sur mon caractère... Tant mieux si ça les amusait, moi ce soir je n'avais pas le cœur à ça. Ils continuèrent de rire de moi, de me taquiner sur ma répartie, sur mon physique...
Je les ignorai royalement et sortis mon téléphone qui vibrait de ma poche afin de voir qui c'était. Mon père évidemment... Mon père qui me sommait de rentrer immédiatement et qui voulait savoir où j'étais. Il pouvait toujours courir !
J'adressai un regard à Hans' et éteignis mon portable avant de le laisser tomber entre les coussins du canapé et de me serrer un peu plus contre le corps de mon copain, mes pieds repliés contre moi.
Fuck it.



Love Me Daddy...
And all those things I didn't say.
Wrecking balls inside my brain.
I will scream them loud tonight.
Can you hear my voice this time?

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Hänsel Downey
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mar 2 Oct - 0:23



GABI & HÄNSEL

I need you...



Hansel retrouva ses compères et sa place initiale. Ils se connaissaient depuis pas mal de temps et c’était avec un sourire qu’il accueillit les remarques déplacées de ces derniers : “Ouais bah je ne tape pas dans la basse court, qu’est-ce que vous croyez !” lança t-il en réclamant le joint d’un revers de la main. Ce dernier avait pas mal raccourcit : “Et allez-y mollo les mecs, okay ?” finit-il par dire lorsque la douche s’arrêta de couler. “Wow, ça va t’inquiète. On est pas des monstres !” Hansel tira sur le joint qu’il avait entre les doigts tout en riant jaune. Pour lui, non ce n’était pas des monstres, c’était pire, seulement des hommes. Il prit une profonde respiration quand Gabi sortit de la salle de bain vêtu de ses vêtements, ceux qu’il avait choisi avec soin. Il se concentra sur la bouteille qu’il tenait à la main pour ne pas l’enfoncer dans le crâne des mecs qui parlaient à Gabi. Il jugeait bon de garder son cul enraciné dans le canapé pour ne pas chanceler vers la folie.

Tu ne nous as pas habitué aux princesses, Hans’!” L’intéressé but une grosse gorgée de sa bouteille, la termina en s’installant correctement. Il sentit la jeune fille se coller à lui alors il posa un main sur ses jambes, prêt à bondir. “Va jouer sur l'autoroute, Connard !” lâcha seulement le garçon en prenant le joint qui, malheureusement, touchait à sa fin et pendant qu’il tirait dessus une dernière fois, il entendit : “Haha, c'est clair ! Tu fous quoi avec un mec comme lui ma belle ? Viens voir papa. C'est quoi ton p'tit nom ?
J'ai pas de "p'tit nom" Ducon.” Surpris, Hansel se retourna vers sa belle, en fronçant les sourcils. Avait-il bien entendu ? Un grand silence s’installa dans la pièce, même la musique de fond ne faisait pas le poids face à l’interrogation générale. Cette réponse provenait bien de cette nana ? Et puis tout le monde s’était mis à rire, charmé par la répartie qui n’était pas habituelle  “ Garde-là celle là !” Ou encore : “Putain la nana, elle en tient une bonne !” Le poing de Hans se forma peu peu.

Le visage fermé, Hansel se tourna vers Gabi mais il se reprit lorsqu’il remarqua son geste. Elle voulait de la sécurité, elle voulait être auprès de lui alors s’il venait à fracasser la gueule de celui qui venait de la toucher, elle serait obligée de retourner chez elle et lui, en taule. Alors, il éteignit le joint dans le cendrier à moitié rempli, usé avant de dire  : “Ecoute mec,” Il était froid, distand mais un sourire avenant s’afficha malgré sa froideur : “Tu touches encore une fois ma nana, je te préviens, tu vas prendre mon manche à balais dans le cul et à sec.” avait-il dit en se servant une nouvelle bière, située avec d’autre, dans une glacière près de lui : “ça va, je plaisante, t’as pas d’humour ! Tiens prend ça, ça va te détendre !” lui souffla son distributeur à bonheur. “T’es prévenu !” souffla Hansel qui accueillit un nouveau joint, tout beau, tout propre. Hansel serrait encore les dents mais rapidement, le joint eut l’effet escompté, les poings se déserrèrent en même temps que sa mâchoire.

Bon les mecs, vous êtes gentils mais c’est tout ce que vous avez à raconter ?” finit-il par dire, en repositionnant sa mèche. Sous cette invitation, il récupéra le joint et tira dessus en s’adossant au canapé, tout à côté de Gabi. Il souffla la fumée âcre du côté opposé de sa copine et se tourna vers elle : “ça va bébé ?” lâcha t-il seulement, alors qu'il entendait ses potes parlaient joyeusement de leurs anciennes conquêtes. “Hey Hans’, ta copine veut pas une latte ? ça lui ferait du bien !” avait interpellé un copain, amical : “Non. Elle touche pas, c’est mort.” souffla Hansel en retirant dessus, nerveux. Il regarda ensuite Gabi puis redonna le joint au suivant : “Viens !” dit-il d’une voix un peu étouffé. Une légère fumée blanche sortait du nez du Downey quand il posa ses lèvres sur celle de la brunette. Doucement, il laissa la fumée s’infiltrer dans la bouche de cette dernière. Le jeune homme n’était pas enclin à ce genre de chose. Il ne voulait même pas que Gabi goûte à ce monde mais depuis dix minutes, elle respirait la même air pollué que lui. Le résultat aurait été le même et il l’avait laissé entrer de toute façon.
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MessageSujet: Re: Maybe you won't be my only addiction after all ? {Hansel}    Mer 3 Oct - 22:45



GABI & HÄNSEL

Just Once...



D'habitude, j'étais joviale. D'habitude, j'étais bavarde. D'habitude, j'étais pétillante. D'habitude, j'étais celle qui attirait toutes les attentions...
Pas ce soir... Ce soir mon regard était perdu dans le vague et j'étais renfermée sur moi-même à ruminer ce qui s'était passé chez moi avec mon père... Je ne me ressemblais pas. J'étais comme éteinte et bien que mes sanglots avaient cessé grâce au réconfort de la présence d'Hänsel, j'avais toujours les larmes aux yeux qui menaçaient à tout moment de venir tracer leur sillon humide sur ma peau légèrement allée grâce au beau soleil que nous avions eu cet été et à mes nombreuses séances de bronzette au bord de ma piscine.

Mon regard se perdit aléatoirement dans le salon. J'entendis vaguement les échanges autour de moi mais je n'y prêtai pas attention... Je n'y arrivais pas. Mes pensées étaient ailleurs. Ici sans être là d'une certaine façon. Les voix de Hansel et ses amis étaient sourdes et lointaines à mes oreilles. Comme raisonnant dans un couloir distant...
Je me serrai un peu plus contre mon chéri si c'était possible lorsqu'il prit ma défense. J'avais l'impression désagréable d'avoir un trop plein d'air dans mes poumons et que qu'importe à quel point je respirais, je ne parvenais pas à m'en libérer. Ma gorge était toujours aussi nouée et si j'ouvrais la bouche pour parler, j'allais pleurer à nouveau à coup sûr.
Alors je me tus. Je me laissai driver à travers les vapeurs de la pièce dans laquelle je me trouvais et regardai l'appart de mon copain en me disant qu'il était trop enfumé et qu'il faudrait ouvrir la fenêtre. Puis l'écran de télé éteint. Hans' pourrait quand même y mettre un coup de chiffon... On devinait une fine pellicule de poussière dessus... Je passai ensuite à ses étagères sur lesquelles trônait son bordel organisé. Il y avait un album de musique que je lui avais prêté il y a quelques jours...

- Ça va bébé ?
- Hmm ?
me tira-t-il de mes pensées.

Je levai mes yeux bleus vers lui en tentant de contenir mes larmes de mon mieux et hochai la tête. Je lui disais oui, alors que non. Oui ça allait car je n'étais plus chez moi. J'étais avec lui. Mais non ça n'allait pas car je n'arrivais pas à passer à autre chose...

- Hey Hans', ta copine veut pas une latte ? Ça lui ferait du bien !

Je regardai soudain le joint sans doute comme Blanche-Neige aurait regardé la pomme empoisonnée avant de croquer dedans. C'était de la drogue, je n'avais jamais touché à ça et je ne voulais pas commencer.
Mais... autour de moi, tout le monde était... de plus en plus "détendu" et alangui sur les pouffes disposés autour de la table basse. Clairement, ils avaient l'air d'aller bien mieux que moi...
Je mordis ma lèvre inférieure, soudain emprise à un dilemme dont je ne me rendis même pas compte. Ma tête me disait clairement non, ce n'était pas contestable.
Mais mon corps lui disait oui...

- Non. Elle touche pas, c'est mort.

Ouf. Hans' fit passer le joint, éloignant ainsi l'objet de l'interdite tentation. Je n'arrivais pas à croire que je venais véritablement de songer à céder à ça... C'était vraiment n'importe quoi !

- Viens !

Viens ? Viens quoi ?
Euh... Wow wow wow wow wow qu'est-ce qu'il faisait là !? Je me reculai légèrement en le voyant s'approcher, mes yeux écarquillés.

- Hans'... protestai-je d'une petite voix incertaine.

Je sentais tous les regards braqués sur moi... Mais surtout celui de mon copain. Ses yeux verts avaient le don de me faire oublier beaucoup de choses... En particulier mes résolutions... Nous n'étions pas en couple depuis si longtemps que ça non plus et je voulais tellement lui plaire à lui que toutes les nanas convoitaient et qui n'avait que l'embarras du choix, que je le suivais toujours dans toutes ses frasques.
Attention hein je n'avais jamais à me faire prier bien longtemps. Mais là c'était différent. J'étais plus réticente. Un peu apeurée aussi. Mes parents m'avaient tellement rabâché en boucle les méfaits de la drogue et de l'alcool depuis des années, que je crois que c'était inscrit dans ma génétique de craindre ces machins.
Pourtant, bien que mes doigts agrippés nerveusement à mon tee shirt, je laissai mon copain m'embrasser et souffler doucement entre mes lèvres. Je tentai de lui rendre son baiser, mais la fumée me surprit et vint brûler ma gorge et mes poumons. Je me dégageai vivement et me mis à tousser tout ce que je pouvais, tentant de reprendre mon souffle.
Berk ! Moi qui n'avait jamais fumé de ma vie, j'étais servie pour le coup ! J'attrapai la bière d'Hänsel afin de faire passer tout ça dans le bon trou et de parvenir à respirer à nouveau, ce qui eu moins eu le don de bien faire rire l'assemblée.

- Tu veux essayer à nouveau, me retendit-on le joint.

Je secouai la tête. HORS DE QUESTION que je retouche à ce truc !
Les éclats de rire redoublèrent face à ma réaction, me faisant me renfoncer dans le canapé. Le mec le plus âgé qui avait posé sa main sur moi plus tôt, fouilla dans son bastringue et sortit alors un comprimé qu'il me tendit :

- Tiens, prends ça c'est plus facile.

Je ne compris pas vraiment le silence qui se fit alors dans le salon.

- Euh... mec c'est peut-être un peu violent quand même si elle a jamais fait ça.
- Vu son état ça lui fera que du bien ! Tu veux quelle couleur ? Tiens un bleu comme tes jolis yeux.


Du bien... Je voulais être bien. Je voulais être détendue. Je voulais oublier. Evidemment je n'avais pas conscience de ce qu'il me donnait.
Tout ce que je savais c'était que je n'arrivais pas à me sortir de la tête les paroles de mon père. J'étais furieuse contre lui ! Contre ce qu'il avait fait et dit ! Je voulais lui faire du mal en me faisant du mal.
Ce ne serait l'affaire que d'une seule fois après tout...

- Donne, tendis-je ma main.



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